Publication – « Les cisterciens et l’économie des Pays-Bas et de la principauté de Liège (XIIe-XVe siècles) », dir. Éric Delaissé et Jean-Marie Yante

Depuis quelques années, l’intervention des moines blancs dans l’économie médiévale a suscité de nombreuses recherches amenant à corriger ou nuancer certaines affirmations. En France, les travaux de Robert Fossier, de Léon Pressouyre et de l’équipe parisienne coordonnée par Paul Benoit y ont contribué pour beaucoup. En Belgique et dans les Pays-Bas actuels, certains aspects ont pareillement fait l’objet d’investigations ou retiennent présentement l’attention. Le colloque qui s’est tenu à Louvain-la-Neuve les 28 et 29 mai 2015 examine diverses facettes de l’activité des cisterciens dans les secteurs de l’agriculture, de l’aménagement du territoire (digues et autres travaux hydrauliques), de la métallurgie, des industries extractives et des briqueteries.

Eric Delaissé et Jean-Marie Yante sont respectivement assistant et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, à Louvain-la-Neuve.

dIS-9782390370000-1

Table des matières :

Jean-Marie Yante, Recherches récentes sur l’économie cistercienne

Éric Delaissé, Les cisterciens dans les Pays-Bas et la principauté de Liège. État historiographique
François Blary, La question des granges cisterciennes : bilan et perspectives de recherche
Jean-Marie Yante, Les granges d’Orval (XIIe-XIVe siècles). L’état du dossier
Jan Van Acker (avec la collaboration d’A. Lehouck), L’organisation et la gestion de la ferme abbatiale. L’exemple de l’abbaye cistercienne des Dunes (XIIe-XVIIIe s.)
Johan Van Der Eycken, La gestion du domaine abbatial d’Herkenrode au Moyen Âge (XIIe-XVIe siècles)
Éric Delaissé, L’économie cistercienne à travers les sources narratives des abbayes d’Aulne et de Villers-en-Brabant (XIIe-XIVe siècles)
Lies Vervaet, L’introduction du bail à ferme temporaire chez les cisterciens de la Flandre maritime au Bas Moyen Âge
Adriaan De Kraker, Cistercian Dyke Building and Water Management in North Eastern Flanders (1200-1600) Reconsidered
Dirk Roelandt et Geneviève Laurent, Le réseau hydraulique de l’abbaye d’Aulne, un témoin exceptionnel de la maîtrise de l’eau chez les cisterciens
Jean-Marie Yante, Les cisterciens, la métallurgie et les industries extractives dans les Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège (XIIe-XVe siècles)
Alexander Lehouck, Les premiers temps de l’architecture en briques au nord des Alpes : la question de l’origine cistercienne vue des Pays-Bas

Paul Benoit, Conclusions

Table des matières :

Éric Delaissé et Jean-Marie Yante (dir.), Les cisterciens et l’économie des Pays-Bas et de la principauté de Liège (XIIe-XVe siècles), Louvain-la-Neuve, Brepols, 2018 (Textes, Études, Congrès, 29). 218 p., 11 b/w ill. + 19 colour ill., 8 b/w tables, 160 x 240 mm. ISBN: 978-2-39037-000-0. Prix : 35 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Foreign Knowledge – Medieval Attitudes towards the Unknown

Ort : Bochum
Veranstaltungsort : Ruhr-University Bochum: Conference Room at the Center for Religious Studies (CERES), Universitätsstr. 90a, 44789 Bochum
Veranstalter : Chair of Late Medieval History at Ruhr-University Bochum / Manuel Kamenzin (MA) and Friederike Pfister (MA)
Datum : 14.06.2018 – 16.06.2018
Bewerbungsschluss : 31.03.2018

Foreign Konwledge

In the current age of increasing globalization, immigration, and rapid technological developments, we are confronted with foreign, unknown, and unpredictable affairs on a daily basis. Our attitudes towards these matters reveal much about how we perceive the world today and how we define our place in it. The questions of how to shape the interaction with foreign people and how to cope with unknown variables and concepts are by no means only modern concerns. Encountering the ‘other’, e.g. foreign religions, cultures, ideologies, or knowledge, has always posed challenges – in the Middle Ages as much as today.

The Middle Ages are a particularly interesting case study in this respect as medieval authorities tended to advocate a predominantly closed canon of knowledge which made dealing with previously unknown concepts particularly difficult. Despite this, however, numerous and varied cultural contacts and scientific innovations took place in the Middle Ages that led to confrontations with unknown or foreign concepts.

Our workshop seeks to explore the range of medieval attitudes towards the foreign or unknown –be it people, objects, or ideas. We invite contributions that either address phenomena concerning foreign people or ideas in the strict sense, i.e. from other geographical areas, or the perception of ‘the unknown’ in a more general and abstract sense, for example knowledge about the by definition unknowable future. With the broad nature of the theme we want to encourage and facilitate collaboration between scholars across the arts and humanities.

In order to explore different approaches to our topic, we want to focus on collectively working on original sources. As a consequence, source-based discussions will be at the centre of the workshop. To enable this kind of intensive source work, each participant is asked to submit a source extract (no longer than three pages plus an English translation). The submitted texts will be distributed to all participants beforehand. At the beginning of each session, the participants will give a short introduction to their source (max. 5 min), so the main part of the session can be used for intensive discussions of the texts.

Suggested topics include, but are not limited to:
– perception of or experience with other cultures, religions, …
– foreign languages
– travels, unknown places
– superstition, magic
– knowledge about the future (astrological predictions, prophecies, visions, …)
– dealing with uncertainties/unknowable developments (regarding leadership counsel, decision-making processes, …)
– scientific innovations
– knowledge about God

The workshop will feature a keynote address by professor Jean-Claude Schmitt (EHESS, Paris). Travel and accommodation costs will be covered by the Research School of the Ruhr-University Bochum and a conference dinner is included.

If you are interested, please send us your CV and a short abstract (350-400 words), in which you explain which source you suggest to submit and how it fits the general theme of the workshop. You don’t have to include the actual source yet.

Deadline: Saturday 31st March 2018
Abstracts and CV to: Friederike Pfister, Manuel Kamenzin (friederike.pfister@rub.de)
Kontakt

Friederike Pfister
Universitätsstr. 150, 44801 Bochum
+49 (0)234 – 32 – 22535
friederike.pfister@rub.de

Source : H-Soz-u-Kult

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Appel à contribution – Les manuscrits hagiographiques du nord de la France et de la Belgique actuelle à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe siècles) : fabrication, fonctions et usages

À la fin du Moyen Âge, la production hagiographique manuscrite se transforme et connaît son dernier âge d’or entre le succès éditorial de la Légende dorée et l’arrivée de l’imprimerie. De nombreux textes anciens sont abrégés pour intégrer de nouvelles collections. Ce phénomène est en partie responsable du relatif désintérêt des historiens à leur égard : à quoi bon s’intéresser à ces abrégés alors qu’il reste tant à découvrir dans les grands légendiers du Moyen Âge central, et qu’on commence à peine à mieux connaître les tout premiers manuscrits conservés (1) ? Un examen récent de l’immense œuvre hagiographique produite par Jean Gielemans (1427-1487) à l’abbaye de Rouge-Cloître au sud de Bruxelles, où il mit en chantier plusieurs manuscrits, permet de comprendre l’intérêt qu’il y a à explorer les collections tardives (2). Chez le chanoine de Windesheim s’entremêlent à la fois des modèles hagiographiques anciens, l’exaltation patriotique du Brabant et une spiritualité marquée par la devotio moderna, trame dévotionnelle à l’oeuvre dans de nombreuses communautés religieuses d’alors. Cependant, une telle entreprise ne saurait refléter la culture hagiographique de son temps, dans les Pays-Bas méridionaux et plus encore dans une large France du Nord, où existent peu d’études historiques sur la question. L’objectif de ces journées d’études est donc de mieux saisir la place du manuscrit hagiographique, entendu ici au sens large, dans cet espace à la fin du Moyen Âge, en prolongeant notamment les réflexions de Guy Philippart sur la fabrique et les usages des légendiers, à une période où la documentation susceptible de les appréhender est plus abondante, qu’elle se trouve dans les manuscrits eux-mêmes (prologues (3), colophons, marques d’appartenances, notes marginales etc) ou bien à l’extérieur (comptabilité, sources notariées, catalogues anciens) (4).

Légendiers

La parution toute récente dans le dernier volume d’Hagiographies d’une synthèse sur les œuvres produites dans l’espace belge, sous la plume de Valerie Vermassen pour l’hagiographie latine et de Werner Verbeke pour celle en vers et en moyen néerlandais offre un point de départ solide et invite à saisir ensemble les légendiers latins et vernaculaires, en moyen néerlandais comme dans les parlers d’oïl (5). De ce point de vue, après les remarques fondatrices de Paul Meyer sur les légendiers vernaculaires, les études des romanistes ont jeté une lumière nouvelle sur ces manuscrits et leurs textes6. La situation linguistique du nord de la France et de la Belgique induit nécessairement un travail collaboratif, seul à même de faire réfléchir collectivement à la circulation des modèles et des traductions, aux conditions matérielles de la circulation des textes hagiographiques, mais aussi à l’usage de ces manuscrits, dans le cadre de la pastorale et des pratiques cultuelles collectives comme dans celui de l’affirmation de l’individu à la fin du Moyen Âge.

Il s’agira de procéder à l’examen d’un ou de plusieurs manuscrits hagiographiques, mais aussi de rassembler des témoignages anciens sur l’usage de la littérature hagiographique et de ses manuscrits en veillant toujours au contexte de leur production et de leurs usages, au choix et à l’agencement de leurs textes, afin de saisir le rôle de l’hagiographie dans les pratiques culturelles et sociales à l’aube de la modernité. Dans un tel cadre relativement souple, quatre points peuvent être soulevés, sans prétendre à l’exhaustivité:

Typologie de la circulation de l’hagiographie. Dans la longue durée de l’histoire des manuscrits hagiographiques, on trouve généralement à côté des grands légendiers per circulum banni des légendiers thématiques consacrés par exemple à des saintes femmes, des apôtres ou bien encore des ascètes. On prendra en compte aussi bien ces catégories que les libelli consacrés à un nombre restreint de saints. On inclura également les recueils hybrides, les miscellanées, et plus largement, l’association des textes hagiographiques avec d’autres types de textes, qu’ils soient littéraires ou non. On privilégiera ainsi l’étude de l’insertion de récits hagiographiques dans des documents diplomatiques, dans des compilations juridiques, dans des livres municipaux qui permettent d’étudier l’appropriation qui a pu être faite de l’hagiographie dans l’espace public à la fin du Moyen Âge, au-delà du seul monde ecclésial. De même, les premiers imprimés hagiographiques et leur relation avec la production manuscrite pourront être étudiés. D’une manière générale, on veillera aussi aux aspects matériels de ces manuscrits en étudiant leur mise en page, leur décoration afin d’éclairer au mieux leurs fonctions.

Dispositif liturgique et culte des saints. On pourra explorer le lien entre culte des saints et manuscrits hagiographiques. La place de ces manuscrits dans les pratiques liturgiques n’est pas évidente et si des légendiers ont vu leurs textes découpés en leçons dans un second temps, beaucoup d’entre-eux n’ont jamais été utilisés dans un cadre liturgique. Quels rapports entretiennent-ils avec les reliques qu’on trouve dans l’établissement pour lequel ils ont été produits et utilisés ? Comment le manuscrit hagiographique s’articule-t-il au sanctoral de l’abbaye tel qu’on peut le connaître au travers des manuscrits liturgiques ? Dans une telle perspective, les lectionnaires et les bréviaires, dans lesquels les textes hagiographiques se trouvent découpés et normalisés pourront être appréhendés.

Public et utilisation. Pour qui les manuscrits hagiographiques ont-ils été produits, dans quel but, à quel besoin répondent-ils dans un premier temps ? L’étude de leurs provenances et de leurs origines permet de faire réfléchir à la destination de ces manuscrits, tout comme le choix des textes qui les composent permet d’éclairer les buts et les usages attendus de leurs commanditaires. On peut envisager, à l’échelle d’une même ville ou d’une même région ou bien encore d’un même ordre monastique, d’appréhender toute la production de manuscrits hagiographiques afin de mettre en lumière des tendances en fonction de chacun des milieux de production. L’étude de la langue et des traductions opérées peut aussi éclairer ces points et permettre de mieux cerner sinon le public, du moins l’horizon d’attente des collections, si ce n’est repérer des individus à l’œuvre derrière la commande et l’utilisation de tel ou tel manuscrit.

Quels textes circulent ? S’il s’agit de ne pas négliger le support matériel qu’est le manuscrit hagiographique, c’est bien son contenu qui sera au cœur de ces journées. Comment les textes sont-ils choisis ? À quelle époque ont-ils été composés, sont-ils réécrits ? Les modèles de sainteté qu’ils véhiculent seront ainsi appréhendés en mesurant la proportion entre la production hagiographique ancienne et les saints et les textes plus récents. Quand un établissement donné met en chantier un légendier, quel est le rapport entre celui-ci et les collections hagiographiques déjà présentes ? On ne négligera pas du reste les traces de l’utilisation, à la fin du Moyen Âge, de manuscrits produits dans les siècles précédents, qui peuvent-être relus, supplémentés, rendus plus maniables (tables, foliotation, normalisation linguistique etc). Quant aux légendiers d’auteurs, dont la Légende dorée et ses traductions, on sera attentif aux marques d’appropriation, à leurs adaptations locales, à leurs suppléments éventuels. Bref, il s’agit de comprendre la logique interne des collections, l’idéologie qui les sous-tend, toujours en lien avec le contexte politique et social dans lequel elles sont nées.

(1) Monique GOULLET (coord.), Le légendier de Turin : ms. D.V.3 de la bibliothèque nationale universitaire, Firenze, Sismel : Edizioni del Galluzzo, 2014.
(2) Véronique HAZEBROUCK-SOUCHE, Spiritualité, sainteté et patriotisme : glorification du Brabant dans l’œuvre hagiographique de Jean Gielemans (1427-1487), Turnhout, Brepols, 2007.
(3) Voir un récent exemple fourni par François DOLBEAU, « Prologue inédit d’un homéliaire-légendier des anciens Pays-Bas », Analecta Bollandiana, 2015, vol. 133, no 2, p. 350-361.
(4) Guy PHILIPPART, Les légendiers latins et autres manuscrits hagiographiques, Turnhout, Brepols, 1977 et sa mise à jour en 1985.
(5) Valerie VERMASSEN, « Latin hagiography in the Dutch-speaking parts of the Southern Low Countries (1350-1550) » et Werner VERBEKE, « La littérature hagiographique en moyen néerlandais (vers 1170-1550). Les légendes rimées », dans Monique Goullet (dir.), Hagiographies : Histoire internationale de la littérature hagiographique latine et vernaculaire en Occident des origines à 1550, Turnhout, Brepols, 2018, p. 564-613 et 615-750.
(6) Voir notamment la thèse d’Anne-Françoise LEURQUIN LABIE, Les légendiers en prose française à la fin du Moyen Âge (région picarde et Flandre française) avec une édition critique de vingt vies de saints, Paris 4, 1985 ainsi que Jean-Pierre PERROT, Le passionnaire français au Moyen Âge, Genève, Librairie Droz, 1992 et les travaux de Martine THIRY-STASSIN, parmi lesquels « Les légendiers en prose française écrits dans la Belgique actuelle : le cas du Leiden BPL 46A (Huy) et du BRB II 2243 (Namur) », Le Moyen Français, 2000, 46-47, p. 563-575.

Comité organisateur :
Paul Bertrand (Louvain)
Esther Dehoux (Lille)
Xavier Hermand (Namur)
Fernand Peloux (Namur)

Comité scientifique :
Paul Bertrand (Louvain)
Esther Dehoux (Lille)
Jeroen Deploige (Gand)
Monique Goullet (Paris)
Xavier Hermand (Namur)
Anne-Françoise Labie-Leurquin (Paris)
Charles Mériaux (Lille)
Fernand Peloux (Namur)
Piotr Tylus (Cracovie)
Catherine Vincent (Nanterre)

Contact : fernand.peloux@unamur.be

Dates : 30 novembre 2018 (Université de Lille) ; 21 mars 2019 (UNamur) et 22 mars 2019 (UCL).

Les propositions de communication (500 mots maximum, en français ou en anglais), sont à envoyer avant le 1er juin 2018. Nous vous ferons savoir dans le meilleur délai si votre proposition est retenue.

Appel à contribution au format PDF : APPEL Les manuscrits hagiographiques du nord de la France et des anciens Pays Bas méridionaux à la fin du Moyen Âge

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Appel à contribution – Inside the Nunnery. Objets, pratiques et espaces de la spiritualité féminine au Moyen Âge et à la première Modernité

MMSH, Aix-en-Provence
31 Mai – 1er Juin

Les études d’histoire religieuse au Moyen Âge et à l’époque de la première Modernité ont récemment vu naître deux tournants épistémologiques qui ont stimulé la recherche avec des approches renouvelées dans deux directions. L’une de ces perspectives est liée au spatial turn, qui a permis d’explorer les grandes potentialités que le développement des notions comme “paysage” ou “espace” peuvent montrer. Ainsi, nous avons vu que la création d’espace ne fait pas allusion uniquement aux espaces physiques si l’on reconsidère des aspects d’envergure comme l’expérience, l’usage, la perception, les pratiques, le mouvement ou le geste.

Dans l’étude du monachisme, de la spiritualité, de l’identité religieuse et de la géographie urbaine ces réflexions ont été extrêmement fructueuses. D’un côté, ils ont permis d’étudier autrement les multiples usages de l’espace, qu’il soit physique ou abstrait, au sein des communautés religieuses. De l’autre, ils ont rendu possible une examen plus profond de l’espace comme catégorie de recherche historique capable de poser des question relatives au genre.

Le second des tournants que nous avons évoqué est le liturgical turn, qui est né au sein de l’histoire de l’art. Cette approche amplifie les perspectives d’étude sur l’espace en se concentrant sur la production matérielle, l’art, l’architecture et la topographie de la liturgie et des représentations associées à cela (paraliturgie).

Ce séminaire doctoral entend interroger les nouvelles approches interdisciplinaires pour l’étude de la topographie intérieure des communautés féminines religieuses du Bas Moyen Âge et de la première Modernité. En privilégiant des travaux localisés, le but de cet atelier est de fournir un lieu de discussion et de partage sur les différentes analyses d’un paysage intérieur. Celui-ci est déterminé non seulement par l’architecture, mais aussi par la matérialité qui occupe l’espace et par son usage performatif, rituel et productif.

Inside the Nunnery

Objectif et organisation

Ce séminaire doctoral entend réunir des étudiants, chercheurs et enseignants spécialistes du Moyen Âge et de la Première Modernité afin de mettre en perspective les défis méthodologiques des tournants spatial et liturgique dans l’étude des phénomènes sociaux et culturels liés à la vie religieuse féminine. La reconstruction de la planimétrie sera combinée avec celle des pratiques rituelles, symboliques, dévotionnelles et performatives.

L’objectif est de fournir un espace de travail pour les doctorants et les chercheurs de disciplines différentes qui partagent une perspective historique
commune. Il s’agit également, à partir d’analyses concrètes, d’essayer de dresser un état des lieux critique des propositions récentes sur la manière de concevoir la topographie intérieure dans le cadre de la spiritualité féminine médiévale. En effet, le séminaire offrira trois typologies d’activités, reliées entre elles mais dont les démarches diffèrent.

En premier lieu, deux conférences procureront aux participants des repères conceptuels pour une réflexion méthodologique. En deuxième lieu, des séminaires de lecture permettront un échange actif entre chercheurs, étudiants et auteurs d’articles après la lecture de ceux-ci. Les études offriront des exemples de mise-en-pratique des approches épistémologiques différents. Enfin, l’atelier
de présentation des travaux donnera la possibilité aux étudiants de présenter et
confronter leur s propres terrains d’enquête, leur s sources et leurs démarches.

Cet évènement sera coordonné par Sergi Sancho Fibla, et organisé grâce au support du Labexmed, le projet “Spiritual Landscapes” de l’Universtié de Barcelone, Aix-Marseille Université, le laboratoire TELEMMe et le laboratoire ArAr.

Informations pratiques :

Candidatures

Le séminaire est ouvert aux chercheurs de M2 et Doctorat en toute discipline concernée par la thématique. Les candidats devront envoyer un résumé de leur recherche (d’environ 300 mots) et une courte biographie avant le 20 avril à l’adresse suivante : ssfibla@gmail.com

– Les frais d’inscription pour les participants sont de 50 €.
– Les doctorants disposeront d’un soutien financer pour le voyage.
– Les langues utilisées seront le français et l’anglais.

Conférenciers invités

Conférences:
Raquel Alonso, Universidad de Oviedo
Elizabeth Dutton, Universität Freiburg

Ateliers de lecture:
Anne Baud, Université de Lyon 2
David Catalunya, Würzburg Universität
Sylvie Duval, Fondation Thiers
Blanca Garí, Universitat de Barcelona
Núria Jornet, Universitat de Barcelona

Labexmed. Les sciences humaines et sociales au coeur de l’interdisciplinarité pour la Méditerranée
Spiritual Landscapes, projet de l’Universtié de Barcelone, financé par le Ministerio de Economía y Competitividad (HAR2014-52198-P)
TELEMMe. Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale – Méditerranée (UMR 7303)
Arar – Archéologie et Archéométrie (UMR 5138)

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Conférence – Philippe Dillmann, « Le fer des cathédrales. Le point de la recherche en archéométallurgie »

Depuis plus d’une dizaine d’années, des recherches interdisciplinaires s’intéressent à l’emploi des matériaux ferreux dans les grands monuments gothiques d’Europe du Nord, plus particulièrement en France et en Belgique. Ces recherches se sont appuyées sur des avancées significatives en archéométrie, liées notamment à la datation radiocarbone des matériaux ferreux et aux études de provenance à partir de la composition en éléments traces, sans oublier celles sur les procédés anciens d’obtention du métal à partir du minerai.

Archéométallurgie ULG

L’objectif de ce séminaire sera de dresser un panorama large de l’état de la recherche dans ce domaine à travers l’exemple de plusieurs monuments. Seront considérés différents points comme : la nature et la qualité des métaux employés, les quantités mises en œuvre, les questions de datation et d’approvisionnement des chantiers ainsi que le recyclage des matériaux.

Conférence organisée par le Centre Européen d’Archéométrie – UR Art, Archéologie, Patrimoine: http://web.philo.ulg.ac.be/aap

Informations pratiques :

Phillipe Dillmann
Laboratoire Archéomatériaux et Prévision de l’Altération
LMC IRAMAT UMR5060 CNRS
NIMBE UMR3685 CEA/CNRS

Jeudi 1 mars 2018 18h30
Musée de la Préhistoire
Bât. A4, Université de Liège Place du XX Août , Liège
Entrée libre

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Publication – Sophie Liegard, « Les sarcophages médiévaux du département de l’Allier. Étude des contenants funéraires en pierre des premiers siècles du Moyen Âge dans le Bourbonnais et ses environs »

Les travaux dans les centres-bourgs mettent régulièrement au jour des tombes médiévales, témoignages des anciens cimetières qui se groupaient autour des églises. Il n’est pas rare que ces inhumations soient associées à des sarcophages dont la fabrication remonte aux premiers siècles du Moyen Âge.

Durant la période mérovingienne, le berceau du Bourbonnais abritait en effet un important centre de production de contenants funéraires en grès qui ont été diffusés dans l’ensemble du département et même bien au-delà jusqu’à Chartres.

Cet ouvrage présente, en 190 pages et 250 illustrations, un inventaire des sarcophages découverts dans le département de l’Allier, accompagné d’une synthèse relative aux résultats de près de 20 années de recherche sur ces vestiges qui ont traversé les siècles. Le lecteur y trouvera des informations aussi bien sur les matériaux utilisés, que sur les techniques de production, sur les modes de transport, la morphologie et les décors de ces éléments, ou encore, sur leurs conditions d’utilisation et de remploi au cours du temps.

L’auteur, Sophie Liegard, dirige des chantiers de fouilles et des études archéologiques dans la région depuis 25 ans. Pour mener à bien le long travail d’inventaire indispensable aux réflexions présentées aujourd’hui, elle a bénéficié de l’aide de nombreuses personnes qui se sont impliquées dans cette recherche en permettant de faire progresser les connaissances dans un domaine resté jusque-là à l’écart des préoccupations des chercheurs de la région.

Informations pratiques :

Sophie Liegard, Les sarcophages médiévaux du département de l’Allier. Étude des contenants funéraires en pierre des premiers siècles du Moyen Âge dans le Bourbonnais et ses environs, Tronget, 2018 (Publication du GRAHCA, 10).

Bon de commande : Liegard-Sarcophages-médiévaux-de-lAllier-GRAHCA-10-Bon-de-commande

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Prix – The Mediaeval Journal Essay Prize

SAIMS invites entries for its annual Essay Competition, submitted according to the following rules:

TMJHeader

1. The competition is open to all medievalists who are graduate students or have completed a higher degree within the last three years. For PhD students the time period of three years begins from the date of the successful viva, but excludes any career break. Any candidate in doubt of their eligibility should contact the Director of SAIMS at saimsmail@st-andrews.ac.uk.
2. A candidate may make only one submission to the competition.
3. The submission must be the candidate’s own work, based on original research, and must not have been previously published or accepted for publication.
4. Submissions are welcomed on any topic that falls within the scope of medieval studies. 5. The submission should be in the English language.
6. The word limit is 8,000 words, including notes, bibliography, and any appendices.
7. The text should be double-spaced, and be accompanied by footnotes with short referencing and a full bibliography of works cited, following the guidelines on the TMJ webpage: http://www.st- andrews.ac.uk/saims/tmj.htm. An abstract of 200 words should preface the main text.
8. The deadline for submissions is 22 March 2018.
9. The essay must be submitted electronically to saimsmail@st-andrews.ac.uk, in both Word and pdf formats, to arrive by the deadline.
10. The submission must be accompanied by a completed cover sheet and signed declaration; the template for this is available at http://www.st-andrews.ac.uk/saims/tmj.htm. The candidate’s name should not appear on the submission itself, nor be indicated in any form in the notes.
11. Decisions concerning the Competition lie with the Editors and Editorial Board of The Mediaeval Journal, who can, if they consider there to have been appropriate submissions, award an Essay Prize and in addition declare a proxime accessit. In the unlikely event that, in the judges’ opinion, the material submitted is not of a suitable standard, no prize will be awarded.
12. The value of the Prize is £500.
13. A candidate whose entry is declared proxime accessit will be awarded £100.
14. In addition to the Prize, the winning submission will be published within twelve months in The Mediaeval Journal, subject to the usual editorial procedures of the journal.

Any queries concerning these rules may be directed to the Director of SAIMS who can be contacted at: Department of Mediaeval History, 71 South Street, St Andrews, Fife KY16 9QW http://www.st-andrews.ac.uk/saims saimsmail@st-andrews.ac.uk

Source : Saint Andrews Institue of Mediaeval Studies

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Journée d’étude – Chrono-typologies : Résolution et compression temporelle. Première journée d’études du Groupe de contact FNRS CeRA- Ceramic Research in Archaeology

Lors de cette première rencontre nous aborderons la question de la pertinence morphologique et temporelle de nos observations. Nous examinerons sous quelles conditions on peut serrer au plus près des réalités sociétales diverses : comment dans une chrono-typologie céramique distinguer les variantes morphologiques intentionnelles de variations mécaniques non significatives, comment prendre en compte dans nos classements typologiques le facteur de compression temporelle – soit la présence au sein d’une unité archéologique d’objets d’âge différent ? Il s’agira dès lors de considérer les pratiques liées à l’établissement des chrono-typologies dans des cadres espace-temps très divers et, surtout, dans des conditions d’étude très variées. Nous aborderons par exemple la question de la résolution plus ou moins fine de ces chrono-typologies qui peut être fonction de la quantité/qualité/accessibilité des données, du contexte de fouilles (type de fouilles, conditions du travail archéologique dans le pays concerné), de l’apport, voire la dépendance, à l’histoire de l’art, de l’apport des sciences auxiliaires à l’archéologie.

Un très bref aperçu du contexte historique et sociopolitique des sociétés concernées sera utile. En définissant les chrono-typologies étudiées, il s’agira ensuite de s’interroger plus particulièrement sur la manière dont celles-ci, dans nos domaines respectifs, ont été affinées, réorientées, critiquées, renouvelées voire totalement revues ! Autrement dit, comment approchons-nous toujours un peu plus finement la résolution temporelle des communautés anciennes que nous étudions (en parlant en termes de siècles, de générations, ou en dizaines d’années). L’objectif est de partager des idées stimulantes !.

Trois keynote speakers sont invités : Xavier Deru (Université Lille 3), céramique gallo-romaine, Dominique Bosquet (SPW), céramique néolithique et Marie de Wit (ULB, FNRS), céramique grecque.

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Programme :

9h30 Accueil des participants et mots d’introduction
10h Introduction par Xavier Deru (Université Lille 3, Charles de Gaulle, HALMA IPEL UMR 8164)

10h40 Dominique Bosquet (Service public de Wallonie, DGO4-Direction de l’Archéologie) –  La gestion des déchets au Néolithique ancien : étude de cas sur les sites du Rubané de Hesbaye (Belgique).
11h20 Pause café K
11h45 Marie de Wit (CReA-Patrimoine, Université libre de Bruxelles) – Éléments de chronologie « absolue » pour la datation de la céramique grecque archaïque (fin du VIIIe – VIe s. av. J.-C.).
12h25 Céline Hermans et Marisa Pirson (CRAN-UCLouvain) – Du Tournaisis à l’Ostrevent – un point sur le besoin de typochronologies régionales pour la période médiévale et moderne.
12h45 Discussion
13h Déjeuner

14h30 Margarita Nazou (AEGIS, UCLouvain) – How can we study non-stratified ceramic assemblages? The challenges of constructing a ceramic typology in the case of Mine number 3 at Thorikos (Attica, Greece).
15h Guillaume Florent, Manuel Gomes et Samuel Renard (HALMA – UMR8164, Lille) – Chronologie de la céramique dans la Plaine flamande de La Tène ancienne à l’Antiquité tardive. Une démarche de sériation par analyse factorielle des correspondances.
15h20 Discussion
15h30 Pause café

16h Simon Dienst (Université de Liège) – Types, chronologie et céramique en Italie centrale romaine : le cas du Piano della Civita à Artena (RM).
16h30 Coline Lefrancq (Postdoc ERC « Beyond Boundaries », Institut Français de Pondichéry) – Histoire de Kumbha : entre tradition et modernité.
17h Discussion
Drink

Informations pratiques :

01 mars 2018
Horaire : 9h30 – 17h30
Lieu : Louvain-la-Neuve – Musée L – Auditorium du Monceau
Contact : charlotte.langohr@uclouvain.be

Inscriptions : ici

Source : Université catholique de Louvain

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Web – Le carnet REGIDEL – Registres de délibérations urbains

Registres de délibérations urbains au Moyen Âge. La voix des assemblées.

Accès : ici

 

Ce blog se penche sur les assemblées urbaines, les pratiques scripturales et délibératives qui y ont cours, en se fondant notamment sur l’étude des registres de délibérations, qui jusque récemment n’ont été pris en compte que de façon partielle dans les études historiques. La dimension comparative du carnet, à l’échelle méditerranéenne et européenne, permet d’envisager les réseaux et transferts entre villes médiévales, sur les plans culturel et politique.

 

Conçu comme un blog collectif et évolutif, REGIDEL propose notamment :
– la publication des communications (nov. 2016 ; nov. 2017) faites dans le cadre du cycle des rencontres aixoises Registres de délibérations urbains (2016-2019)
– une bibliographie thématique et participative régulièrement mise à jour par une équipe de jeunes chercheurs et ouverte à toutes les suggestions, adossée à la base de données bibliographique en ligne Zotero.
– une veille scientifique (publications, rencontres)

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Prix – Ana Maria Aldama Roy International Prize for a Doctoral Thesis

La Fondation Ana Maria Aldama Roy décernera son prix annuel à une thèse de doctorat inédite consacrée aux latins chrétien, médiéval ou de la Renaissance. Ce travail aura été défendu entre le 1er octobre 2016 et le 30 septembre 2017 et rédigé dans une langue romane, en allemand, anglais ou basque. L’ouvrage distingué sera publié par la Fondation Ana Maria Aldama Roy.

Montant du prix : € 2 000.
Date de clôture : 31 mars 2018.

Source : FANAM

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