Publication – « A l’Escu de France Guillebert de Mets et la peinture de livres à Gand à l’époque de Jan van Eyck (1410-1450) », Dominique Vanwijnsberghe et Erik Verroken

Le XVe siècle est encore balbutiant quand Guillebert de Mets, un jeune scribe prometteur, quitte Grammont en Flandre pour monter à Paris. Il se frotte au milieu bouillonnant des artisans du livre et se laisse séduire par des hommes et femmes de lettres, telle la fameuse Christine de Pizan. Mais il est proche de Jean sans Peur et après l’assassinat du duc de Bourgogne, en septembre 1419, il se voit forcé de regagner Grammont. Il y acquiert une vaste auberge, l’Écu de France, où il installe sa propre librairie.

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Calligraphe hors-pair, Guillebert confie la décoration de ses manuscrits à des enlumineurs qui, malgré la qualité et l’originalité de leur travail, n’ont pu jusqu’à présent être identifiés. Ils étaient pourtant très appréciés de la cour de Bourgogne et collaborèrent à des œuvres séminales de la bibliothèque ducale, l’une des collections de manuscrits les plus prestigieuses de son temps.

Qui étaient ces « Maîtres de Guillebert de Mets » ? Où travaillaient-ils et pour qui ? C’est ce que ce livre tente d’établir à la lumière d’un abondant dossier documentaire, comportant de nombreuses données inédites. L’étude se fonde aussi sur un examen approfondi de l’œuvre de ces peintres de livres – soixante-quatre livres et fragments rassemblés ici pour la première fois. Elle pose la question fascinante des interactions entre le foyer artistique parisien et les miniaturistes actifs dans les Pays-Bas méridionaux à l’époque de l’émergence des Primitifs flamands. Tant Guillebert de Mets que ses enlumineurs servent de relais entre ces deux pôles d’excellence et montrent le rôle décisif que Paris a pu jouer dans le façonnement de l’ars nova septentrionale, associée au prodigieux siècle de la Toison d’or.

Informations pratiques :

Dominique Vanwijnsberghe et Erik Verroken, A l’Escu de France Guillebert de Mets et la peinture de livres à Gand à l’époque de Jan van Eyck (1410-1450), Turnhout, Brepols, 2018 (Scientia Artis, 13). 2 vol., 851 p., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-930054-29-2. Prix : 89 euros.

Source : Brepols

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Base de données – Medieval Music Manuscripts Online (MMMO) Database

For more than ten years, a large number of online manuscript publications have emerged on the internet. Several hundreds of libraries add daily a large number of manuscripts and early printed books online. This multitude of online sources is scattered over hundreds of websites. This is the best time to introduce a general database of medieval manuscripts in order to simplify the search. For 10 years we have raised over 8000 online sources.

This database is an international virtual library of music sources and takes into account the noted manuscripts of Western language for the medieval period up to 1600. For example, within seconds this database will find all antiphonaries or the twelfth century or all Dominican manuscripts, etc.

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A special effort is made to index the songs of the oldest sources contained in fragments, marginalia and notated additions, incorporated in manuscripts which are not fully notated.

Work in Progress

Our Team

  • Dominique Gatté – Project founder and manager
  • Jan Koláček – Project developer

Source : Medieval Music Manuscripts Online (MMMO) Database

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Conférences – Pourquoi écrit-on – toujours – l’Histoire ? Considérations sur l’innovation et le passé

M. Levent Ylmaz, invité par l’Assemblée des professeurs du Collège de France, sur la proposition du professeur Patrick Boucheron, titulaire de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIIIe – XVIe siècle), donnera une série de leçons sur le sujet suivant : « Pourquoi écrit-on – toujours – l’Histoire ? Considérations sur l’innovation et le passé ».

Levent Yilmaz est professeur d’histoire intellectuelle et culturelle à l’Université Bilgi d’Istanbul. Ses recherches portent sur l’historiographie européenne (du XVIe au XVIIIe siècles). Il a travaillé avec François Hartog à l’EHESS où il a défendu sa thèse de doctorat sur la Querelle des Modernes. Il a publié Le Temps Moderne (Gallimard, 2004) et édité un volume collectif sur La Science Nouvelle de Vico (2007). Il a aussi dirigé la traduction en Turc du Dictionnaire des Mythologies d’Yves Bonnefoy. Ses travaux récents portent sur les théories de la sociabilité de Machiavel à Vico.  Il a été Senior Braudel Fellow (European University Institute) et directeur d’études invité à l’EHESS.

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Programme du cycle de conférences

En 2004, dans Le Temps moderne (Gallimard), j’avais essayé de montrer que la Querelle des Anciens et des Modernes qui s’est produite à l’Académie française en 1687 était en fait la dernière querelle à propos de la suprématie du passé sur le temps présent. Cette célèbre Querelle avait provoqué, de manière décisive et irréversible, l’objectivation du passé (et la dissociation de celui-ci du temps présent) ; le passé qui continuait à vivre dans le présent sous la forme d’un dévouement (« un passé qui pèse sur le présent en le modelant ») n’était plus un maître ni un guide fiable pour les méandres obscurs du futur. Les Modernes avaient commencé à rejeter toutes formes d’imitation des modèles venant du passé et l’ancienne formule cicéronienne, historia magistra vitae, avait cessé de fonctionner car les Modernes furent fiers de leurs propres modèles. Selon François Hartog cela constituait l’arrivée du régime moderne d’historicité et Philippe Descola y voyait une originalité inouïe : « Oui, d’autant qu’en Occident, depuis la querelle entre les Anciens et les Modernes, le nouveau est positif. C’est lié à une transformation de l’échelle de temporalité, orientée, dans laquelle on se projette vers un futur parce que l’on considère que le présent est le produit des activités du passé et qu’il est perfectible. C’est une idée là encore très originale, absolument pas partagée dans le reste du monde, où on a plutôt des temporalités soit cycliques, soit dépourvues de profondeur. » (Le Monde, Sciences, 11/11/2013). Le passé n’était plus donc un réservoir d’exemples d’où il fallait tirer des leçons.

En fait, la Querelle de 1687, la dernière et la plus célèbre des nombreuses querelles dans l’histoire littéraire de l’Ouest, n’a pas eu lieu entre les Anciens et les Modernes. C’était un différend entre les Modernes et une autre faction des Modernes (une faction qui, plus tard, portera le titre de conservateurs). Mais ce dernier débat a mis en lumière deux conceptions opposées du temps : l’infini (laissé aux astrophysiciens et aux théologiens) et le temps mondain, terrestre (irdischen, comme Auerbach le dirait) ; le temps des villes et des hommes. La modernité a émergé de cette dichotomie très spécifique.

La différence entre ces deux conceptions et la distance sans cesse croissante entre le passé et le présent peut facilement être observée dans la manière dont l’histoire ancienne a été écrite. L’Antiquité et même la plus lointaine antiquité, hier encore réservoir d’exemples moraux, aujourd’hui lieu de rêveries sur l’écoulement du temps et l’écroulement des œuvres humaines, est désormais l’objet d’une discipline destinée à un bel avenir : l’historiographie scientifique. C’est la transformation de l’écriture de l’histoire à l’âge des antiquaires qu’Arnaldo Momigliano fut le premier à pointer. C’est aussi l’arrivée des « notes en bas de page » chères à Anthony Grafton. Car c’est dans la manière d’écrire l’histoire ancienne que le creusement d’une distance entre passé et présent est le plus explicite. Bien loin qu’on puisse se contenter d’une histoire de la Grèce ou de Rome écrite par les Anciens – Hérodote ou Thucydide, Tite-Live ou Polybe –, il faut une nouvelle histoire que les Modernes se font un devoir d’écrire.

Les travaux d’Hérodote ou de Thucydide, de Tite-Live ou de Salluste sont considérés insuffisants : leur degré d’évidence ne correspond pas au niveau des critères modernes d’évidence. Il fallait réécrire l’histoire ancienne et cette histoire devait porter la bannière ou la marque du « nouveau ». La plupart des discussions à l’Académie des inscriptions, en particulier celles initiées par Fréret, se concentrent en fait sur l’écriture d’une nouvelle histoire de l’Antiquité. Une « nouvelle science » totale (historique ou philologique) attendait d’être inventée par les Modernes de l’ère post-Querelle (Vico).

Cette nouvelle historiographie a suscité d’énormes débats et polémiques : comment fallait-il l’écrire (Paul Veyne) ?

Pourtant la question qu’il fallait poser, en suivant en cela Niklas Luhmann, était plutôt celle-ci : pourquoi fallait-il écrire l’histoire à l’ère moderne ? Pourquoi une société en changement constant, autonome, auto-poétique et auto-référentielle avait-elle besoin d’une écriture de l’histoire prolongeant celle pratiquée par le passé ? Car le statut du passé ne s’était-il pas altéré dans ce temps moderne où l’identité n’était plus possible ? « Je est un autre » comme le disait Rimbaud, ou Fernando Pessoa : « Vivre, c’est être autre ».

Au cours de ces quatre conférences au Collège de France, je vais essayer d’expliciter : a) « ce qu’était l’histoire » (A. Grafton) pour les sociétés anciennes, antiques ou traditionnelles, pourquoi on l’écrivait (« sauvegarder, célébrer, comprendre, imiter, tirer des leçons ») et à qui on l’écrivait, b) la conception et le fonctionnement du temps avant et après l’émergence du moderne, c) les caractéristiques de la société moderne selon la théorie des systèmes de Niklas Luhmann et d) ce qu’est l’histoire pour les Modernes, pourquoi continue-t-elle à s’écrire dans une société en constante différenciation et « ce qu’elle peut » aujourd’hui (P. Boucheron).

Ces leçons auront lieu au Collège de France (11, place Marcelin-Berthelot, Paris 5e)
Les mercredis 7, 14, 21 et 28 mars 2018, de 17h à 18h30, amphithéâtre Guillaume
Budé.
Source : Calenda
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Colloque – Armenia and Byzantium without Borders. Mobility – Interactions – Responses

20–22 April 2018, University of Vienna
Lecture Hall, Department of Byzantine and Modern Greek Studies,
University of Vienna, Postgasse 7, S/C 1, Third Floor, Vienna, 1010

This conference seeks to explore aspects of social and cultural mobility of persons, objects, and ideas between the Armenians and the Byzantines during the Middle Ages, by asking questions on interaction and communication through material and written sources.

This workshop is organized by the Wittgenstein-Prize Project ‘Mobility, Microstructures and Personal Agency’ of the FWF (Austrian National Research Foundation). W: http://rapp.univie.ac.at/

Organizers: Dr. Emilio Bonfiglio (University of Vienna), emilio.bonfiglio@univie.ac.at & Prof. Dr. Claudia Rapp (University of Vienna / Austrian Academy of Sciences), claudia.rapp@univie.ac.at

For further information, registration, organization, and logistics, please contact Ms. Paraskevi Sykopetritou, M.A. (Coordinator, Moving Byzantium Project), paraskevi.sykopetritou@univie.ac.at

Armenia and Byzantium

Programme :

Friday, 20 April

18:00–18:10 Welcome and Introduction – Emilio Bonfiglio | University of Vienna, and Claudia Rapp | University of Vienna / Austrian Academy of Sciences

18:10–19:15 KEYNOTE LECTURE
Moderator: Werner Seibt | Austrian Academy of Sciences

Keynote speaker: Bernard Coulie | Catholic University of Louvain – Armenian Translations from Greek Texts or the Inscription of the Armenian Particularism in the Byzantine Commonwealth
19:15–20:15 RECEPTION

Saturday, 21 April

09:00–09:30 COFFEE AND REGISTRATION

09:30–09:40 OPENING REMARKS – Emilio Bonfiglio | University of Vienna, Claudia Rapp | University of Vienna / Austrian Academy of Sciences

09:40–10:50 SESSION I: MANUSCRIPTS & COLOPHONS
Chair: Father Vahan | The Mekhitarist Congregation in Vienna

09:40–10:00 Emmanuel van Elverdinghe | Ludwig-Maximilians-Universität, Munich – ‘The hand that wrote…’: The Journey of a Colophon Formula from
Greek to Armenian
10:00–10:20 David Zakarian | University of Oxford – King Vasil’s Holy Sign of War
10:20–10:30 Respondent: Johannes Preiser-Kapeller | Austrian Academy of
Sciences
10:30–10:50 Discussion
10:50–11:20 COFFEE BREAK

11:20–12:30 SESSION II: ART HISTORY
Chair: Basema Hamarneh | University of Vienna

11:20–11:40 Arpine Asryan | Matenadaran, Erevan – Byzantine-Armenian Encounters in Context: 10th–11th-c. Ornamental Sculpture of Armenian Monuments
11:40–12:00 Ayse Ercan | Columbia University, New York City – A Prelude to the Future: St George of Mangana and its Architectural Legacy
12:00–12:10 Respondent: Lioba Theis | University of Vienna
12:10–12:30 Discussion
12:30–14:00 LUNCH FOR INVITED GUESTS

14:00–15:30 SESSION III: RELIGIOUS ENCOUNTERS & CONFLICTS
Chair: Claudia Rapp | University of Vienna / Austrian Academy of Sciences

14:00–14:20 Kosuke Nakada | University of St Andrews – The Power of Relics: A Case Study on the Religious Contacts between Byzantium and Armenia in the 10th Century
14:20–14:40 Jesse Siragan Arlen | UCLA, Los Angeles – Gregory of Narek, Symeon the New Theologian, and the Inward Turn in Ascetic Experience
14:40–15:00 Karen Hamada | University of Tsukuba – Old Issues in the New Regime: Revival of the Religious Controversies between Byzantines and Armenians after the Fall of the Bagratid Kingdom
15:00–15:10 Respondent: Armenuhi Drost-Abgarjan | Martin-Luther-Universität, Halle-Wittenberg
15:10–15:30 Discussion
15:30–16:00 COFFEE BREAK

16:00–17:30 SESSION IV: SCIENTIFIC, LITURGICAL, AND PERSONAL MOBILITY
Chair: Ekaterini Mitsiou | University of Vienna

16:00–16:20 Heinrich Evanzin | University of Salzburg – The Enigma of the ‘Macedonian’-Herb – մաղադանոս / Μαϊντανός
16:20–16:40 Mark Roosien | University of Notre Dame – Feasting the Lord’s Transfiguration in Armenian, Syriac, and Byzantine Traditions: The Travels of a Liturgical Feast from the Holy Land
16:40–17:00 Sundar Henny | University of Bern – Armenian, Greek, and Latin Pilgrims at the Church of the Holy Sepulchre (1400–1600)
17:00–17:10 Respondent: Theo Maarten van Lint | University of Oxford
17:10–17:30 Discussion

17:30–18:00 ROUND TABLE & CONCLUDING REMARKS
Moderator: Emilio Bonfiglio | University of Vienna

19:00 DINNER FOR INVITED GUESTS

SUNDAY, 22 APRIL

Excursion to the Schallaburg Castle for conference participants

08:30–15:00 VISIT OF THE EXHIBITION ‘BYZANZ & DER WESTEN. 1000 VERGESSENE JAHRE’

Source : Universität Wien

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Journée d’étude – De l’Espagne à l’Europe du Nord. Les manuscrits enluminés français et flamands de la Bibliothèque nationale d’Espagne (Madrid)

Le projet scienti que intitulé De l’Espagne à l’Europe du Nord : les manuscrits français et amands de la Biblioteca nacional de España (Madrid), dirigé par Anne-Marie Legaré, professeur d’Histoire de l’Art médiéval (IRHiS, UdL) et assistée de Samuel Gras, docteur en Histoire de l’Art médiéval (IRHiS, UdL), repose sur un partenariat inédit entre l’IRHiS, l’Université de Lille et la Biblioteca nacional de España (BNE) avec M. Javier Docampo, directeur de la BNE et Mme María José Rucio Zamorano, chef du département des manuscrits et des Incunables de la BNE.

L’Histoire de l’Art et l’espace septentrional sont au cœur du projet conçu par l’IRHiS et l’Université de Lille qui se concentre pour le moment sur les manuscrits enluminés d’origine française et amande conservés à la BNE ; un corpus d’une richesse exceptionnelle de plus de 150 pièces et qui constitue l’un des eurons de ses collections. Le travail pionnier de Jesús Domínguez Bordona en avait donné un premier aperçu en 1933 (Manuscritos con pinturas, v. I) mais aucune étude systématique de ces manuscrits n’a été proposée depuis. Or, les connaissances sur la peinture médiévale amande et française se sont considérablement enrichies : la cartographie des ateliers de ces régions ainsi que l’identi cation des peintres ont grandement progressé depuis une cinquantaine d’années. C’est tout un ensemble de données qui pourra servir à révéler et à explorer le formidable vivier de la peinture du Nord contenu dans le fonds précieux des manuscrits enluminés de la Bibliothèque nationale d’Espagne.

Les porteurs ont pour objectif d’actualiser les données scienti ques des manuscrits, notamment celles fournies sur le site Web de la Biblioteca Digital Hispánica (BDH), a n de les rendre visibles et disponibles à l’international. Il est également prévu de publier un catalogue en français permettant au public français de béné cier d’un nouvel ouvrage de référence. Ces actions sont proposées à l’heure où la BNE s’enrichit de la Biblioteca Digital Hispánica (BDH, accès digital aux collections de la BNE), Hispana (ressources numériques du Ministère de l’Éducation, de la culture et des sports), Europeana (dirigé par la commission européenne et destiné à faire connaître les plus belles collections d’Europe) et World Digital Library (UNESCO), différents portails qui permettent de rendre les manuscrits disponibles gratuitement. Toutes ces initiatives nouvelles s’inscrivent dans une volonté de faire connaître et apprécier le patrimoine de la BNE pour le public basé à l’étranger. Cependant, ils ne sont pour l’heure accompagnés d’aucune indexation, aucune description et analyse. L’IRHiS et l’Université de Lille se proposent de valoriser la présentation numérique des manuscrits par l’actualisation des données fournies sur le site et par une meilleure indexation des informations collectées.

Ce projet a quatre objectifs :

1. La promotion à l’international de la recherche scienti que ;
2. La diffusion et la valorisation des résultats scienti ques en France et sur le Web ; 3. Le développement d’un partenariat Nord-Sud ;
4. La formation d’étudiants de l’Université de Lille à la culture hispanique.

Au sein de l’Université, le projet permet de joindre les efforts de deux laboratoires de recherche, le laboratoire IRHiS (Histoire de l’Art et Histoire) et celui du CECILLE (Littératures) dans la connaissance du monde hispanique, en regroupant leurs thèmes de recherche.

Cette journée d’études internationale est la première pierre à cette collaboration entre l’Université de Lille et la Bibliothèque nationale d’Espagne.

Programme :

8h45 : Accueil
9h15 : Stéphane MICHONNEAU (directeur de l’IRHiS, UdL) Anne-Marie LEGARÉ (IRHiS, UdL), Samuel GRAS (IRHiS, UdL) – Introduction

PÉRÉGRINATION DES MANUSCRITS ET COLLECTIONNISME ESPAGNOL
Présidente de séance : Michèle GUILLEMONT (CECILLE, UdL)

Fernando BOUZA (Universidad Complutense de Madrid) – La colección como refugio : la « huida » de libros y obras de arte desde los Países Bajos hacia España en los siglos XVI y XVII / La collection comme refuge : la « fuite » de livres et d’œuvres d’art des Pays-Bas vers l’Espagne aux XVIe et XVIIe siècles
Pause

TRAVAUX EXPLORATOIRES ET PREMIÈRES DÉCOUVERTES
Président de séance : Stéphane MICHONNEAU (IRHiS, UdL)

Anne-Marie LEGARÉ (IRHiS, UdL), Samuel GRAS (IRHiS, UdL) – Présentation du projet : Les manuscrits enluminés français et flamands de la Bibliothèque nationale d’Espagne (Madrid)
Patricia Stirneman (IRHT, Paris) – Quelques remarques sur les bibles enluminées d’origine française de la Biblioteca nacional de España
Discussion
12h Déjeuner sur place

13h30 : LES MANUSCRITS FLAMANDS EN ESPAGNE
Président de séance : Dominique VANWIJNSBERGHE (KIKIRPA, Bruxelles)

Lieve De Kesel (Université de Gand) – Enlumineurs flamands pour des propriétaires ibériques. De Guillaume Vrelant à Simon Bening, de Leonor de la Vega à Mencia de Mendoza
Fernando VILLASEÑOR SEBASTIAN (Cantabria Campus de Excelensia Internacional, Santander) – Miniatura hispano amenca : estado de la cues ón y nuevas perspec vas / Enluminure hispano-flamande : état de la question et nouvelles perspectives
Discussion
Pause
15h00

TRÉSORS FRANÇAIS MÉCONNUS
Président de séance : Bertrand COSNET (IRHiS, UdL)

Maria Alessandra BILOTTA (IEM-FCSH, Universidade Nova de Lisboa) – Pour l’histoire de l’enluminure toulousaine et des circulations artistiques et culturelles entre le Midi de la France et la Péninsule ibérique au XIVe siècle : un manuscrit inédit enluminé par le Maître du Missel de Cogeux retrouvé dans la Bibliothèque nationale d’Espagne
Laurent UNGEHEUER (Chercheur indépendant) – Le manuscrit 21551 de la Bibliothèque Nationale d’Espagne, une exceptionnelle série de suffrages illustrés : quelques aspects iconographiques, stylistiques et textuels
Samuel GRAS (IRHiS, UdL) – L’atelier de Jean Poyer à Madrid. Un missel au temps des fiançailles de Charles VIII et Marguerite d’Autriche
Discussion
Pause

16h45 Table ronde

Informations pratiques :

29 mars 2018, 8h45
Salle de séminaire de l’IRHiS, Université de Lille, site du Pont-de-Bois

Journée d’études professionnelle HispaNord/Proyecto Codex

Responsables : A.-M. Legaré, S. Gras (IRHiS), M. Guillemont (CECILLE)

Source : IRHiS

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Publication – « The French of Outremer: Communities and Communications in the Crusading Mediterranean », dir. Laura K. Morreale et Nicholas L. Paul

The establishment of feudal principalities in the Levant in the wake of the First Crusade (1095-1099) saw the beginning of a centuries-long process of conquest and colonization of lands in the eastern Mediterranean by French-speaking Europeans. This book examines different aspects of the life and literary culture associated with this French-speaking society. It is the first study of the crusades to bring questions of language and culture so intimately into conversation. Taking an interdisciplinary approach to the study of the crusader settlements in the Levant, this book emphasizes hybridity and innovation, the movement of words and people across boundaries, seas and continents, and the negotiation of identity in a world tied partly to Europe but thoroughly embedded in the Mediterranean and Levantine context.

Table des matières : ici

9780823278169

Informations pratiques :
Laura K. Morreale et Nicholas L. Paul (dir.), The French of Outremer: Communities and Communications in the Crusading Mediterranean, New York, Fordham, 2018 (Fordham Series in Medieval Studies). ISBN: 9780823278169. Prix : 60$.

Source : Fordham University Press

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Colloque – Rapts politiques. Moyen Age et Temps Modernes

Aux côtés du meurtre et de toute une gamme d’intimidations, le rapt fait partie de l’arsenal des coups de force dont la vie politique est ponctuée. Son occurrence est relativement fréquente, d’autant que les enlèvements effectivement pratiqués ne sont que l’une des modalités de son émergence, car il faut prendre en compte les projets avortés et les précédents historiques commentés à frais nouveaux. D’ordinaire associé au viol dans les études synthétiques, et donc finalement envisagé sous les angles de l’histoire sociale ou de celle du genre, ou fragmenté en autant de cas mis en relation avec leur contexte immédiat, le phénomène mérite sans doute un jeu de comparaisons pour être moins partiellement appréhendé et nous livrer ses enseignements sur les représentations politiques : l’incarnation du pouvoir, le rôle des partis, le désir de peser sur la décision, l’éthique présidant aux affaires publiques, la légitimation d’actions brutales, le discours de la nécessité, notamment, peuvent être réinterrogés à travers ce prisme.

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Programme :

Lundi 26 mars
Salle André Oleffe

8h45 : Accueil
9h00 : Gilles Lecuppre (UCL), « Introduction »

Chaos et syndrome de Stockholm

9h30 : Éloïse Adde (Luxembourg), « Des mauvaises années qui suivirent la mort de Přemysl Ottokar II. L’impact de l’enlèvement du roi Venceslas II (1278-1283) sur la vie politique en Bohême »
10h15 : Pause

10h30 : Alain Marchandisse (Liège), « Le rapt de l’évêque de Liège Jean d’Enghien (1281) »
11h15 : Hans Cools (Leuven), « Philippe-Guillaume, le prince d’Orange espagnol »
12h00 : Pause déjeuner

Femmes ravies, femmes ravisseuses

14h00 : Ana Maria Rodrigues (Lisbonne), « « Reine enlevée, échec au roi : le rapt de Mécia Lopes de Haro dans le contexte de la guerre civile de 1245-1247 au Portugal »
14h45 : Annette Kehnel (Mannheim), « Schiltberg 23.06.1302. Louis the Bavarian and his mother kidnapped »
15h30 : Pause

16h00 : Gilles Lecuppre (UCL), « Dans les bagages d’une belle-mère à poigne : les rapts de Jean IV de Brabant »
16h45 : Élodie Lecuppre-Desjardin (Lille), « « Je fiz ce qu’il me commanda, contre mon coeur; et prins madame de Savoye ». Le déshonneur d’un chevalier délibéré au cœur de la débâcle bourguignonne »
17h30 : Fin de la journée 19h00 : Dîner

Mardi 27 mars
Salle André Oleffe

8h45 : Accueil

Le rapt dans l’imaginaire politique

9h00 : Daniela Cereia (Turin), « Rapt politique ou contrôle du prince ? Le cas d’Amédée VIII de Savoie »
9h45 : Sophie Tejedor (Paris- Sorbonne), « La captivité de François II (1559-1560): un argument politique à la veille des guerres de religion »
10h30 : Pause

10h45 : Jonathan Dumont (Liège), « Imaginaire et crainte du rapt politique au moment de la Paix des Dames (1529) »
11h30 : Suzanne Levin (Paris- Nanterre), « Un enlèvement auquel personne ne croit, ou comment sortir de la crise de Varennes ? »
12h15 :Fin du colloque et déjeuner

Informations pratiques :

26 & 27 mars 2018

Salle André Oleffe
1, Place de l’université
Louvain-la-Neuve

Sous la direction de Gilles Lecuppre
Contact et informations : gilles.lecuppre@uclouvain.be

Source : UCLouvain

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Publication – Irene O’Daly, « John of Salisbury and the medieval Roman renaissance »

This book is a detailed but accessible treatment of the political thought of John of Salisbury, a twelfth-century author and educationalist who rose from a modest background to become Bishop of Chartres. It shows how aspects of John’s thought – such as his views on political cooperation and virtuous rulership – were inspired by the writings of Roman philosophers, notably Cicero and Seneca. Investigating how John accessed and adapted the classics, the book argues that he developed a hybrid political philosophy by taking elements from Roman Stoic sources and combining them with insights from patristic writings. By situating his ideas in their political and intellectual context, it offers a reassessment of John’s political thought, as well as a case study in classical reception of relevance to students and scholars of political philosophy and the history of ideas.

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Irene O’Daly is a Researcher at Huygens ING (De Koninklijke Nederlandse Akademie van Wetenschappen), Amsterdam

Table des matières :

Introduction
1 The Roman inheritance
2 Nature and reason
3 Defining duties: The cooperative model of the polity
4 Political relationships in context: The body politic
5 Moderation and the virtuous life
6 The princely head
Conclusion
Select bibliography
Index

Informations pratiques :

Irene O’Daly, John of Salisbury and the medieval Roman renaissance, Manchester, Manchester University Press (Manchester Medieval Studies). 256 p. ISBN :
978-1-5261-0949-1. Prix : 75.00.

Source : Manchester University Press

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Publication – « Jacques Le Goff. L’Italie et l’histoire – Jacques Le Goff. L’Italia e la storia », éd. Étienne Anheim, Massimo Miglio et Catherine Virlouvet

Réalisé en partenariat avec l’Istituto storico italiano per il Medio Evo, ce livre, plus encore qu’un hommage à un immense savant, l’un des grands esprits de notre temps, est un essai collectif sur l’utilité scientifique et sociale de l’histoire à travers deux préoccupations majeures de Jacques Le Goff, le rôle de l’historien dans la compréhension du monde contemporain et le dialogue ininterrompu entre les chercheurs de toute l’Europe – plus particulièrement, l’importance des échanges scientifiques entre la France et l’Italie. Il propose un parcours thématique à travers l’histoire et l’historiographie de Jacques Le Goff, entre France et Italie, faisant dialoguer des chercheurs français et italiens, mais aussi des historiens et d’autres témoins du travail de Le Goff, en particulier des éditeurs. À travers la figure à la fois impressionnante et attachante de Jacques Le Goff, il s’agit donc aussi dans ce livre de s’interroger sur cette relation entre France et Italie, unique au monde du point de vue historiographique : c’est aussi un part de son héritage, un héritage partagé.

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Étienne Anheim est directeur d’études à l’EHESS (Paris) et directeur des Annales. Histoire, sciences sociales.
Massimo Miglio est président de l’Istituto storico italiano per il Medio Evo.
Catherine Virlouvet est directrice de l’École française de Rome.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Étienne Anheim, Massimo Miglio et Catherine Virlouvet (éd.), Jacques Le Goff. L’Italie et l’histoire – Jacques Le Goff. L’Italia e la storia, Rome, École française de Rome, 2018 (Collection de l’École française de Rome, 536). ISBN: 978-2-7283-1276-4. 224 p. Prix : 25 euros.

Source : École française de Rome

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Offre d’emploi – Senior Academic Staff – 100% – Faculty of Arts and Philosophy – Research in the Arts (VUB, Brussels)

Company details

The Vrije Universiteit Brussel has been a leading player in the Flemish Higher Education landscape for 40 years. The University numbers 12.000 students and together with its hospital – UZ Brussel – employs more than 6.000 people. The Vrije Universiteit Brussel is the largest Dutch speaking employer in the capital.

Teaching and research at the Vrije Universiteit Brussel are founded on the principle of unfettered inquiry to benefit the progress of mankind. This means rejecting dogmatic positions and guaranteeing the freedom to form opinions without interference; in this way the University aims to ensure the dispersal of the principle of unfettered inquiry throughout society.

The University is autonomous and democratically run. This means guaranteeing the exercise of the fundamental freedoms within the University, as well as the right of the University Community to participate in the decision making process and scrutiny of University policy.

The following form part of the University’s mission:

  • the development, the communication and the application of a high level of academic education and scientific research, free from all preconceived ideas;
  • the translation of these ideals and knowledge into society in the spirit of social engagement;
  • the creation of a society in which everyone is capable of engaging in critical thinking.

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Function

Academic department: History, Archaeology, Arts, Philosophy & Ethics
Subject area: History of the European city in the High and Late Middle Ages (c. 1000-1500)

Teaching

  • The applicant has sufficient knowledge of the methodology of medieval historiography and documentary sources.
  • The applicant has an ample degree of autonomy in determining the content of courses, compulsory or elective, in the domain of medieval history.
  • Starting academic year 2023-2024 the applicant will be fully in charge within the historical curriculum for the domain of the Middle Ages.

Research

  • The applicant will autonomously submit project applications for external funding and invigorate applications of others, involving historians and archaeologists inside and outside her or his own institution.

Other

  • Knowledge of Dutch at the end of the mandate is compulsory.

Questions about content?
Contact Prof. Dr. Karin Vanderkerken, Vicerector Research Policy, or Mrs. Mieke Gijsemans, Director Research & Data Management, on +32 2 629 21 08 or Rd.secretariaat@vub.be

Profile

The candidate holds a PhD;

The candidate is expected to endorse the educational vision of the university (full text available on the university website).

Female candidates are particularly encouraged to apply.

Every first appointment is dependent upon the successful delivery of a teaching session.

Members of academic faculty with teaching duties are required to prove their command of the teaching language. E.g.: for teaching in English the candidate provides evidence of proficiency in English at C1 level by submitting a language certificate (or a waiver).

Offer

As an employee of the Vrije Universiteit Brussel your days will be spent in a dynamic, diverse and multilingual environment. Both our campuses are set within green oases on the outskirts of the centre of the capital of Flanders, Belgium and Europe. This centre, with all its opportunities, is within your reach by public transport in under half an hour.

Depending on your experience and academic merits you will receive a salary on one of the pay scales laid down by the government. Hospitalisation cover and free use of public transport for travel to and from work are standard conditions of employment. If you would rather cycle to work, compensation is also available for that. Both campuses have extensive sporting facilities which are at your disposal and a nursery is within walking distance.

More information is available at www.vub.be under the heading ‘future employees’.

  • Planned starting date: 01/10/2018
  • Length of contract: 5 academic years
  • Deadline for application: 27th of April 2018

Applications can only be submitted online (via the website of the Vrije Universiteit Brussel)

All applications must at least include the following attachments:

  • A brief CV
  • Comprehensive details of academic portfolio
  • Teaching and research perception, mentioning the candidate’s five most important publications (for post-doctoral positions)
  • A concise statement of the reason for applying including explanation about the development of future research
  • Diplomas
  • Placed on:Tue 13 February 2018
  • Location: Brussels

Interested?

For more information:
Call MARIJKE HOFMANS
at the number: 02/629 25 90

Source : VUB
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