Publication – Christiane Deluz, « Guillaume de Boldensele, sur la Terre Sainte et l’Égypte (1336) »

En 1336, Guillaume de Boldensele, frère Prêcheur du couvent de Minden, de retour d’un pèlerinage à Jérusalem, rédige, à la demande du cardinal de Talleyrand, personnage influent de la cour pontificale d’Avignon, un Liber consacré à la Terre Sainte et à l’Égypte. Parmi les nombreux récits de pèlerinage du XIVe siècle qui nous sont parvenus, celui-ci se distingue par l’étendue de la culture dont il témoigne. Culture théologique, ce qui ne surprend pas, mais aussi culture scientifique, jointe à une curiosité d’esprit, qui l’amène à confronter son savoir à l’expérience, devant des phénomènes jugés miraculeux, à construire une image du monde fondée à la fois sur la cartographie et sur ses propres observations.

guillaume-de-boldensele-sur-la-terre-sainte-et-legypte-1336

Dès 1351, Jean le Long, abbé de Saint-Bertin à Saint-Omer, insère ce récit dans la série de traductions qu’il consacre au Proche-Orient et à l’Asie récemment découverte, offrant ainsi un témoignage intéressant sur le nouveau statut du français comme « langue de clergie ». Ainsi c’est à un double titre que l’oeuvre de Boldensele mérite d’être tirée de l’oubli.

Informations pratiques :

Christiane Deluz, Guillaume de Boldensele, sur la Terre Sainte et l’Égypte (1336), Paris, CNRS Éditions, 2018 (Sources d’histoire médiévale). 210 p., 15.5 x 24.0 cm. ISBN : 978-2-271-12053-3. Prix : 50 euros.

Source : CNRS Éditions

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Robert Wiśniewski, « The Beginnings of the Cult of Relics »

Christians have often admired and venerated the martyrs who died for their faith, but for a long time thought that the bodies of martyrs should remain undisturbed in their graves. Initially, the Christian attitude towards the bones of the dead, saint or not, was that of respectful distance. The Beginnings of the Cult of Relics examines how this attitude changed in the mid-fourth century. Robert Wiśniewski investigates how Christians began to believe in the power of relics, first over demons, then over physical diseases and enemies. He considers how the faithful sought to reveal hidden knowledge at the tombs of saints and why they buried the dead close to them. An essential element of this new belief was a strong conviction that the power of relics was transferred in a physical way and so the following chapters study relics as material objects. Wiśniewski analyses how contact with relics operated and how close it was. Did people touch, kiss, or look at the very bones, or just at tombs and reliquaries which contained them? When did the custom of dividing relics begin? Finally, the book deals with discussions and polemics concerning relics, and attempts to find out the strength of the opposition which this new phenomenon had to face, both within and outside Christianity, on its way to become an essential element of medieval religiosity.

9780199675562

Robert Wiśniewski is Associate Professor of Ancient History at the University of Warsaw. His research focuses on religious changes in Late Antiquity, with particular attention to the cult of saints, divination, clergy, and demons.

Table des matières :

Introduction
1: Prehistory and Early Chronology of the Cult of Relics
2: The First Miracles
3: Defenders of Cities
4: Relics and Divination
5: Burials ad Sanctos
6: Finding Relics
7: Touching Relics
8: Displaying and Seeing Relics
9: Dividing Relics
10: Discussions and Theology
11: Eastern, Western, and Local Habits in the Cult of Relics
Conclusions
Bibliography

Informations pratiques :

Robert Wiśniewski, The Beginnings of the Cult of Relics, Oxford, Oxford University Press, 2018. 272 Pages, 234x156mm. ISBN: 9780199675562. Prix : 65 £.

Source : Oxford University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Jehan de Rouen, architecte et sculpteur européen à la Renaissance

Rouen
28/29 juin 2019

L’École Pratique des Hautes Études-PSL (Paris) et l’équipe Histara EA 7347 (direction: Sabine Frommel), l’Université de Rouen (Grhis), le Centre d’Études en Archéologie, Arts et Sciences du Patrimoine de l’Université de Coimbra (Portugal) et le Musée des Antiquités de Rouen s’associent pour poursuivre les travaux consacrés à la personnalité et à l’œuvre d’un artiste aussi fécond que méconnu hors du Portugal : Jehan de Rouen. Le colloque organisé à Coimbra en avril 2018 fut l’occasion d’une première manifestation d’ampleur internationale qui rassembla des spécialistes de la Renaissance méridionale autour de cette figure majeure de l’art du XVIe siècle portugais.

Capture d_écran 2018-12-26 à 21.26.29

Actif tout au long du siècle, Jehan de Rouen s’illustra tant dans le domaine de l’architecture que dans celui de la sculpture mais son œuvre, de définition peu aisée face à une production intense, multiforme et plurielle, exige d’être encore examinée en prenant appui sur les lignes de force qui ont été dégagées lors de la rencontre de Coimbra. Un second colloque, cette fois réuni en Normandie en juin 2019, aura pour but d’examiner les œuvres conservées de l’artiste et de les replacer dans le contexte du panorama artistique de sa formation. Il s’agira de faire apparaître plus clairement son rôle dans les processus des transferts artistiques entre les foyers normands et septentrionaux et le royaume lusitanien, processus et évolutions qui donnèrent à l’art portugais de la Renaissance ses traits distinctifs. Jehan de Rouen ayant manifestement été formé en Normandie au début du XVIe siècle, il conviendra en effet de mieux comprendre quelles relations la province normande pouvait entretenir avec le royaume portugais, et pour cela revenir sur l’histoire des communautés portugaises installées à Rouen et à Harfleur à la fin du XVe siècle. La question d’un séjour italien avant son arrivée au Portugal reste par ailleurs toujours ouverte et élargit encore le cadre géographique de ce travail.

La connaissance actuelle que l’on a de Jehan de Rouen est fondée sur une historiographie fixée, pour l’essentiel, au début du XXe siècle par Prudêncio Quintino Garcia qui rassembla les documents historiques disponibles dans un ouvrage de référence, João de Ruão. MD…-MDLXXX. Documentos para a biografia de um artista, (Coimbra, 1913). Les études qui suivirent se fondèrent toutes sur ce corpus documentaire, tout en élargissant leur regard vers la circulation d’artistes et modèles, les rapports entre la production de l’œuvre et son atelier, ou encore la confrontation entre l’œuvre et la commande plus au moins éclairci. Or, après un siècle de recherche portugaise et à l’heure où les attributions d’œuvres sculptées et d’églises se font de plus en plus nombreuses, examiner à nouveaux frais les sources manuscrites, les sources publiées,

la documentation historique comme les œuvres elles-mêmes est devenu indispensable à l’édification d’un catalogue solide et fiable. L’exposition documentaire qui accompagnait le colloque d’avril 2018 au Musée Machado de Castro (Coimbra) a déjà fourni un terminus a quo à cette recherche essentielle, qui doit encore être menée de manière systématique.

De même, l’examen de l’œuvre architectural et sculptural de Jehan de Rouen révèle l’étendue de sa culture esthétique et de son univers visuel. Dès lors, il apparaît nécessaire de s’interroger sur les évolutions dans le domaine de l’architecture religieuse qu’il aurait pu connaître ou qui sont contemporaines de ses propres réalisations, que ce soit dans le royaume de France, sous l’influence flamande et allemande, en Espagne ou en Italie. On pourra ainsi les contextualiser et mieux comprendre comment elles s’insèrent dans les arts européens de la Renaissance. Un tel questionnement devra s’appliquer à tous les domaines où l’activité de Jehan de Rouen s’est développée (architecture, sculpture, ornement).

Considérant Jean de Rouen comme un agent fondamental soit pour la sédimentation de la conscience portugaise « à la manière de l’Italie » (selon les mots de Francisco de Holanda), soit pour la projection de la culture artistique de la Renaissance, il serait légitime de comprendre si ses innovations formelles, issues des arts normands et italiens, ont franchi les frontières européennes du royaume de Portugal pour s’épanouir dans les possessions ultramarines de l’empire lusitanien.

Le Colloque de juin 2019 se veut ainsi comme un point de rassemblement de la communauté scientifique autour des sujets suivants :
1. La géographie des ateliers de sculpture normande du 15ème et 16ème siècles.
2. Les rapports et échanges politiques, diplomatiques, commerciaux et artistiques entre
France, Italie et Portugal.
3. La symbiose entre la sculpture et l’architecture au 16ème siècle.
4. Jean de Rouen – modèles,formes d’expression et projection internationale.

Comité scientifique :
Sabine Frommel, Directeur d’études, École Pratique des Hautes Études – PSL ; Marion Boudon, Professeur, CESR, Tours ;
Frédéric Cousinié, Professeur, Université de Rouen ;
Fréderic Elsig, Professeur, Université de Genève ;
Maria de Lurdes Craveiro, Professeur, Université de Coimbra ; Joana Antunes, Professeur, Université de Coimbra ;
Carla Alexandra Gonçalves, Professeur, Université Aberta ; Jean-Marie Guillouët, Maître de Conférences, Université de Nantes ; Nicolas Hatot, Conservateur, Musée des Antiquités de Rouen.
Secrétariat scientifique :
Nicolas Trotin, Doctorant, École Pratique des Hautes Études – PSL

Date limite de dépôt des propositions de communications : 15 février 2019

Contact : Colloque.jehanderouen@gmail.com

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

École d’été – Rijksmuseum and RKD Summer School

From 4 to 14 August 2019 the Rijksmuseum and the RKD – Netherlands Institute for Art History will organize a ten-day, intensive Summer School offering a unique, in-depth immersion into 15th- and 16th-century Netherlandish art and history. Experts in the field will provide students with an exclusive look behind the scenes in the museum departments and conservation studios where they operate. Participants will gain knowledge on how to use the research facilities available in The Netherlands and will visit the most important collections and monuments of the Northern Renaissance under the expert guidance of museum curators and other specialists.

Capture d_écran 2018-12-26 à 21.37.03

Northern Renaissance Art: Collections, Research and Recent Developments

In this summer program participants will study paintings, drawings, prints, stained-glass windows, manuscripts and sculptures up close from a range of interdisciplinary perspectives. Field trips will be organized to the principal collections of 15th- and 16th-century Netherlandish art as well as smaller but equally spectacular gems not usually on the researcher’s itinerary. A close look at cities such as Haarlem, Gouda and Leiden will offer a rare insight into the development of the Renaissance in the Northern Netherlands specifically, while visits to Kalkar, Xanten and Antwerp will bring a broader perspective of this period in the Low Countries.

A series of lectures, presentations and excursions with prominent scholars and museum professionals will provide a comprehensive overview of current Northern Renaissance research projects and methodologies. Special attention will be given to combining art-historical research and the technical examination of works of art. A number of the sessions have been designed to encourage discussion between the speakers and the course participants. There will be ample opportunity for discussion in front of the original works of art. Moreover, the participants are offered the possibility to build up a network of contacts with scholars and curators in The Netherlands.

Requirements

The Summer School is primarily intended for young museum curators, recent MA graduates, PhD candidates and professional art historians specializing in Northern Renaissance art. A total of 15 candidates will be selected based on CV and motivation. The ability to communicate in English is required.

The closing date for all applications is 17 February 2019, at 6:00 p.m. (Amsterdam time/CET). See the Rijksmuseum website for more information and a provisional program.

Source : Codart

Publié dans École d'été | Laisser un commentaire

Publication – « Le Roman d’Énéas. Édition bilingue. Édition et traduction du manuscrit A », présentation et notes par Wilfrid Besnardeau et Francine Mora-Lebrun

Sans doute composé vers 1160, le Roman d’Énéas est une « mise en roman », c’est-à-dire une traduction-adaptation de l’Énéide, parfois très fidèle et parfois remarquablement innovante. L’adaptateur, qui travaillait sans doute sur un manuscrit pourvu de gloses, peut-être pour la cour de Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, conserve à l’oeuvre de Virgile son statut de récit de fondation, mais l’inscrit dans le monde médiéval tout en y introduisant ce qui est pour lui la quintessence du monde antique, à travers une série d’innovations : de somptueuses descriptions d’œuvres d’art, de brefs récits mythologiques insérés, et un traitement très ovidien des amours de Didon, puis d’Énéas et de Lavine. L’amour de la science hérité des Anciens, sensible à travers une série de digressions savantes, débouche sur l’exposé d’une science de l’amour. L’auteur crée ainsi une oeuvre personnelle et originale où l’Antiquité est revue à travers le prisme du Moyen Âge, dans une volonté concertée d’adapter l’épopée virgilienne à la modernité de son temps. Le manuscrit A, qui est ici entièrement réédité et traduit, a conservé la forme la plus ancienne de cette adaptation.

book-08534916

Informations pratiques :

Le Roman d’Énéas. Édition bilingue. Édition et traduction du manuscrit A, présentation et notes par Wilfrid Besnardeau et Francine Mora-Lebrun, Paris, Honoré Champion, 2018 (Classiques du Moyen Âge). 880 p., 12,5 X 19 cm. ISBN : 9782745349163. Prix : 29 euros.

Source : Honoré Champion

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Michael D. Barbezat, « Burning Bodies. Communities, Eschatology, and the Punishment of Heresy in the Middle Ages »

Burning Bodies interrogates the ideas that the authors of historical and theological texts in the medieval West associated with the burning alive of Christian heretics. Michael Barbezat traces these instances from the eleventh century until the advent of the internal crusades of the thirteenth century, depicting the exclusionary fires of hell and judicial execution, the purifying fire of post-mortem purgation, and the unifying fire of God’s love that medieval authors used to describe processes of social inclusion and exclusion.

Burning Bodies analyses how the accounts of burning heretics alive referenced, affirmed, and elaborated upon wider discourses of community and eschatology. Descriptions of burning supposed heretics alive were profoundly related to ideas of a redemptive Christian community based upon a divine, unifying love, and medieval understandings of what these burnings could have meant to contemporaries cannot be fully appreciated outside of this discourse of communal love. For them, human communities were bodies on fire. Medieval theologians and academics often described the corporate identity of the Christian world as a body joined together by the love of God. This love was like a fire, melting individuals together into one whole. Those who did not spiritually burn with God’s love were destined to burn literally in the fires of Hell or Purgatory, and the fires of execution were often described as an earthly extension of these fires. Through this analysis, Barbezat demonstrates how presentations of heresy, and to some extent actual responses to perceived heretics, were shaped by long-standing images of biblical commentary and exegesis. He finds that this imagery is more than a literary curiosity; it is, in fact, a formative historical agent.

80140105732320L

Table des matières :

List of Illustrations
Acknowledgments
Introduction: Burning Bodies and Medieval Human Communal Identity
1. Our God Is Like a Consuming Fire: Burning Bodies and Christian Community
2. Fields and Bodies: Toleration and Threat in a Shared Space
3. The Beginning at Orleans in 1022: Heretics and Hellfire
4. Likeness in Difference: Three Burnings in the Twelfth-Century Rhineland
5. Like Rejoices in Like: Recognition and Differentiation in Descriptions of Heresy
6. Witches and Orgiastic Rituals: Heresy, Sex, and Reading in the Late Twelfth and Early Thirteenth Centuries
7. Leaping from the Flames: Love, Redemption, and Holy War in the Albigensian Crusade
Conclusion: The Uses of Exclusion and Fear for a Community of Love
Notes
Works Cited
Index

Informations pratiques :

Michael D. Barbezat, Burning Bodies. Communities, Eschatology, and the Punishment of Heresy in the Middle Ages, Ithaca, Cornell University Press, 2018. 276 p., 12 ill. ISBN : 978-1-5017-1680-5. Prix : 55 $.

Source : Cornell University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Conférences – Les p’tits déj’ « Humanités numériques » de l’IRHT

Les p’tits dej’ «Humanités numériques» de l’IRHT sont organisés par Jérémy Delmulle et Emmanuelle Kuhry dans le cadre de leur post-doctorat en «Humanités numériques» mené à l’IRHT et financé par l’InSHS (2017-2019). Ce séminaire bimestriel entend explorer les problématiques nées de la confrontation entre sciences de l’érudition et développement des Humanités numériques, en particulier dans le contexte de l’étude et de l’édition des sources anciennes et de l’histoire des textes et des bibliothèques. Il pose la question des modalités de l’appropriation de nouvelles technologies par le chercheur lui-même et des conditions de sa reprise en main du processus de traitement des sources. Le programme du séminaire s’articule autour de la présentation de nouvelles méthodologies pour aborder l’histoire des textes, les modalités de leur diffusion et leur traitement (analyse, édition), illustrées par des exemples concrets (projets d’édition en cours, recherches sur les outils de visualisations de big data, etc.).

Les séances, qui se veulent participatives, jusqu’à prendre la forme de tables rondes ou d’ateliers, se composeront de deux présentations ou plus suivies d’une discussion générale à laquelle tous les auditeurs sont invités à participer. Elles se dérouleront vendredi matin  au Centre Félix-Grat de l’IRHT (40, avenue d’Iéna – Paris 16e), de 9h30 à 12h30 autour d’un café et de viennoiseries.

Capture d_écran 2018-12-26 à 22.17.21

Programme :

25 janvier 2019
XML-TEI et LaTeX pour l’édition scientifique
Marjorie Burghart (Ciham-CNRS/Université Lyon 2), Maïeul Rouquette (Université de Lausanne), Michael Stenskjær Christensen (University of Copenhagen)

22 février 2019
Édition des textes difficiles : gloses, florilèges
Franck Cinato (HTL-CNRS), Frédéric Duplessis (IRHT), Silverio Franzoni (Scuola Normale Superiore/EPHE), Emmanuelle Kuhry (IRHT), Elisa Lonati (Scuola Normale Superiore/EPHE), Martin Morard (IRHT), Mariken Teeuwen (University of Utrecht)

22 mars 2019
Vers des méthodes et pratiques communes dans les projets d’humanités numériques
Jérémy Delmulle, Emmanuelle Kuhry, Cyril Masset, Henri Seng (IRHT) et le pôle «Document numérique» de la MRSH de Caen

12 avril 2019
Stemmatologie assistée
Jean-Baptiste Camps (ENC), Jean-Baptiste Guillaumin (Université Paris-Sorbonne), Caroline Macé (Universität Frankfurt), Dominique Poirel (IRHT)

juin 2019

Visualisation de données

Jérémy Delmulle, Martin Grandjean (Université de Lausanne)

Informations pratiques :

Un vendredi par mois ou tous les deux mois, de 9h30 à 12h30 e
Institut de Recherche et d’Histoire des Textes – Centre Félix-Grat – 40, av. d’Iéna (Paris, 16 ) – Salle Jeanne-Vielliard contact : jeremy.delmulle@irht.cnrs.fr et emmanuelle.kuhry@irht.cnrs.fr

Source : IRHT

Publié dans Colloque, Enseignement | Laisser un commentaire

Publication – « Relics @ the Lab. An Analytical Approach to the Study of Relics », éd. M. Van Strydonck, J. Reyniers et F. Van Cleven

The book Relics @ the Lab, an Analytical Approach to the Study of Relics includes a series of studies presented at the first international workshop Relics @ the Lab organized by the Royal Institute of Cultural Heritage (KIK-IRPA) in Brussels, Belgium (27-28 October 2016). The papers cover a large variety of themes as well as analytical methods. Some papers focus on the primary relics while others deal with the nature and origin of secondary as well as tertiary relics. The first group of papers emphases on the archaeological authenticity of the relics, the second group elucidate the use, additions and manipulations of the relics through the ages.

9789042936676

The applied analytical techniques are very divers. Radiocarbon and physical anthropology are the main tools to study the primary relics, while dye analysis, imaging techniques, textile analysis and dendrochronology are used to study the secondary and tertiary relics. Sometimes unexpected techniques, like the analysis of writing ink or the determination of plants and excrements, complete the wide range of analytical methods used to understand the origin, nature and context of the relics.

Academics as well as professionals working in archaeology, art history, museum labs and conservation sciences will find this an invaluable reference source.

Informations pratiques :

M. Van Strydonck, J. Reyniers et F. Van Cleven (éd.), Relics @ the Lab. An Analytical Approach to the Study of Relics, Louvain, Peeters Publishers, 2018 (Interdisciplinary Studies in Ancient Culture and Religion, 20). Pages: VI-353 p. ISBN: 978-90-429-3667-6. Price: 78 EURO

Source : Peeters Publishers

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Colloque – Moyen Âge en émoi

Neuvièmes journées internationales d’études médiévales des Jeunes Chercheurs Médiévistes de l’Université de Genève & de la Conférence universitaire de Suisse occidentale
4-5 mars 2019

Loin d’être un sujet d’enquête des seuls médiévistes contemporains, la composante émotionnelle était déjà au cœur des préoccupations de l’homme médiéval. Que l’on considère le domaine de la théologie, celui de la littérature religieuse ou profane, les sources relatant la vie politique ou encore la production artistique, l’implication des émotions n’est étrangère à aucun de ces secteurs de la médiévistique.

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt porté à ce champ d’études a également suscité une littérature conséquente pour la période médiévale. Rappelons la parution de plusieurs ouvrages d’importance en 2015, du fait notamment de Barbara Rosenwein ou encore de Damien Boquet et de Piroska Nagy.

Les angles d’approche des émotions sont aussi variés que les études fournies à leur propos. La lexicographie permet d’aborder l’émotion médiévale de manière tout à fait pertinente: la variété terminologique convoquée par les auctoritates antiques et chrétiennes est représentative de la difficulté toute actuelle à définir ce concept. Toujours dans une perspective définitoire, la question de l’orientation morale de l’émotion constitue un passage obligé pour l’appréhender, aussi bien à sa naissance – la notion d’intention la présidant s’avère en ce sens essentielle – que dans ses manifestations – qu’elles soient corporelles ou verbales. Sous l’influence des philosophes de l’Antiquité ou des Pères de l’Église s’élabore en effet un véritable code de savoir-vivre émotionnel dicté par un important souci de gestion de soi, indispensable à la valorisation de l’affect. À cette réflexion se superpose d’emblée celle qu’induit la perception des mouvements de l’âme, directement associée à leurs signes visibles, seule voie d’accès possible à l’intériorité.

En outre, l’étude des manifestations conduit à considérer les multiples enjeux de la maîtrise des émotions, la frontière entre contrôle de soi et performance en soi s’avérant parfois bien mince. Le Moyen Âge fut en ce sens riche en rituels et mises en scène émotionnels, particulièrement dans des contextes politiques ou religieux. La prédication constitue à elle seule un champ d’analyse propice à la dynamique performative. Dans les textes, cette volonté s’exprime à travers différentes stratégies discursives mobilisées, qui visent à exacerber ou au contraire à atténuer la sensibilité du public. L’image religieuse revêt également une importance particulière puisqu’elle se doit de toucher le fidèle, suscitant notamment en lui de la componction. La dimension affective de la piété médiévale amène donc à considérer l’image de dévotion en tant que déclencheur d’émotion. Enfin, les procédures judiciaires constituent une piste de réflexion intéressante pour saisir les stratégies permettant de moduler la vérité. Dans la continuité, l’émotion orientée offre également une ouverture contemporaine vers son recours dans le discours scientifique actuel, en ce qu’elle peut servir de levier au débat.

Le caractère immatériel de l’émotion constitue un défi pour les médiévistes : cette rencontre propose aux jeunes chercheurs venus de différents horizons disciplinaires de le relever, en explorant les outils et les ressources de ce champ de la recherche en pleine efflorescence.

Capture d_écran 2018-12-26 à 22.41.39

Programme :

Lundi 4 mars 2019

09h Accueil des participants

SESSION I : INTRODUCTION

09h30 Présentation des Journées par les organisatrices
09h45 Conférence inaugurale : Damien Boquet (Aix-Marseille Université) Piroska Nagy (Université du Québec à Montréal) – L’émotion, du discours à l’histoire sociale
11h30 Pause

SESSION II : ÉMOTIONS RÉDEMPTRICES
Modération par Floriane Goy

12h Claire Donnat-Aracil (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) – Pour une lecture théologique des émotions. La joie et la regio dissimilitudinis dans les contes religieux du XIIIe siècle
12h40 Sarah Gouin-Béduneau (Université de Poitiers) – L’émotion romane créatrice d’images : le développement des cycles de l’Enfance du Christ dans la sculpture monumentale en France aux XIe-XIIe siècles
13h20 Repas de midi

SESSION III : CRISTALLISATIONS DES ÉMOTIONS
Modération par Alessandra Costa

15h Cyriane Rohner-Ouvry (Université de Strasbourg) : L’émotion et la dévotion dans le Lignum Vitae de Bonaventure et dans l’Albero della Vitae de Pacino di Bonaguida
15h40 Cécile Maruéjouls (Université de Poitiers) : Imaginer l’émotion : les enjeux de la componction du cœur à travers la vie de sainte Marie l’Égyptienne et ses images (XIIe – XVe siècle)
16h20 Léo-Paul Blaise (ENS de Lyon) : L’imagerie pieuse dans La Belle Hélène de Constantinople : nouveaux aspects de l’émotion épique

Mardi 5 mars 2019

09h Accueil des participants

SESSION IV : ÉMOTIONS IDENTITAIRES
Modération par Olivier Silberstein

09h30 Anne-Gaëlle Weber (Université du Québec à Montréal) – « Le bon, la brute et le barbare » : les émotions au service de la disquali cation du païen, dans l’hagiographie missionnaire carolingienne
10h10 Giuseppe Perta (Università per Stranieri Dante Alighieri di Reggio Calabria) – Le choc, la colère et le mépris. Al-Hakim aux yeux des chrétiens du onzième siècle
10h50 Pause

SESSION V : ÉMOTIONS PERFORMÉES
Modération par Pauline Quarroz

11h20 Alessandra Costa (Université de Genève) – Traduire l’expérience émotionnelle de la prédication en peinture ? Quelques ré exions autour du Portement de croix de Saint-Antoine de Ranvers (Turin)
12h Lucie Kaempfer (University of Oxford) – Traduire l’émotion dans les Lais Bretons
12h40 Marie-Emmanuelle Torres (Aix-Marseille Université) – Exulter avec modération. Des émotions liturgiques au monastère byzantin ?
13h20 Repas de midi

SESSION VI : MÉCANIQUES DES ÉMOTIONS
Modération par Aude Sartenar

15h Gavino Scala (Università degli studi di Siena – Universität Zürich) – Princes et émotions : quelques remarques philologiques, linguistiques
et interprétatives sur les movemenz de courage dans la première traduction française du De regimine principum
15h40 Camille Carnaille et Vincent Deluz (Université de Genève) – L’orloge amoureus de Jean Froissart : quand la mécanique se met au service de l’art d’aimer
16h20 Conclusion et verrée de clôture

Informations pratiques :

Lundi 4 et mardi 5 mars 2019
UNIGE – Battelle A

COMITÉ SCIENTIFIQUE :
Pauline QUARROZ (UNIFR)
Olivier SILBERSTEIN (UNINE)
Prof. Alexandrine SCHNIEWIND (UNIL)
ORGANISATION :
Camille CARNAILLE (UNIGE) Alessandra COSTA (UNIGE) Floriane GOY (UNIGE)
Aude SARTENAR (UNIGE)

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – « Abbots and Abbesses as a Human Resource in the Ninth- to Twelfth-Century West », éd. Steven Vanderputten

This volume provides a record of the response, by eight expert scholars in the field of medieval monastic studies, to the question « To what extent did abbots and abbesses contribute as a `human resource’ to the development of reformed monastic communities in the ninth- to twelfth-century west? » Covering a broad geographical area, papers consider one or several of three key points of interest: the direct contribution of abbots and abbesses to the shaping of reformed realities; their influence over future modes of leadership; and the way in which later generations of monastics relied upon the memory of a leader’s life and achievements to project current realities onto a legitimizing past.

Capture d_écran 2018-12-26 à 21.31.07

Steven Vanderputten is a full professor in the History of the Early and High Middle Ages at Ghent University (Belgium). His research is mainly concerned with the social and cultural development of monastic groups in the ninth to twelfth centuries, including such subjects as leadership, identity formation, and reform.

Table des matières :

Steven VANDERPUTTEN, Introduction

Michèle GAILLARD, Abbés et abbesses comme ressources dans les réformes monastiques en Haute-Lotharingie du début du neuvième siècle au milieu du dixième siècle
Katy CUBITT, Abbots as a Human Resource in Benedictine Reform England
Jirki THIBAUT, Intermediary Leadership. The Agency of Abbesses in Ottonian Saxony
Nicolangelo D’ACUNTO, Abbots as Human Resources in Italy During the Tenth and Eleventh Centuries
Carlos REGLERO, Founders and Reformers. Abbots in the Kingdoms of Leon and Navarre, Ninth to Twelfth Centuries
Ben POHL, What Sort of Man Should the Abbot Be? Three Voices from the Norman Abbey of Mont-Saint-Michel
Johan BELAEN, The Role of Abbots in the Coordination of Regional Benedictine Monasticism (c. 1130 – c. 1215). New Perspectives and Questions
Gert MELVILLE, The Abbot of Cluny at the Turning Point from the Charismatic- Traditional to Legal Authority. An Analysis referring to Max Weber’s Model

Informations pratiques :

Steven Vanderputten (Ed.), Abbots and Abbesses as a Human Resource in the Ninth- to Twelfth-Century West, LIT Verlag, 2018 (Vita regularis – Ordnungen und Deutungen religiosen Lebens im Mittelalter. Abhandlungen, 74). 184 S., 29.90 EUR, 29.90 CHF, br., ISBN 978-3-643-91070-7.

Source : LIT Verlag

Publié dans Publications | Laisser un commentaire