Publication – Janna Coomans, « Community, Urban Health and Environment in the Late Medieval Low Countries »

By exploring the uniquely dense urban network of the Low Countries, Janna Coomans debunks the myth of medieval cities as apathetic towards filth and disease. Based on new archival research and adopting a bio-political and spatial-material approach, Coomans traces how cities developed a broad range of practices to protect themselves and fight disease. Urban societies negotiated challenges to their collective health in the face of social, political and environmental change, transforming ideas on civic duties and the common good. Tasks were divided among different groups, including town governments, neighbours and guilds, and affected a wide range of areas, from water, fire and food, to pigs, prostitutes and plague. By studying these efforts in the round, Coomans offers new comparative insights and bolsters our understanding of the importance of population health and the physical world – infrastructures, flora and fauna – in governing medieval cities.

Janna Coomans is a postdoctoral researcher in the ERC project ‘Healthscaping Urban Europe’. She obtained her PhD on public health in the medieval Low Countries cum laude, which received the Praemium Erasmianum and Pro Civitate prizes. Her main research interests are the history of cities, health and environments, as well as gender, crime and daily politics.

Table des matières :

Introduction

  1. Galenic Health and the Biopolitics of Flow
  2. The Purged Urban Heart: Municipal Sanitation
  3. Food, Health and the Marketplace
  4. Good Neighbours: Nuisance and Harmony in Living Environments
  5. Plague in Urban Healthscapes
  6. Building Community, Balancing Public Health and Order
    Conclusion: Urban Health Expeditions.

Informations pratiques :

Janna Coomans, Community, Urban Health and Environment in the Late Medieval Low Countries, Cambridge, Cambridge University Press, 2021 (Cambridge Studies in Medieval Life and Thought: Fourth Series).

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Dans l’ombre du prince : l’expédition de Louis de France en Angleterre (1215-1217), recrutement et réseaux / In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

English version below

La journée d’études est le premier volet du projet « L’invasion oubliée : l’expédition anglaise de Louis de France (1215-1217) dans son contexte européen », visant à reconsidérer au travers d’une série de rencontres scientifiques l’expédition menée par le prince Louis en Angleterre. À l’appel des barons à l’automne 1215, le fils de Philippe Auguste mit sur pied une expédition destinée à venir leur porter secours et à défendre ses droits. Il débarqua en Angleterre au mois de mai 1216 : au terme de plus d’une année de combats, marquée par les défaites de Lincoln (mai 1217) et de Sandwich (août 1217), il dut accepter un accord avec le gouvernement de régence dirigé par Guillaume le Maréchal et quitter l’Angleterre. Des récits détaillés de l’expédition ont été proposés par Charles Petit- Dutaillis en 1894 dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), et les ouvrages récents de Sean McGlynn et de Catherine Hanley sont revenus sur le déroulement des événements. De nombreux aspects de l’expédition sont toutefois restés dans l’ombre : les médiévistes travaillant sur la France se sont essentiellement penchés sur d’autres aspects de la vie de Louis, notamment son action dans le cadre de la croisade albigeoise, alors que les spécialistes de l’Angleterre médiévale ont plutôt mis l’accent sur la postérité de la Grande Charte et l’action de Guillaume le Maréchal. Épisode peu glorieux de l’épopée capétienne, l’expédition française pouvait apparaître comme un contretemps mineur dans un récit insulaire qui faisait une place de plus en plus grande à la communauté de royaume.

Le temps semble venu de reconsidérer l’expédition de Louis en Angleterre : celle-ci doit en effet être comprise dans le cadre de la recomposition des pouvoirs dans le nord-ouest de l’Europe, alors que l’alliance entre le roi d’Angleterre, le comte de Flandre et l’empereur Otton IV venait d’être détruite sur le champ de bataille de Bouvines en 1214, et que la Flandre encore récemment indépendante passait sous contrôle capétien. Si l’expédition de Louis avait réussi, les Capétiens seraient montés sur le trône anglais, créant peut-être un royaume double. L’échec de l’expédition et sa disparition relative de la mémoire collective ne doivent pas oblitérer son importance pour la compréhension des relations politiques dans cet espace : royaumes de France et d’Angleterre, mais aussi d’Écosse, principautés et seigneuries des Pays-Bas et des régions proches de la Manche : pour toutes ces entités politiques, la Manche n’était pas tant une frontière qu’un grand pôle commercial et une plaque tournante pour les communications.

La journée d’études qui se tiendra au printemps 2022 en ligne est la première d’une série de rencontres autour de cette « invasion oubliée » : une table-ronde à Leeds en juillet 2022, un colloque à Boulogne-sur-Mer en 2023 et un colloque à Londres en 2024. Elle s’intéressera aux figures moins connues de l’expédition. En effet, celle-ci a été souvent abordée par le prisme de ses principales figures, notamment le prince Louis, ou encore son épouse Blanche de Castille qui le soutint depuis le continent. Pourtant, dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), Charles Petit-Dutaillis avait déjà donné les noms de plusieurs de ceux qui, plus ou moins forcés, s’engagèrent aux côtés du prince. En effet, ce sont plusieurs milliers d’hommes qui partirent, précédant Louis en Angleterre dès l’hiver 1215-1216, ou l’accompagnant au printemps suivant. Parmi eux, des intermédiaires aux chevaliers et aux mercenaires, en passant par les marins et marchands qui fournirent des navires, ou encore tous ceux qui lui fournirent une aide matérielle ou humaine depuis le continent comme en Angleterre, autant de figures restées trop méconnues et qu’il convient d’exhumer d’archives encore à explorer.

La journée d’études qui se tiendra au printemps 2022 en ligne est la première d’une série de rencontres autour de cette « invasion oubliée » : une table-ronde à Leeds en juillet 2022, un colloque à Boulogne-sur-Mer en 2023 et un colloque à Londres en 2024. Elle s’intéressera aux figures moins connues de l’expédition. En effet, celle-ci a été souvent abordée par le prisme de ses principales figures, notamment le prince Louis, ou encore son épouse Blanche de Castille qui le soutint depuis le continent. Pourtant, dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), Charles Petit-Dutaillis avait déjà donné les noms de plusieurs de ceux qui, plus ou moins forcés, s’engagèrent aux côtés du prince. En effet, ce sont plusieurs milliers d’hommes qui partirent, précédant Louis en Angleterre dès l’hiver 1215-1216, ou l’accompagnant au printemps suivant. Parmi eux, des intermédiaires aux chevaliers et aux mercenaires, en passant par les marins et marchands qui fournirent des navires, ou encore tous ceux qui lui fournirent une aide matérielle ou humaine depuis le continent comme en Angleterre, autant de figures restées trop méconnues et qu’il convient d’exhumer d’archives encore à explorer.

Il s’agit d’abord d’approfondir nos connaissances sur cet événement, en interrogeant les réseaux de l’expédition, le profil des participants, leurs origines sociales, leur rôle dans la grande machine montée par le prince Louis et son entourage. On accordera une attention particulière aux logiques et aux processus de recrutement : peut-on identifier des points communs avec le profil des participants à la croisade albigeoise ? quel rapprochement peut-on faire avec la constitution des troupes entourant le prince croisé dans le sud du royaume, au printemps 1215 et encore après son équipée anglaise en 1219 ? Les conditions de l’engagement en Angleterre sont très différentes de celles d’une croisade soutenue par le roi et le pape : l’expédition anglaise n’est pas reconnue officiellement par Philippe Auguste, et est condamnée par le pape. Se pose alors la question de savoir dans quelle mesure un prince arrivait à convaincre, – ou forcer – des hommes à s’engager à ses côtés dans une expédition condamnée par la papauté, risquée et qui ne répondait pas au cadre normal de la levée des hommes. Les promesses de terres faites par Louis furent- elles les seules motivations de ces hommes pour partir ? Il conviendra de s’intéresser aux trajectoires individuelles de ceux qui partirent : comment ces hommes préparèrent-ils leur départ ? pour les plus riches, quelles furent les conséquences de leur longue absence sur l’administration de leurs terres ? Il faudra aussi s’intéresser aux familles qui apportèrent leur aide à l’expédition : les identifier, comprendre la forme que prit leur soutien.

L’expédition dans son ensemble fut un échec, mais quelles furent les conséquences pour ceux qui y participèrent ? Fut-elle synonyme de progression dans l’entourage royal et princier, ou plutôt de relégation ? Ces questionnements à l’échelle des individus invitent aussi à s’interroger à plus petite échelle sur les retombées politiques et sociales de l’expédition sur la France capétienne, notamment dans les régions où le recrutement fut le plus important. À cette liste non exhaustive des pistes envisagées, on pourrait aussi ajouter la question des identités et des communautés imaginées auxquelles ces participants de l’ombre pouvaient se rattacher.

La journée d’études aura lieu à distance, au printemps 2022. Les communications se feront en anglais et en français. Les propositions de communication (titre et résumé) seront à adresser à : louis-project@hotmail.com avant le 15 décembre 2021.

In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

This workshop is the first part of the project “The forgotten invasion: the English expedition of Louis of France (1215-1217) in its European context”, aiming to a fresh assessment of prince Louis’ expedition to England. In autumn 1215, the son of Philipp August gathered together an expedition to support the rebellious barons, and to make good his own claim to the throne. He landed in England in May 1216. After more than a year of fighting, marked by defeats at Lincoln (May 1217) and Sandwich (August 1217), Louis was forced to accept a treaty imposed by the regency government led by William Marshal, and to leave England. Detailed narrative accounts of the expedition have been provided by Charles Petit-Dutaillis in his Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), published in 1894, and more recently by Sean McGlynn and Catherine Hanley. Nevertheless, many aspects of the expedition remain to be explored. Recent work on Capetian France has focussed on Louis’s contributions to the Albigensian Crusade, while historians of medieval England have concentrated on the impact of Magna Carta, and on the life of William Marshal. Lord Louis’ inglorious expedition tends to be forgotten by French historians, and can seem like a footnote in the grand narrative of English history, which increasingly focuses on the community of the realm.

It is time for a fresh assessment of Louis’ expedition to England. It must be seen in the context of a dramatic rebalancing of the power politics of north-west Europe, as the alliance between the kings of England, the counts of Flanders and the Emperor Otto was smashed by Philip Augustus at the Battle of Bouvines in 1214, and as the recently independent Flanders came under Capetian control. Had Louis’s expedition succeeded, the Capetians would have succeeded to the English throne, with the prospect of a double kingdom. The failure of the expedition, and its disappearance from collective memory, should not lead us to underrate its importance for an understanding of the political relationships of north-west Europe: the kingdoms of France and England, of Scotland and Wales, the principalities and lordships of the Low-Countries, and of the Empire – for all those polities where the English Channel was not so much a border as a great hub of trade and communication.

The online workshop will be the first step of a series of conferences: a round-table in Leeds (July 2022), two conferences (Boulogne-sur-Mer, 2023 and London, 2024). It will be the occasion to study the less-known participants to this inglorious expedition. Indeed, it is often known from its main protagonists, prince Louis first, but also his wife Blanche of Castille who supported him from France. However, thousands of men sailed to England: some arrived during winter 1215-1216, even before Louis and some other embarked with the prince the following spring, as Charles Petit-Dutaillis reminded in his study, giving the name of some of these men. Prosopographical and archival study is now required to throw light on the members of Louis’ household and entourage who acted as administrators and diplomats; on the knights and the mercenaries who fought for him; and on the seafarers and merchants who provided ships. A fresh look at the people who sailed to England, a study of their social origins, their place in the great machinery of the expedition is needed.

The papers will have a look at the levy of the troops: is it possible to find common patterns with the recruitment in the Albigensian Crusade? A comparison with the men who fought with the prince in South France during the spring 1215 and even after the English expedition, in 1219 would be interesting to make. The context of the invasion of England differs from the conditions of a crusade supported by both king and pope. The English expedition had no official support from Philipp August and was even condemned by the papacy. Hence, how could a prince convince or compel men to involve in a condemned and risky project, that didn’t even belong to the traditional levy of men. Prince Louis promised lands, but those material benefices were they the sole motivation of these men? It would also be interesting study the role of the expedition in life trajectories. How did those men prepare themselves before they embarked, how were their lands administrated in their absence? Leaving the individual scale, the papers could also ask the questions of the aristocratic and knightly family connections of the expedition. Which families offered men and support to the expedition? Which form did this help take?

The consequences of this disastrous expedition should also be taken in account: what were the consequences of the general disaster of the expedition on those who took part in, both the soldiers and the families who gave their support? Did some of them took advantage of it and improved their social position? or was it the contrary?

On a more general level, one can also have a look at the political and social consequences of the expedition, especially in the regions from where most of the participants to the expedition came. This is a non-exhaustive list of possible subjects, which could also ask the questions of identities, of imagined communities to which those participants were linked.

The workshop will take place online, in spring 2022. We invite those who are interested in giving papers at the workshop to submit a title and an abstract, before the 15 December 2021, to the following address: louis-project@hotmail.com. Papers will be given in French and English.

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Offre d’emploi – Post-doctorat : Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.)

Postdoctorat 12 mois (100%).

Profil : Histoire de la langue française et TAL
Quand : 01/01/2022.
Où : Université Grenoble Alpes, laboratoire LiDiLEM (France)
Université Grenoble Alpes : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/
Laboratoire LiDiLEM (axe 1) : https://lidilem.univ-grenoble-alpes.fr/

Projet : Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.)

Le projet s’inscrit dans le champ des Humanités numériques en utilisant les méthodes de la linguistique de corpus outillée. Son originalité réside dans sa double approche synchronique et diachronique pour étudier les phénomènes phraséologiques dans le temps long, de l’ancien français au français classique. En répondant à une problématique actuellement en pleine émergence, les résultats contribueront à affiner une théorie opératoire des genres textuels, la catégorie de genre étant traditionnellement utilisée pour regrouper des textes en réduisant leur variabilité. L’étude linguistique des unités phraséologiques est l’une des clés qui permettra de répondre à cette problématique. Cette recherche pluridisciplinaire suppose de travailler en étroite collaboration avec des spécialistes du Traitement Automatique des Langues (TAL) mais aussi d’avoir recours aux méthodes linguistiques et stylistiques pour l’interprétation des données. Son objectif est de constituer des corpus romanesques inédits en diachronie et d’apporter de nouvelles connaissances théoriques. Ce projet s’inscrit au sein de l’action « Phraséologie en diachronie » (voir site du LiDiLEM).

Modalités de candidature :

Date limite de candidature : 7 novembre 2021 minuit.

Lettre de motivation + CV détaillé.

Fiche de poste sur demande.

Contact : julie.sorba@univ-grenoble-alpes.fr

English version

https://euraxess.ec.europa.eu/jobs/685980

Postdoctoral researcher 12 months (full time)

Profile: History of French language and NLP

When: 01/01/2022

Where: Université Grenoble Alpes, laboratoire LiDiLEM (France)

Université Grenoble Alpes : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/

Laboratoire LiDiLEM (axe 1) : https://lidilem.univ-grenoble-alpes.fr/

The project Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.) is part of the Digital Humanities field and uses the methods of corpus linguistics. Its originality lies in its both synchronic and diachronic approach to study phraseological phenomena over time, from Old French to Classical French. By answering a problematic currently in full emergence, the results will contribute to refine an operational theory of the textual genres, the category of genre being traditionally used to group texts by reducing their variability. The linguistic study of phraseological units is one of the keys to answering this problem. This multidisciplinary research implies working in close collaboration with specialists in NLP but also using linguistic and stylistic methods to interpret the data. Its objective is to constitute diachronic corpora of literary fiction and to bring new theoretical knowledge. Our project takes place into the action « Phraséologie en diachronie » (see on the LiDiLEM website).

How to apply

Deadline: 07/11/2021 midnight.

Covering letter + detailed CV.

Job description on request.

Contact : julie.sorba@univ-grenoble-alpes.fr

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Colloque – Metodi e sfide delle filologie latine. Casi esemplari e declinazioni originali tra l’Antichità e il Rinascimento

Le colloque est organisé par Elisa Lonati (EPHE / SNS / IRHT) et Silverio Franzoni (SNS / EPHE / IRHT) avec le soutien de la Scuola Normale Superiore (Pise) et du laboratoire AOROC (PSL / CNRS, Paris). Il se déroulera entre le 4 et le 6 octobre 2021 en mode hybride, en présentiel à Pise à la Scuola Normale Superiore et en ligne sur Teams (pour le lien, qui sera disponible quelques jours avant le début du colloque, écrire à eventiculturali@sns.it).

Pour informations : elisa.lonati@sns.it; silverio.franzoni@sns.it; eventiculturali@sns.it.

Programme :

4 ottobre 2021

15.00 – Saluti e introduzione

Esperienze di editori
Presiede Gianpiero Rosati

Claudia Villa (Università di Bergamo – Scuola Normale Superiore) – La verità del copista

Álvaro Cancela Cilleruelo (Universidad Complutense de Madrid) – Per una nuova edizione dell’anonimo De consolatione in adversis (CPL 999): problemi ecdotici e linguistici

Pausa caffè

Anna Zago (Università di Pisa) – La tradizione (in)diretta del prologo del Commentum di Pompeo grammatico

Paolo Chiesa (Università degli Studi di Milano) – Il Prete Gianni e la tradizione incontrollabile

5 ottobre 2021

9.00

Tradizioni manoscritte complesse
Presiede Lisa Piazzi

Ilaria Morresi (Università La Sapienza, Roma) – Il Codex Renati: la tradizione manoscritta delle opere logiche boeziane tra Costantinopoli, Vivarium e il X secolo

Ernesto Stagni (Università di Pisa) – Guide inattese per uno stemma: materiali non isidoriani confluiti nelle Etymologiae

Pausa caffè 

Jérémy Delmulle (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes – CNRS, Paris-Aubervilliers) –
L’autore come copista. Per un’ecdotica dei testi derivati

Rossana Guglielmetti (Università degli Studi di Milano) – Tracciare il confine: problemi di edizione dei testi esegetici

15.00

Presiede Gian Biagio Conte

Stephen Oakley (Emmanuel College, Cambridge) – The textual tradition and editing of Dares Phrygius

Filologia nella storia

Frédéric Duplessis (École Normale Supérieure de Lyon) – Les tribulations médiévales de ‘panem et circenses’ (Juvénal, Sat. X, 81) et les limites de la lectio difficilior

Pausa caffè

Michael Reeve (Pembroke College, Cambridge) – Contaminazione o congetture? Un problema nella tradizione quattrocentesca di Plinio il Giovane

Marco Petoletti (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano) – Le armi della filologia e della teologia: il caso di Incmaro di Reims

6 ottobre 2021

9.00

Filologia latina e…
Presiede Emanuele Berti

Paolo Trovato (Università di Ferrara) – Due o tre pensieri sull’edizione dell’Inferno (con un elogio del lavoro d’équipe)

Giulia Ammannati (Scuola Normale Superiore) – Le costanti di una tradizione: casi dalle Metamorfosi di Apuleio

Pausa caffè

Anne-Marie Turcan-Verkerk (École Pratique des Hautes Études – PSL, Paris) – Filologia e digitale: il contributo di Biblissima e Biblissima

Source : Scuola Normale Superiore

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Publication – « Guillelmi Petri de Godino Lectura Thomasina. Prologus et Distinctiones 1-27 Libri Primi », éd. Francesca Bonini

The so-called Lectura Thomasina, a commentary on Peter Lombard’s Sentences, was composed by the Dominican William of Peter of Godin at the beginning of the 14th century. The manuscript tradition provides the text with the title ‘Thomasina’ because of the large number of verbatim quotations from Aquinas’ writings. This text is not a mere compilation of Aquinas’ dicta, but represents an attempt to outline the fundamental elements of Thomas’ doctrine, giving them both unity and coherence. For this reason, Godin’s commentary is an important witness to the reception of Aquinas’ texts during the period between his death and his canonization.

The critical edition of the Lectura Thomasina, presented here for the first time, is based on an examination of the entire manuscript tradition and is accompanied by an historical and philological introduction.

In this part of his Sentences commentary (prologue and book I, distinctions 1-27), Godin deals with some central themes of scholastic theology, such as the scientific nature of theology, the knowledge of God, divine attributes, the doctrine of the Trinity, divine relations, the doctrine of caritas, the omnipotence of God, and the predication of God’s names. In addition to these theological questions, the text contains a philosophical digression in distinction 8, where Godin examines the distinction between essence and existence both in God and in created beings.

Informations pratiques :

Guillelmi Petri de Godino Lectura Thomasina. Prologus et Distinctiones 1-27 Libri Primi, éd. Francesca Bonini, Louvain, Peeters, 2021 (Recherches de Théologie et Philosophie Médiévales – Bibliotheca, 19.1.1). CXXXIV–378 p. ISBN : 9789042945524. prix : 110 euros.

Source : Peeters

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Colloque – Représenter et nommer la Grèce et l’espace grec, du XIVe au XVIe siècle

Journée d’études

Université de Lille ALITHILA – ULR 1061

1er oct. 2021 UNIVERSITÉ DE LILLE Campus du Pont-de-Bois Villeneuve d’Ascq https://alithila.univ-lille3.fr/

Organisation et contact: Catherine Gaullier-Bougassas
catherine.bougassas@univ-lille.fr

Programme :

9h30 : Accueil

9h45 – 10h15 : : Marilynn Desmond (Binghamton University) : « Trojan Typography and Fourteenth- century Cartographies of the Morea in the Matter of Troy »

10h30 – 11h00 : Pascale Mounier (Université Grenoble Alpes) : « La Grèce de Thésée d’après la Teseida de Boccace et ses adaptations françaises »

11h15 – 11h30 : pause 11h30 – 12h00

Georges Tolias (EPHE ; Fondation Nationale pour la Recherche Scienti que, Athènes) : « Penser et représenter la Grèce au XVe siècle »

12h15 – 14h15 : repas

14h15- 14h45 : Emmanuelle Vagnon-Chureau (CNRS- LAMOP) : « Cristoforo Buondelmonti et ses sources dans sa représentation de la Grèce »

15h00- 15h30 :

Nathalie Bouloux (Université de Tours) : « Sebastiano Compagni, géographe humaniste vénitien (et «ptoléméen») de la n du XVe siècle début du XVIe s. et sa description de la Grèce »

15h45- 16h15 : Edith Mazeaud-Karagiannis ((Université de Strasbourg) : « Les évocations du Péloponnèse dans l’œuvre des voyageurs français de la seconde moitié du XVIe (Belon, Nicolay, Thevet) »

16h30 – 17h00 : Discussion

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Bourse – Bourse Robert de Sorbon 2021-2022

Responsable : Didier PANFILI

L’appel à candidature à la Bourse Robert de Sorbon 2021-2022 est ouvert (dépôt des candidatures du 5 septembre au 15 octobre inclus).

Public visé

Cette bourse s’adresse aux docteurs en histoire médiévale ayant soutenu leur thèse à l’étranger, depuis trois ans au maximum.

Contenu de la bourse

Cette bourse permettra au lauréat de réaliser un séjour d’un mois, du 1er au 31 mars, au sein du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris, lequel prendra en charge son déplacement aller et retour, son logement à la cité internationale de Paris et lui versera une somme de 1000 euros destinée à couvrir les frais courants du séjour. En outre, le lauréat obtiendra le statut de membre associé du Laboratoire pendant trois ans.

Obligations

À son arrivée, le lauréat donnera une conférence publique destinée à faire connaître ses travaux. Cette conférence donne lieu à une publication en ligne sur le site du LaMOP.

Calendrier

Publication de l’appel : 5 septembre 2021
Clôture de l’appel : 15 octobre 2021
Publication des résultats : novembre 2021

Composition du jury

La composition du jury est revue chaque année par le Conseil de Laboratoire du LaMOP. Ce jury comprend 8 membres :

– un président, choisi parmi le groupe de direction du LaMOP
– un secrétaire, choisi au sein du conseil de Laboratoire du LaMOP
– deux membres du LaMOP, titulaires ou émérites
– deux extérieurs, chercheurs ou enseignants-chercheurs
– un acteur de la conservation du patrimoine (Archives nationales de France, Bibliothèque nationale de France…).

Pièces à fournir 

– Déclaration de candidature au format PDF (467Ko)
– Curriculum vitae
– Lettre de motivation en français, dans laquelle le candidat présentera les axes de ses recherches, la manière dont ceux-ci peuvent s’articuler aux champs et programmes du Laboratoire et les objectifs de son séjour (il sera tenu compte du souhait de consulter des archives et/ou manuscrits conservés dans des dépôts parisiens avec références précises).
– Rapport de soutenance et/ou un résumé de la thèse
– Deux publications jugées représentatives publiées ou à paraître.

La procédure de candidature est dématérialisée.

Ces pièces seront adressées, avant le 15 octobre 2021 (23h59 heure de Paris), sous format pdf, dans cet ordre et au sein d’un seul et même fichier, au secrétariat de la bourse : bourselamop@univ-paris1.fr.

Source : LAMOP

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Offre d’emploi – Chargé·e de rédaction de contenus éditoriaux ARMA (Bibliothèque nationale de France)

  • Référence du poste : CS175-1
  • Sites : Richelieu 58 rue de Richelieu 75002 Paris; Louvois 58 rue de Richelieu 75002 Paris; François-Mitterrand Quai François-Mauriac Cedex 13 75706 Paris
  • Catégorie : B
  • Groupe emploi : 3
  • Famille : Services aux publics traitement des collections
  • Emploi de référence : Gestionnaire de collections et de traitement documentaire
  • Nature du besoin : Occasionnel
  • Planning : Variable
  • Nombre d’heures par mois : 80
  • Durée du contrat : 6 mois
  • Fondement du contrat : 6.6
  • À pourvoir à compter du : 01/11/2021

Missions et activités permanentes

Le projet « The Art of reading in the Middle Ages » – ARMA qui se déroule d’octobre 2020 à avril 2022 a pour objectif de montrer comment la pratique de la lecture au Moyen-Âge a contribué au fondement de la culture européenne, à travers des manuscrits médiévaux en caractères latins dans différentes langues. Il s’agit à la fois d’agréger des collections relatives à ce thème (à numériser ou déjà accessibles via Europeana), de les éditorialiser sous forme d’expositions, blogs, galeries, etc. et de les valoriser et les enrichir grâce à des applications utilisant, entre autres, IIIF. L’audience visée est le secteur de l’Éducation et le grand public.

Le projet rassemble 8 partenaires européens au sein de 4 groupes de travail.
Pour sa part, la BnF assure la numérisation d’une soixantaine de manuscrits ; contribution aux collections thématiques, expositions virtuelles, billets de blog et galeries d’images d’Europeana.

Le/la « Chargé(e) de rédaction de contenus éditoriaux « The Art of Reading in the Middle-Ages » » travaillera au sein de la Mission de coordination de la DCO, en collaboration avec la coordonnatrice à la médiation numérique . Il/Elle travaillera de manière transversale avec les chargés de collection des départements des Manuscrits, Bibliothèque de l’Arsenal, et Réserve des Livres rares, et l’ensemble de l’équipe projet pilotée par la Délégation aux Relations internationales. Il/Elle rassemblera les éléments scientifiques et documentaires, nécessaires à la bonne éditorialisation des documents sélectionnés, selon un planning arrêté au préalable, pour rédiger en anglais des contenus éditoriaux publiés sur Europeana. Les modules pédagogiques concernent les publics scolaires du primaire, du secondaire et du post-secondaire et prendront différentes formes: tutoriels vidéos, scénarios d’apprentissage, jeux pédagogiques interactifs. Il/Elle aura aussi à charge d’assurer la traduction, du français vers l’anglais, et l’adaptation de contenus éditoriaux préexistants, sélectionnés et transmis par les chargés de collection

Compétences requises

– Maîtrise de l’anglais impérative (rédaction et traduction vers l’anglais, voire candidat anglophone). (Au cours de la procédure de recrutement, les candidats sont susceptibles d’être testés sur leur niveau d’anglais.)
– Très bonne compétence rédactionnelle avérée (familiarité avec les outils d’éditorialisation numérique, blogs, CMS, etc.)
– Expertise dans le domaine des manuscrits médiévaux (rédaction de contenus scientifiques)
– Bonne culture générale (profil littéraire ou sciences humaines et sociales)
– La connaissance des grandes bibliothèques numériques internationales (fonds numérisés et stratégies de médiation) serait un plus.
– Rigueur, réactivité, respect des détails, aptitude au dialogue
– Expérience pédagogique (production de contenus pédagogiques)

Source : Bibliothèque nationale de France

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Colloque – « Dei gratia rex Francorum ». Les actes royaux de la France médiévale à l’ère numérique : passé, présent, avenir

Les actes émis au nom des rois qui ont régné sur une partie de l’actuelle France, de Charles le Chauve à Philippe Auguste, sont l’objet depuis plus d’un siècle d’une considérable entreprise d’édition, menée sous l’égide de l’Institut de France. Cependant, les milliers de documents ainsi édités sont restés jusqu’à présent inaccessibles sous forme numérique. Le projet Corpus des actes royaux de la France médiévale (CARo) entend remédier à cette lacune, en vue d’offrir un accès renouvelé à cet ensemble fondamental pour l’histoire médiévale.

Alors que le corpus numérique est aujourd’hui en cours de constitution, cette première journée d’étude consacrée au projet vise à dessiner les contours précis du corpus, à examiner les premiers acquis offert par celui-ci, à esquisser des pistes d’analyse à venir via des méthodes numériques, et enfin à réfléchir collectivement aux besoins futurs de la communauté des historiens. À cette fin, une large place sera accordée à la discussion tout au long de la journée.

Programme :

Matin

  • 9h15 : Geneviève Bührer-Thierry (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP) et Jacques Verger (Institut de France), mot de bienvenue

I. Contenu et tradition des actes royaux : les possibilités d’un corpus

  • 9h30 : Nicolas Perreaux (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP), « Les actes royaux comme corpus numérique : rapport d’étape »
  • 10h : Olivier Canteaut (École nationale des chartes, CJM) et Nicolas Perreaux (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP), « Enquête sur la tradition du corpus des actes royaux »
  • 10h30 : pause
  • 11h : « Les faux, les originaux, les copies, les doublons », discussion sous la présidence de Laurent Morelle (École pratique des hautes études, SAPRAT)
  • 11h30 : « L’écriture des actes royaux », discussion sous la présidence de Didier Panfili (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP)

Après-midi

II. L’entreprise éditoriale, du parchemin au numérique

  • 14h : Sébastien Barret (Centre  national  de  la  recherche  scientifique, IRHT), « Érudition, diffusion et logistique : aperçu historiographique sur l’édition des actes royaux »
  • 14h30 : Jean-Charles Bédague (Service interministériel des archives de France) et Jean-François Moufflet (Archives nationales), « Rassembler, éditer, exploiter, transmettre un corpus inédit : l’exemple des actes de Louis VII et de Louis IX »
  • 15h : pause
  • 15h30 : « Délimiter, comparer : le périmètre du corpus », discussion sous la présidence de François Bougard (Centre national dela recherche scientifique, IRHT)
  • 16h : « Comment lier les ressources, les images, les interfaces », discussion sous la présidence d’Eliana Magnani (Centre national de la recherche scientifique, LaMOP)
  • 16h30 : Joseph Morsel (Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP), conclusion

Informations pratiques :

Première journée d’étude CARo (Corpus des actes royaux), organisée par Nicolas Perreaux (LaMOP) et Olivier Canteaut (CJM).

Lundi 8 nov. 2021, 9h-17h – 65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle).

Source : École nationale des Chartes

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Colloque – S’accorder et résoudre les conflits au Moyen Âge et à l’époque moderne

Si les historien·ne·s s’accordent à reconnaître l’omniprésence des pratiques de résolution des conflits au Moyen Âge et à l’époque moderne, celles-ci sont généralement traitées de manière périphérique, voire allusive, dans les études. Souvent oraux, les accords sont en effet difficiles à traquer dans une documentation qui privilégie le recours judiciaire. Non seulement la collecte des preuves doit être poursuivie, mais il est en outre nécessaire d’effectuer un retour global et de tenter une synthèse dans une perspective comparatiste, européenne et sur le temps long. Cet atelier de recherche international vise ainsi à mener une enquête collective sur les manières de s’accorder et de résoudre les conflits au Moyen Âge et à l’époque moderne. Outre l’étude des modalités concrètes de l’accord, on s’interrogera sur les liens de perméabilité réciproque entre « justice négociée » et « justice hégémonique ». Plusieurs exemples prouvent que le recul de la régulation sociale au cours de l’époque moderne est loin d’être aussi absolu et complet qu’on l’a longtemps pensé : dans quelles circonstances et à quelles fins les diverses manières de s’accorder persistent-elles ?

Programme :

Jeudi 30 septembre 2021, 14h-18h

  1. Introduction et présentation du programme de recherches « S’accorder et résoudre les conflits au Moyen Âge et à l’époque moderne » par Anne Bonzon (Université Paris 8), Xavier Rousseaux (UCLouvain) et Diane Roussel (Université Gustave Eiffel).
  2. Stéphanie Blot-Maccagnan (Université de Nice), Les accords au regard de la pratique angevine sous l’Ancien Régime
  3. Lucien Faggion (Université de Provence Aix-Marseille), Les rites de pacification en Vénétie au XVIe siècle
  4. Nadya Nazareva (Sorbonne-Université), Les accords notariés parisiens au XVIe siècle
  5. Discussion collective sur la collection des sources de l’accord

Vendredi 1er octobre 2021, 9h-12h

  • Antoine Renglet (UCLouvain et Université Saint-Louis – Bruxelles), Le commissaire de police : une institution de conciliation dans la société urbaine de l’Europe napoléonienne ?
  • Quentin Verreycken (Université de Münster et UCLouvain), Gens de guerre et gestion des conflits dans les lettres de rémission au XVe siècle
  • Jonathan Pezzetta (Université de Nancy), Négocier ou plaider ? La souveraine justice du duc de Lorraine à Nancy face aux arrangements des plaideurs (fin du XVIe siècle)

Vendredi 1er octobre 2021, 14h-17h

  • Adrien Carbonnet (Sorbonne-Université), Trouver le chemin de la grâce : les villes rebelles et leurs stratégies pour rétablir le dialogue avec le souverain (royaume de France, seconde moitié du XVe siècle)
  • Pierre-Benoît Roumagnou (Sorbonne-Université), La régulation sociale dans les justices locales de l’Ouest parisien au XVIIIe siècle
  • Discussion collective sur le lexique de l’accord

Informations pratiques :

Dates : 30 septembre 2021 – 1 octobre 2021
Louvain-la-Neuve, Salle du Conseil Érasme
Contact : quentin.verreycken@uclouvain.be

Source : UCLouvain – CHDJ

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