Publication – Notre-Dame et l’Hôtel de Ville. Incarner Paris du Moyen Âge à nos jours

Tout semble séparer ces deux hauts lieux parisiens que sont Notre-Dame et l’Hôtel de Ville : la Seine qu’enjambe le pont Notre-Dame sans créer de lien fondateur, l’ancienneté, l’emprise et une certaine indépendance de la cathédrale, qui contrastent avec la maison commune dont le pouvoir politique a été longtemps mis sous le joug, avant d’être reconnue comme mairie de Paris en 1975. Chacun de ces monuments n’a pas manqué aussi de rivaliser avec l’autre, l’un s’imposant par un gothique triomphant en un site qu’Haussmann a ouvert au regard, l’autre affirmant, dès le xvie siècle, la modernité de son style Renaissance que les différentes reconstructions ont obstinément perpétué.

Ce serait cependant oublier que les Parisiens ont investi ces deux monuments, que leurs élites y ont exercé le pouvoir en tissant, entre le chapitre cathédral et la municipalité, des liens invisibles mais puissants, et que le peuple, de célébrations en insurrections, a manifesté à travers eux son attachement à sa ville. Ce serait oublier aussi que ces deux monuments ont grandi à l’ombre d’un pouvoir central fort, celui de la Royauté, de l’Empire puis de la République, dans une ville capitale, si bien qu’ils portent les marques d’une histoire nationale qu’ils ont réussi à faire leur.

Ce livre l’illustre en offrant une lecture symbolique de Notre-Dame et de l’Hôtel de Ville, en analysant leur impact dans l’aménagement de l’espace parisien, ainsi que leur place dans les grands moments de cristallisation de l’histoire, pour mieux identifier leur capacité à incarner, pour chacun d’entre eux et l’un avec l’autre, l’identité de Paris.

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Table des matières :

Anne Hidalgo – Préface
Isabelle Backouche, Boris Bove, Robert Descimon, Claude Gauvard – Avant-propos. Pouvoirs, aménagements urbains, sociabilités
Isabelle Backouche, Boris Bove et Robert Descimon – Introduction? Genèse des pouvoirs parisiens

Des monuments dans la ville

Hélène Noizet – Dominer l’île de la Cité : les espaces du pouvoir seigneurial du chapitre de Notre-Dame
Étienne Hamon – Échevins, chanoines et artistes au temps de la reconstruction du pont Notre-Dame (1499-1512) : un chantier municipal au pied de la cathédrale
Flaminia Bardati – Le « bastiment nouvel que le Roy veult estre faict d’ung hostel de Ville ». Acteurs et enjeux d’un projet à l’échelle urbaine sous François Ier
Renée Davray-Piekolek – À la lumière des restaurations de Viollet-le-Duc : trois maquettes de Notre-Dame de Paris provenant des collections du musée Carnavalet
Florence Bourillon – Le dégagement de Notre-Dame et de l’île de la Cité sous le Second Empire
Alice Thomine-Berrada – L’Hôtel de Ville de Paris au XIXe siècle : la création d’un modèle Renaissance

Des pouvoirs dans la ville

Julie Claustre – L’affaire Perrin Marc (1358) : la Ville, Notre-Dame et le dauphin
Christine Jéhanno – De la cathédrale à l’échevinage, l’Hôtel-Dieu de Paris entre Moyen Âge et Temps modernes : une « municipalisation » ?
Robert Descimon – Un patricien parisien à l’évêché : Guillaume Viole (?-1568)

Des lieux pour les Parisiens

Nicolas Lyon-Caen – La Cité : espace politique et espace commercial, XVIIe-XVIIIe siècles
Laurence Croq – Notre-Dame, espace vécu des « bourgeois de Paris » au XVIIIe siècle
Alain Cabantous – Le parvis de Notre-Dame et la place de l’Hôtel de Ville de Paris (XVIIe siècle-début XIXe siècle). Approche comparée de territoires urbains
Manuel Charpy – Abords et alentours. Concurrence des usages autour de Notre-Dame au XIXe siècle

Les usages symboliques de l’espace

Judith Lyon-Caen – Cathédrale romantique, cathédrale restituée : les usages de la littérature et la restauration de Notre-Dame au XIXe siècle
Éric Fournier – Mai 1871 : l’Hôtel de Ville est incendié. Notre-Dame brûle-t-elle ?
Boris Bove – Un prévôt des marchands face à la cathédrale : Viollet-le-Duc et la statue d’Étienne Marcel de 1888
Jean-François Muracciole – Notre-Dame et la Cité, août 1944

Claude Gauvard – Conclusion

Informations pratiques :
Isabelle Backouche, Boris Bove, Robert Descimon, Claude Gauvard (éd.), Notre-Dame et l’Hôtel de Ville. Incarner Paris du Moyen Âge à nos jours, Paris, Publications de la sorbonne, 2016 (Homme et société , 51). 16 x 24 cm. ISBN : 978-2-85944-921-6. Prix : 34 euros.

Source : Publications de la Sorbonne

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Publication – Laurent Hablot et Laurent Vissière (dir.), « Les paysages sonores du Moyen Âge à la Renaissance »

SI l’homme ne retient pas les sons dans sa mémoire, ils périssent, car ils ne peuvent être écrits », déplore Isidore de Séville. Par définition, les bruits et les sons s’envolent, et de fait, à première écoute, les sociétés anciennes – le monde d’avant Edison – apparaissent désespérément silencieuses.

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Comment étudier les bruits, les rumeurs, les clameurs qui animent le monde médiéval ? Peut-on même se représenter ces centaines de cloches qui, dans une ville comme Paris, sonnent à la volée les heures de la journée ?

Peut-on imaginer les embarras de rues étroites où se côtoient hommes et bêtes, où hurlent du matin au soir crieurs et colporteurs ? C’est cet ensemble qui constitue un paysage sonore. Depuis les travaux pionniers de R. Murray Schafer et d’Alain Corbin, l’histoire du sensible a suscité un intérêt qui ne s’est jamais démenti, et qui a donné lieu à un grand nombre de travaux pour les XIXe et XXe siècles. Or, le Moyen Âge est moins silencieux qu’on pourrait le croire, et une partie au moins des sons quotidiens et familiers se retrouve transcrite dans des chroniques, des chansonniers, des romans, voire dans des actes judiciaires. Il s’agit de les retrouver, de les analyser et de les donner à entendre de nouveau,
dans une sorte d’extraordinaire essai d’archéologie sonore.

Partageant le même intérêt pour la perception sensible de l’univers médiéval, Laurent Vissière et Laurent Hablot se sont attachés à réunir autour du thème des paysages sonores des historiens, des musicologues et des littéraires dans une perspective résolument interdisciplinaire. Rassemblant leurs savoirs, ces spécialistes du Moyen Âge et de la Renaissance nous font entendre ici le bruissement oublié du quotidien des femmes et des hommes de jadis.

Table des matières : ici

Informations pratiques :
Laurent Hablot et Laurent Vissière (dir.), Les paysages sonores du Moyen Âge à la Renaissance, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016 (Histoire). 15,5 x 24 cm, 310 p. ISBN : 978-2-7535-4294-5. Prix : 20,00 €.

Source : Presses Universitaires de Rennes

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Colloque -Danses macabres d’Europe

Troyes Médiathèque du Grand Troyes
25 – 28 mai 2016

Macabre

Programme :

Mercredi 25 mai 2016

Accueil de 10h à 14h (déjeuner libre)

14h – 14h30 : Véronique Saublet, Vice –Présidente du Grand Troyes – Accueil des participants
14h30 – 15h : Novella Lapini (Firenze) – La processione dei vivi e dei morti nella Roma antica: il funerale della nobilitas
15h – 15h30 : Gérard Gros (Université de Picardie) – Misère humaine et dubitacio mortis : l’Épître de Gautier
15h30 – 16h : Marie-Dominique Leclerc (D.M.E. – Université de Reims Champagne-Ardenne) – Trois p’tits tours et puis s’en vont, La mort chez les marionnettes : la Mort, sujet central de la pièce
16h- 16h30 : Pause

16h30 – 17h : Antonia Víñez Sánchez (Universidad de Cádiz) – Lo macabro en el Cancionero de Santa María de El Puerto de Alfonso X
17h – 17h30 : Danièle Quéruel (D.M.E. – Université de Reims Champagne-Ardenne) – La revue des Etats du monde : permanence et variation d’un motif de la Danse macabre dans la littérature du XVe siècle
17h30 -18h : Michela Margani (Università di Macerata) – I dadi della Morte: metafore del gioco nella letteratura francese medievale
20h : Dîner au restaurant Le Royal

Jeudi 26 mai 2016

9h -9h30 : Laura Ramello, Alex Borio, Elisabetta Nicola (Università di Torino) – “Puet nul ocire la mort?” Croyances, mythes, symboles de la mort dans les traités pseudo- scientifiques médiévaux
9h30 – 10h : Alina Zvonareva (Università di Padova) – Il Ballo della Morte : un remaniement toscan du XVe- XVIe siècle de la Danse macabre de Paris
10h – 10h30 : Ilona Hans-Collas (D.M.E. – GRPM) – La Mort et le miroir. À propos du Jugement dernier de Malines (XVIe siècle)
10h30- 11h : Pause

11h – 11h30 : Cécile Coutin (D.M.E. – BnF) – Un Memento Mori musical de Luigi Rossi (vers 1641- 1645)
11h30- 12h : Marie-Suzon Druais (Rennes) – Les représentations de la personnification de la mort, l’Ankou, en Basse-Bretagne, aux XVIe et XVIIe siècles
12h- 12h30 : Raffaele Cioffi (Università di Torino) – Il supplizio dell’impiccagione nell’omiletica anglosassone, fra radici apocrife e reminiscenze poetiche
12h45 : déjeuner à l’Espace Argence

14h30 – 15h : Barbara Foresti (Bologna) – Il Giudizio Universale, l’Inferno e gli Evangelisti di Pietro Pancotto: dall’ombra di un portico, alla luce di un’interpretazione
15h – 15h30 : Karin Ueltschi (Université de Reims Champagne- Ardenne) – Danses macabres, cortèges de morts et chasses sauvages : variations mythiques et littéraires
15h30 – 16h : Omar Khalaf (Università Ca’ Foscari Venezia, Université Paris 4) – “Memorare novissima” : Caxton’s editions of Earl Rivers’s Cordyal and the meditation on death in late medieval England
16h- 16h30 : Pause

16h30 – 17h : Didier Jugan et Joël Raskin (D.M.E. – GRPM) – Le navire de l’Eglise face aux hérésies, aux péchés et à la mort (XVIe-XVIIe siècles)
17h – 17h30 : Angelika Gross (Paris) – À propos d’un fragment de la fresque de la Danse macabre de 1440 à Bâle
18h : Concert à la chapelle Argence 20h 30: Dîner au restaurant l’Illustré

Vendredi 27 mai 2016

9h -9h30 : Monica Engel (Amsterdam) – La démolition de la danse macabre de Bâle
9h30 – 10h : Giuliana Giai (Torino) – Chronique de l’an Mil : la bonne et la mauvaise mort dans les “exempla” de Novalesa
10h – 10h30 : Cristina Bogdan (D.M.E. – Université de Bucarest) – L’Image du jugement individuel de l’âme. Le voyage par les Péages aériens dans l’iconographie roumaine du XVIIIe siècle
10h30- 11h : Pause

11h – 11h30 : Marco Piccat (D.M.E. – Università di Trieste) – Le Royaume de Sardaigne et la Danse macabre
11h30- 12h : Elisa Martini (Università di Firenze) – Il Casentino dei morti dimenticati. Le novelle del Sire di Narbona e di Messer Cione
12h- 12h30 : Caterina Angela Agus (Torino) – La “morte doppia” nella devozione popolare tra Savoia e Delfinato
12h45 : déjeuner à l’Espace Argence

14h30 – 15h : Silvia Marin Barutcieff (D.M.E. – Université de Bucarest) – La mort du martyr dans l’iconographie religieuse des Principautés Roumaines au XIXe siècle
15h – 15h30 : Tony Seaton (University of Limerick) – Sophie Oosterwijk (D.M.E. – University of St Andrews) : The British Dance of Death : A memento mori for Jane Austen’s era
15h30 – 16h : Alberto Milano (Civica Raccolta Bertarelli, Milano) – Reliures italiennes en xylographie avec motifs macabres

16h – 16h30 : Jean-Louis Haquette (Université de Reims Champagne- Ardenne) – Conclusion et clôture du colloque

17h : Visite de la Cité du vitrail
18h : Réception par le Conseil départemental de l’Aube (Ancien Hôtel-Dieu)
20h : Dîner au restaurant La Barge

Samedi 28 mai 2016

8h30 – 19h : Excursion « A la recherche du macabre en Champagne méridionale » (Pont- Sainte-Marie, Les-Riceys, Chaource, Ervy-le-Châtel, Neuvy-Sautour, Lirey).
Déjeuner au Château de la Cordelière à Chaource.
Dîner libre.

Bulletin d’inscription : ici
Programme au format PDF : ici

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Appel à contribution – L’acte original, entre conceptions médiévales et concept diplomatique. Colloque international à l’occasion du Cinquantenaire du projet « Originaux »

Indications pratiques : Les propositions de communications devront parvenir, accompagnées d’un curriculum vitae, avant la date du 1er juin 2016 (à Jean-Baptiste Renault). Elles devront comporter environ 500 mots et être rédigées en français, anglais, allemand, espagnol ou italien.

Il y a cinquante ans, le doyen Jean Schneider lançait à Nancy un ambitieux projet qui aboutit en 2010 à la publication en ligne des Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France. La rencontre de 2016 voudrait célébrer cette entreprise pionnière en proposant une réflexion collective sur le matériau même du corpus, « l’acte original », interrogé dans ses multiples facettes : la notion qu’il recouvre (l’« originalité ») et les difficultés qui président à sa qualification ; la façon dont il a été appréhendé au Moyen Âge ; les potentialités d’investigation qu’il renferme pour les historiens d’aujourd’hui, notamment quand les originaux sont rassemblés en corpus numériques. Les communications porteront de façon privilégiée sur la période couverte par les bases réalisées à Nancy, depuis le très haut Moyen Âge jusqu’au XIIIe siècle. Dans l’histoire de l’acte écrit, ce terminus marque aussi un « moment » dans les réflexions savantes sur l’acte écrit comme preuve. Si « l’acte écrit » est au centre du colloque, les réflexions des contributeurs pourront naturellement s’étendre, en tant que de besoin et par souci comparatiste, à d’autres types de sources ou d’objets aux lisières du genre diplomatique – on songe entre autres aux sources épistolaires.

L’exploration de la question pourra s’inscrire dans l’Occident médiéval, aussi bien que dans d’autres espaces. Les thèmes de la rencontre peuvent être rassemblées sous deux rubriques principales : la première envisageant « l’original » en tant que notion et « sujet » d’histoire culturelle, l’autre considérant les originaux en tant qu’« objets » d’investigation.

Axe 1. – Original des médiévistes, original des médiévaux

Depuis le XIXe siècle pour le moins, les diplomatistes ont proposé des définitions de l’acte original qui reposent sur des critères à la fois philologiques et juridiques : l’original est vu comme la première forme (« primitivité ») définitive de l’acte (« perfection »), à la fois conforme aux décisions des parties prenantes (« sincérité ») et élaboré de façon à faire foi (« validité »). Ces caractères déterminent des oppositions (original / copie ; original / pseudo-original) et des nuances : ainsi, l’« original » n’est pas l’« archétype » et l’authenticité n’est pas l’apanage de l’originalité. Ces constats ouvrent plusieurs pistes de réflexion.

  • La conception canonisée de « l’original » ne suffit pas à rendre compte de certaines pièces d’archives ; d’autre part, on ne peut négliger la part de subjectivité qui préside à qualifier une pièce comme original (et non comme copie), d’autant que des copies ont des statuts ambigus. Comment le spécialiste de l’écrit et l’éditeur d’acte surmontent-t-ils ces difficultés ? Les définitions canonisées, fruits d’une tradition académique forgée sur des bases documentaires assez limpides (les actes de chancellerie, les « actes privés ») sont-elles encore jugées pertinentes aujourd’hui ? sont-elles une aide à la réflexion ou une entrave à une juste compréhension des écrits ?
  • L’original des diplomatistes doit beaucoup aux juristes médiévaux qui brassèrent à nouveaux frais les catégories du droit romain au cours des XIIe-XIIIe siècles. Mais la conscience de l’original est attestée bien avant : durant le haut Moyen Âge, l’opposition avérée entre authenticum et exemplar exprime la distinction original / copie. En revanche, le XIe siècle a vu s’épanouir des formes documentaires qui brouillent les critères de l’originalité et de l’authenticité (modes de validation), le caractère primitif et définitif du document (actes complétés ou réécrits, pancartes…), ou encore l’expression de la véracité, moindrement affichée dans des actes de rédaction objective (notices ou brevia) ne permettant pas d’exprimer la conformité à la volonté de l’auteur, avant que l’évolution ne s’inverse et tende à régulariser formes et états des documents. On essaiera donc d’interroger les témoignages qui permettent de mesurer (et de relativiser) cette sensibilité à l’originalité, à différents moments de la vie de l’acte (de son élaboration à sa réception), dans son rôle social et les usages diversifiés (par ex. mémoriels) qui en sont faits, selon les personnes qui le produisent, lisent, et utilisent (ostension en contexte judiciaire, classement archivistique, remplois littéraires…). On pistera donc les indices laissés indirectement par les copistes (comment les copies médiévales se démarquent-elles des originaux ?) ou par les faussaires (moyens mis en œuvre pour « faire original » ?).
  • Dans un contexte donné, l’acte original a pu être reconnu comme tel grâce à certains signes. On cherchera à retracer l’histoire de ces marqueurs de l’originalité (mise en page, validation, scellement, signes graphiques, témoins…) en s’interrogeant sur leur signification, notamment en relation avec le souci de l’authenticité. Peut-on voir derrière les différentes formes prises par l’acte original, différentes façons de concevoir l’originalité d’un acte (en fonction des contextes régionaux ou de la chronologie, et peut-être différemment en fonction de sa typologie) ? La réflexion pourra s’appuyer sur l’étude formelle, la recherche des milieux producteurs mais aussi les témoignages apportés par les traces de la mise en archives ou les textes non diplomatiques.

Axe 2. – Les originaux comme corpus de référence : l’exploitation des bases de données de chartes originales

Les actes originaux ne représentent qu’une part modeste, et déformée, de la production documentaire non seulement émise, mais transmise jusqu’à nous ; ils n’en constituent pas moins un terrain de choix, voire indispensable, pour toute une série de questionnements sur l’écrit et ses pratiques. Leur mise en corpus soulève, on l’a dit, des difficultés d’identification (distinction entre originaux et copies) qui ne peuvent être ignorées, même si elles sont surmontées avec pragmatisme. Toujours est-il que la mise en base de données de ces documents en permet un maniement souple qui facilite les expérimentations et favorise des interrogations renouvelées. Quelques orientations peuvent être suggérées à la réflexion des intervenants, sans préjuger d’autres directions :

  •  Comment employer les corpus numériques pour appréhender globalement ou à petite échelle l’histoire de la conservation et le problème posé par la déperdition des originaux ? Comment répondre à ou surmonter l’irritante question de la représentativité des originaux ?
  •  Les corpus numériques de chartes médiévales sont propices à des études lexicales et la base de l’Artem a été conçue primitivement dans une perspective lexicographique. Quel bilan peut-on dresser de ces approches et, ce faisant, comment caractériser l’apport spécifique des originaux ?
  • L’acte original est plus qu’un texte, c’est un objet. Peut-on faire des originaux un échantillon exploitable pour une étude de la matérialité de l’acte (format, mise en page, scellement, étude paléographique…) ?
  • Enfin, les originaux ont joué et continuent de jouer un rôle fondamental dans l’élaboration des « diplomatiques spéciales » (actes royaux, pontificaux, actes « privés ») et dans les protocoles de critique diplomatique. On réfléchira sur la place des originaux dans la formation de la discipline et sur les problèmes soulevés par l’extrapolation des données acquises en direction des actes conservés en copie.
  • Comité scientifique :  Sébastien Barret (CNRS – IRHT), Paul Bertrand (Université Catholique de Louvain), Rolf Grosse (Institut Historique Allemand, Paris), Laurent Morelle (EPHE Paris), Michel Parisse (Université Paris I-Sorbonne), Jean-Baptiste Renault (Université de Lorraine) Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg).
  • Lieu : Nancy
  • Date : 6-7 octobre 2016
  • Organisation : Jean-Baptiste Renault (avec la collaboration de Jean-Pol Evrard et Evelyne Giorgi).

Source : CRULH

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Colloque – Écritures réservées. ÉpiMed III

Coord. : Vincent Debiais, Carles mancho
Org. : UMR 7302 (CESCM, Poitiers), École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Institut de Recerca en Cultures Medievals (Universitat de Barcelona)

Lieu de célébration :
Casa de Velázquez
C/ de Paul Guinard, 3
28040 Madrid

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Programme :

Jeudi 17 mars

9h30-10h Ouverture

Michel Bertrand, Directeur de la Casa de Velázquez : Accueil

Vincent Debiais, CNRS/Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers : Introduction : écritures publiques et écritures réservées

10h-14h Exposer l’écriture, dissimuler l’écriture

Animation des discussions : Carles Mancho, Universitat de Barcelona

Paul Bertrand, Université catholique de Louvain : Écrire pour ne pas être lu. Autour du concept d’écritures exposées

María Encarnación Martín López, Universidad de León : Custos est memoria recordatio scripturae. Los inventaria de reliquias : sentido, valor, función

Elisa Pallottini, Université d’Utrecht : Absent/présent, visible/invisible

16h-19h L’écriture à l’échelle du monument

Animation des discussions : Vincent Debiais, CNRS/Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers

Javier Martínez de Aguirre, Universidad Complutense de Madrid : ¿Publicidad? Notas sobre nombres recónditos en la arquitectura medieval de Aragón y Navarra

Susana Calvo Capilla, Universidad Complutense de Madrid : Los programas epigráficos de las mezquitas: mensajes coránicos y damnatio memoriae

Juan Carlos Ruiz Souza, Universidad Complutense de Madrid : El Triunfo y su manifestación: Escritura y arquitectura civil en Castilla y Granada en la Baja Edad Media

Thierry Grégor, Université de Poitiers : Écritures réservées : aspects techniques

Vendredi 18 mars

9h-14h Questions de pouvoir

Animation des discussions : Estelle Ingrand-Varenne, CNRS/Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers

Benoît Grévin, CNRS/Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris : Le voilement métaphorique, entre texte, objet et image dans la pensée des XIIIe et XIVe siècles

Carles Mancho Suárez, Universitat de Barcelona : Santa Práxede (Roma): epigrafías y decoraciones en la República de San Pedro

Manuel Joaquín Salamanca López : Universidad Complutense de Madrid : Escritura y representación social en la Edad Media

Adam Lajtar, University of Warsaw : Empowering the Dead in Christian Nubia. The Texts from a Medieval Funerary Complex in Dongola

Jordi Casanovas Miró, Museu nacional d’art de Catalunya : Endotaphes et symboles cachés dans les nécropoles juives hispaniques

16h-19h Langues et supports

Animation des discussions : Cécile Treffort, Université de Poitiers

Estelle Ingrand-Varenne, CNRS/Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers : Une langue réservée ? L’oscillation linguistique des inscriptions funéraires de la famille ducale de Bretagne au XIIIe siècle

Daniel Rico Camps et Isabel Velázquez Soriano, Universitat autónoma de Barcelona, Universidad Complutense de Madrid : ¿Escrito para leer o para viajar más allá del hombre?

Esther Sánchez-Medina, Universidad autónoma de Madrid : Epigrafía de papel, epigrafía de piedra: ¿idéntica o diversa?

Fermín Miranda García, Universidad autónoma de Madrid : Conclusiones

Source : Casa de Velazquez

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Appel à contribution – Le nomadisme châtelain (Ve-XVIIe siècle)

Le nomadisme châtelain (Ve-XVIIe siècle)
6e colloque international au château de Bellecroix.

sous la direction de N. Faucherre, D. Gautier, H. Mouillebouche
Organisé par le centre de castellologie de Bourgogne

Dates : du 14 au 16 octobre 2016

Lieu : châteaux de Bellecroix, Chagny (Bourgogne)

Le château est rarement un lieu de résidence permanente. Les rois, les princes, les seigneurs, mais aussi les ecclésiastiques se déplacent, en groupes plus ou moins importants, de château en château, ou de l’hôtel urbain au château rural. Il s’agit parfois de migrations saisonnières (chasse, hivernage…) parfois de déplacements forcés (guerre, peste…) Ce nomadisme peut s’effectuer seulement sur des châteaux tenus en bien propre, ou bien en dormant sous tente, en s’arrêtant chez des hôtes, voire dans une abbaye. Si le seigneur voyage à cheval, le reste du train est généralement plus disparate. Litières ou voitures pour les dames, coffres, chariots, porteurs, animaux de bats pris en location… quels sont les moyens mis en œuvre pour réaliser le transport et assurer la sécurité des voyageurs ? Ce nomadisme permet-il de se nourrir de domaine en domaine, ou entraîne-t-il au contraire des contraintes d’approvisionnement ? Quant au château, c’est souvent une coquille vide qui somnole dans l’attente du seigneur et qu’il faut équiper dans l’urgence pour l’accueil de la cour.

Le colloque traitera de tous ces thèmes sur une large période chronologique, en croisant les sources historiques, iconographiques, archéologiques, architecturales et littéraires.

Propositions accompagnées d’un court résumé à envoyer avant le 1er mai 2016 à H-Mouillebouche@Wanadoo.fr

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Appel à contribution – Imagining the Apocalypse

University of Oxford, June 18, 2016
Deadline-CFP: 28 févr. 2016

Romanticism and Eighteenth-Century Studies Oxford (RESCO)

invites proposals for a one-day interdisciplinary conference on the subject of

‘Imagining Apocalypse’

A plenary lecture will be given by Professor Fiona Stafford (Professor of English Language and Literature, University of Oxford).

The conference aims to bring together academics from across English, History, Theology, History of Art, and Music to reassess the numerous responses to the idea of apocalypse produced during the long eighteenth century (1660-1830).

Possible topics might include, but are not limited to:

– The French Revolution as apocalyptic
– Millenarial cults, the Bible, and prophecy
– The summer of 1816 and apocalyptic anxiety
– Secular doomsday and apocalypse without millennium
– Scientific predictions concerning the end of the world
– The figure of the ‘Last Man’
– Parodies and satires of apocalypse
– The apocalyptic city
– Apocalypse as ‘unveiling’
– Post-apocalypse
– The legacy of long eighteenth-century depictions of apocalypse

Please email abstracts of no more than 250 words to catherine.redford@hertford.ox.ac.uk no later than Sunday 28 February 2016 along with a short biographical note. Proposals for roundtables and panels, as well as traditional 20-minute papers, are welcome.

Source : ArtHist

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Offre d’emploi – FNS project manager

Fragmentarium is a project financed by the Swiss National Science Foundation and by private foundations (Stavros Niarchos Foundation, Zeno Karl Schindler Foundation, Alfried Krupp von Bohlen und Halbach Stiftung).

This ambitious international project collaborates with the main European and American libraries. Its aim is to lay the foundations for a scientific approach of medieval manuscript fragments by using the most advanced technologies (www.fragmentarium.ms).

In order to continue the project until May 31st, 2018, we are currently looking for a project manager(60-80%)

The candidate must be a specialist in at least one of the following fields: palaeography, codicology, textual criticism, digital humanities. They will have an excellent professional network, be able to lead a team of collaborators and
will take part in the fundraising.

English proficiency is required, as well as proficiency in either German or French.

Starting date: May 1st, 2016, or date to be settled.
Deadline for application: Mars 15th, 2016

Information and application:

Prof. Christoph Flüeler
Fragmentarium
University of Fribourg
Rue de l’Hôpital 4
CH-1700 Fribourg
SWITZERLAND
christophe.flueler@unifr.ch

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Offre d’emploi – Université d’Anvers : Zelfstandig academisch personeel domein culturele en/of politieke geschiedenis van de middeleeuwen

Het Departement Geschiedenis van de Faculteit Letteren en Wijsbegeerte heeft volgende voltijdse vacature: zelfstandig academisch personeel in het domein van de culturele en/of politieke geschiedenis van de middeleeuwen.

UA - Logo

Uw opdracht

  • U doceert onder meer Middeleeuwen: Cultuurgeschiedenis (6 STP en 45 uren) en/of Middeleeuwen: Politiek en Instellingen (6 STP en 45 uren), Heuristiek Middeleeuwen (3 STP en 30 uren) en Historisch Atelier (6 STP en 45 uren).
  • U bouwt onderzoek uit in het domein van de culturele en/of politieke geschiedenis van de middeleeuwen binnen het Centrum voor Stadsgeschiedenis en/of Power in History: Centrum voor Politieke Geschiedenis.
  • U verwerft en beheert onderzoeksfondsen.
  • Ook dienstverlening behoort tot uw takenpakket: u neemt onder meer actief deel aan de organisatie van de Opleiding en het Departement Geschiedenis. Op termijn zal u eveneens universitaire bestuursfuncties opnemen.
  • U draagt actief bij tot de internationale zichtbaarheid van het Departement Geschiedenis.

Uw profiel

  • U bezit een doctoraat op proefschrift in de Geschiedenis of een vergelijkbaar proefschrift over de culturele en/of politieke geschiedenis van de Europese middeleeuwen.
  • U hebt enkele jaren postdocervaring of gelijkwaardig.
  • U legt in uw onderwijs de juiste accenten die passen binnen de visie op onderwijs van de Universiteit Antwerpen.
  • Uw onderzoekskwaliteiten sluiten aan bij de beleidslijnen van de universiteit.
  • U beschikt over (potentiële) leiderschapskwaliteiten.
  • U bent kwaliteitsgericht, integer, creatief en samenwerkingsgericht.
  • U kunt voldoen aan de wettelijke taalvereisten voor zowel de kennis van de onderwijstaal als van de bestuurstaal, het Nederlands. De Universiteit Antwerpen voorziet hiervoor in de nodige ondersteuning.
  • Uw onderzoeksprofiel sluit aan bij dat van het Centrum voor Stadsgeschiedenis en/of dat van Power in History: Centrum voor Politieke Geschiedenis.

Wij bieden

  • ofwel een aanstelling in de graad van docent, in tijdelijk dienstverband in het tenure track stelsel voor een duur van vijf jaar. Deze periode mondt uit in een onmiddellijke vaste benoeming in de graad van hoofddocent, als het universiteitsbestuur de prestaties van betrokkene gunstig beoordeelt op basis van vooraf gestelde en bekend gemaakte beoordelingscriteria;
  • of een voltijds ambt in de graad van hoofddocent of hoger, die in principe aanleiding geeft tot een benoeming in vast verband. Het universiteitsbestuur kan, in geval van een eerste benoeming tot lid van het ZAP, overgaan tot een aanstelling in tijdelijk dienstverband voor een duur van ten hoogste drie jaar. Deze periode mondt uit in een vaste benoeming indien het universiteits­bestuur de prestaties van betrokkene gunstig beoordeelt;
  • datum van indiensttreding is 1 oktober 2016;
  • een brutomaandwedde van een voltijds docent varieert van € 4.009,52 tot € 5.910,19; en voor een voltijds hoofddocent van € 4.591,43 tot € 7.213,07;
  • een dynamische en stimulerende werkomgeving.

Hoe solliciteren?

  • U kunt alleen online solliciteren, en dat tot uiterlijk 24 maart 2016.
  • Er gebeurt een preselectie op basis van de ingediende kandidaturen; de verdere selectieprocedure is functiegericht en wordt door de selectiecommissie vastgesteld.
  • De interviews van de door een selectiecommissie gepreselecteerde kandidaten zullen plaatsvinden op 9 mei 2016.
  • Voor informatie over het invullen van het sollicitatieformulier kunt u contact opnemen met Myra De Munck (Tel. 03 265 32 24).
  • Met inhoudelijke vragen over de functie kunt u terecht bij prof. Luc Duerloo, tel. +32 3 265 4289, luc.duerloo@uantwerpen.be.

De Universiteit Antwerpen is een gezinsvriendelijke organisatie, met aandacht voor gelijke kansen en diversiteit. Ons HR-beleid voor onderzoekers werd door de Europese Commissie bekroond met het kwaliteitslabel ‘HR Excellence in research’.

 

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Séminaire – Présentation des projets de recherche du GEMCA (UCL)

2 mars 2016
Séminaire du GEMCA
Université catholique de Louvain

GEMCA - Séminaire

Programme :

Lise Constant
Le pouvoir des images mariales. Étude iconologique des statues miraculeuses de la Vierge dans les Pays-Bas méridionaux et la Principauté de Liège au XVIIe siècle

La Vierge, figure triomphante de la Contre-réforme, est placée au centre des dévotions du XVIIe siècle. Protectrice des monarchies, son culte est particulièrement soutenu par les archiducs Albert et Isabelle dans les Pays-Bas méridionaux, tout comme dans la Principauté de Liège des Wittelsbach. Dans ce contexte, des statues d’apparence simple mais réputées miraculeuses, sont élevées au centre d’édifices richement ornés et font l’objet d’une large production de textes et d’images contribuant au rayonnement croissant de ces lieux de pèlerinage.

Ce projet visera à comprendre le rôle de l’image et de ses modes de présentation dans la foi en leur puissance miraculeuse. Elle portera sur un corpus réunissant les statues mariales au centre d’un culte dans les Pays-Bas catholiques et la Principauté de Liège au XVIIe siècle. L’analyse des sanctuaires et des statues conservées sera couplée à l’étude critique des textes qui les décrivent (livrets de dévotion, récits de miracles,…) et des images qui les représentent (estampes, peintures, ex-voto, drapelets de pèlerinage,…).

En nous inscrivant dans la perspective des travaux en anthropologie de l’image, nous étudierons les aspects matériels (contribution de la matière à l’animation et à la présence de l’image) et formels (rôle de la mise en forme dans la nature de la dévotion) de ces images-objets, tout autant que la manière dont leur perception est modifiée par leurs modes de présentation (éclat de la mise en scène de l’image et diffusion de ses représentations) et par les relations qui s’opèrent avec et autour d’elles dans le cadre du culte. Notre objectif est d’offrir une analyse approfondie de leurs diverses modalités de fonctionnement au sein du contexte spatial et rituel dans lequel elles s’inscrivent et par lequel elles prennent sens.

Roxanne Loos
L’inscription de la peinture murale dans l’architecture durant la Renaissance à Rome

Ce projet de recherche a pour objectif d’étudier des modalités d’inscription de la peinture dans l’architecture à la Haute Renaissance romaine (1500-1530 et prémices à partir des années 1480). Les décors muraux de cette période de maturité de la Renaissance au cœur du (Saint-)Siège de la création artistique doivent se comprendre comme de véritables « systèmes » de relations qui agencent et mettent en scène la représentation. Aussi, les principaux enjeux se jouent-ils autour de la question du cadre comme seuil, opérant la jonction entre l’espace (fictif) de la représentation et l’espace (réel) du spectateur. Et bien que ce corpus d’œuvres des fresques de la Haute Renaissance romaine ait déjà fait l’objet de nombreuses études, ces dernières se sont principalement cantonnées aux innovations iconographiques et stylistiques, au détriment de la variation et de la variété des dispositifs d’encadrement, dont le rôle est pourtant déterminant pour la transmission du message véhiculé par la représentation et pour ses effets produits sur le spectateur.

Dans une dimension interdisciplinaire, il s’agira de s’appuyer sur les récentes recherches menées d’une part sur la question de l’intermédialité, essentiellement appliquée aux relations des médias contemporains, et d’autre part, sur le cadre, principalement étudié pour les époques maniéristes et baroques. Cette recherche ambitionne donc de jeter un nouvel éclairage sur ce corpus d’œuvre par le biais d’une approche en marge de l’histoire de l’art traditionnelle et sur les marges de la représentation. Car l’intention sous-jacente est également de mettre en lumière la relation entre les arts de la peinture et de l’architecture et ses jeux sur les cadres qui ont en partie jeté les bases de ce qui adviendra dans l’art maniériste et baroque, époques desquelles on date habituellement les premières formes de transgression des limites de la représentation, fondatrices de la première modernité.

Informations pratiques :
De 14h à 17h00
Collège Mercier – SOCR 25
Faculté de philosophie, arts et lettres
Place Cardinal Mercier, 14
1348 Louvain-la-Neuve

Source : GEMCA – UCL

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