Exposition – Les émaux de Limoges à décor profane. Autour des collections du cardinal Guala Bicchieri

Musée de Cluny, Paris
13 avril-29 août 2016

Cette exposition-dossier est organisée en collaboration avec le Palazzo Madama-Museo Civico d’Arte Antica de Turin, autour du prêt exceptionnel du coffre du cardinal Guala Bicchieri (v. 1160-1227). Autour d’une quarantaine d’œuvres, elle dévoile les émaux limousins profanes — dont une trentaine de médaillons — leur iconographie et leurs techniques, sans oublier les copies, faux et pastiches de style limousin du XIXe siècle.

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Pièce majeure de l’Œuvre de Limoges, exécutée vers 1220-1225 et décorée de médaillons figurant des combats d’animaux réels et fantastiques, des scènes chevaleresques et courtoises, le coffre de Guala Bicchieri grand collectionneur et diplomate aguerri est présenté pour la première fois hors d’Italie depuis son acquisition en 2004 et constitue le cœur de l’exposition.

Coffres, médaillons limousins provenant d’autres coffrets, chandeliers, gémellions, boîte aux scènes courtoises, y sont présentés, en provenance du musée de Cluny, du Louvre, du musée lorrain de Nancy autour des pièces du trésor du prélat italien conservées au Palazzo Madama-Museo Civico d’Arte Antica de Turin et du Museo Leone de Verceil.

Elaboré dans le cadre du Réseau européen des musées d’art médiéval et d’un partenariat avec le Palazzo Madama-Museo Civico d’Arte Antica de Turin, ce projet fait suite à celui consacré au voyage en 2014-2015, organisé avec le Bargello de Florence et le Museu episcopal de Vic.

Informations pratiques :
Musée de Cluny
musée national du Moyen Âge
6, place Paul Painlevé
75005 Paris

Tél : 01 53 73 78 16
http://www.musee-moyenage.fr

Horaires :
Ouvert tous les jours, sauf le mardi,
de 9h15 à 17h45.
Fermeture de la caisse à 17h15.
Fermé le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai.

Source : Musée de Cluny

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Publication – Sylvie Neven, « The Strasbourg Manuscript. A Medieval Tradition of Artists’ Recipe Collections (1400–1570) »

The ‘Strasbourg Manuscript’ is a well-known example of artistic literature, presented in the form of a collection of recipes. This manuscript, whose content has been dated to the beginning of the 15th century, was believed to be the oldest German-language source for the study of Northern European painting techniques .

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The art technological instructions of the Strasbourg Manuscript cover a wide range of crafts. Its recipes are mostly dedicated to painting and illumination and, in particular, to the preparation of pigments including refining, grinding, suitable mixtures, the building up of layers of paint, and the use of gold in gilding and its imitation. Some recipes concern the manufacture of specific binding agents, glues and varnishes used on various artistic supports. Others correspond to instructions for auxiliary crafts such as polychromy and mural painting, the dyeing of textiles and skins, the preparation and colouring of the parchment support etc.

In the 19th century, a copy of the Strasbourg Manuscript was made for Sir Charles Eastlake, the first director of the National Gallery, London, and was partly published in 1847. The original manuscript was later destroyed during the 1870 fire in the Strasbourg Library – the text of the original recipe collection was therefore preserved only in the form of Eastlake’s copy. Nevertheless, as with a large number of recipe collections produced in the Middle Ages, the Strasbourg Manuscript was the subject of copying and compilation processes. Its content thus survives not only in other contemporary manuals, but also in later treatises. Variants of its text were written in the south of Germany between 1400 and 1570.

This volume is the first comprehensive study of the Strasbourg Manuscript and its relationship with other surviving artisanal recipe collections.

Table des matières : ici

Informations pratiques :
Sylvie Neven, The Strasbourg Manuscript. A Medieval Tradition of Artists’ Recipe Collections (1400–1570), Londres, Archetype Publications, 2016. ISBN 9781909492417.

Source : Transitions – Université de Liège

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Journée d’étude – Après-midi de rencontre autour du culte de Saint Vincent et de Sainte Waudru

Dix-sept ans après la célébration de son quatrième centenaire, la confrérie Saint-Vincent de Soignies a souhaité se pencher à nouveau sur le culte de son saint patron et, une fois n’est pas coutume, sur celui de sainte Waudru. Pour ce faire, elle s’est associée avec le Cercle royal d’histoire et d’archéologie du Canton de Soignies et la Maison de la Mémoire de Mons, obtenant par la même occasion le soutien du Cercle archéologique de Mons et celui des Archives de l’État à Mons.

Les organisateurs ont fait appel à trois spécialistes qui nous feront cheminer de Maubeuge à Mons et de Mons à Soignies, à la rencontre d’Aldegonde, de Waudru, de Vincent et de tous ceux qui, depuis le haut moyen âge, perpétuent la mémoire de ces saints fondateurs et les honorent de multiples manières. Ces saints, apparentés par leurs légendes, ont donné naissance à des institutions ecclésiastiques assez semblables, qui règneront sur leur cité jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Le culte d’un saint – qu’il soit liturgique, civique ou populaire – pouvait revêtir des formes variées et poursuivre des objectifs parfois contrastés : c’est à cette plongée dans les mentalités et les pratiques des habitants du Hainaut de jadis, que nous invite cette après-midi.

L’entrée est gratuite mais la réservation est souhaitée via Pierre-Jean.Niebes@arch.be. Nombre de places limité à 100 personnes !

Sainte-Waudru

Programme :

De 14h à 17h30 :

Monique Maillard-Luypaert, docteur en philosophie et lettres (histoire), chercheur associé à l’Université Saint-Louis, Bruxelles – Présidente de séance

Jean Heuclin, professeur des Universités en histoire médiévale, doyen honoraire de l’Université catholique de Lille – « Le culte de sainte Aldegonde et ses liens avec Waudru et saint Vincent »
François De Vriendt, secrétaire de la Société des Bollandistes, Bruxelles – « Entre prières et divertissement. Les processions à Mons, du XIVe au XVIIe siècle. Aspects religieux, sociaux, politiques et festifs »
Philippe Desmette, Président du Département d’histoire de l’Université Saint-Louis, Bruxelles – « Les cultes de Vincent et Waudru au XVIIe siècle à Soignies et à Mons : spécificités et interrelations »

Jean-Marie Cauchies, membre de l’Académie royale de Belgique, président du Cercle archéologique de Mons – Conclusions de la journée.

Informations pratiques :
Le 16/04/201
6Ateliers des FUCAM, Maison de la Mémoire, rue des Sœurs noires, 2 à 7000 Mons. Entrée par la rue du Grand Trou Oudart.Tarifs : Contact : Pierre-Jean.Niebes@arch.be –

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Appel à contribution – Le rôle des petites villes dans la construction de l’Europe médiévale

Castelo de Vide
6-8 octobre 2016

La première édition des Journées internationales sur le Moyen Âge a pour thème Le rôle des petites villes dans la construction de l’Europe médiévale. Même si ce choix inaugural constitue un tribut à la Ville qui accueille l’événement et, à travers elle, à toutes celles qui partagent des traits structurants semblables dans l’espace européen, il n’en est pas moins guidé par un propos d’ordre scientifique.

Notre objectif est de promouvoir l’approche d’un thème des études urbaines qui se profile de façon récurrente mais discontinue à l’horizon de la recherche historique, géographique, sociologique et anthropologique, entre autres, toujours avec le stigmate d’objet d’analyse précaire et peu attractif. Précaire parce que, dès qu’il est replacé sur l’échelle comparative, il se heurte à la multitude de définitions de l’attribut qui le désigne. Peu attractif dans la mesure où il ne se satisfait pas d’approches scientifiques qui cherchent seulement à capter des processus de développement déterminants et massifs.

Sans vouloir succomber à la tentation de globaliser les petites villes médiévales, penchons-nous sur le rôle qu’elles jouent, en détournant le regard des grandes (mais rares) villes qui soutiennent normalement les conclusions des synthèses historiographiques. En plus de ces centres proéminents, beaucoup d’autres, plus petits, encadraient la population et se constituaient en communautés urbaines. Citons, à titre d’exemple, les noyaux côtiers par où passait le commerce, ou d’autres situés dans les montagnes qui centralisaient des sous-régions, ou encore les petites villes disposées le long des routes pour accueillir les pèlerins sur le chemin d’un centre plus important. Autrement dit, c’était (aussi) sur ces noyaux que les flux les plus divers se croisaient, encore que de façon silencieuse pour le chercheur actuel.

En conjuguant plusieurs domaines scientifiques, ce colloque se propose de contribuer à faire sortir du silence les petites villes d’une Europe médiévale qui est de plus en plus appréhendée comme « en mouvement ».

La présence à ces Journées d’éminents spécialistes de cette question sera aussi l’occasion de créer un Réseau international d’études sur les petites villes dans le temps.

Clôture de l’appel : 31 mai

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Panels thématiques :

1 – Hiérarchies urbaines au Moyen Âge : les noyaux et les flux.
2 – Études comparatives de petites villes médiévales : échelles d’analyse (de la « région » à l’Europe).
3 – La matérialité des petites villes médiévales – perspectives archéologiques.
4 – La virtualisation des petites villes médiévales : l’e-préservation du patrimoine.
5 – Les petites villes médiévales dans l’art et l’art dans le monde urbain médiéval.
6 – Échos dans la littérature des petites villes médiévales.
7 – Castelo de Vide au Moyen Âge, ville frontière – approches multidisciplinaires

Les Journées internationales sur le Moyen Âge sont issues du partenariat établi entre l’Instituto de Estudos Medievais (IEM/FCSH/NOVA) et la Ville de Castelo de Vide, afin d’unir les volontés et l’efficacité d’un centre de recherche qui articule la recherche scientifique avec le transfert de connaissances vers la société, et d’une Mairie décidée à investir durablement dans la culture, la préservation du patrimoine et la formation.

Les deux partenaires veulent faire de ces rencontres un rendez-vous annuel, un forum de discussion sur les grands thèmes et les problématiques du Moyen Âge entre spécialistes de différents domaines scientifiques, en particulier l’histoire, l’archéologie, l’histoire de l’art et la littérature.

Cette initiative traduit la marque multidisciplinaire qui singularise l’IEM en tant que seule unité de recherche portugaise qui se consacre exclusivement aux études sur cette époque. Le choix de Castelo de Vide pour accueillir l’événement permet aux chercheurs de s’immerger dans un environnement propice à la réflexion sur le Moyen Âge, lequel ne manquera pas de contribuer à mettre en valeur les attraits et le potentiel patrimonial de cette ville et de la région transfrontalière dont elle est issue.

L’objectif est d’inscrire les Journées internationales sur Moyen Âge de Castelo de Vide dans l’agenda international des rencontres régulières consacrés au Moyen Âge.

Source : Castelo de Vide

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Séminaire – Les rouages de l’état bourguignon : l’imprimerie

26 avril 2016, 14h
Université de Liège, salle Grand Physique – Quai Roosevelt, 1b, 4000 Liège

Séminaire de recherche pluridisciplinaire
Pour plus d’information, veuillez vous adresser à christophe.masson@ulg.ac.be et jonathan.dumont@ulg.ac.be, ou consulter le site http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/

Comité organisateur : Jonathan Dumont, Alain Marchandisse, Christophe Masson
Ce séminaire est organisé avec le soutien de la Fondation pour la protection du patrimoine historique, culturel et artisanal de Lausanne

Imprimerie - ULG

Séance du 26 avril 2016 : L’imprimerie
Intervenant : Renaud Adam(Université de Liège)

1. Législation et imprimerie dans les anciens Pays-Bas (XVe-XVIe s.)
2. Actualité, bilan et perspectives

Modérateur : Anne Schoysman (Université de Sienne)

Source : Transitions – Université de Liège

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Publication – Sébastien Rossignol et Anna Adamska (dir.), « Urkundenformeln im Kontext. Formen der Schriftkultur im Ostmitteleuropa des Mittelalters (13.–14. Jahrhundert) »

Die hier publizierten Beiträge widmen sich dem mittelalterlichen Urkundenwesen in den polnischen Fürstentümern und in Böhmen und untersuchen mit besonderem Augenmerk auf die Arenga das Formular der von Fürsten, den Erzbischöfen von Gnesen/Gniezno und Adeligen ausgestellten Urkunden in seiner Genese und Aussage, die Kriterien der Anwendung einzelner Formeln, die Rolle der Schreiber und Notare wie auch der Formelbücher und stellen die Ergebnisse in den Kontext aktueller Forschungen zu Schriftlichkeit und Kommunikation. Die in deutscher und englischer Sprache abgefassten Studien eröffnen den Zugang zu wichtigen, aber auf internationaler Ebene viel zu wenig rezipierten Ergebnissen der ostmitteleuropäischen Forschung.

Table des matières : ici

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Sébastien Rossignol ist Assistant Professor an der Memorial University, Department of History in St. John’s, Newfoundland and Labrador.

Anna Adamska ist dem Forschungsinstitut für Geschichte und Kunstgeschichte der Universität Utrecht zugeordnet und Lehrbeauftragte für Mittelalterliche Geschichte am University College derselben Universität.

Informations pratiques :
Sébastien Rossignol et Anna Adamska (dir.), Urkundenformeln im Kontext. Formen der Schriftkultur im Ostmitteleuropa des Mittelalters (13.–14. Jahrhundert), Vienne – Cologne – Weimar, Böhlau, 2016 (Veröffentlichungen des Instituts für Österreichische Geschichtsforschung, 66). 207 S., 5 Kt., 24 x 17 cm. ISBN : 978-3-205-20285-1. Preis: € 30.00.

Source : Böhlau

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Colloque – Comtes et abbayes dans le monde franc (Francie occidentale, Francie orientale et Bourgogne), fin IXe – fin XIe siècle

Les deux dernières décennies ont vu l’émergence d’un nouveau regard historiographique sur les relations entre les mondes laïque et ecclésiastique dans l’Occident post-carolingien1. L’étude du monachisme a ainsi été profondément modifiée, notamment en ce qui concerne la question de l’inscription du sacré dans l’espace ou le rapport des moines à la memoria des familles aristocratiques. Cela est notamment passé par la nécessaire reconsidération des sources médiévales qui nous décrivent ces relations entre clercs et seigneurs laïques. Il paraît ainsi désormais indispensable d’adopter un regard critique sur les récits ecclésiastiques qui dénoncent l’aspect prédateur des abbés laïques ou des avoués, et de distinguer davantage le discours grégorien des réalités pré-grégoriennes.

Bon nombre de travaux ont été consacrés aux figures royales/impériales (tout particulièrement dans l’historiographie germanique), ou ducales (notamment dans l’historiographie francophone). Cette journée d’étude sera consacrée à des acteurs a priori moins prestigieux et surtout globalement moins bien documentés : les comtes. Dans les sociétés post-carolingiennes aux structures territoriales en pleine transformation, le rôle politique de ces derniers fut généralement central, selon l’espace considéré, et les abbayes purent leur servir de points d’appui.

En effet, si les sièges épiscopaux, qui furent souvent des enjeux majeurs du pouvoir, ont été beaucoup étudiés, notamment dans le cadre des études sur la notion de « Reichskirchensystem », aujourd’hui dépassée, les abbayes semblent devoir être prises pleinement en compte. Elles furent au cœur d’enjeux de pouvoir très importants, en lien notamment avec les mouvements de réforme ecclésiastique des Xe et XIe siècles.

Le terrain d’enquête envisagé comprendra les royaumes de Francie occidentale, de Francie orientale et de Bourgogne, dans une démarche comparative. En effet, les situations locales semblent différer fortement entre les espaces marqués par un pouvoir royal/impérial fort et les territoires dans lesquels celui-ci n’arrive que difficilement à s’imposer.

Les propositions de communication pourront porter sur les problématiques liées à l’abbatiat laïque et à l’avouerie, en prenant notamment en compte l’intérêt que représentaient ces monastères dans les politiques territoriales comtales. Elles pourront également aborder les modifications apportées par les différentes réformes (réforme clunisienne, réforme lotharingienne ou réforme grégorienne) et le rôle que jouèrent les comtes dans ces mouvements réformateurs. On accordera également une place importante aux fondations comtales, en envisageant leurs liens à la mémoire familiale.

1. Pour un bilan historiographique, voir Florian Mazel, « Monachisme et aristocratie aux Xe – XIe siècles : un regard sur l’historiographie récente », in Steven Vanderputten et Brigitte Meijns (éds.), Ecclesia in medio nationis: reflections on the study of monasticism in the central Middle Ages ;, Leuven, Leuven Univ. Press, 2011, p. 47‐75.

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Programme :

Jeudi 30 juin

14 h – Pierre Monnet (Francfort/EHESS) et Tristan Martine (Paris Est Marne-la-Vallée/ Université de Lorraine) : Mots de bienvenue au nom de l’IFRA-SHS

14h15 – Charles Mériaux (Lille 3) – Introduction

14h45 – 16h15 – Présidence : Steffen Patzold (Tübingen)

Rafael Wagner (Bâle) : « Konflikt und Reform. Zur Transformation der schwäbischen Gesellschaft (900-1100) aus der Sicht von St. Gallen »
Johannes Waldschütz (Fribourg-en-Brisgau) : « Interaktion und Erinnerung – Die Beziehungen zwischen Reformklöstern und ihren gräflichen Stifterfamilien im Hochmittelalter »

16h45 – 18h15 – Présidence : Geneviève Bührer-Thierry (Paris 1)

Nicolas Ruffini-Ronzani (Namur) : « Jeux et enjeux de pouvoir en Cambrésis à l’époque ottonienne »
Paul Chaffenet (Lille 3/Bruxelles) : « Imitation et innovation dans les politiques religieuses des comtes de Vermandois (première moitié du XIe siècle) »

Vendredi 1er juillet

9h00 – 10h30 – Présidence : Pierre Monnet (Francfort/EHESS)

Thomas Kohl (Tübingen/Francfort) : « Grafen und ihre Klöster im 11. Jahrhundert – ein Vergleich »
Sébastien Fray (Saint-Etienne) : « Abbayes et pouvoir comtal en Rouergue du IXe au XIe siècle »

10h45 – 12h15 – Présidence : Jessika Nowak (Francfort/Fribourg-en-Brisgau)

Florian Dirks (Hambourg) : « Handlungsspielräume der westfränkischen Eliten auf Ebene der Grafen 843-898 »
Esther Dehoux (Lille 3) : « Comte, y es-tu ? Comtes et comtesses dans les rouleaux des morts (Xe-début XIIe siècle) »
12h30 – 13h00 – Michel Margue (Luxembourg) : Conclusions

Informations pratiques :
Institut franco-allemand de Sciences historiques et sociales (IFRA-SHS)
Francfort-sur-le-Main
30 juin – 1er juillet 2016

Organisation : Tristant Martine (Université Paris-Est/IFRA-SHS)
Contact : tristan.martine@yahoo.fr

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Conférence – Bernard Delmaire, « Les religieuses soignantes du XIVe au XVIe siècle : l’exemple des sœurs noires ou « Ensacquées » et des sœurs grises de Lille »

Entre 1350 et 1550 environ il se fonda dans les anciens Pays-Bas plus de 150 couvents de religieuses soignantes à domicile, puis en hôpital, surnommées par le peuple sœurs grises et sœurs noires, distinctes des moniales cloîtrées et des béguines laïques ; deux siècles avant les sœurs de la Charité, elles prononçaient les trois vœux religieux, mais allaient soigner les gens chez eux et ensevelissaient les morts.

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L’exposé portera sur les débuts de deux des trente-trois couvents recensés dans le département du Nord (carte distribuée), les « Ensacquées » qui apparaissent dès 1371 dans un acte de l’évêque de Tournai, qui durèrent jusqu’à la Révolution, et les sœurs grises fondées en 1453 grâce à la duchesse Isabelle de Portugal, mais cloîtrées dès 1490 comme Clarisses grâce à la duchesse Marguerite d’York.

Informations pratiques :
Jeudi 21 avril 2016 à 15h.
Archives départementales du Nord
22 rue Saint Bernard
59000 Lille

par Bernard Delmaire
Professeur émérite en histoire médiévale.

Les conférences de la Commission historique du Nord sont ouvertes au public, dans le cadre d’un partenariat avec les Archives départementales.

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Publication en ligne – « Les formulaires. Compilation et circulation des modèles d’actes dans l’Europe médiévale et moderne », actes réunis par Olivier Guyotjeannin, Laurent Morelle et Silio P. Scalfati

Les recueils de modèles d’actes ont été tôt reçus dans la diplomatique comme une chance rare de pondérer les pertes documentaires par le tableau, large ou exhaustif, de la production d’une époque, de compléter les sources de l’histoire du droit, de glaner quelque acte inconnu, ou encore de pénétrer dans les coulisses d’une chancellerie. D’où un mouvement relativement soutenu d’étude monographique et d’édition, depuis le XIXe siècle, où le grand opus de Karl Zeumer ne doit pas masquer la variété des intérêts portés au second Moyen Âge et au vaste spectre des formulaires alors composés, dans les chancelleries souveraines, épiscopales, monastiques, chez les notaires et autres rédacteurs d’actes.

Plus tard, sous l’aiguillon de l’étude de la genèse de l’acte, les diplomatistes ont mis en valeur l’organisation interne des compilations et les titres donnés aux formules comme indices de la structuration de la production et, si l’on peut dire, de la conscience diplomatique que pouvait en avoir le producteur.Tout récemment enfin, l’accent a été mis sur la réception des compilations, que l’on recherche toutes les lettres mises au nom d’un même auteur dans un large choix de recueils (ainsi pour Philippe Auguste par Michel Nortier), que l’on étudie la diffusion et les usages de best-sellers (Marculf, Rolandino Passaggieri, Pierre de La Vigne, Odart Morchesne…) ou de plus modestes recueils (formulaire de Ripoll…). Au passage surgit la question des rapports complexes avec l’ars dictaminis, remise en valeur par un fort courant de recherche.

Par-delà ces renouvellements et les travaux d’édition et de recensement, bien mais diversement engagés, il reste encore pourtant de vastes chantiers à ouvrir ou à poursuivre, et ce pour de multiples raisons.

En premier lieu parce que le terme moderne, en lui-même ambigu (formulaire entendu comme recueil, et formulaire entendu comme assemblage de parties du discours), cache une extrême variété d’objets, de contextes de rédaction et d’objectifs, entre compilation sui generis et présence de formules au milieu de recueils épistolaires ou de styles procéduraux, entre recueils scolaires et formulaires « d’étude [notariale] », entre recueils de recettes et compilation de modèles à reproduire, entre manuels (supposés) du travail quotidien et outils de promotion d’un pouvoir, d’un style, d’un groupe socio-culturel– contextes et objectifs qui tous font sens à leur tour, dans leur évolution et leurs modalités.

Ensuite parce que le formulaire est une compilation que son succès rend particulièrement instable, derrière le texte canonisé par une édition ; l’étude fine de la tradition manuscrite comme des micro-variations apportées au fil de la diffusion (ajouts et retraits de formules ou de sections, modifications internes, reclassements…) révèle des éléments essentiels, mais rarement pris en compte, de la vie des compilations à succès.

Enfin, et plus loin, parce que si l’origine des formules retenues a depuis longtemps suscité la curiosité, de l’acte à peine caviardé à l’acte supposé voire à la formule ludique, comme un amont nécessaire pour comprendre les méthodes et conditions de travail du compilateur, la question de l’aval a été la plupart du temps laissée de côté ; redoutablement complexe, elle amène à interroger de vastes corpus (avant et après la compilation) pour jauger l’influence exacte que celle-ci a pu avoir sur la production courante ; autrement dit pour mieux percer les arcanes de la genèse de l’acte, de son statut entre production normalisée et œuvre d’art(isanat).

Autant d’angles d’attaque d’un corpus bariolé que seule peut prétendre embrasser une approche comparatiste, ouverte à tout l’espace de la chrétienté latine, jusqu’aux frontières intérieures et extérieures (formulaires juifs, arabes, byzantins…), et du premier Moyen Âge au début des temps modernes. Autant de thèmes encore qui défient la synthèse et incitent à concevoir des journées d’études et d’échanges, structurées autour de types et/ou d’espaces définis, autour d’un questionnaire cohérent :

I. L’objet « formulaire ».
Dénominations, titres, prologues. Le formulaire est-il un genre ? Frontières et relations avec les manuels de dictamen, avec les compilations mémorielles (cartulaires, registres).

II. Lieux et milieux de production et d’usage.
Par grands types de producteurs et/ou d’époques : initiatives, besoins, fabrication, usages et utilité, circulation et diffusion.

III. Formulaire et culture diplomatique.
Le formulaire comme reflet de la production documentaire : actes effectifs et actes supposés ; typologie et classement par catégories ; gloses et nota sur les usages des rédacteurs. — L’influence du formulaire sur la production documentaire.

Table des matières :

Alice Rio – Les formulaires mérovingiens et carolingiens Quelques réflexions tardives
Sarah Patt – Die Formulae imperiales und die Urkunden Ludwigs des Frommen
Karl Heidecker – L’influence de la production documentaire sur les formulaires en Alamannia
Miguel Calleja Puerta – Ecos de las fórmulas visigóticas en la documentación altomedieval astur-leonesa
Josiane Barbier – Formulaires du haut Moyen Âge Éléments d’un bilan
Irmgard Fees – Das Formular der Tauschurkunde im Europäischen vergleich (8. bis 12. Jahrhundert)
Daniel Piñol – Formularios notariales en las notarías de la diócesis de Tarragona (siglos XIII-XIV)
Giovanni Feo, Lorenza Iannacci, Annafelicia Zuffrano – Il formulario del documento privato tra norma giuridica e prassi notarile L’apporto della scuola bolognese di notariato del secolo XIII
Silio P.P. Scalfati – Les formulaires toscans d’ars notaria
Ma Luisa Pardo Rodríguez – Un formulario notarial castellano del siglo XIII La III Partida
Pilar Ostos-Salcedo – Las Notas del Relator: un formulario castellano del siglo XV
Gábor Dreska – Das Formelbuch des Notars Johann Magyi aus dem 15. Jahrhundert
Reyes Rojas García – De la práctica diaria a la teoría de los formularios notariales Comercio y mercado en la Sevilla del siglo XVI
José Marques – Des documents aux formulaires dans le nord du Portugal Approche typologique dans le contexte historique et culturel du XIe au XIIIe siècle
Maria Helena da Cruz Coelho, Maria do Rosário Barbosa Morujão – Formules et formulaires. Réflexions sur la rédaction des documents royaux au Portugal à la fin du Moyen Âge
Maria Cristina Almeida e Cunha Alegre – À la recherche des formulaires perdus La documentation de l’Audientia du diocèse de Braga (fin XIIIe-XIVe siècles)
Maria João Oliveira e Silva – Reconstructing formularies The charters of the episcopal chancery of Porto in the Middle Ages
Marie Bláhová – Die Formelbücher im přemyslidischen Böhmen
Ivan Hlaváček – Formelbücher der Luxemburgerzeit in Böhmen
Ma Josefa Sanz Fuentes – Formularios de la cancillería real castellano-leonesa en la Baja Edad Media
Kornél Szovák – Funktion und Formen der Formelbüche im mittelalterlichen Ungarn
Sergej Michailovič Kaštanov – Un formulaire métropolitain russe du XVIe siècle
Olivier Poncet – Le formulaire comme programme de gouvernement Sortie des troubles civils et refondation bourbonienne sous Henri IV (1589-1610) À travers le ms. Bibl. nat. Fr., fr. 5809
Nikita A. Komočev – Die Formulare und Musterbriefe im russischen urkundenwesen des 17. Jahrhunderts
Esquisse de conclusion

Informations pratiques :
Olivier Guyotjeannin, Laurent Morelle et Silio P. Scalfati (dir.), Les formulaires. Compilation et circulation des modèles d’actes dans l’Europe médiévale et moderne, École nationale des chartes, 2016, en ligne.

Accès : ici

Le congrès a bénéficié du soutien des équipes de recherche EA 3624 « Histoire, mémoire et patrimoine » (Centre Jean Mabillon – École nationale des chartes) ; EA 4116 « Saprat : Savoirs et pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle » (Éphé) ; et Themam (UMR 7041 ArScAn).

Source : École nationale des chartes

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Conférence – Michelle Bubenicek, « Meurtre au donjon. Genèse d’une enquête microhistorique, du XIVe au XIXe siècle »

La prochaine séance du cycle de conférence organisée par le Centre belge d’études bourguignonnes 1400-1600, commun à l’Université Saint-Louis et à l’Université catholique de Louvain, aura lieu le jeudi 14 avril 2016.

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Ce séminaire sera animé par Mme Michelle Bubenicek, historienne, professeure à l’Université de Franche-Comté, et portera sur Meurtre au donjon. Genèse d’une enquête microhistorique, du XIVe au XIXe siècle.

La séance se déroulera le jeudi 14 avril 2016 à l’Université Saint-Louis, de 14h à 16h, auditoire 3, entrée par le boulevard du Jardin botanique, 43, B-1000 Bruxelles.

Entrée libre.

Pour les doctorants, le séminaire peut être validé dans le cadre de la formation doctorale (ED3 et ED4).

Le séminaire suivant du cycle aura lieu à Louvain-la-Neuve le 2 mai 2016 et sera animée par M. Jaroslav Svatek (Université de Prague), historien. Il aura pour thème Un pèlerin et diplomate tchèque en route vers Compostelle par les Pays-Bas, Léon de Rozmital. De plus amples informations suivront.

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