Exposition – Toulouse Renaissance : quand la peinture était dans les livres

Pour la première fois sont présentés une quarantaine de manuscrits précieux, mais aussi des incunables et des estampes retraçant l’histoire de la « peinture de livres » à Toulouse entre Moyen Âge et Renaissance.

La petite salle d’exposition de la bibliothèque est un écrin naturel pour mettre en lumière un domaine méconnu de l’art toulousain de la Renaissance : celui des livres peints entre 1460 et 1535, période charnière du passage du manuscrit enluminé à l’imprimé orné de gravures.

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Pour la première fois sont présentés une quarantaine de manuscrits précieux, mais aussi des incunables et des estampes retraçant l’histoire de la « peinture de livres » à Toulouse entre Moyen Âge et Renaissance. C’est un parcours stylistique et historique qui vous est proposé, mais aussi une évocation des conditions de production des livres illustrés et leurs différents acteurs.

Les copistes et les enlumineurs, pourtant si actifs jusqu’aux années 1490, sont en effet rapidement remplacés par les imprimeurs et les graveurs qui s’emparent du marché du livre de liturgie et de dévotion. Ce ne sont plus des enlumineurs mais des peintres qui répondent à Toulouse aux dernières commandes importantes de manuscrits enluminés : les somptueux antiphonaires offerts par l’évêque Philippe de Lévis à sa cathédrale de Mirepoix, en sont un bel exemple.

Informations pratiques :

17 mars 2018 au 16 juin 2018
Jours de fermeture: Lundi Dimanche
Commentaire : Du mardi au samedi : 10h – 19h. Fermée les dimanche et lundi.

BIBLIOTHEQUE D’ETUDE ET DU PATRIMOINE
1 Rue du Périgord
31000 TOULOUSE

Source : Toulouse Tourisme

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Appel à contribution – Animal et animalité à l’époque romane

L’actualité nous amène souvent à regarder les choses à travers le filtre du passé et à revisiter l’histoire, à réinterroger les sources, et à renouveler le regard sur un sujet pas tout à fait nouveau. Il en va ainsi de l’histoire de l’animal.

En effet, des événements survenus au cours des dernières décennies comme l’épi- démie de la vache folle, la disparition récemment constatée de nombreux animaux et la menace d’extinction de certaines espèces, dont l’impact risque d’être désas- treux sur la biodiversité et sur l’existence de l’homme lui-même, ou encore l’évo- lution des mentalités et des comportements vis à vis des animaux, qui prennent en compte, par exemple, la souffrance animale, jusqu’au refus par certains de con- sommer de la viande ou tout produit d’origine animale, remettent périodiquement l’histoire de l’animal sous les feux de l’actualité.

De tout temps, l’animal a côtoyé l’homme, il fait partie de son environnement, il l’accompagne tout au long de sa vie. Et d’une certaine façon, étudier l’histoire de l’animal, c’est aussi envisager les rapports que l’homme établit avec lui, que ce soit sous sa forme vivante ou sous la forme de ses représentations mentales ou figurées.

Pour autant la période médiévale bénéficie d’un héritage ancien. À la Préhistoire, les animaux peuplent les parois des grottes, dans une ronde sans fin, objet sans doute de pratiques religieuses dont une grande partie nous échappe aujourd’hui. Dans l’Antiquité égyptienne, certains animaux sacralisés ont même été l’objet d’un culte. Et dans la civilisation gréco-romaine, alors que la figure de l’homme domine, ce dont l’anthropomorphie de la divinité est le signe le plus visible, ils font partie intégrante de la mythologie, les dieux ne refusant pas à l’occasion de se transformer en animal pour jouer à l’homme un de ces tours dont ils avaient le secret.

Avec le christianisme, la présence animale et son rapport à l’homme s’enracinent dans la Genèse. Au Moyen Âge, l’animal est présent partout, et particulièrement à l’époque romane. Créature de Dieu, dont la création est intervenue les 4e et 5e jours et précède celle de l’homme, il n’en revêt une importance que plus grande. Mais lorsqu’Adam acquiert le pouvoir de nommer les animaux, l’homme exerce alors un pouvoir de domination sur lui. Aux XIe et XIIe siècles, accompagnant le paysan et le seigneur, le chasseur et le guerrier dans leurs occupations quotidiennes, il devient aussi le sujet d’un répertoire inépuisable d’images sculptées ou peintes couvrant les murs des églises et donnant lieu à toutes sortes d’interprétations dans lesquelles les artistes ont laissé libre cours à leur imagination.

Du serpent de la Chute à la colombe du Déluge, de l’âne des Rameaux aux Quatre Vivants de l’Apocalypse, l’animal occupe une place qui dépasse très largement la simple sphère de la vie quotidienne et ne le relègue pas à de simples formes dé- coratives, ces « belles difformités » tant stigmatisées par saint Bernard comme objet de distraction, pour ne pas dire de délectation esthétique.

Si l’animal pose le problème de son rapport à l’homme, il pose aussi celui de sa place dans la société, dans la communauté, exprimée notamment dans une œuvre comme le Roman de Renart, un regard critique que l’homme porte sur lui-même travers le filtre animal.

Enfin sous la plume des philosophes et des théologiens, l’animal devient aussi l’objet d’une réflexion théologique, qui fut initiée dès le début du Moyen Âge par les Pères de l’Église. À la différence de l’animal, l’homme est un être doté de la raison, responsable, pourvu d’une conscience. Du coup l’être non humain est doté d’une pureté originelle.

« En réfléchissant sur l’animal, on se trouve donc au cœur de ce qu’il y a de plus incompréhensible dans le mystère chrétien : la souffrance de l’innocent ; nous voilà en présence d’une forme de souffrance encore plus mystérieuse que celle de l’homme pécheur (racheté par la souffrance du Christ innocent mort pour les fautes de celui- là). La souffrance d’un être pur et innocent – l’animal – nous oblige à projeter sur la bête, des lumières nouvelles. » (Jean Guitton)
Si donc on doit s’interroger sur la place de l’animal dans la vie quotidienne, la vie profane, comme la vie religieuse, l’analyse nous entraîne beaucoup plus loin dans les arcanes de la pensée, dans l’épaisseur des croyances de l’homme roman.

De nombreux axes pourront être envisagés, en accord avec l’importance du sujet et la multitude des approches possibles. Toutes les sources, écrites et visuelles, qui sont multiples et diverses pourront être sollicitées.

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L’animal : connaissance, classification

Définition de l’animal : étymologie (« anima » = âme, animé).
La connaissance directe par l’archéologie, l’archéozoologie.
Descriptions par la littérature et par la représentation, qui posent le problème du réalisme des œuvres romanes. Sources d’archives.
Dichotomie : animaux domestiques et familiers / animaux sauvages.
Le discours scientifique, classement des animaux par les textes : Bible, Physio- logus, Bestiaires, les Étymologies d’Isidore de Séville, Traités, Encyclopédies, Ménageries.
Mise en images de ces textes : illustrations de manuscrits.
La répartition géographique. Les animaux censés vivre dans les marges, dans les pays lointains et inconnus.

Les héritages

L’héritage antique. Par les textes, par les images.
Les rapports Orient / Occident.
L’animal comme enjeu de civilisation entre Orient et Occident. Le passage par Byzance.

L’animal dans la Bible et l’exégèse

Voir les textes canoniques et les commentaires.
Il y a environ 150 animaux cités dans la Bible. Si certains sont cités parce qu’ils font partie intégrante du récit, sans plus, un certain nombre sont clairement inves- tis d’une valeur symbolique, voire théologique, très forte, dont le sens rejaillit sur l’ensemble de la vie et de la pensée chrétienne.

La dimension économique, l’animal comme ressource

L’animal comme force de travail : le bœuf (labour), le cheval (déplacement). La chasse et la pêche.

L’élevage :
– utilisation des produits pour la consommation (viande, lait, fromage, œufs, etc.), caractérisations sociologiques,
– utilisation des produits pour la fabrication d’objets, produits dérivés : laine, cuir, ivoire, os.

L’animal comme symbole

Entre le Bien et le Mal.
Au Paradis, « le loup habitera avec l’agneau » (Esaïe). Et en Enfer ? La morale : la fable, reprise des textes antiques.
L’animal miroir de l’homme

C’est essentiellement dans les fables et le Roman de Renart que se développe cette idée. Pendant populaire de la littérature chevaleresque, cette littérature comme les représentations sculptées ou peintes mettent en scène les animaux dans des com- portements humains et dénoncent l’hypocrisie de la société.

Animalité / humanité. Altérité

Penser l’animalité et l’humanité revient à toucher le problème des frontières, et d’aborder la métamorphose, l’hybride, la monstruosité.

La physiognomonie. L’homme prenant des caractères animaliers, les animaux prenant l’apparence des humains. L’apparence physique étant le révélateur d’un état moral, tout ce qui déroge à la « normalité » va à l’encontre de la perfection de la Création, signe la présence du Mal.

Mais ces hybrides, qui relèvent du monde de l’imaginaire, ne sont-ils pas aussi de simples décors, laissant libre court à la fantaisie et au plaisir de faire, de contem- pler de belles formes ?
L’humanité et l’animalité au croisement des cultures religieuses et profanes. L’homme sauvage : retour à l’animalité.
L’animal comme signe
L’animal comme signe du divin :
– la colombe, le cerf, le poisson, mais aussi le serpent, l’aspic, la bête sauvage,
– les fléaux dus à l’animal, mais aussi l’animal objet de miracle.
L’animal comme signe cosmique et universel : les Signes du Zodiaque. Armoiries, sceaux, héraldique.
L’animal comme marqueur social : animaux nobles, animaux populaires.
L’animal comme lieu d’évasion
La fantaisie, le mystérieux, le merveilleux.
Ouverture sur l’imaginaire, sur le lointain, l’inconnu.

Rapport entre l’imaginaire profane et le lieu d’insertion religieux. L’église ac- cueillant les monstres.

MODALITES

Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 juin 2018 (titre de la communication et résumé de 10 lignes maximum en français et en anglais).
. Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : 20 juillet 2018. Vous recevrez dans les jours qui suivent un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.
. 12, 13 et 14 octobre 2017 : colloque et excursion.
. 15 mai 2019 : date limite d’envoi des textes pour publication.

Comité scientifique :

. Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pas-
cal de Clermont-Ferrand, IRAMAT, Université Bordeaux-Montaigne.
. Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) – ARTeHIS – CNRS UMR 6298, Dijon.
. Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
. Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures – Clermont-Ferrand.
. Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry – Montpel- lier 3 – Centre d’Études médiévales de Montpellier.
. Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre d’art roman Georges-Duby d’Issoire.
. Jean-Luc Fray, Professeur d’histoire médiévale à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures, Clermont-Ferrand.
. Sébastien Fray, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint- Etienne, LEM-CERCOR UMR 8584
. Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux- Montaigne, IRAMAT – UMR 5060
. Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Ro- manes d’Auvergne.
. David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand – Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéo- logiques Hadès, Cournon d’Auvergne.
. Éric Sparhubert, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Limoges, CRI- HAM – EA 4270

Vos propositions de communication sont à retourner avant le 30 juin 2018 par mail à marie.char- bonnel@icloud.com et sebastien.fray@univ-st-etienne.fr
Merci d’y préciser vos nom et prénom ; Profession / Structures de rattachement ; Adresses postale et email ; Titre et Résumé (anglais ou français)

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association Terres Ro- manes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion prévue le dimanche 22 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également offerte.
Le colloque sera organisé sur deux journées, les 12 et 13 octobre 2018 à la salle Claude-Nougaro d’Ani- matis de la ville d’Issoire, située 2 rue Paul-Fournet, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France).

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Publication – « Peasants and their fields The rationale of open-field agriculture, c. 700-1800 », éd. C. Dyer, E. Thoen, T. Williamson

In the Middle Ages and the Early Modern Period open fields could be found in many if not most countries in Europe. They took a wide variety of forms, but can in essence be defined as areas of cultivated land in which the intermingled plots of different cultivators, without upstanding physical boundaries, were subject to some degree of communal management, in terms of cropping and grazing. Sometimes such fields occupied a high proportion of the land in a district, but often they formed a relatively minor element in landscapes which also contained enclosed fields, woodland or expanses of pasture. In some areas, open-field agriculture had already been abandoned before the end of the Middle Ages, but in others it continued to flourish into the nineteenth or even twentieth centuries.

Although open fields have long been studied by geographers, historians and archaeologists, much about their origins, development and rationale remains contentious. Why, across wide areas of Europe, did such fields sometimes become central to the experience of so many of our ancestors, shaping not only farming practices but also the basic structures of their everyday lives? And why, in contrast, did they fail to develop, or have a less significant role, elsewhere?

Over recent decades open fields have been investigated in new, interdisciplinary ways, and as a Europe-wide phenomenon. In this book, more than ever before, their development and operation are explained in terms of economic, social, agrarian and environmental developments which were shared, to varying degrees, by all parts of the continent. It contains ten new studies from a wide range of regions, together with important comparative research from South America and Japan. This collection of essays represents a milestone in the study of open-field agriculture, and is a major contribution to the study of the rationale of field systems more generally.

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Christopher Dyer is emeritus Professor of History, University of Leicester (UK)

Erik Thoen is Professor of History at Ghent University (B) and co-ordinator of the CORN network

Tom Williamson is Professor of Landscape History at the University of East Anglia (UK)

Table des matières :

List of contributors
List of figures
List of tables

0. Christopher Dyer, Erik Thoen and Tom Williamson, The rationale of open fields. A collection of essays
1. Tom Williamson, Open fields in England: an overview.
2. Christopher Dyer, Open fields in their social and economic context: the West Midlands of England
3. Carl-Johan Gadd, Open fields in Scandinavia, c. 900 – c. 1850
4. Hans Antonson, The open-field landscape in two Swedish provinces on the fringe of possible cultivation
5. Petri Talvitie, Open-field farming in Finland
6. Hans Renes, … this made the countrie to remayne champion, and without enclosures or hedging. Open-field landscapes and research in the Netherlands and in Europe
7. Erik Thoen, Open fields, capital and labour in medieval and early modern Flanders
8. Nicolas Schroeder, Medieval and modern open fields in southern Belgium: a summary review and new perspectives
9. Hanne Cottyn, The open-field system and the persistence of communal land systems: lessons from the Andes
10. Junichi Kanzaka, The scattered and intermingled field system of Japan compared to the open-field systems of Europe
11. Christopher Dyer, Erik Thoen and Tom Williamson, Conclusion: the rationale of open fields

Informations pratiques :

C. Dyer, E. Thoen, T. Williamson (éd.), Peasants and their fields The rationale of open-field agriculture, c. 700-1800, Turnhout, Brepols, 2018 (Comparative Rural History Network- Publications, 16). X+275 p., 71 b/w ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57600-8. Prix : 84 euros.

Source : Brepols

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Journée d’étude – Journée d’étude sur l’Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons

02 juin

Soissons
Du 09:00 à 13:00 Parc Gouraud, 9 allée Claude Debussy
02200 Soissons

Cette conférence-débat a pour objectif de :
> faire le point sur toutes les recherches historiques et archéologiques effectuées sur le site de Saint-Médard
> réfléchir sur des programmes futurs de fouilles, sur un lieu qui est un véritable « Pompéi carolingien » pour reprendre la formule de Gérard de Nerval.

Les orateurs interviendront autour de 3 thèmes.

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Programme :

9 h 00 – 9 h 30 : café d’accueil
9 h 30 – 10 h 00 : Mot d’accueil d’Alain Crémont, maire de Soissons.
Présentation des trois thématiques et des intervenants par André Vauchez, membre de l’Institut et président de séance.

10 h 00 – 10 h 40 : A/Synthèse des campagnes de fouilles et prospectives.

Saint-Médard : un vaste chantier archéologique : Denis Defente, Conservateur Départemental de l’Aisne et Claude de Mecquenem, archéologue Inrap-CIF, Laboratoire d’études sur les monothéismes (UMR 8584, CNRS-EPHE-PARIS 4)
10 h 40 – 10 h 50 : Questions-réponses

10 h 50 – 11 h 30 : B/ Puissance religieuse, politique et économique de l’abbaye royale Saint-Médard de Soissons.

L’abbaye royale : histoire d’une puissance religieuse, politique et économique : Ghislain Brunel, Conservateur général du patrimoine et Directeur des publics aux Archives Nationales et Josiane Barbier, Professeur à l’université de Paris Nanterre.
11 h 30 – 11 h 40 : Questions-réponses

11 h 40 – 12 h 00 : C/ De saint Médard à l’abbaye Saint-Médard : cultes et reliques.

De saint Médard à l’abbaye Saint-Médard : histoire et survie des dévotions : Catherine Vincent, Professeur d’histoire du Moyen Age à l’université de Paris Nanterre et Véronique Souche-Hazebrouck, Docteur en histoire du Moyen Age.
12 h 00 – 12 h 20 : Le saint et son culte sur la translation des reliques des saints Marcellin et Pierre, rapine de corps saints : Michel Sot, Professeur émérite d’histoire du Moyen Age à la Sorbonne et Christiane Veyrard-Cosme, Professeur de Langue et littérature latines à l’Université de la Sorbonne.
12 h 20 – 12 h 30 : Questions-réponses
12 h 30 – 13 h 00 : Bilan scientifique par André Vauchez, membre de l’Académie des Inscriptions et des Belles lettres et Président du comité scientifique de l’association Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons.

Source : Ville de Soissons

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Publication – « Writing History in the Anglo-Norman World. Manuscripts, Makers and Readers, c.1066-c.1250 », éd. Laura Cleaver et Andrea Worm

History was a subject popular with authors and readers in the Anglo-Norman world. The volume and richness of historical writing in the lands controlled by the kings of England, particularly from the twelfth century, has long attracted the attention of historians and literary scholars, whilst editions of works by such writers as Orderic Vitalis, John of Worcester, Symeon of Durham, William of Malmesbury, Gerald of Wales, Roger of Howden, and Matthew Paris has made them well known. Yet the easy availability of modern editions obscures both the creation and circulation of histories in the Middle Ages.
This collection of essays returns to the processes involved in writing history, and in particular to the medieval manuscript sources in which the works of such historians survive. It explores the motivations of those writing about the past in the Middle Ages, and the evidence provided by manuscripts for the circumstances in which copies were made. It also addresses the selection of material for copying, combinations of text and imagery, and the demand for copies of particular works, shedding new light on how and why history was being read, reproduced, discussed, adapted, and written.

Laura Cleaver is the Ussher Lecturer in Medieval Art, Trinity College Dublin; Andrea Worm is an Assistant Professor at the Institut für Kunstgeschichte, Karl-Franzens-Universität, Graz. Contributors: Stephen Church, Kathryn Gerry, Anne Lawrence-Mathers, Laura Pani, Charles C. Rozier, Gleb Schmidt, Laura Slater, Michael Staunton, Caoimhe Whela.

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Table des matières :

Introduction: Making and Reading History Books in the Anglo-Norman World
Did the Purpose of History Change in England in the Twelfth Century? – Michael Staunton
England’s Place within Salvation History: An Extended Version of Peter of Poitiers’ Compendium Historiae in London, British Library, Cotton MS Faustina B VII – Andrea Worm
Computus and Chronology in Anglo-Norman England – Anne Lawrence-Mathers
A Saint Petersburg Manuscript of Excerptio Roberti Herefordensis de Chronica Mariani Scotti – Gleb Schmidt
Autograph History Books in the Twelfth Century – Laura Cleaver
Paul the Deacon’s Historia Langobardorum in Anglo-Norman England – Laura Pani
Durham Cathedral Priory and its Library of History, c. 1090 – c. 1150 – Charlie Rozier
King John’s Books and the Interdict in England and Wales – Stephen D. Church
Artistic Patronage and the Early Anglo-Norman Abbots of St Albans – Kathryn Gerry
Matthew Paris, Cecilia de Sanford and the Early Readership of the Vie de Seint Auban – Laura Slater
New Readers, Old History: Gerald of Wales and the Anglo-Norman Invasion of Ireland – Caoimhe Whelan
Bibliography

Informations pratiques :

Laura Cleaver et Andrea Worm (éd.), Writing History in the Anglo-Norman World. Manuscripts, Makers and Readers, c.1066-c.1250, Boydell & Brewer, 2018. 5 colour, 31 black and white illustrations. 288 pages. 23.4×15.6 cm. ISBN: 9781903153802. Prix : 60,00 £.

Source : Boydell & Brewer

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Cycle de conférences – Zrinka Stahuljak, « Les fixeurs au Moyen Âge »

Mme Zrinka Stahuljak

Professeure de littérature médiévale en littérature comparée et française, Université de Californie à Los Angeles (UCLA), Etats-Unis

invitée par l’Assemblée des professeurs, sur la proposition du professeur Patrick Boucheron, titulaire de la chaire Histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIII-XVIème siècle), donnera une série de leçons sur le sujet suivant :

Les fixeurs au Moyen Âge

Ces conférences auront lieu au Collège de France (11, place Marcelin-Berthelot, Paris 5e),

les vendredis 1, 8, 15, et 22 juin 2018, à 16 heures, salle 2.

Collège de france

Programme :

1er juin 2018
Les fixeurs au Moyen Âge I – Fixeurs, passeurs, lieux de passage : corps, textes et réseaux

8 juin 2018
Les fixeurs au Moyen Âge II – Stratégies et éthique (1) : fidélité

15 juin 2018
Les fixeurs au Moyen Âge III – Éthique (2) et économie : don, courtoisie, pouvoir

22 juin 2018
Les fixeurs au Moyen Âge IV – Le gouvernement des fixeurs : les Pays-Bas bourguignons

Source : Collège de France

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Conférence – Rencontre avec Aurélia Cohendy autour de l’exposition « Quand la peinture était dans les livres » (Paris, 5 juin 2018)

Date et lieu : 5 juin 2018, Paris, INHA, salle Demargne

L’association Artes Novae a le plaisir de vous convier à une rencontre avec Aurélia Cohendy autour de l’exposition « Quand la peinture était dans les livres » dont elle a assuré le commissariat avec Magali Vène et qui est présentée à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine de Toulouse du 17 mars au 16 juin 2018.

La rencontre aura lieu le mardi 5 juin 2018 de 18h30 à 19h30 à l’INHA (2 rue Vivienne, 75002 Paris), Galerie Colbert, salle Demargne. Elle est ouverte à toute personne intéressée dans la limite des places disponibles.

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Deuxième volet et prolongement de l’exposition « Toulouse Renaissance » présentée au musée des Augustins jusqu’au 24 septembre 2018, « Quand la peinture était dans les livres » réunit à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine de Toulouse un ensemble exceptionnel d’environ 40 livres provenant de plusieurs bibliothèques et musées en France et à l’étranger, produits entre 1460 et 1535. C’est un parcours stylistique qui est proposé mais aussi une évocation des conditions de production des livres illustrés dans une période charnière de l’histoire du livre, marquée par le passage du manuscrit enluminé à l’imprimé orné de gravures. En effet, ce ne sont plus des enlumineurs mais des peintres qui répondent à Toulouse aux dernières commandes importantes de manuscrits enluminés : les antiphonaires, offerts par l’évêque Philippe de Lévis à sa cathédrale de Mirepoix, aussi somptueux que déjà anachroniques, en sont un extraordinaire exemple.

Aurélia Cohendy est doctorante en histoire de l’art à l’université Toulouse-Jean-Jaurès où elle prépare sous la codirection de Pascal Julien et Cécile Scailliérez une thèse de doctorat intitulée « Peintres et décors de la Renaissance en Midi-toulousain (1490-1550) ».

Artes Novae est l’association des jeunes chercheur(e)s en archéologie et arts du Moyen Âge et de la Renaissance actifs en Île-de-France. Son objectif est de fédérer les étudiant(e)s, doctorant(e)s et jeunes docteur(e)s autour de visites d’actualité, de rencontres et de séminaires méthodologiques en lien avec ces intérêts communs.

Informations : artesnovae@gmail.com / artesnovae.hypotheses.org

 

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Colloque – Pierre de Jean Olivi (1248-1298) La construction de la personne humaine ​ Anthropologie, éthique, société

Programme : Programme-FR

Au début du XIIIe siècle, la tradition théologique reconnaissait deux définitions de la ‘personne’ : celle de Boèce, comme substance individuelle d’une nature rationnelle et celle de Richard de Saint Victor, comme existence incommunicable d’une nature intellectuelle. Le franciscain Pierre de Jean Olivi (1248-1298) en propose une nouvelle. Il assigne à la notion de personne la fonction centrale d’une connaissance immédiate et indubitable de soi, en tant que substance individuelle en elle-même absolument consistante, sujet actif (subjectum activum) et maître (dominativum) de sa pensée et de sa volonté : « persona videtur dicere existentiam super se reflexam seu reflexibilem et existentiam seu suppositum in se ipso plene consistens. <…> Quod non est aliud quam potestas plenarie possessiva sui et aliorum sine qua non est intelligere rationem personae ». Cette nouvelle acception de la personne se décline selon les différentes perspectives de l’anthropologie olivienne : l’unité de l’être humain, la connaissance de soi, les rapports de la volonté et de l’intellect, la conscience morale, la pauvreté volontaire, l’idéal de la perfection évangélique ou encore la théorie sociale. Quelles furent les conditions d’émergence de cette nouvelle conception de la personne ? Comment peut-elle s’analyser selon les différences perspectives de la pensée olivienne ? Quel en fut l’impact auprès des contemporains d’Olivi et de ses successeurs ? ​

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Informations pratiques :

Rome, 4 au 6 octobre 2018
Institut Suisse de Rome
​Collège S. Isidoro

Les réservations sont obligatoires pour l’accès aux sites.
Inscription sur olivi2018(a)gmail.com
Possibilité de s’inscrire sur place le premier jour dans la limite des disponibilités.

Source : Colloque Olivi 2018

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Appel à contribution – Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIVe-XXIe siècles)

Colloque international
organisé par le Centre Interdisciplinaire des Littératures d’Aix Marseille (CIELAM, Aix Marseille Université)

les 13-15 juin 2019
à la Maison de la Recherche, Campus Schuman, Aix en Provence

Délai de l’appel : 30 juin 2018

Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIV-XXIe siècles)

Si l’adjectif « humaniste » est attesté dès la fin du XVIe siècle, le mot « humanisme » est une invention des Lumières, que s’approprie d’abord la philosophie politique du milieu du XIXe siècle (Proudhon), avant qu’il devienne une catégorie de l’histoire littéraire. Pour autant, c’est bien la Renaissance qui a inventé l’humanisme comme projet d’humanité fondé sur la philologie et l’éloquence, s’appuyant sur l’héritage médiéval même qu’il nie. L’humain n’est pas nature, mais culture : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » (Érasme). Cette faculté de se transformer fait leur dignité pour Pic de La Mirandole. Elle requiert la maîtrise des langues anciennes, la méditation des textes, art du probable qui veut convaincre, plaire et émouvoir. Sans doute l’objectif de former un homme plutôt qu’un spécialiste s’inscrit-il dans une longue lignée médiévale : mais il se politise davantage, rompant avec l’Université et avec le savoir officiel. Le champ apparemment étroit de la philologie et de la rhétorique devient à la Renaissance essentiel pour la formation de l’individu, pour son épanouissement dans la relation à autrui, pour la vie politique et religieuse, l’établissement et l’intelligence des textes de droit, de l’Écriture sainte, ou relevant de telles ou telles grandes traditions littéraires ou philosophiques. Les Lettres sont à la fois savoir, divertissement, perfectionnement de l’individu, instrument de la vie politique et de l’approche authentique des textes fondateurs. Elles inspirent des formes de vie sociale : la conversation, les correspondances, les académies. Un nouveau média, le livre, leur confère une nouvelle audience, une possibilité d’échanges et de débats hors institution, une république des Lettres sans frontières : une première invention de l’Europe ?

Les Lettres, la philologie, les arts du discours et la fréquentation des écrivains portent une culture de l’esprit et une éthique. Ramus loue Agricola d’avoir « fait en sorte que les jeunes gens apprennent des poètes et des orateurs non seulement à parler une langue pure et à discourir avec élégance, mais aussi à penser avec acuité et à juger avec sagesse ». C’est dans cette continuité que Port Royal puis les Lumières construisent la Grammaire comme système rationnel, identifiant logique de la langue et clarté de l’esprit. Parallèlement, la redécouverte des historiens latins par les humanistes de la Renaissance, qui les éditent, sert de support à une réflexion sur l’histoire et sur les mœurs (Montesquieu, Voltaire) qui jette les bases de la mythologie révolutionnaire puis républicaine à laquelle, dès Napoléon, l’éducation publique vient s’adosser, créditant l’enseignement des Lettres de valeurs morales et citoyennes.

Le XIXe et le XXe siècle voient se développer des savoirs et des représentations des mondes non-européens et des lisières de l’Europe qui, de la philologie à l’ethnologie, se réclament d’une nouvelle renaissance (Quinet) ou d’un nouvel humanisme (Lévi-Strauss). Dans le même temps, le nazisme, les totalitarismes, l’extermination des Juifs placent l’Europe face à une remise en question radicale de ses valeurs, avec deux conséquences :

— d’un côté l’interrogation de l’humanisme et de sa filiation avec les Lumières suscite le débat autour de Heidegger et l’hésitation des communistes entre anti-humanisme et humanisme (Althusser).

— de l’autre, les luttes de décolonisations remettent en question les prétentions à l’universalisme de l’humanisme européen (Césaire). Les peuples aspirant à une reconnaissance politique ont eux-mêmes enclenché des processus de « renaissance » linguistique, littéraire, culturelle, pour lesquels la philologie et l’ethnologie ont pu servir de modèle ou de contre-modèle.

Le XXe siècle est celui de la querelle de l’humanisme, qui se déclinera en diverses modulations du préfixe « anti-», « post-» , « trans-» , « hyper-». Dans ces mouvements historiques enchevêtrés, les significations de l’humanisme et de l’anti-humanisme n’ont cessé de se déplacer, impliquant savoirs, représentations et relations de pouvoir. Aujourd’hui, on peut se demander si la littérature mondiale, pour laquelle Erich Auerbach en appelait, en 1952, au développement d’une nouvelle philologie, est une manière de renouveler le projet d’une critique humaniste (E. Said) ou bien si les fondements mêmes du projet humaniste, avec son effort éducatif par relecture de l’héritage culturel et par mise en avant des pouvoirs du langage, sont condamnés par l’explosion de la culture sous l’effet globalisé de nouveaux médias, de nouvelles mobilités et de nouveaux périls.

Ce sont ces débats éthiques et politiques, ces défenses et critiques des Lettres que le colloque explorera. Il ne s’attachera pas à écrire une histoire des humanismes. Il examinera plutôt, à différentes époques, du XIVe siècle à aujourd’hui, comment ceux-ci, dans leurs différentes formulations, se sont voulus littéraires, comment «  toute position vraiment humaniste se situe sur le plan poétique » (Eugenio Garin). Et c’est donc bien sur le rapport entre une philosophie et une politique de l’humain et une définition ou une pratique du littéraire qu’il faudra réfléchir. Aujourd’hui encore, qu’il s’agisse du care ou d’un perspectivisme qui permettrait d’adopter le point de vue de la victime ou d’une minorité (Nussbaum), d’écopoétique ou plus banalement de critique sociale et de point de vue compassionnel, le lien des arts du langage, de la morale, de la politique et de la pédagogie ne s’est pas défait. Il est constitutif, tout particulièrement, de ce régime de discours que nous appelons littérature.

On examinera

– les définitions, légitimations et frontières de l’humanisme. Quelle humanité pour l’humanisme ? A quoi s’oppose-t-il ? À l’ignorance, à la barbarie, à la sauvagerie, à la pulsion, au libéralisme ? De quoi se distingue-t-il ? Du religieux, de la communication (l’écriture contre la langue, l’œuvre contre le réseau…) ? Comment l’héritage humaniste et l’héritage des Lumières s’articulent-ils pour nous aujourd’hui ?

– le rapport entre tradition et modernité. L’humanisme de la Renaissance a constitué les Anciens en modèles indépassables qu’il fallait imiter. De là cette culture patrimoniale des textes fondateurs. À côté de ce conservatisme, la relecture du Moyen Âge aux XVIe et XVIIe siècles a pu susciter d’autres inspirations, alimenter d’autres réflexions. Aux côtés du modèle bien balisé et étudié de la renovatio, ont coexisté d’autres modèles, d’autres modalités d’émergence d’un humanisme moderne indissociable d’historicités et de traditions multiples.

– Les anti-humanismes, qu’ils procèdent d’une critique religieuse, philosophique ou politique (Pascal, Dostoïevski, Céline, Houellebecq). Dès le XVIe siècle, l’humanisme s’est trouvé des miroirs critiques (Éloge de la folie, diatribe cynique…). Au XVIIe siècle, les auteurs réunis par Brémond sous l’étiquette controversée d’ « humanisme dévot » (François de Sales, Jean-Pierre Camus, Desmarets de Saint-Sorlin) interrogent « l’inanité » et la « dénéantise de l’homme » (Essais, II, 12), et la controverse janséniste pose la question de l’opposition entre (anti)humanisme et (anti)mysticisme. Aux XIXe et XXe siècles, la volonté de puissance, «  la mort de l’homme » (Foucault), la vie nue (Agamben), l’« humanisme de l’autre homme » (Levinas), fondé non sur le sujet mais sur sa faille qui l’expose et le voue à autrui ont apporté d’autres contestations, et Lévi-Strauss a vu dans une définition distinctive de l’humain la source d’une discrimination destructrice.

– L’écopoétique. L’humanisme européen est né avec le Livre. L’idéal d’une civilisation lettrée a configuré en profondeur les temps modernes : c’est en lisant que l’on devient homme. Cette conjonction native entre humanisme et culture des lettres, associée à l’essor des techniques et à la maîtrise croissante du milieu, a coupé l’homme de ses échanges multiples avec les êtres et les lieux. Un des enjeux des lettres contemporaines est peut-être de rouvrir ce dialogue qu’elles-mêmes ont contribué à interrompre et d’inventer un jeu d’humanités élargies, d’une « literrature » où l’humain retrouve son humus.

– L’espace de l’humanisme : la cité, la nation, le monde ? Un espace phantasmatique qui procède de l’humanisme lui-même créant sa propre géographie intellectuelle ? Une élite soigneusement distinguée du populaire, qu’il s’agisse des lettrés classiques partageant un même goût raffiné, ou des avant-gardismes révolutionnaires affranchis de la société de consommation ? L’humanisme introduit d’autre part une géopolitique de l’esprit : il s’agit de penser l’homme avec le sauvage, voire le cannibale (Montaigne, Diderot), de penser l’exercice de la pensée avec toutes les pratiques du corps et de l’esprit. Dans quelle mesure cette géopolitique humaniste est-elle constitutive de ce que nous nommons aujourd’hui, rétrospectivement, littérature ?

COMITE D’ORGANISATION (AMU)

Sylvie REQUEMORA (dir.), Geneviève GOUBIER, Huguette KRIEF, Lou-Andréa PIANA.

COMITE SCIENTIFIQUE DU COLLOQUE

Claire BAREL-MOISAN (CNRS, ENS Lyon), Emmanuel BURY (Université Paris Sorbonne), Jean-Christophe CAVALLIN (AMU), Estelle DOUDET (Université Grenoble Alpes), Jean-Raymond FANLO (AMU), Annick JAUER (AMU), Jan MIERNOWSKI (University of Wisconsin-Madison), Yolaine PARISOT (Université Paris-Est-Créteil).

Les propositions de communication (entre 500 et 1000 signes), accompagnées d’une courte biobibliographie (situation institutionnelle, laboratoire, champs de recherche et publications), devront être envoyées avant le 30 juin 2018 à l’adresse suivante :

colloquehumanismes@gmx.fr

Les langues du colloque seront le français et l’anglais et seront privilégiées les études qui déborderont le cadre français pour interroger les notions selon un spectre plus largement européen, voire international.

Source : Fabula

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Conférences – Histoires chrétiennes en images : espace, temps et structure de la narration

Dans le cadre du programme de recherche « Imago-Eikon. Regards croisés sur l’image chrétienne médiévale entre Orient et Occident », vous êtes cordialement convié-e-s à deux demi-journées de conférences et débats autour du thème : « Histoires chrétiennes en images : espace, temps et structure de la narration« .

Les jeudis 31 mai et 21 juin 2018, de 14h à 18h.
Chaque après-midi sera suivie d’un cocktail.
Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, salle Vasari (entrée libre)

Organisation scientifique :
Sulamith Brodbeck, Anne-Orange Poilpré, Isabelle Marchesin et Ioanna Rapti.

Mosaique_stesophie

• Jeudi 31 mai 2018
« Les temporalités de l’image : mobilité de la narration, fixité de l’image »

– Francesca Dell’ Acqua (Università di Salerno), Telling the Incarnation during Byzantine Iconoclasm
– Pierre-Yves le Pogam (Musée du Louvre), Le langage des retables à la fin du Moyen Âge : séquençage et mise en page
– Liz James (University of Sussex), Narrative and the Wall Mosaic: Telling a Story or Filling the Wall?
Répondant : Jean-Marie Guillouët (Université de Nantes)

• Jeudi 21 juin 2018
« Les temporalités de l’image : construction et déploiement du récit dans l’espace »

– Ivan Foletti (Université de Brno), Quand l’histoire devient prétexte : les cycles narratifs de Rome au Ve siècle
– Sébastien Douchet (Université Aix-Marseille), Narratologies du texte et de l’image : faire le récit de la création du monde
– Mary Cunningham (University of Nottingham), The Portrayal of Joachim and Anna in Byzantine Texts and Images: An Intersection of Historical and Liturgical Time
Répondant : Jannic Durand (Musée du Louvre)

Source : Blog de l’ApAhAu

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