Colloque – Le RMBLF fête ses vingt ans : Anniversaires, célébrations et mémoire au Moyen Âge

Palais des Académies, 9 novembre 2018.
39e journée d’étude du Réseau des Médiévistes belges de langue française

Le Réseau des Médiévistes belges de Langue française souffle ses vingt bougies en cette année 2018. Afin de marquer cet anniversaire, il a paru opportun de rassembler la communauté des médiévistes, toutes disciplines confondues, autour du thème de l’anniversaire et de la mémoire.

À l’exception des princes et princesses du bas Moyen Âge dont la naissance est célébrée en grande pompe, les femmes et les hommes de l’époque médiévale ne connaissent que rarement la date exacte de leur naissance, aujourd’hui au cœur de la notion d’anniversaire dans une société où l’individu occupe une place centrale. Les médiévaux ne manquent toutefois pas de célébrer bien d’autres anniversaires en écrits, en images et en monuments éphémères ou durables. Que l’on songe, par exemple, aux fondations de messes d’anniversaire pour l’âme des défunts, aux anniversaires de fondation d’institutions – particulièrement mais non uniquement ecclésiastiques –, aux anniversaires de batailles victorieuses pour les uns et désastreuses pour les autres, etc. L’anniversaire semble toujours très fortement lié à la notion de mémoire. Dynastique, familiale, ou encore urbaine, cette mémoire peut se traduire en lieux de mémoire (cimetières, chapelles funéraires, représentations héraldiques, etc.). Collective, la mémoire n’est pas pour autant incontestée, des récits et représentations mémoriels concurrents pouvant régulièrement émerger.

Au Moyen Âge, anniversaires et commémorations sont indissociables des fonctions religieuses et du contrôle par l’Église d’un calendrier cyclique et perpétuel régulant la vie de tout un chacun. Outre les fêtes liturgiques, l’Église donne une place prépondérante à la mémoire des saints. Leurs fêtes annuelles constituent des moments importants dans la vie d’une bourgade rassemblant tant une population locale que grand nombre de pèlerins venus d’ailleurs. Dans nos régions, c’est surtout à partir de l’époque carolingienne que de grands édifices de culte sont édifiés afin de mettre en exergue d’insignes reliques, mais aussi en vue d’accueillir et de faire circuler des hordes de fidèles. Jouant un rôle prépondérant dans l’économie locale et régionale, la fête de saints coïncidait avec l’organisation de foires marchandes.

Qu’elles soient religieuses, familiales, dynastiques ou urbaines, ces fêtes et commémorations ont fait l’objet d’une mise en récit. Ce colloque entend aborder, d’une part, l’imaginaire qui leur est associé et, d’autre part, la construction de cet imaginaire. Certains genres littéraires sont particulièrement propices à la célébration ou à la mémoire des événements, tels que le théâtre (mystères, moralités, sotties), la poésie de circonstance (complaintes, chansons, ballades), l’historiographie (mémoires, chroniques, biographies). Il s’agit ainsi d’interroger la manière dont cette mise en mémoire a pu être mise en mots et en narration au Moyen Âge.

20 ans RMBLF

Programme :

9h : Accueil

9h15-9h40 : Alain Marchandisse (F.R.S.-FNRS/ULiège) & Michael Depreter/Christophe Masson (University of Oxford) – Introductions

Présidence : Paul Bertrand (UCL)

9h40-10h10 : Alain Dierkens (ULB) – Fêter et honorer sainte Gudule à Bruxelles au Moyen Âge : quelques pistes de recherche
10h10-10h40 : Guido Faccani (Archaeologiae fabrica et sculpturae mediaevalis, Schaffhausen) – Saint-Jean de Mayence, premier siège épiscopal : lieu de pouvoir et de commémoration
10h40-11h00 : Pause café

Présidence : Baudouin Van den Abeele (UCL)

11h00-11h30 : Catherine Vanderheyde (Université de Strasbourg/ULB) – Des commémorations pour l’éternité : les icônes-calendriers à Byzance
11h30-12h00 : Eloïse Adde (Université du Luxembourg) – Le réfectoire du couvent Saint-Clément de Prague, « lieu de mémoire » de la noblesse tchèque en 1317 ?
12h00-12h30 : Nadine Henrard (ULiège) – L’agenda des spectacles : articulation du théâtre médiéval au calendrier des fêtes et célébrations.
12h30: Dîner

Présidence : Xavier Hermand (UNamur)

14h00-14h30 : Claude Roussel (Université Clermont Auvergne) – « C’est de saints et de saintes ». Aventure et hagiographie dans les dernières chansons de geste
14h30-15h00 : Tania Van Hemelryck (F.R.S.-FNRS/UCL) – Manuscripta manent ? Mémoire et livre manuscrit au XVe siècle
15h00-15h30 : Pause-café

Présidence : David Guilardian (ULB)

15h30-16h00 : Michel Margue (Université du Luxembourg) – Le culte de la mémoire des princes lotharingiens décédés à la bataille de Crécy (1346) : un tournant vers la commémoration politique ?
16h00-16h30 : Thalia Brero (UGent) – Le calendrier des célébrations princières à la cour de Savoie
16h30-17h00 : Éric Bousmar (Université Saint-Louis, Bruxelles) – Conclusions

Informations pratiques :

Bruxelles, Palais des académies Rue ducale, 1
9 novembre 2018

Inscription gratuite, mais souhaitée avant le 31 octobre à l’adresse suivante : info.rmblf@gmail.com

Programme au format PDF : affiche_novembre 2018_HR

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Colloque – Gouverner et administrer les principautés en France méridionale à la fin du Moyen Âge (fin XIIIe – début XVIe siècle)

Ce colloque réunira une vingtaine de chercheurs français et étrangers qui s’intéressent aujourd’hui aux principautés méridionales pour proposer une première synthèse nourrie par les comparaisons (points communs, différences et spécificités), en décloisonnant les aires géographiques (France du sud de la Loire, Guyenne comprise, comparaisons avec l’Italie, la péninsule Ibérique…), les disciplines (histoire, diplomatique et archivistique, histoire de l’art…). Autour des thématiques du gouvernement et de l’administration des principautés méridionales, les communications s’organiseront autour des axes suivants : les sources, les modalités et les enjeux du gouvernement ; les cours et le spectacle du pouvoir princier ; les relais du pouvoir. Une table-ronde entre historiens, archivistes (AD 64 et AGN de Pampelune) et conservateurs (Musée national du Château de Pau) portera sur les problématiques de conservation et de valorisation des archives et des collections princières autour de l’exemple des Foix-Béarn-Navarre.

Alors que sont recomposées aujourd’hui de grandes régions, parfois jugées composites et trop vastes, il n’est pas sans intérêt d’étudier celles que certains convoquent comme leurs ancêtres, ces principautés territoriales médiévales, non moins hétérogènes, et que le prince, pivot de tout pouvoir qui s’y développait, parcourait alors à cheval en plusieurs journées.

Programme :

Mercredi 7 Novembre 2018
Université de Pau et des Pays de l’Adour – Amphi. de la Présidence

14h00. Accueil des participants
14h30. Ouverture du colloque

15h00. Historiographies

Olivier Mattéoni (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Une histoire française ? Princes et principautés de la fin du Moyen Âge au prisme de l’historiographie.
Guido Castelnuovo (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse) – Une principauté entre France et Italie : un siècle de lectures de la Savoie médiévale 1918-2018.
Pause

16h30 – 17h30. Monarchies et principautés.

Gaël Chenard (Archives départementales de la Vienne) – De Paris à Toulouse : les bases d’une principauté capétienne dans le Midi.
Anne Curry (University of Southampton) – Les conséquences du traité de Troyes (21 mai 1420) sur le gouvernement du duché d’Aquitaine.
Discussions

Jeudi 8 Novembre 2018
Château de Pau – Salle des conférences

9h00 – 12h00. Archives, comptabilités, écrits.

Roland Viader (CNRS) – L’administration du domaine, des comtes de Toulouse aux rois de France – Liber reddituum.
Guilhem Ferrand (UMR FRAMESPA-Terrae / Toulouse Jean Jaurès) – « Madama la comtessa ». Bonne de Berry, Bernard VII, la gestion des domaines et la politique.
Pause

Anne Goulet (Archives départementales de la Haute-Garonne) – Enquêter pour réparer. Etude de cas dans le domaine des Albret à la fin du XIVe siècle.
Véronique Lamazou-Duplan (Université de Pau et des Pays de l’Adour) – Les chartriers des Comtes de Foix-Béarn à la fin du Moyen Âge. Des inventaires au service du pouvoir et de la mémoire du Prince.
Discussions

14h00-15h30. Spectacle du pouvoir princier, collections des princes.

Laurent Hablot (École Pratique des Hautes Études) – L’emblématique des princes méridionaux, un outil de gouvernement.
Paul Mironneau (Musée national et domaine du château de Pau) – La maison de Foix et sa politique artistique, de Gaston Fébus à Catherine de Foix : quelques caractères durables.
Discussions et pause

16h00. Table ronde

Conserver, valoriser les archives et les collections des princes. L’exemple des Foix-Béarn-Navarre.

Intervenants : Jacques Pons (Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Joaquim Llansó Sanjuan (Gobierno de Navarra, Archivos y Patrimonio Documental), Felix Segura Urra (Archivo Real y General de Navarra), Paul Mironneau (Musée national et domaine du château de Pau), Philippe Chareyre, Álvaro Adot Lerga, Denès Harai (programme ANR AcroNavarre, Université de Pau et des Pays de l’Adour)

17h00. Visite du château de Pau et de l’exposition temporaire

Paris, Musée du Louvre Petite Galerie : Théâtre du pouvoir – Pau, Musée national du Château de Pau : Théâtre du Pouvoir. Le temps du Béarnais.

Vendredi 9 Novembre 2018
Château de Pau – Salle des Conférences

9h00 – 12h00. Expressions et relais du gouvernement princier

Thierry Pécout (Université de Saint-Étienne) – Entre religieux et politique : contingence ou nécessité ? Le gouvernement de la Provence aux premiers temps de la monarchie d’Anjou-Provence-Sicile (milieu XIIIe s. – milieu XIVe siècle).
Anne Lemonde (Université de Grenoble) – Les notaires du haut Dauphiné face au pouvoir princier (fin XIVe-fin XVe siècle).
Pause

Frédéric Boutoulle (Université de Bordeaux-Montaigne) – Le prince en ville. Les pôles de pouvoirs urbains dans l’Aquitaine anglo-gasconne : le cas de Bayonne à la fin du Moyen Âge.
Claudine Pailhès (Archives départementales de l’Ariège) – L’administration en comté de Foix au temps des Foix-Béarn.
Discussions

14h00 -17h00.

Dominique Bidot-Germa (Université de Pau et des Pays de l’Adour) – Distribuer et subdiviser le territoire pour l’administrer : des vegaraus aux vics et aux bailliages en Béarn (XIIe-XIVe siècles).
Erika Graham-Goering (Université de Gand) – De-centering the principality: a view from the viscounty of Limoges after 1341
Pause

Eloísa Ramírez Vaquero (Universidad Pública de Navarra) – Susana Herreros Lopetegui (Archivo de la Administración de la Comunidad Foral de Navarra) – La llegada de los Evreux a Navarra :viejas y nuevas prácticas de gobierno.
Pierre Courroux (British Academy – University of Southampton) – Peut-on parler d’une principauté d’Albret à la fin du Moyen Âge ?

Discussions et conclusions

Informations pratiques :

Du 7 novembre 2018 au 9 novembre 2018

Comité d’organisation :
V. Lamazou-Duplan (Université de Pau et Pays de l’Adour /ITEM EA 3002)
D. Bidot-Germa (Université de Pau et Pays de l’Adour /ITEM EA 3002)
P. Courroux (Université de Southampton-British Academy (Membre associé ITEM EA 3002))
EN COLLABORATION AVEC :
P. Mironneau & V. Arbouin (Musée national et domaine du château de Pau)

Contact : item@univ-pau.fr – 05 40 17 52 21

Lieu : Université de Pau et des Pays de l’Adour – Amphithéâtre de la Présidence (le 7 Novembre) ; Château de Pau – Salle des Conférences (les 8 et 9 Novembre)

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Publication – Antoni Grabowski, « The Construction of Ottonian Kingship. Narratives and Myth in Tenth-Century Germany »

German historians long assumed that the German Kingdom was created with Henry the Fowler’s coronation in 919. The reigns of both Henry the Fowler, and his son Otto the Great, were studied and researched mainly through Widukind of Corvey’s chronicle Res Gestae Saxonicae. There was one source on Ottonian times that was curiously absent from most of the serious research: Liudprand of Cremona’s Antapodosis. The study of this chronicle leads to a reappraisal of the tenth century in Western Europe showing how mythology of the dynasty was constructed. By looking at the later reception (through later Middle Ages and then on 19th and 20th century historiography) the author showcases the longevity of Ottonian myths and the ideological expressions of the tenth century storytellers.

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Dr Antoni Grabowski works at the Tadeusz Manteuffel Institute of History at the Polish Academy of Sciences. He is interested in the historiography of the tenth century and its later reinterpretations.

Informations pratiques :

Antoni Grabowski, The Construction of Ottonian Kingship. Narratives and Myth in Tenth-Century Germany, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2018. 23.4 x 15.6 cm, 294 p. ISBN : 9789462987234. Prix : 105,00 euros.

Source : Amsterdam University Press

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Séminaire – HistoriENS : l’histoire à travers champs

Organisateurs : Lukas Tsiptsios, Chloé de La Barre, Paul-Édouard Hallouët, Elias Burgel, Aurore Denmat-Léon, Pierre Salvadori

Organisé collégialement par des élèves et ancien.ne.s élèves de l’ENS Ulm, ce séminaire est composé d’une douzaine de séances dans l’année, avec deux intervenant.e.s à chaque fois. Destiné au public du département d’histoire de l’ENS (et d’ailleurs), il vise à présenter la recherche en histoire, dans toute sa diversité, telle qu’elle est en train de se faire.

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Les organisateurs et organisatrices du séminaire se donnent pour objectifs :

  • De proposer des séances thématiques et transpériodiques susceptibles d’intéresser le plus grand nombre, afin de réfléchir à un faisceau de problématiques ou à un enjeu épistémologique de la recherche historique.
  • D’accueillir, à chaque séance, un.e jeune chercheur.euse, docteur.e ou doctorant.e, et un.e chercheur.euse plus confirmé.e, en poste fixe à l’université, en souhaitant instaurer un dialogue fécond entre les deux intervenant.e.s. Pour cette raison, il sera demandé aux intervenant.e.s de faire l’effort d’orienter leurs communications vers la thématique de la séance.
  • D’interroger la structuration de la recherche historique en “champs” — que celui-ci soit déjà bien constitué, en cours de constitution ou en friche —, dans les multiples acceptions de ce terme : (1) horizons de recherche et faisceaux de problématiques et d’enjeux (2) espaces académiques plus ou moins clos d’un point de vue institutionnel et humain auxquels s’identifient les chercheuses et chercheurs (3) enfin, dans un sens bourdieusien, microcosmes à l’intérieur du macrocosme de la recherche historique, régis par des règles et des fins propres.

À terme, l’ambition est de créer un séminaire de recherche historique généraliste et transpériodique, qui puisse se pérenniser d’une année à l’autre et devenir un véritable lieu de savoir, de débat et de convivialité entretenant les liens entre les élèves de l’ENS et les jeunes historien.ne.s archicubes. Le séminaire, qui est gratuit et ouvert à toutes les curiosités, a lieu en Salle d’Histoire au 45 rue d’Ulm (75005, Paris).

Dates : lundi 17 septembre, mercredi 26 septembre, mercredi 10 octobre, mardi 6 novembre, mardi 27 novembre, mardi 4 décembre, mardi 18 décembre, de 18h15 à 19h45.

Programme :

Semestre 1

Séance n°1 – lundi 17 septembre
Séance d’ouverture – Histoire politique des émotions
Intervenants :
• Grégoire Le Quang (ATER, ENS) :
« Faire l’histoire d’une émotion ? La peur dans l’Italie des “années de plomb” »

Séance n°2 – mercredi 26 septembre
Sport et histoire
Intervenants :
• Fabien Archambault (MCF, Limoges)
• Lukas Tsiptsios, (M2, ENS / Paris I)

Séance n°3 – mercredi 10 octobre
Socio-histoire et mondes des savoirs
Intervenants :
• Pierre Verschueren (MCF, Besançon)
• José Beltràn (ATER, ENS)

Séance n°4 – mardi 6 novembre
Histoire du livre
Intervenants :
• Catherine Kikuchi (MCF d’histoire médiévale, UVSQ)
• Chloé de La Barre (M2 histoire médiévale, ENS/EHESS)

Séance n°5 – mardi 27 novembre
Circulations et infrastructures
Intervenants :
• Anne de Floris (Sorbonne Université)
• Annick Lacroix (Paris Ouest Nanterre)

Séance n°6 – mardi 4 décembre
Histoire urbaine
Intervenants :
• Cécile Troadec (École française de Rome)
• Second intervenant à confirmer

Séance n°7 – mardi 18 décembre
Culture matérielle et visuelle
Intervenants :
• Étienne Anheim (EHESS)
• Nicolas Ruffini-Ronzani (UVSQ)

Source : Histoire – ENS

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Publication – Katherine Anne Wilson, « The Power of Textiles. Tapestries of the Burgundian Dominions (1363-1477) »

Textiles were used as markers of distinction throughout the Middle Ages and their production was of great economic importance to emerging and established polities. This book explores tapestry in one of the greatest textile producing regions, the Burgundian Dominions, c.1363-1477. It uses documentary evidence to reconstruct and analyse the production, manufacture, and use of tapestry. It begins by identifying the suppliers of tapestry to the dukes of Burgundy and their ability to spin webs between city and court. It proceeds by considering the forms of tapestry and their functions for urban and courtly consumers. It then observes the ways in which tapestry constructed social relations as part of gift-giving strategies. It concludes by exploring what the re-use, repair, and remaking of tapestry reveals about its value to urban and courtly consumers. By taking an object-centred approach through documentary sources, this book emphasises that the particular characteristics of tapestry shaped the strategies of those who supplied it and the ways it performed and constructed social relations. Thus, the book offers a contribution to the historical understanding of textiles as objects that contributed to the projection of social status and the cultural construction of political authority in the Burgundian polity.

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Katherine Anne Wilson is Senior Lecturer in Medieval History at the University of Chester. Her research interests lie in understanding the relationship between social and cultural change, and shifting patterns in the use of material culture in the later Middle Ages. She has worked and published on the circulation of tapestry and luxury goods of the Burgundian Netherlands as well as the biographies of their producers and consumers.

Table des matières :

Introduction: The Power of Textiles
Chapter 1: Spinning Networks and Spreading Risk
Chapter 2: Flexible Architecture. The Warp and Weft of Urban and Courtly Residences
Chapter 3: The Fabric of Social Relations
Epilogue: Repair, Reuse and Remaking, Constructing the Burgundian Polity

Glossary of Textile Terminology

Informations pratiques :

Katherine Anne Wilson, The Power of Textiles. Tapestries of the Burgundian Dominions (1363-1477), Turnhout, Brepols, 2018 (Burgundica, 26). XII+221 p., 28 b/w ill., 2 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-53393-3. Prix : 74 euros.

Source : Brepols

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Colloque – Les instruments de la représentation politique en Europe (Moyen Âge – Temps modernes)

L’enjeu de ce colloque est d’articuler deux objets d’étude généralement dissociés par l’histoire du droit et les sciences politiques :

D’un côté, la question de la représentation politique, qui renvoie aux procédures électorales et aux assemblées qui en découlent, à des pratiques et à des formes d’organisation politique « horizontales ». De l’autre, la « verticalité » du pouvoir souverain, qui circule de haut en bas, se transmet, se délègue et exige d’être représenté.

Au croisement de ces deux champs d’enquête, explorés de longue date par les historiens, les juristes et les politistes, nous nous proposons d’étudier les procédés et les instruments qui leur sont communs, mais aussi de mettre à jour les influences réciproques entre ces deux modes de représentation politique – avant que n’émerge, au XVIIIe siècle, l’idée d’un « peuple souverain » et d’un gouvernement représentatif.

On s’intéressera tout particulièrement au mandat, à la procuration et autres formes de délégation, ainsi qu’à la nature du pouvoir ou de l’autorité qu’elles permettent d’accomplir et d’exécuter.

Le « mandat », par exemple, a été, sur le temps long (de l’Antiquité romaine à l’Âge classique) une technique fondamentale de délégation du pouvoir. Donner ou confier mandat à un autre, c’est en effet l’autoriser à vous représenter, à agir à votre place et en votre nom. Mais quelles étaient les conditions d’efficacité du mandat, sa durée et ses modalités d’octroi ? Que permettait-il de faire exactement ?

De ce point de vue, on doit opérer une distinction entre le mandat, la procuration ou la commission, autant d’instruments de délégation et de représentation qui ne sont pas identiques (mais que certains historiens ont pourtant tendance à confondre ou dont ils ont négligé les différences). Ces différentes modalités de transmission du pouvoir et de représentation n’ont ni les mêmes raisons d’être ni les mêmes effets et s’appliquent dans des contextes parfois très différents. Un légat pontifical, par exemple, est-il mandaté ? Pourquoi dit-on d’un évêque chargé d’exécuter un ordre apostolique qu’il est « commis » ? Les procureurs et les avocats détiennent-ils, au Moyen Âge, un mandat ?

On observera l’évolution des notions de mandat et de procuration dans les assemblées de l’époque moderne (assemblées du clergé, états généraux, diète impériale, cours souveraines, villes…). On pourra s’interroger, par exemple, sur la professionnalisation des délégués au cours du XVIIIe siècle, qui tend à en faire des experts (ainsi les délégués des villes de l’Empire ou ceux qui représentent le collège des princes à la diète impériale). Il importera par conséquent de comprendre ce que représentent vraiment ces mandats et procurations et comment ils sont perçus : leur importance et la légitimité qui leur est reconnue sont attestées par la vérification à l’ouverture des assemblées. On devra chercher à déterminer quelle latitude est concédée aux délégués par leur mandat. Il faudra donc s’attacher à caractériser le contexte historique dans lequel les notions se transforment, à travers notamment les querelles et débats qui les révèlent.

Les réponses devront être cherchées du côté des rapports d’autorité et de pouvoir que supposent ces différents mécanismes de représentation, et en tâchant de rassembler différents historiens du droit et des institutions, sensibles à cette question de la délégation du pouvoir et de ses usages dans divers dispositifs politiques (impérial, ecclésiastique, royal, communal etc.).

Il conviendra également d’identifier certains des « lieux » matriciels de la représentation politique moderne, lieux dans lesquels se sont déployés ces différents instruments – que l’on pense aux communautés monastiques, aux assemblées d’« états » de la fin du Moyen Âge, à la diète impériale ou encore au « vicariat » pontifical.

On veillera ainsi à s’affranchir des catégorisations traditionnelles de l’ordre politique médiéval et d’Ancien Régime, pour mieux comparer entre eux les régimes qui caractérisent cet ordre politique (monarchies, républiques, hiérocraties etc.) et peut-être ainsi éclairer certains fondements de notre démocratie. On pourra en effet se demander ce qui reste des pratiques anciennes dans les pratiques contemporaines du vote et de la représentation : il sera utile alors d’apprécier tant les héritages que les ruptures, les rejets ou les modèles.

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Programme :

Jeudi 11 octobre

10 h 15 – Accueil des participants

10 h 30 – Arnaud Fossier, Bruno Lemesle et Dominique Le Page : Introduction
Principes juridiques de la représentation
11 h 00 – 11 h 25 – Alexandre Jeannin (Université de Bourgogne) : Vocabulaire et modalités de la représentation juridique au haut Moyen Âge
11 h 25 – 11 h 50 – Armando Torres (Universidad Nacional de Costa Rica) : Délégation et représentation dans le monde laïc. Le mandatum ducis Burgundiae (1230-1290)
Discussion

Légations et gouvernements provinciaux

14 h – 14 h 25 – Armand Jamme (CNRS, CIHAM) : Légats, nonces et vicaires : réflexions autour du vocabulaire pontifical de la délégation politique (XIIIe-XVIe siècles)
14 h 25 – 14 h 50 – Antoine Rivault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Les gouverneurs de province de la première modernité : représentations du monarque et du corps provincial (royaume de France)
Discussion

Parlements et assemblées (I)

15 h 30 – 15 h 55 – Christine Barralis (Université de Lorraine) : Le concile provincial agit-il par mandat de l’archevêque ou en vertu de sa propre autorité ? Quelques réflexions autour d’un traité conciliaire et de la pratique des conciles français au XVesiècle
15 h 55 – 16 h 20 – Émilie Rosenblieh (Université de Franche-Comté) : Construire la représentation et la délégation conciliaire. L’expérience du concile de Bâle (1431-1449)
Discussion

Vendredi 12 octobre
Parlements et assemblées (II)

9 h 30 – 9 h 55 – Corinne Péneau (Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne) : Représenter le royaume, représenter le roi : les usages de l’élection et de la parole dans la Suède médiévale
9 h 55 – 10 h 20 – Michel Hébert (Université de Montréal) : Les députés des villes aux états de Provence (XIVe-XVesiècles) : mandats, instructions, rapports
10 h 40 – 11 h 05 – Jérôme Loiseau (Université de Franche-Comté) : Commissions, procurations et députations aux États généraux des trois ordres des provinces de Bourgogne, Bretagne et Languedoc (XVIIe-XVIIIe siècle)
Discussion

Villes et marchands

11 h 25 – 11 h 50 – Laurent Coste (Université de Bordeaux) : Échevinages et représentation politique du Tiers État dans la France de la première moitié du XVIe siècle.
14 h – 14 h 25 – Mathieu Marraud (CNRS, CRH) : Corporations ou savoirs marchands : la double représentation du commerce à Paris sous l’Ancien Régime
14 h 25 – 14 h 50 – Olivier Richard (Université de Strasbourg) : Verticalité et horizontalité des pouvoirs dans les villes du sud de l’Empire à la fin du Moyen Âge
Discussion

15 h 30 – 15 h 55 – Raphaël Barat (Université Lyon 2) : LesInstructions des électeurs aux élus : représentation et mandat impératif dans l’Angleterre de la fin XVIIe siècle
Discussion

Olivier Christin (Université Neuchâtel) : Conclusions

Informations pratiques :

11-12 octobre 2018
Université de Bourgogne (Dijon) – Amphithéâtre du Pôle d’économie et de gestion

Colloque soutenu par : Centre Georges Chevrier (Dijon) ; ARTEHIS (Dijon) ; Université de Bourgogne ; Centre Lucien Febvre (Besançon) ; CRULH (Metz-Nancy)

Organisateurs : Arnaud Fossier (ARTeHIS – UMR 6298), Dominique Le Page (CGC, UMR CNRS uB 7366) et Bruno Lemesle (ARTeHIS – UMR 6298)

[Organisé par le CGC-UMR CNRS uB 7366 et ARTeHIS-UMR CNRS uB 6298, en partenariat avec le Centre Lucien Febvre (Université de Franche-Comté) et le Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire (Université de Lorraine)]

Source : Université de Bourgogne

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Exposition – Les caves, mémoire de la ville / Kelders, het geheugen van de stad 

Les caves, mémoire de la ville

Des nouvelles du projet d’étude pluridisciplinaire des caves et salles basses à Bruxelles (Brussels Archaeological Survey), projet soutenu financièrement par la Région de Bruxelles-Capitale.

Avec une histoire longue de près de mil ans, la ville de Bruxelles est riche d’un patrimoine architectural remontant au Moyen Âge. Si les modernisations urbanistiques ont profondément changé le visage de Bruxelles au cours du temps, la cité médiévale est encore apparente, notamment dans les caves de nombreuses maisons et édifices publics. Lieux souterrains, généralement invisibles depuis la rue, les caves constituent un point de vue privilégié pour observer la ville ancienne.

C’est dans le but de mieux connaître ces espaces, d’en démontrer la richesse et d’affirmer leur nécessaire conservation, tout en offrant aux Bruxellois une image inédite de la cité et de son patrimoine que Bruxelles Urbanisme et Patrimoine, la Ville de Bruxelles et l’Université libre de Bruxelles se sont associées pour mener un programme d’inventaire et d’étude des caves antérieures à 1850.

Vous pourrez découvrir ce projet lors d’une exposition qui se tiendra aux Halles Saint-Géry du 14 septembre au 21 novembre 2018.

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Kelders, het geheugen van de stad

Nieuws over het multidisciplinaire studieproject van kelders en halfondergrondse ruimtes in Brussel (Brussels Archaeological Survey), een project dat financieel gesteund wordt door het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.

Met een geschiedenis van bijna duizend jaar beschikt de stad Brussel over een rijk architecturaal erfgoed dat dateert uit de Middeleeuwen. Hoewel de stedelijke modernisering het gezicht van Brussel in de loop der tijd ingrijpend heeft veranderd, is de middeleeuwse stad nog steeds zichtbaar, vooral in de kelders van vele huizen en openbare gebouwen. Als ondergrondse plekken, meestal onzichtbaar vanaf de straat, zijn kelders een bevoorrechte plaats om de oude stad te observeren.

Het is met het oog op een beter begrip van deze ruimtes, het aantonen van hun rijkdom en het bevestigen van hun noodzakelijke bewaring dat Brussel Stedenbouw en Erfgoed, de Stad Brussel en de Université libre de Bruxelles hun krachten hebben gebundeld voor de uitwerking van een inventarisatieprogramma en studie van kelders die dateren van vóór 1850. De studie van deze kelders biedt de Brusselaars een ongeëvenaard beeld van de stad en haar erfgoed.

U kunt dit project ontdekken tijdens een tentoonstelling in de Sint-Gorikshallen van 14 september tot 21 november 2018.

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Colloque – La monnaie aux Xe et XIe siècles :  autorités monétaires, évolutions politiques, influences économiques / Coins and currency in the 10th and 11th centuries: issuing authorities, political powers, economic influences

Les Xe et XIe siècles marquent une période cruciale dans l’histoire de France. L’Empire carolingien centralisé a laissé la place aux principautés régionales. Le fonctionnement de cette nouvelle organisation politique et sociale constitue une question majeure pour l’historien. La documentation monétaire peut apporter une contribution significative à ce débat. À côté des documents écrits, les monnaies sont répertoriées par milliers. Fabriquées par décision officielle, elles constituent un objet « public » et les techniques numismatiques qui permettent d’aborder les questions de quantification des émissions ou de contrôle du titre et du poids éclairent l’enjeu représenté par le monnayage. Elles sont plus précisément datables que la plupart des objets archéologiques. Circulant presque partout elles nous renseignent également sur des relations d’ordre économique.

Jusqu’ici le potentiel de la numismatique n’a cependant pas été exploité à sa pleine valeur dans la recherche historique. Récemment, de nouvelles pistes ont été ouvertes par la publication de six trésors datables des Xe et XIe siècles, comprenant 4108 pièces, dans Trésors Monétaires 27 Monnayages de Francie. Des derniers Carolingiens aux premiers Capétiens (BnF éditions), ainsi que par le projet de recherche sur la monnaie normande au xe siècle mené dans le cadre d’un Le Studium Fellowship à l’IRAMAT-CEB, Orléans. Le colloque profite de ces nouvelles données pour rouvrir le débat. L’ambition du colloque est de rassembler numismates, historiens et archéologues afin de confronter leurs approches pour obtenir une meilleure compréhension de l’histoire des xe et xie siècles.

Programme :

Mardi 9 octobre 2018
(Paris INHA salle Vasari)

14 h 15 Accueil et remerciements

Session I Présentation : Des trésors aux corpus

Le projet de recherche Trésors monétaires – Fr. Duyrat, directrice du Cabinet des médailles, BnF
Éléments d’une lecture critique de Trésors Monétaires 27 – N.J. Mayhew, Oxford

Session II Introduction : Où est la monnaie ?

Dans les travaux des historiens – D. Barthélémy Univ. Paris Sorbonne/EPHE Saprat PSL
Dans les travaux des archéologues – Br. Foucray CNRS Iramat/MCC
Et pour les numismates : quel cadre de réflexion ? – M. Bompaire EPHE Saprat PSL/CNRS Iramat

Session III L’apport de la numismatique (nouvelles données, nouvelles méthodes) 

Corpus, études de coins et quantifications ? – J. Chr. Moesgaard, Copenhague/Studium
Analyses métalliques : Évolutions contrôlées du titre et du poids de fin et évolutions révélées par les éléments traces sur les monnaies du Xe siècle – G. Sarah, CNRS Iramat Univ Orléans

Mercredi 10 octobre Paris INHA Salle Vasari

9 h 30 : Session IV L’apport de l’archéologie (et ses limites ?)

D’une génération à l’autre, les wiks ou emporia des mers du Nord (fin IXe – courant Xe siècle) – St. Lebecq, Univ. Lille
Le cas d’un emporium : Quentovic. Archéologie, histoire et monnayages – L. Verslype et PCR « Quentovic », Univ Louvain
10h 30 – 11 h Pause

Le cas du bourg monastique de Saint-Denis – N. Rodrigues, Unité archéol. Saint-Denis
Le cas d’une ville : Rouen – J. Chr. Moesgaard

12 h – 14 h Pause Déjeuner

Le cas de sites castraux et aristocratiques : Boves (Somme) – Ph. Racinet, J. Colaye Univ. Amiens, M. Bompaire
Le cas des villages et des campagnes : La Grande Paroisse et autres sites d’Île de France – Br. Foucray
Une présence discrète ? Les objets en cuivre et en alliages à base cuivre dans l’Occident des VIIIe-XIIe siècle – L. Bourgeois, Univ. Caen
15 h 30 – 16 h : Pause

Session V. Des modèles de circulation monétaire ?

Le modèle anglais aux Xe et XIe siècles : Renouveler la monnaie pour Dieu et pour l’homme – R. Naismith, King’s College Londres
Ateliers et autorités monétaires – O. Bruand, Univ. Clermont-Auvergne
Le modèle germanique : monnayages épiscopaux et Fernhandel – P. Ilisch, Muenster
Le cas de l’Italie des Xe et XIe siècles – A. Rovelli, Univ. Tuscia, Viterbe

Jeudi 11 Octobre

11h Accueil

Présentation Le Studium Val de Loire

Session I La Normandie et les monnaies normandes :

La monnaie en Normandie au Xe siècle et le pouvoir ducal – J. Chr. Moesgaard
La monnaie en Normandie au Xe siècle : l’approvisionnement métallique – G. Sarah
12 h 30– 14 h Pause Déjeuner

Depuis Lucien Musset contrôle du territoire et héritage carolingien – P. Bauduin (Univ Caen), (titre provisoire)
Le peuplement forcé des bourgs en Normandie (Xe-XIIe siècles): aspects économiques et fiscaux – J. Le Maho, CNRS Caen
Intégration des Vikings en Normandie – A. Nissen (Univ Paris I) (titre provisoire)
15 h 30 – 16 h Pause

Session II Bretagne et Flandre

Nouveaux éléments sur la monnaie et le monnayage en Bretagne : Monnaies des fouilles récentes de Rennes – Th. Cardon, CNRS Caen
Observations sur le corpus des monnaies – P. Ilisch, Münster
Les comtes de Flandre et la monnaie : un tour d’horizon – J.-Fr. Nieus, Univ Namur

18 h 30 Conférence Studium J. Chr Moesgaard Les Vikings et la France

Vendredi 12 octobre
Orléans Hôtel Dupanloup

9 h : Session III La région Centre et Val de Loire

Le trésor du Loiret : la question des ateliers centraux – St. Achache, doctorant, G. Sarah
Monnaies et monnayages en Berry au Xe-XIe siècle – G. Peigney, doctorant, G. Sarah
La monnaie dans les actes de la pratique (Xe-XIe siècle – Val de Loire) – Ch. Senséby, Univ d’Orléans
10 h 30 – 11 h Pause

Session IV Auvergne 

Le trésor du Xe s. trouvé en fouilles à Trémonteix : données archéologiques et analytiques – V. Geneviève INRAP, G. Sarah
Monnaies et pouvoirs (roi, comte, évêque) en Auvergne de Guillaume le Pieux à l’évêque Durand († 1095) – E. Grélois, Univ Rennes

12 h-13h Déjeuner

Session V Bourgogne 

Monnayages de Lyon et Vienne au Xe siècle – V. Borrel, doctorant
Le paysage monétaire des régions préalpines à partir du trésor de Soleure (vers 950) – B. Zäch, Winterthur
La question monétaire dans la Bourgogne ducale : l’exemple de Hugues de Chalon-Auxerre, comte et évêque. – O. Bruand

14 h 30- 15 h 30 Discussion et conclusions

Informations pratiques :

Colloque Paris 9-11 octobre 2018 :
9-10 octobre : INHA 2 rue Vivienne 75002 salle Vasari`
11 octobre : Orléans, Hôtel Dupanloup 1 rue Dupanloup

Comité d’organisation :
Marc Bompaire (EPHE Saprat PSL / CNRS Iramat CEB Université d’Orléans)
Bruno Foucray (MCC / CNRS Iramat CEB Université d’Orléans)
Jens Christian Moesgaard (Musée national Copenhague / Le Studium Val de Loire Orléans)
Guillaume Sarah (CNRS Iramat CEB Université d’Orléans)

Comité scientifique
Dominique Barthélémy (EPHE, Saprat PSL / Université Paris- Sorbonne, Sorbonne-Université)
Pierre Bauduin (Université de Caen Normandie)
Olivier Bruand (Université de Clermont Auvergne)
Stéphane Deschamps (MCC, Conservateur régional de l’archéologie de l’Île de France)
Frédérique Duyrat (BnF, Directrice du Département des Monnaies, Médailles et Antiques)

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Appel à contribution – Moyen Âge en émoi

Neuvièmes journées internationales d’études médiévales des Jeunes Chercheurs Médiévistes de l’Université de Genève & de la Conférence universitaire de Suisse occidentale
4-5 mars 2019

Loin d’être un sujet d’enquête des seuls médiévistes contemporains, la composante émotionnelle était déjà au cœur des préoccupations de l’homme médiéval. Que l’on considère le domaine de la théologie, celui de la littérature religieuse ou profane, les sources relatant la vie politique ou encore la production artistique, l’implication des émotions n’est étrangère à aucun de ces secteurs de la médiévistique.

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt porté à ce champ d’études a également suscité une littérature conséquente pour la période médiévale. Rappelons la parution de plusieurs ouvrages d’importance en 2015, du fait notamment de Barbara Rosenwein ou encore de Damien Boquet et de Piroska Nagy.

Les angles d’approche des émotions sont aussi variés que les études fournies à leur propos. La lexicographie permet d’aborder l’émotion médiévale de manière tout à fait pertinente: la variété terminologique convoquée par les auctoritates antiques et chrétiennes est représentative de la difficulté toute actuelle à définir ce concept. Toujours dans une perspective définitoire, la question de l’orientation morale de l’émotion constitue un passage obligé pour l’appréhender, aussi bien à sa naissance – la notion d’intention la présidant s’avère en ce sens essentielle – que dans ses manifestations – qu’elles soient corporelles ou verbales. Sous l’influence des philosophes de l’Antiquité ou des Pères de l’Église s’élabore en effet un véritable code de savoir-vivre émotionnel dicté par un important souci de gestion de soi, indispensable à la valorisation de l’affect. À cette réflexion se superpose d’emblée celle qu’induit la perception des mouvements de l’âme, directement associée à leurs signes visibles, seule voie d’accès possible à l’intériorité.

En outre, l’étude des manifestations conduit à considérer les multiples enjeux de la maîtrise des émotions, la frontière entre contrôle de soi et performance en soi s’avérant parfois bien mince. Le Moyen Âge fut en ce sens riche en rituels et mises en scène émotionnels, particulièrement dans des contextes politiques ou religieux. La prédication constitue à elle seule un champ d’analyse propice à la dynamique performative. Dans les textes, cette volonté s’exprime à travers différentes stratégies discursives mobilisées, qui visent à exacerber ou au contraire à atténuer la sensibilité du public. L’image religieuse revêt également une importance particulière puisqu’elle se doit de toucher le fidèle, suscitant notamment en lui de la componction. La dimension affective de la piété médiévale amène donc à considérer l’image de dévotion en tant que déclencheur d’émotion. Enfin, les procédures judiciaires constituent une piste de réflexion intéressante pour saisir les stratégies permettant de moduler la vérité. Dans la continuité, l’émotion orientée offre également une ouverture contemporaine vers son recours dans le discours scientifique actuel, en ce qu’elle peut servir de levier au débat.

Le caractère immatériel de l’émotion constitue un défi pour les médiévistes : cette rencontre propose aux jeunes chercheurs venus de différents horizons disciplinaires de le relever, en explorant les outils et les ressources de ce champ de la recherche en pleine efflorescence.

Les propositions de contribution, d’une demi-page environ, accompagnées de renseignements pratiques (statut, institution de rattachement, domaine de recherche) sont à envoyer au format PDF avant le 1er décembre 2018 à l’adresse suivante : journeesetudesjcm@gmail.com. Un comité scientifique procédera à la sélection des communications.

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Colloque – Zeuxis redivivus. Art et émulation dans l’Europe du XIVe au XVIIe siècle

Colloque international
Bruxelles, Palais des Académies
27-29 septembre 2018

Comité organisateur :
Mathilde Bert (UCLouvain/American University of Paris),
Ralph Dekoninck (UCLouvain),
Laure Fagnart (F.R.S.-FNRS/Université de Liège)

Comité scientifique :
Mathilde Bert (UCLouvain/American University of Paris),
Maurice Brock (Université de Tours),
Ralph Dekoninck (UCLouvain),
Laure Fagnart (F.R.S.-FNRS/Université de Liège),
Emmanuelle Hénin (Sorbonne Université),
Colette Nativel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Zeuxis redivivus

Programme :

JEUDI 27 SEPTEMBRE

13:30 Accueil des participants
14:00 Introduction du colloque par Mathilde Bert et Laure Fagnart

I. Conférence de Maurice Brock (Université de Tours/Centre d’Études Supérieures de la Renaissance) : Le Laocoon comme ressort de l’émulation, de Michel-Ange et Raphaël à Beccafumi et Marco Pino
15:30 Pause

II. L’émulation, la copie, le modèle
Présidence : Ralph Dekoninck

16:00 Marco Collareta (Université de Pise) : Come pintor che con essemplo pinga. La nozione di modello nell’arte italiana tra Tre e Cinquecento
16:30 Emmanuelle Hénin (Sorbonne Université) : La copie : répétition ou émulation?
17:00 Colette Nativel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Imitation-émulation : Junius et Rubens
17:30 Discussion

VENDREDI 28 SEPTEMBRE

III. Ars æmula antiquitatis
Présidence : Colette Nativel

09:30 Naïs Virenque (Université de Tours/Centre d’Études Supérieures de la Renaissance) : Ars æmula memoriae : les structures arborescentes, des outils rhétoriques dans la querelle du cicéronianisme
10:00 Marie Piccoli-Wentzo (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : La hache ou les appropriations italiennes d’un motif antique restitué. Deux exemples florentins au milieu du XVe siècle
10:30 Pause

10:45 Jürgen Müller (Université de Dresde) : Un autre Apelle – Les grisailles de Pierre Bruegel l’Ancien
11:15 Emmanuel Lurin (Sorbonne Université) : L’émulation de l’antique au château d’Anet : Diane de Poitiers, Philibert Delorme et la grandeur des Anciens
11:45 Discussion
12:00 Déjeuner

IV. L’émulation et le paragone
Présidence : Laure Fagnart

13:30 Cécile Beuzelin (Université de Tours/Centre d’Études Supérieures de la Renaissance) : Jacopo Pontormo (1494-1557) et la sculpture : émulation et dépassement
14:00 Lucia Simonato (Scuola Normale Superiore) : Bernini e la scultura, tra imitazione della natura ed emulazione della pittura
14:30 Clarisse Evrard (Université de Lille/École du Louvre) : La majolique du Cinquecento selon Francesco Xanto Avelli, un art entre aemulatio et translatio
15:00 Discussion
15:15 Pause

V. L’émulation et l’intericonicité
Présidence : Emmanuelle Hénin

15:30 Gaylen Vankan (Université de Liège) : Émulation et intericonicité. Le cas de Jan Swart van Groningen
16:00 Christian Michel (Université de Lausanne) : Une noble rivalité vaut mieux qu’une imitation servile: Rubens et les maîtres
16:30 Matthieu Somon (UCLouvain) : Faire mieux ?
17:00 Discussion

SAMEDI 29 SEPTEMBRE

VI. L’émulation entre réalité historique et fiction rhétorique ou métaphysique
Présidence : Michel Hochmann

9:00 François Lecercle (Sorbonne Université) : L’émulation entre technique et morale. À propos de quelques anecdotes antiques et de leur réception dans la première modernité
9:30 Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes) : L’émulation du support. Le cas Michel-Ange
10:00 Jan Blanc (Université de Genève) : L’art à deux mains : émulations et collaborations dans la peinture néerlandaise du XVIIe siècle
10:30 Discussion
10:45 Pause

VII. L’émulation entre zones géographiques
Présidence : Christian Michel

11:00 Michel Hochmann (Paris, École pratique des Hautes Études) : « Quand on peint, on dessine encore ». La construction de la tradition vénitienne à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle ?
11:30 Isabelle Lecoq (IRPA) : L’émulation comme vecteur du « modèle italien » au XVIe siècle dans les anciens Pays-Bas et la principauté de Liège
12:00 Vincenzo Paudice (UCLouvain) : L’adhésion au modèle dürerien par les artistes italiens du XVIe et XVIIe siècles : un phénomène de « trans-émulation » ?
12:30 Discussion
13:00 Déjeuner

Source : Transitions – Université de Liège

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