Exposition – Between Hell and Paradise: The Enigmatic World of Hieronymus Bosch

Between Hell and Paradise: The Enigmatic World of Hieronymus Bosch Exhibition
9 April – 17 July 2022

Szépmüvészeti Múzeum
Dózsa György út 41
H-1146 Budapest
Hungary

A selection of almost ninety works – including eleven autograph paintings, representing almost half of the Netherlandish master’s painting oeuvre – will showcase the eternal themes of humanity that Bosch addressed in his art. The exhibition aims to conjure up Bosch’s world and evoke the spiritual/intellectual and visual culture of the late Middle Ages through the presentation of the then prevalent ideas about the human condition, including human life seen as an earthly pilgrimage with its crossroads, sinful mazes and sensuous detours, as well as the spiritual footholds that were available to people at the time.

Besides autograph paintings and drawings, the exhibition will display works that were precursors to Bosch’s oeuvre, along with the most distinctive masterpieces from his workshop and by his followers. The Budapest show will not only be the largest ever presentation of the master’s works and art in Central Europe but also one of the most significant Bosch exhibitions worldwide in the last fifty years.

The exhibition is curated by Bernadett Tóth with associate curators Georgina Csető and Anna Köves, art historians of the Museum of Fine Arts, Budapest. The show is accompanied by a richly illustrated catalogue in English and Hungarian (separate volumes). Authors of the catalogue are distinguished Bosch scholars and curators of fellow-institutions: Essays: Larry Silver, Eric De Bruyn, Erwin Pokorny and Reindert L. Falkenburg. Catalogue entries: Eric De Bruyn, Nils Büttner, Georgina Csető, Reindert L. Falkenburg, Daan van Heesch, Concha Herrero, Stephan Kemperdick, Henry Luttikhuizen, Erwin Pokorny, Frits Scholten, Larry Silver, Bernadett Tóth and Alexandra Zvereva. The catalogue was edited by Bernadett Tóth and Ágota Varga.

Source : Codart

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Conférence – Elisabetta Neri, « Le projet PolyCRomA : de la matérialité à la signification de la couleur sur la sculpture romaine »

Longtemps méconnue, parfois délibérément parce que sa présence choquait les idées reçues depuis Winckelmann sur la sculpture antique, la polychromie fait depuis une vingtaine d’années l’objet d’importants programmes de recherche, s’efforçant plus à démontrer sa présence qu’à s’interroger sur sa signification religieuse et socio-politique. Le projet PolyCRomA (MC-IF 896000) vise à étudier la couleur comme médium de communication de la société qui l’a produite. Avec un protocole qui intègre analyses physico-chimiques sur les couches peintes conservées sur les sculptures, analyse formelle et contextuelle des sculptures et examen des sources écrites et iconographiques qui les représentent, le projet vise à mettre en évidence les caractéristiques techniques et les enjeux sociétaux de la polychromie de la sculpture romaine, à partir de l’étude de plusieurs collections. L’intervention présentera quelques résultats et la structure d’une base de données qui permet d’organiser la documentation produite.

Intervenante
Elisabetta Neri (université de Liège, Belgique), modération Sigrid Mirabaud (INHA)

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À propos de ce séminaire : La fabrique de l’art : utilisation des données matérielles en histoire de l’art

Ce séminaire de recherche fera dialoguer historiens de l’art, scientifiques de la conservation et conservateurs-restaurateurs autour de la manière dont les matériaux sont mis en œuvre pour obtenir un effet visuel dans les peintures, les enluminures, les sculptures et autres objets d’art polychromés. Les matériaux – à savoir la couleur, mais aussi tout ce qui y participe indirectement comme les liants et les vernis – et leur mise en œuvre seront étudiés en regard des diverses problématiques d’histoire de l’art et des techniques. Cette démarche se fera dans une perspective interdisciplinaire : création, transformation, réseaux, transferts techniques et artistiques.
Nous souhaitons aborder particulièrement la manière dont les données matérielles relatives aux œuvres d’art et à leur technique sont mises à la disposition des chercheurs pour leur permettre d’en tirer des connaissances nouvelles sur les pratiques artistiques (tout en respectant les principes d’interopérabilité FAIR). L’enjeu du séminaire est de montrer qu’il est possible de croiser des données très hétérogènes pour faciliter de nouvelles interprétations et renouveler les pratiques en histoire de l’art et des techniques. Il s’agira ainsi de dépasser l’approche positiviste souvent associée aux données de sciences expérimentales, pour montrer comment ces données peuvent devenir des sources au même titre que les autres données produites par et pour les sciences humaines.

En partenariat avec la Bibliothèque nationale de France

Organisation
Charlotte Denoël (BnF), Sigrid Mirabaud (INHA)

Comité scientifique
Claire Bosc-Tiessé (INHA), Charlotte Denoël (BnF), Anne-Solenn Le Hô (C2RMF), Sigrid Mirabaud (INHA), Delphine Morana-Burlot (université Paris 1 Panthéon- Sorbonne), Sylvie Neven (BnF), Federico Nurra (INHA), Laurianne Robinet (Centre de recherche sur la conservation)

Programme de recherche
« La fabrique matérielle du visuel : panneaux peints en Méditerranée, XIIIe-XVIe siècle » (domaine Histoire de l’art du XIVe au XIXe siècle)

Institut national d’histoire de l’art – Galerie Colbert, salle Walter Benjamin

2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs – 75002 Paris

Mardi 12 avril, 14h00

Source : INHA

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Publication – Yves de Chazournes, « Bayard, le Chevalier oublié »

Personnage légendaire effacé des mémoires, Bayard incarne à la perfection l’idéal de la chevalerie et ses valeurs cardinales : courage, fidélité, humilité, sens de l’honneur et générosité. Sa vie est un roman peuplé de charges héroïques, de valeureux faits d’armes, de batailles gagnées au nom de Dieu et des trois rois successifs (Charles VIII, Louis XII et François Ier) que le chevalier « sans peur et sans reproche » a servis, mais aussi de défaites et de blessures. Ce récit met en scène Bayard dans son époque, entre un Moyen Âge finissant et une foisonnante Renaissance.

Avec Bayard et avec la victoire de l’arme à feu contre la lance du cavalier s’éteint peu à peu l’âme de la chevalerie. À la longue gloire posthume du héros succède un mortel oubli au point que l’on cherche encore la trace de sa dépouille et qu’il est privé d’une digne sépulture.

Dans ce livre extrêmement vivant, Yves de Chazournes met Bayard à l’honneur tout en s’efforçant de faire la part entre légende et réalité.

Journaliste, Yves de Chazournes a travaillé pour de nombreux médias et réalisé des reportages et documentaires pour la télévision. Il est également auteur d’ouvrages d’exploration (L’aventure des pôlesUn géant et des hommes) et co-auteur de  Confessions d’un voleur d’art.

Informations pratiques :

Yves de Chazournes, Bayard, le Chevalier oublié, Paris, Fayard, 2022. 388 p., 21,5 x 13,5 cm. ISBN : 9782213722504. Prix : 23 euros.

Source : Fayard

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Colloque – Espaces de spiritualité féminine et humanités numériques

22-21 avril 2022
Barcelone

Programme SORORES

Coord. : Angela CARBONE (Université de Bari), Isabelle COCHELIN (Université de Toronto), Sylvie DUVAL(Marie Curie IF, Düsseldorf-Université de Milan),
Sergi SANCHO FIBLA (École des hautes études en sciences sociales)

Org. : Universitat de Barcelona, École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid)

Coll. : Université de Toronto, Université de Bari

Lieu : Universitat de Barcelona

Source : Casa de Velázquez

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Colloque – Rythmes et Résonances. Les objets sonores au Moyen Âge

DFK Paris and Online
18th-20th May 202

The conference ‘Rythmes et Resonances: Les objets sonores au Moyen Age’ will take place from 18th to 20th May 2022 at the Centre allemand d’histoire de l’art – DFK Paris, 45 rue des Petits Champs, 75001 Paris, and online (Links below).

The conveners of this conference are Philippe Cordez, Centre allemand d’histoire de l’art – DFK Paris; Rebecca Müller, Universität Heidelberg; and Joanna Olchawa, Goethe-Universität Frankfurt am Main.

Programme :

Mercredi 18

14:00 Accueil et introduction
Philippe Cordez, Centre allemand d’histoire de l’art – DFK Paris
Joanna Olchawa, Goethe-Universität Frankfurt am Main
Rebecca Müller, Universität Heidelberg

Son et silence

Modération : Vincent Debiais, École des hautes études en sciences sociales, Paris

14:45 Valentina Baradel, Università degli Studi di Padova – When the ‘Bell Flies to Rome’. The Sounds of Darkness and the Liturgy of Tenebrae in the Middle Ages

15:30 Manfred Luchterhandt, Universität Göttingen Das psalmodierte Bild: Die Ikonen Roms als sakrale Klangräume, ca. 900–1200

16:15 pause

16:45 William Diebold, Reed College, Portland – The Silence of Carolingian Art

18:00 Conférence du soir
Christian Freigang, Freie Universität Berlin – Images sonores : la cloche médiévale comme objet visuel

19:00 réception

Jeudi 19

Corps résonnants

Modération : Rebecca Müller, Universität Heidelberg

9:30 Heike Schlie, Paris Lodron-Universität Salzburg – Klangkörper: Objekt und Bild

10:15 Joanna Olchawa, Goethe-Universität Frankfurt am Main – Die Stimme im Objekt. Repräsentation, Inszenierung, Klang

11:00 pause

Son et corps

Modération : Rebecca Müller, Universität Heidelberg

11:30 Gayathri Iyer, Jawaharlal Nehru University, New Delhi – Rhythms of the God and Resonances of the King: A Study of Ankle Bells in the Medieval South Indian Classical Dance Tradition

12:15 Irina Dudar, Universität zu Köln – Klimpern und Rasseln. Der Klang spätmittelalterlicher Schützenketten

13:00 Déjeuner

Objets musicaux

Modération : Joanna Olchawa, Goethe-Universität Frankfurt am Main

15:00 Martine Clouzot, Université de Bourgogne, Dijon – Bulles, cloches, orgue et vielle à roue : voir et entendre les objets sonores du roi David au XIIIe siècle

15:45 Dennis Disselhoff, Universität Heidelberg – Das Herz Gottes als tönendes Musikinstrument – Gotteserfahrung im Klang als rhetorisches Konzept in der Mystik des Zisterzienserinnenklosters zu Helfta im 13. Jahrhundert

16:30 pause

Le bruit des armes

Modération : Joanna Olchawa, Goethe-Universität Frankfurt am Main

17:00 Raphael Stepken, Technische Universität Chemnitz – Minnesang, Gottesdonner, Höllenlärm. Die Sprachen der Kanone im Spätmittelalter

17:45 Richard Newhauser, Arizona State University, Tempe – “a wonder breme noyse”: The Sounds of Weapons in Middle English Romance

18:30 fin de la journée

Vendredi 20

Rythme et texte

Modération : Philippe Cordez, Centre allemand d’histoire de l’art – DFK Paris

9:30 Jean-Marie Fritz, Université de Bourgogne, Dijon – Meules et moulins dans la littérature médiévale : itération et circularité du son

10:15 Corinne Mühlemann, Københavns Universitet – The Rhythm of Shafts – Pattern Notations of Complex Weaves from the Medieval Islamic World

11:00 pause

Rythme et performance

Modération : Philippe Cordez, Centre allemand d’histoire de l’art – DFK Paris

11:30 Robert Vogt, Johns Hopkins University, Baltimore – Reassuring Rhythms, Spherical Harmony, and Cosmic Order. Towards a Reevaluation of Medieval Handwarmers

12:15 Andrew Albin, Fordham University, New York – Organology of a Rollean Soundbook: Resounding Cambridge University Library MS Dd.5.64, part 3

13:00 déjeuner

14:00 Corina Gannon, Goethe-Universität Frankfurt am Main – The Sound of Seven Planets and Seven Metals – The ‘Alchemical Handbell’ of Emperor Rudolf II

Discussion finale

14:45 Jean-Claude Schmitt, École des hautes études en sciences sociales, Paris – Conclusions

15:30 fin

Below are the online registration links for each day:

18 mai
https://dfk-paris-org.zoom.us/j/83087928655?pwd=bGdzWmVtT1Z1WjgwR2Q4N3hLenBCZz09
830 8792 8655
286573

19 mai
https://dfk-paris-org.zoom.us/j/88442517858?pwd=NFpnUEJ1c1E3WDZCdHEraG1tNGt3dz09
884 4251 7858
062158

20 mai
https://dfk-paris-org.zoom.us/j/85754340279?pwd=blR6dDJTRTdqL0EwZzJUSTd6ZjBoUT09
857 5434 0279
618965

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Publication – « Authors as Readers in the Mamlūk Period and Beyond », dir. Élise Franssen

Accès en ligne : ici

Authors read and they use their readings within their writing process. Scrutinizing authors’ readings provides information on their tastes, working subjects at a given period, methodology, and scholarly milieu. It also brings a lot to intellectual history, highlighting the texts and manuscripts circulating in a certain context. Eight contributions investigating the readings of as many authors, from different points of view, are gathered here. The studied authors are mainly from pre-modern Islam – al-Qādī al-Fāḍil, Ibn Taymiyya, al-Ṣafadī, al-Subkī, al-Maqrīzī – with three exceptions: an incursion into the Ottoman 19th century – Esʿad Efendi –, a detour by the French court of Charles V – Evrart de Conty –, and a preface about Greek Antiquity – Philodème de Gadara.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Authors as Readers in the Mamlūk Period and Beyond, dir. Élise Franssen, Venise, Edizioni Ca’ Foscari, 2022. 326 p., 16 x 23 cm. ISBN : 978-88-6969-561-2. Prix : 34 euros (gratuit en version PDF).

Source : Edizioni Ca’ Foscari

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Appel à contribution – L’invention d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe pré-moderne (1100-1600)

En 1176, Chrétien de Troyes exprime l’idée d’un héritage dont le berceau serait la Grèce, origine de la « chevalerie » et de la « clergie », dans le célèbre prologue du Cligès : « Ce nos ont nostre livre apris / qu’an Grece ot de chevalerie / le premier los et de clergie » (v. 28-30). Le but d’un tel discours est de s’appuyer sur des origines pour créer une continuité à travers le recours à la translatio imperii et studii, et ainsi légitimer et célébrer le pouvoir et le savoir contemporain à la lumière d’un passé grec. Mais Chrétien de Troyes ne donne pas de contenu précis à ces origines grecques. De nombreux auteurs de l’Europe pré-moderne s’attellent ensuite à leur représentation : ils s’approprient et/ou inventent des origines grecques, puisque ces dernières peuvent renvoyer à des données héritées et souvent réinterprétées, ou bien être fantasmées.

En effet, entre 1100 et 1600, dans les lettres et les arts, le passé grec a permis de créer différents types d’origines. Un exemple est celui de la figure d’Hercule exploitée à travers une grande partie de l’Europe occidentale, dans les images comme dans les textes, pour diverses visées politiques, nationales et dynastiques, sociales et culturelles. Comme l’a souligné Claude-Gilbert Dubois dans l’introduction de son ouvrage, Récits et mythes de fondation dans l’imaginaire culturel occidental (Bordeaux, 2009), se tisse un réseau référentiel autour du triangle formé par le territoire, le personnage et la communauté qui recourent à une origine grecque. Des études sur les origines gentium dans le Haut Moyen Âge, notamment celles de Alheydis Plassman, Origo gentis. Identitäts- und Legitimitätsstiftung in früh- und hochmittelalterlichen Herkunftserzählungen (Berlin, 2006) et de Magali Coumert, Origines des peuples. Les récits du Haut Moyen Âge occidental (550-850) (Paris, 2007), ont porté sur les liens entre écriture de récits d’origines et création de sentiments d’appartenance à une communauté.

Si les origines grecques contribuent souvent à une justification politique, elles peuvent aussi poursuivre d’autres desseins, particulièrement dans les récits et les images d’invention ou d’instauration d’une donnée culturelle, artistique, scientifique ou sociale, d’une institution politique, juridique ou intellectuelle. Pour donner quelques exemples, pensons à l’origine des arts libéraux, de la peinture, de la fable, des universités, des académies… Des liens étroits existent ainsi entre origine(s) et héritage, et invitent à interroger la notion d’origine / d’origines en la distinguant de celle, plus générale, d’héritage, et en étudiant les sens qu’elle recouvre pour les auteurs et les artistes de l’Europe pré-moderne.

Ces journées d’études envisagent ainsi d’explorer les emplois, les fonctions et les finalités des discours sur les origines grecques et la polysémie de ce concept entre 1100 à 1600, dans les cultures textuelles, visuelles et matérielles européennes, autour des questions suivantes : comment la notion d’origine /d’origines est-elle alors pensée par les auteurs et les artistes ? Qu’est-ce qui à la fois l’unit et la distingue de l’héritage ? Pourquoi les Grecs ? Quelle(s) Grèce(s) sont pensées comme des origines ?  De qui et de quoi sont ces origines ? Quelles modalités de représentation et quels processus d’appropriation apparaissent ? Dans quels buts et pour quels publics ?

Afin de cerner ces enjeux, les propositions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants, qui n’épuisent pas le champ des possibles :

– Formations identitaires et légitimation de formes de gouvernement et d’institution : mythes d’origines de peuples, de villes, de communautés, de dynasties, d’organismes politiques, judiciaires, intellectuels, professionnels,

 – Les origines grecques dans les inventions artistiques, scientifiques et techniques, les origines des langues et étymologies grecques, les origines grecques de formes et de genres littéraires,

– La translatio imperii et la translatio studii, leur mise en scène et leurs interactions,

– Les représentations visuelles des origines, leurs commanditaires et leurs destinataires : peintures, sculptures, tapisseries, arts décoratifs, illustrations des manuscrits et imprimés, arts éphémères (tournois, fêtes, théâtre, processions, entrées royales et impériales…), héraldique,

– Les relations et les oppositions entre processus de création ou récréation et actes archéologiques, à partir de témoignages matériels, traces écrites, inventions, imitations, « faux ».

Les propositions sont à adresser (titre et dix lignes de présentation accompagnés d’un rapide CV) avant le 1er juin 2022 à Catherine Gaullier-Bougassas à l’adresse suivante :

catherine.bougassas@univ-lille.fr

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Lille.

Les articles issus des contributions seront publiés chez Brepols dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=RRA. Les articles seront à rendre pour le 30 septembre 2023.

Informations pratiques :

The Reception of Ancient Greece in pre-modern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550) : How invented memories shaped the identity of European communities

Direction : Catherine Gaullier-Bougassas

The AGRELITA project ERC n° 101018777 was launched on October 1st 2021. It is a 5-year project (2021-2026) financed on an ERC Advanced Grant 2020 through the European Union’s Research and Innovation Programme Horizon 2020.

L’invention d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe pré-moderne (1100-1600)

Jeudi 15 juin et vendredi 16 juin 2023

Espace Baïetto, MESHS, Lille

Source : Agrelita

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Appel à contribution – La diplomatie des villes au Moyen Âge et durant la première modernité

Appel à communications pour le colloque « La diplomatie des villes au Moyen Âge et durant la première modernité » à Rome du 23 au 25 juin 2022
École française de Rome

Date limite d’envoi des propositions : 30 avril 2022

La session romaine du programme quinquennal sur la diplomatie urbaine au Moyen Âge et durant la première modernité (XIIe-XVIIe siècle) vient conclure un cycle de rencontres thématiques qui ont permis de dégager des éléments caractéristiques de cette diplomatie des villes, longtemps restée un angle mort ou peu saillant de la recherche historique.


C’est ainsi qu’ont été successivement examinés les normes et les statuts de cette diplomatie particulière (Montpellier, 2017), les logistiques et desseins mis en oeuvre par les cités dans l’exercice diplomatique (Avignon, 2018), les temps et coûts de ces échanges toujours lourds pour les budgets des villes et qui appellent à des arbitrages souvent sources de tensions chez les citoyens (Trieste, 2019), enfin, les réseaux diplomatiques qui s’articulaient aux politiques urbaines (Lyon, 2021). D’ores et déjà, les actes des deux premières rencontres sont en cours de publication ; ceux des autres rencontres sont en préparation.

Le colloque conclusif de Rome envisage d’examiner à la fois les principaux apports de ce programme et de compléter le tableau. Est ainsi envisagée la question singulière des ligues urbaines qui n’a pas fait l’objet de synthèses comparatives régionales. Si l’on excepte quelques cas bien documentés, notamment en Italie, en Empire ou en Flandres, le sujet a peu retenu l’attention des chercheurs, alors même qu’il porte à l’extrême les enjeux de la diplomatie des villes par l’intensification des réseaux que ces alliances induisent ou par la nature même des enjeux parfois vitaux pour les cités qui en sont à l’origine. La première et la seconde ligues lombardes en sont un bel exemple, mais nullement le seul. Les échelles d’intervention, d’objectifs et de méthodes de ces ligues tout le long de la période considérée restent des questions ouvertes.

La rencontre sera l’occasion de compléter par des études de cas la constitution, les écueils et les limites de cette dynamique inter-urbaine qui posait les organismes urbains en acteurs majeurs de leur histoire, parfois en opposition même aux souverains (comme ce fut le cas lors des Comunidades dans l’Espagne de Charles Quint, en 1520-22).

Le programme s’intéressera aux modalités de création de ces alliances, à leur fonctionnement quotidien (gouvernance, budget, programme) autant qu’à leurs résultats directs ou indirects (hiérarchisation entre les cités, renégociation des rapports avec les souverains, etc.).


Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 30 avril 2022 aux organisateurs :

Paolo Cammarosano paolo.cammarosano43(at)gmail.com

Patrick Gilli patrick.gilli(at)univ-montp3.fr

Armand Jamme armand.jamme(at)univ-lyon2.fr

Source : École française de Rome

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Appel à contribution – Configuring Monastic Architectural Settings: Early Medieval Experiments

Fenestella is a scholarly, multilingual, and peer-reviewed open access journal. Fenestella publishes scholarly papers on medieval art and architecture, between Late Antiquity and c. 1400, covering the Latin West, the Byzantine East and medieval Islam.

We are now accepting proposals for the 2022 Thematic Issue: CONFIGURING MONASTIC ARCHITECTURAL SETTINGS: EARLY MEDIEVAL EXPERIMENTS

The planimetric and functional standardisation of monastic architectural settings is an achievement of the Romanesque period, and of Cistercian complexes in particular. During the early Middle Ages, monastic settlements were shaped in a pragmatic manner through the progressive aggregation of spaces; pre-existencing structures and different levels of resources or skills often affected constructions. This approach led to a diversity of forms, sizes, site plans, and functions, though the latter also reflected differing liturgical customs.

The third issue of Fenestella will explore this architectural experimention, seeking to identify, and to contextualize, similarities, differences, and trends. We welcome submissions that address specific case studies as well as broader territorial frameworks.

Proposals should be uploaded to the Fenestella website. The deadline for submissions is 30 June 2022.

Submissions on different topics to be published in the section Varia will also be considered.

For more information contact redazione.fenestella@unimi.it.

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Jeudis de l’art : « Enseveli ! »

Pour la douzième année consécutive, les Jeudis de l’art, cycle de conférences en histoire de l’art gratuit et ouvert à tous, se dérouleront à l’Institut Catholique de Paris. Ils s’étendront sur les deux semestres de l’année universitaire 2022-2023 (entre octobre et avril). Dans le cadre des cursus de licence et de master de la Faculté des Lettres, ces rencontres régulières veulent apporter un complément aux enseignements généraux en abordant des sujets plus spécifiques, et créer un lieu d’échanges interdisciplinaires entre étudiants, enseignants et public extérieur.

Avec l’intitulé « Enseveli ! », nous voulons engager une réflexion sur l’archéologie au sens large. Notre intérêt se porte sur tous les objets qui ont disparus, avec le temps ou pour d’autres raisons, sous la terre et sous les eaux, et que l’on retrouve des années, des siècles, des millénaires plus tard. Les progrès de la science ont ainsi favorisé de nouvelles découvertes avec, par exemple, l’utilisation de la technique du radar infrarouge LiDAR (Light Detection and Ranging) permettant de repérer et d’étudier des vestiges enfouis grâce à la cartographie 3D d’un site et de son environnement. De même, l’évolution des techniques de l’archéologie sous-marine via de nouveaux outils et appareils de précision permet aujourd’hui de dégager des fonds marins des artefacts d’une grande fragilité.

La redécouverte des objets et des œuvres enfouies assure de plus une meilleure compréhension des périodes anciennes autant que des périodes plus modernes. Les fouilles du Grand Louvre entreprises (1983-86) ont non seulement permis de dégager les restes du Louvre médiéval, mais ont aussi mis au jour tout un ensemble de vestiges enrichissant notre connaissance de l’histoire du bâtiment (redécouverte des fondations des Tuileries, de l’atelier de Bernard Palissy, du chapel doré de Charles VI, etc.). L’ensevelissement n’est d’ailleurs pas que physique : c’est un processus qui passe par la disparition, la perte ou l’oubli puis par la redécouverte, la compréhension et l’interprétation des objets et des monuments de toutes périodes. L’archéologie du bâti recherche par exemple les traces de l’histoire d’un monument, afin de mieux en comprendre l’évolution, depuis son édification jusqu’à son aspect actuel. La restauration et l’imagerie scientifique dévoilent certains secrets insoupçonnés laissant apparaître une œuvre sous une autre, comme la radiographie des Menines de Velázquez en 1995.

Enfin, au-delà d’une réflexion sur l’archéologie dite « classique », ses découvertes et ses avancées techniques, nous souhaitons également aborder la question de l’appropriation de ces résultats, de ces formes et de leurs symboliques dans l’art à toute époque, mais surtout à l’époque contemporaine. Avec L’Enterrement du dernier tableau piège (1983), Daniel Spoerri a enseveli les restes d’un « déjeuner sous l’herbe » d’une centaine de personne en prévision d’une fouille future qui a déjà partiellement eu lieu en 2010, sous l’égide de l’Inrap. Daniel Arsham propose une archéologie fictionnelle et revisite notamment les grands antiques en créant et cristallisant des œuvres qu’il définit comme les « reliques futures de notre présent ».  

Autour de ces grandes lignes, nous souhaitons ouvrir notre propos à toutes études sur l’archéologie, autant que sur les nombreuses formes d’expressions artistiques qu’elle a pu générer dans le temps. Les communications attendues pourront porter, de façon non exhaustive, sur l’archéologie (toute période confondue), les techniques de conservations et de restaurations, l’architecture, la création artistique, qu’elle soit contemporaine ou non, l’histoire, la philosophie, etc.

Organisation du cycle

Quatre séances sont prévues, de 18h30 à 20h, (à savoir les jeudis 13 octobre et 24 novembre 2022, 9 février et 23 mars 2023) en hybride (ou en distanciel pur, si les conditions sanitaires l’exigent). Elles permettront à deux ou trois intervenants de se retrouver autour d’une thématique commune que nous déterminerons en fonction des propositions reçues. Le but est de créer une discussion entre les différents participants, mais aussi avec le public. D’ailleurs, pour permettre à ce dernier de prendre part au débat plus aisément, nous mettons à sa disposition sur notre page dédiée sur le site internet de l’Institut catholique de Paris (www.icp.fr) des éléments d’informations qui lui donneront certaines clés de compréhension, et par la suite d’approfondissement, pour aborder de tels sujets.

A la suite des conférences, avec l’accord des intervenants, un enregistrement vidéo de la séance sera temporairement mis en ligne sur la chaîne YouTube de l’ICP pour le public n’ayant pu se libérer le jour-même. Les intervenants pourront également demander à récupérer, pour archive personnelle, l’enregistrement vidéo de leur communication.

Enfin, les intervenants le désirant seront invités à présenter le texte de leur communication pour publication électronique sur le carnet Hypothèses des Jeudis de l’art (en cours de création). Cette publication sera soumise à l’accord d’un comité scientifique et d’une double relecture à l’aveugle. Les règles générales seront spécifiées au moment de la confirmation des participations et de la validation du programme du cycle.

Conditions de soumission

Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, restaurateurs, architectes, plasticiens, mais aussi historiens, philosophes, et autres, sont les bienvenus dans la mesure où les présentations sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue ou d’une connaissance qui puisse mettre en relief les problématiques que vous aborderez.

Chaque intervention devra durer 20 minutes environ. En fin de séance, une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance permettra d’approfondir les thématiques abordées. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant auditeurs libres et étudiants de licence et de master, et adapter leur discours en conséquence.

Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV réduit/courte biographie + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : jeudisdelart@icp.fr, avant le lundi 23 mai 2022. Merci également d’indiquer les possibles dates auxquelles vous ne pourriez pas être présent et de prévoir une image libre de droit qui pourrait illustrer l’affiche de votre séance.

Pour toute question supplémentaire, nous sommes à votre disposition.

Comité scientifique

Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de conférences :

Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (chargé d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP).

Élisabeth RUCHAUD (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).

Valérie RUF-FRAISSINET (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).

Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des quatre séances prévues, afin de créer une dynamique favorable aux échanges.

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