Rencontre du RMBLF — Patrimoine et Archéologie en péril ! De défi-sites en défi-sciences

11-12 janvier 2022
Bruxelles, Université Libre de Bruxelles

En avril 2020, en pleine crise du coronavirus, le Parlement de Wallonie annonçait son intention de faire détruire sans investigation scientifique les vestiges archéologiques sur le site de la future « Maison des Parlementaires » à Namur, malgré le potentiel avéré en cours d’étude. Alors que le délai initial pour fouiller ces 2000 ans d’Histoire sur 2000 m² relevait déjà d’une gageure – quatre mois sans sursis au cœur de l’hiver –, cet événement a constitué la goutte d’eau qui fit déborder le vase, au point d’enclencher un mouvement de mobilisation au sein de la communauté scientifique et du grand public. L’indignation de citoyen·nes, couplée à une carte blanche soutenue par près de 200 acteurs·rices de la recherche, a permis d’obtenir que les vestiges restants ne soient pas détruits aveuglément en l’absence d’archéologues. Si cette victoire symbolique fut belle, elle a néanmoins laissé un goût amer. Le délai offert fut de… quatre semaines de fouilles, alors qu’il restait 1000 ans à traiter depuis la fondation de la ville romaine, sans parler des occupations antérieures, soit un maximum d’un jour et demi de travail par siècle d’occupation.

Depuis plusieurs années, de législature en législature, les moyens octroyés à l’archéologie et à la recherche, tant économiques qu’humains, ne cessent d’être restreints sous prétexte d’économie, en vantant les mérites de faire mieux avec moins. Cette situation reflète un contexte plus général où l’argent est devenu l’unique mesure de l’activité humaine et de son temps dans un modèle de société souvent qualifié de néo-libéral, au sens purement économique du terme. Au sein de ce modèle, seules comptent les données monnayables et statistiques, le plus souvent au détriment du bien-être des travailleurs·euses, que ces personnes soient ouvrier·es dans l’industrie ou employé·es d’un vaste secteur tertiaire dont font partie les métiers du Patrimoine et de l’Histoire. En effet, parmi les éléments essentiels contribuant à ce bien-être, ce modèle met en cause la satisfaction du travail bien accompli, faisant pleinement sens au-delà de son aspect purement « alimentaire », au même titre que le temps et les conditions matérielles nécessaires à l’accomplir. En aliénant les travailleurs·euses, ce système atteint ses limites et génère désormais une paralysie dont la mésaventure de la Maison des Parlementaires n’est qu’un exemple récent dans le cadre particulier de nos métiers.

Concrètement, la réalité à laquelle beaucoup de membres de nos métiers du Patrimoine et de la recherche en sciences humaines sont confronté·es est alarmante : celle d’un manque chronique d’investissement. Les objectifs principaux portent en effet de plus en plus sur la rentabilité directe au détriment de l’investigation de qualité qui se donne le temps de la profondeur, et valorise un patrimoine dont la valeur historique, artistique, et mémorielle – en bref, humaine –, ne peut être réduite à sa seule expression financière. Reflétant cette situation déplorable, les déconvenues patrimoniales se sont en effet succédé ces dernières années. Songeons à la destruction inqualifiable du Pont des Trous à Tournai, ou encore à l’état de délabrement de monuments comme la collégiale Sainte-Croix de Liège. Confrontées à une indifférence confinant parfois au mépris de la part des pouvoirs politiques, nos disciplines se trouvent plus que jamais dans une situation critique menaçant leur avenir ; un avenir pourtant essentiel à une société qui ne peut se construire sous vide, en milieu aseptisé, sous peine de ne servir qu’à des intérêts financiers et consuméristes. Osons poser la question : le but serait-il de faire disparaître la recherche en sciences humaines et la gestion patrimoniale raisonnée, nécessitant des investissements publics, pour faire place à une recherche de commande ? Cette dernière répond aux impératifs de capitalisation symbolique momentanés et sans cesse changeants de financeurs privés et de certain·es responsables publics.

Face à cette situation, le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF – Groupe de contact du F.R.S.-FNRS) ainsi que le CReA-Patrimoine et SociAAM (ULB) souhaitent rassembler une série d’acteurs·rices issu·es du monde universitaire et des institutions patrimoniales (conservateurs·rices de musées, historien·nes de l’art, de l’architecture, archéologues, employé·es dans des services d’archéologie régionaux, agent·es attaché·es au Patrimoine, etc.) avec l’intention de débattre de l’avenir de la recherche scientifique dans le champ des sciences liées au Patrimoine. Plus que jamais, il y a urgence, à notre sens, de nous rassembler, voire de nous structurer, pour faire face aux défis de demain. La crise et la rentabilité économiques justifient depuis trop longtemps les coupes budgétaires qui détruisent chaque jour un peu plus toutes les disciplines dont l’impact s’inscrit dans des dynamiques de long terme, qui ont, entre autres, à voir avec l’émancipation individuelle et la construction d’une conscience publique. Cette journée se placera en quelque sorte dans la continuité du débat que nous avions initié autour de la thématique Des sciences (humaines) sans conscience ?

La rencontre sera l’occasion de formuler un certain nombre de constats, afin d’identifier les difficultés communes frappant nos secteurs de recherche – qu’il s’agisse des difficultés de financement ou de problèmes plus pernicieux. C’est l’occasion de porter un regard critique afin de construire ensemble notre avenir. Il importe aussi de réfléchir à de meilleurs moyens de faire entendre notre voix et de défendre les valeurs de nos métiers, valeurs que nous estimons essentielles – parce que critiques – à un modèle de société démocratique et participatif où chacun·e doit avoir le droit d’œuvrer dans des conditions décentes qui donnent un sens au travail accompli et à la vie. Face aux enjeux à venir, le temps ne serait-il pas venu de nous structurer pour défendre nos disciplines au sein d’une société qui se trouve aujourd’hui à un carrefour essentiel pour l’avenir qu’elle veut se donner ?

Organisée en collaboration avec le CReA-Patrimoine et l’unité de recherche sociAAM, cette 43e rencontre du RMBLF se tiendra les 11-12 janvier 2022 à Bruxelles (Université Libre de Bruxelles, Campus du Solbosch).

Programme :

Jour 1 — Volet A : Recherche scientifique et institutions patrimoniales
Aspects abordés : a) ¨Politique scientifique ; b) Financement et partenariat public/privé ; c) Classement et hiérarchisation du patrimoine ; d) Conservation et transmission des résultats de recherche.

Jour 2 — Volet B : Recherche et communication scientifique
Aspects abordés : a) Attentes ; b) Décalage entre monde scientifique et public ; c) Enseignement et éducation ; d) Patrimoine et ancrage local.

Questionnaire soumis aux participants conviés aux deux journées de débat : ici

Informations pratiques :

Dates : 11-12 janvier 2022, en présentiel.
Horaire : 9h30-12h30 ; 14h30-17h00. Temps de midi libre en raison des conditions sanitaires.

Salle : Salle Somville  S.02.331. iv 1 bâtiment S – entrée avenue Jeanne 44.

Inscription gratuite mais indispensable avant le 5 janvier 2021. Par courriel à info.rmblf@gmail.com

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Appel à contribution – International Conference Passions and the Mystical between Affecting and Being Affected

Nijmegen, Titus Brandsma Institute, 1-2 December 2022

It is a pleasure to invite you to Passions and the Mystical: between Affecting and Being Affected. The conference is jointly organized by the Mystical Theology Network (MTN) and the Titus Brandsma Institute of the Radboud University (TBI) and will take place in Nijmegen on 1-2 December, 2022.

The aim of this conference is to bring together theologians, religious studies scholars, philosophers, literary scholars, historians and scholars working in related fields to discuss and map out the wider semantic field of the ‘passion(s)’ across mystical traditions.

The conference aims to address questions such as:

  • How do the mystics across different traditions view their own passions and emotions?
  • What role do the passions of others play in accounts of the mystical?
  • How is gender factored into the mystical use of passions?
  • How do mystics understand their passions in relation to key events within their tradition (e.g. the Passion of Christ within the Christian tradition)?
  • How is erotic language ‘translated’ into passionate mystic literature?
  • To what extent can mystical experiences be considered passions in their own right?
  • How do mystical passions relate to emotions and what can they contribute to the history of emotions?
  • Can mystical passions contribute to social engagement and political resistance (e.g. D. Sölle, M. de Certeau), including issue of race and gender?
  • How does modern artistic engagement deal with this passionate mystical heritage?

Topics for proposals include, but are not limited to:

  • Relationship between passions and emotions in mystical texts.
  • Mystical passions and the history of emotions.
  • Critical close-readings of mystical texts from various traditions focusing on ‘passions’.
  • Comparative studies of passions across mystical traditions
  • Mysticism, Gender and Passions
  • Conceptualization of the notions of passivity/agency, consent, effort and grace and their interrelations in the mystical tradition
  • The influence of philosophical discourses on the passions on mystical authors and, vice versa, the influence of mystical discourses on philosophical passion theories (Descartes, Pascal…).
  • Reception and critique of mystical discourses on the Passion and the passions in recent non-mystical (theological, philosophical, literary, historical etc.) authors.
  • Passions and intimacy in the mystical reception of the Song of Songs, Kabbalah, etc.
  • Influence of mystical passions on modern artistic practices and theories.
  • Persistence of mystical passions within political and social engagements, including issues of race and gender.

Guide for authors
The deadline to submit abstracts is March 18 2022.
Proposals are accepted in English, Dutch, French and German.

Please send your abstract to stefaan.neirynck@titusbrandsmainstituut.nl

All proposals should include:

  1. Full name
  2. E-mail
  3. Current institution and/or academic affiliation
  4. Title of the paper of Project
  5. Proposal (up to 350 words)

We invite the following proposals:

  • Paper proposal — A proposal for presenting a short (20 minute) original paper
  • Session proposal — A proposal for a session or roundtable where different papers are presented on a common theme and emphasis is placed on shared discourse. Session proposals should include abstract, name of presider, list of panelists or respondents.

Important Dates
Deadline for submission: March 18, 2022
Notification of acceptance: April 15, 2022

Organising committee:
Marc De Kesel
Lieven De Maeyer
Stefaan Neirynck
Edwin van der Zande

For any enquiries, please contact: Lieven De Maeyer (lieven.demaeyer@titusbrandsmainstituut.nl) or Stefaan Neirynck (stefaan.neirynck@titusbrandsmainstituut.nl )

We look forward to seeing you at the conference.

Source : Titus Brandsma Institute

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Séminaire — Des usages contemporains du Moyen Âge, 2021-2022 : Dimensions spatiales du médiévalisme.

Séminaire organisé par Aude Mairey, Directrice de recherche (LaMop – CNRS/Paris 1 ; www.audemairey.com)

Les séances sont ouvertes à tous et se tiendront si possible le vendredi de 14h à 16h en salle Perroy, à la Sorbonne (et en hybride si possible). Si vous souhaitez y assister, inscrivez-vous à l’adresse suivante : aude.mairey@univ-paris1.fr.

Depuis quelques décennies, le médiévalisme, que l’on peut définir à la suite de Louise d’Arcens comme « la réception, l’interprétation ou la recréation du Moyen Âge européen dans les cultures post-médiévales », est devenue une discipline à part entière, d’abord dans les pays anglophones puis dans l’ensemble de l’Europe occidentale (pour ne s’en tenir qu’à elle, même si l’Orient ne doit pas être négligé). Le champ est vaste : de Victor Hugo à J.R.R. Tolkien, de la recréation d’une architecture néo-gothique aux jeux vidéos populaires, de l’anneau de Jeanne d’Arc à la reconstitution de batailles médiévales, les usages contemporains du Moyen Âge sont nombreux – littéraires, cinématographiques, ludiques, mais aussi politique… Pourtant, alors que nos collègues littéraires ont été les premiers à s’emparer de ce champ au sein du monde universitaire, les historiens ont davantage tardé à s’emparer du sujet, même si une dynamique est désormais engagée. Ce séminaire se propose donc d’envisager, en complémentarité avec les autres disciplines, tant l’histoire du médiévalisme que la diversité de ses usages actuels.

Il portera cette année sur les dimensions spatiales du médiévalisme.

Programme :

28 janvier 2022 – Aude Mairey, « Introduction ».

11 février 2022 – Annick Peters-Custot (Université de Nantes), « Constantinople, projection spatiale de l’imaginaire orientaliste ».

25 février 2022 – Pierre-Brice Stahl (Sorbonne Université), « L’imaginaire Nord médiéval ».

18 mars 2022 – Fanny Madeline (Université Paris 1) et Alexis Lycas (EPHE), « Le médiévalisme scientifique de la cartographie sur le Moyen Âge : regards croisés Chine-Europe »

1er avril 2022 – Francis Mickus (Université Paris 1), « Le Moyen Âge au cinéma : reconstituer l’espace ou le rendre reconnaissable ? »

22 avril 2022 – Emmanuelle Vagnon (CNRS), « Espace et cartes géographiques dans la littérature médiévaliste ».

Source : LAMOP

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Exposition – Parures de Fêtes à Liège. Splendeurs des tapisseries de Saumur

L’exposition « Parures de fêtes à Liège. Splendeurs des tapisseries de Saumur » invite le public belge et étranger à partir à la découverte de la richesse et de la beauté de cet ensemble remarquable et unique de tapisseries (XVe-XXe siècles) provenant principalement du château-musée et des églises de Saumur sur la Loire. Ces 36 tapisseries sont réparties sur les deux sites d’exposition avec un billet d’entrée unique : 30 tapisseries dans cinq salles d’exposition permanente du Trésor de la cathédrale de Liège et 6 tapisseries dans la salle Paul Lohest de l’Archéoforum de Liège

En lien avec cette exposition temporaire, les trois premières conférences de notre cycle 2021-2022 seront consacrées aux tapisseries de Saumur et de Liège.

Informations pratiques :

Liège, Musée du Trésor.

Ouvert du mardi au samedi de 10 à 17 h. Le dimanche de 13 à 17h.

Entrée 6€ 

Trésor de Liège
Rue Bonne Fortune, 6
B-4000 Liège

info@tresordeliege.be

Source : Musée du Trésor

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Colloque – Identity Abroad in Central and Late Medieval Europe and the Mediterranean

Life in the central and late Middle Ages was characterised by high levels of mobility and migration. Developments in manufacturing, trade, education, and diplomacy, as well as political and religious conflict and persecution encouraged and at times forced various individuals and groups to move ‘abroad’, permanently or temporarily, to places nearby or further afield. Each had their own different socio-economic background, political allegiance, language, cultural heritage, and faith.

The position and impact of these ‘foreigners’ in societies across Europe and the Mediterranean has been widely discussed. However, what is less discussed is how these individuals and groups understood and (re)presented themselves. Our conference seeks to explore the construction, expression, and practical significance of different forms of ‘social identity’ among individuals and groups living ‘abroad’ in Europe and the Mediterranean in the period between the eleventh and the fifteenth century.

By bringing together a variety of different perspectives, the conference aims to consider not only how ‘identity abroad’ functioned in specific contexts, but also to identify and emphasise developments, patterns, and divergences. This will allow us to reflect more broadly on how the topic can be approached in the pre-modern period and beyond, speaking to current social challenges in a world which is more mobile than ever.

Programme :

Day 1, Friday 7th January

8.45-9.00: Registration

9.00-9.15: Welcome and Opening

9.15-10.30: Keynote Lecture 1 – Roser Salicrú i Lluch (Institució Milà i Fontanals, CSIC, Barcelona), Deconstructing, Constructing or Reconstructing Identities? Microhistories of Muslim and Christian Captives in the Western Medieval Mediterranean

10.30-11.00: Break

11.00-12.30: Session 1

Dr. Carolina Obradors-Suazo (École des hautes études Hispaniques et Ibériques, Madrid), Identities Witnessed and Performed: the Language of Foreigness in 15th-century Barcelona [online]

Helen Flatley (University of Oxford), Christian Otherness on the Iberian frontier: the Making of Mozarabic Identity in Post-Conquest Toledo

Leo Donnarumma (Université Grenoble Alpes/Università degli studi di Napoli Federico II), We Band of Brothers: the Origin of the Arbëreshë Communities in the Kingdom of Naples at the end of the 15th century

12.30-13.30: Lunch

13.30-14.30: Session 2

Gabrielle Russo (University of Cambridge), Projecting and (Re)crafting Turkic Identity at the ʿAbbāsid Court: al-Fatḥ ibn Khāqān and The Merits of the Turks

Simona Puca (Université Grenoble Alpes), The Christianitas Cismarina in front of the Others. Investigations on the Letter of the Latins in the State of Jerusalem to Charles of Anjou [online]

14.30-15.00: Break

15.00-16.00: Session 3

Blanche Lagrange (CESCM, Université de Poitiers), An English Artist in Flanders: Visual Identity and Artistic Creation in Flemish Scriptoria in the early 11th-century

Gayane Babayan (Independent Scholar), Armenians, ‘Foreigners’ in 14th-century South-Eastern Crimea: Images as Means of Shaping and Sustaining the Identity Abroad [online]

16.00-16.30: Break

16.30-17.30: Keynote Lecture 2 – Teresa Shawcross (Princeton University), title TBC

Conference Dinner

Day 2, Saturday 8th January

Welcome

9.15-10.30: Keynote Lecture 3 – Miri Rubin, (QMUL), How strange were the strangers of medieval cities? [online]

10.30-11.00: Break

11.00-12.30: Session 4

Dr. Etleva Lala (Eötvös Loránd University), The Albanian Identity of the Albanians in the Ragusan Republic [online]

Ester Zoomer (University of Amsterdam), Those residing in the Steelyard: the Perception and Regulation of a Hanseatic Mercantile Identity in 15th-century London

Richard Ibarra (University of California, Los Angeles), What’s in a Name? Attesting and Contesting Genoese Nobility in 16th-century Seville [online]

12.30-13.30: Lunch

13.30-15.00: Session 5

Dr. Victòria A. Burguera-Puigserver (University of the Balearic Islands), Where Voluntary and Forced Migrations intersect: Merchants and Slaves between Christian and Islamic lands in 15th-century Crown of Aragon

Ariana Myers (Princeton University), What’s in a Name? Slavery, Conversion, and Patronage in 13th-century Majorca [online]

Sanja Miljan (Central European University), Franciscans Abroad: Case Study from the Province of Dalmatia until the beginning of the 15th century

15.00-15.30: Break

15.30-16.30: Session 6

Dr. Paulo Catarino-Lopes (Universidade NOVA de Lisboa), Constructing the Self: Self-Identification and Presentation to other ‘Foreigners’ and Locals in Travel Accounts to the East in the late Middle Ages [online]

Eleonora Tioli (Scuola Normale Superiore, Pisa), Christian Missionaries in the Mongol Empire

16.30-17.00: Concluding Discussion and End of the Conference

Informations pratiques :

7-8th January 2022
Contact: identityabroad22@gmail.com.

Source : Identity Abroad

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Colloque – Femmes, genres et droits au MoyenÂge. Statut, capacité et agentivité

JOURNÉE D’ETUDE ORGANISÉE PAR PIERRE-ANNE FORCADET ET CORINNE LEVELEUX

En visioconférence sur inscription (mail à corinne.leveleux- teixeira@univ-orleans.fr)

Programme : ici

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Publication — Mylène Parisot et Julien Trapp, « Les Paraiges. Au coeur de la République messine »

Les paraiges ont contribué à une des pages les plus glorieuses de l’histoire locale. Pendant plus de trois siècles, ces illustres familles ont dirigé la fameuse « République messine », sorte de système oligarchique où les grandes lignées dominent la politique, ce qui permit à la ville de conserver une certaine indépendance vis-à-vis de son évêque, de l’empereur du Saint-Empire romain et du roi de France. Familles bourgeoises d’origine marchande, les paraiges ont constitué entre le XIIe siècle et le milieu du XVIe siècle une espèce de caste, un « club privé » réservé à quelques grands propriétaires terriens locaux, à l’instar des magistrats municipaux qui dirigeaient déjà la cité dans l’Antiquité.

Le présent ouvrage propose de lever le voile sur l’origine de ces familles, d’expliquer leur rôle et leur mode de vie, mais également d’évoquer leurs relations avec les États voisins, notamment l’empereur, ce qui a permis à cette élite de contrôler une ville puissante entre 1234 et 1552.

Docteur en histoire romaine de l’université de Lorraine, Julien Trapp est assistant principal de conservation du patrimoine au Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole. Il est vice-président de la Société d’histoire et d’archéologie de la Lorraine. Docteur en histoire médiévale de l’université de Lorraine, Mylène Parisot est enseignante d’histoire-géographie. Elle a travaillé dans le cadre de sa thèse sur les fortifications messines à travers l’étude de la comptabilité des Gouverneurs des Murs de la ville. Tous deux sont membres associés du Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH-EA 3945). Ils ont également œuvré à l’étude de l’enceinte médiévale de Metz au sein de l’association Historia Metensis.

Informations pratiques :

Mylène Parisot et Julien Trapp, Les Paraiges. Au coeur de la République messine, Metz, Éditions des Paraiges, 2021 (Terre d’entre-deux). 24 x 30 cm, 240 p. Jaquette pelliculé – papier couché 170 g. ISBN : 978-2-37535-137-6. Prix: 45 euros.

Source : Éditions des Paraiges

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Publication – « Le pergamene del monastero di Santa Sofia di Benevento (762-1067) », dir. Errico Cuozzo, Laura Esposito et Jean-Marie Martin

L’edizione delle pergamene del monastero di Santa Sofia di Benevento offre agli studiosi un materiale documentario di grande interesse per la storia del Mezzogiorno longobardo e normanno. Distribuita in quattro volumi, copre un arco temporale che va dall’VIII secolo al 1266. Le pergamene pubblicate sono per la maggior parte inedite e sono attualmente conservate nell’Archivio Storico Provinciale annesso al Museo del Sannio di Benevento, nell’Archivio dei Principi Aldobrandini locato nella Villa Belvedere di Frascati e nella Biblioteca Apostolica Vaticana.

In questo volume si presenta l’elenco completo generale di consistenza dell’intero patrimonio pergamenaceo. Il criterio adoperato per l’ordinamento è quello cronologico, con riferimento agli anni di governo degli abati. Pertanto, il primo volume inizia con un documento del 762, abate Ursus [I] e termina con un atto del 1067, abate Amicus [II]. Di ogni pergamena si offre la datazione, il regesto, l’apparato descrittivo con la segnatura odierna corredata da quelle più antiche, così da renderne più agevole la lettura ed il confronto con la bibliografia esistente, e la trascrizione. Un ampio ed articolato Indice consente di utilizzare al meglio il contenuto dei documenti. L’Introduzione di questo primo volume offre, accanto ad un excursus sui notai che rogano nella ‘Terra beneventana’ negli anni 766-1066 e la cronologia di governo dei principi beneventani dal 774 al 1056, la ricostruzione delle vicende delle ‘pergamene sofiane’, dalla fondazione del monastero alla sua soppressione nel 1806. In particolare, ci si sofferma sull’ordinamento dell’archivio operato dal cardinale Vincenzo Maria Orsini, arcivescovo di Benevento (1686-1724), di cui si offre anche l’elenco dei fascicoli dei Regesti delle pergamene e l’Indice generale dei volumi cartacei. 

Errico Cuozzo è professore emerito di Storia medievale, Accademico Pontificio, Socio dell’Accademia Pontaniana e dell’Accademia di Scienze Lettere ed Arti in Napoli. Insegna nella Università Suor Orsola Benincasa.

Laura Esposito è docente di Storia medievale nell’Università di Napoli “L’Orientale”. Componente dell’équipe della ‘ricostruzione angioina’, ha curato l’edizione critica di numerosi fondi documentari del Mezzogiorno. Con gli stessi collaboratori ha edito le pergamene di Ariano.

Jean-Marie Martin, già professore alla Sorbona, direttore di ricerca al CNRS, storico di fama europea, è stato specialista della documentazione dell’Italia meridionale ed autore della monumentale ricerca La Pouille du VIe au XIIe siècle.

Informations pratiques :

Le pergamene del monastero di Santa Sofia di Benevento (762-1067), dir. Errico Cuozzo, Laura Esposito et Jean-Marie Martin, Rome, École française de Rome, 2021 (Sources et documents 12/1). 450 p., pl. coul. ISBN : 978-2-7283-1484-3. Prix : 41 euros.

Source : École française de Rome

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Séminaire – Les Ymagiers (IRHT), 2021-2022

Fondé en 1972 à l’initiative du Père dominicain Philippe-Martin Hubert (1908-1976), le groupe des « Ymagiers » se proposait à l’origine de réunir « de temps à autre » les quelques chercheurs qui, au CNRS, à l’Université et dans les métiers de la conservation, s’intéressaient à « l’étude des documents non écrits ».

D’abord « amicales et informelles », ces réunions prirent un tour plus institutionnel à partir de 1976, lorsqu’elles bénéficièrent de l’hospitalité de l’IRHT. Sous l’impulsion de Gaston Duchet-Suchaux puis de Michel Pastoureau, elles se spécialisèrent dans les questions d’iconographie médiévale et contribuèrent à mieux faire connaître cette discipline. À partir de 1999, une nouvelle équipe, animée par Claudia Rabel et Patricia Stirnemann, ouvrit plus largement les séances, notamment vers le public étudiant, et leur donna une assise et une périodicité plus stables. Désormais les « Ymagiers » se réunissent cinq fois par an, d’octobre à juin, à l’École du Louvre, amphithéâtre Dürer (Palais du Louvre, place du Carroussel, porte Jaujard, 75001 Paris), pour entendre un orateur parler de ses recherches récentes ou en cours. L’exposé est suivi d’une discussion générale.

Les séances ont lieu le lundi à 17h30 à l’École du Louvre – Amphithéâtre Dürer et durent environ deux heures ; elles réunissent de trente à cinquante personnes.

Programme :

  • 18 octobre – Catherine Yvard, « Fragmented Illuminations : une exposition et des découvertes au Victoria and Albert Museum à Londres »
  • 13 décembre – Elliot Adam, « Les ‘livres blancs’ du Maître de Dunois. Recherches sur la pratique de la grisaille à Paris au milieu du XVe siècle »
  • 14 février – Valentina Senno, « Le Diable à la Crucifixion dans la chapelle Saint-Jean de Brixen. Pour une géographie artistique du Tyrol au XIVe siècle »
  • 11 avril – Jérémie Koering, « Un banquet d’images »
  • 13 juin – Nicolas Oget, « Les manuscrits de la Consolation de Philosophie de Boèce enluminés par le Maître de Coëtivy/Colin d’Amiens »

Source : IRHT

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Appel à contribution – Power in Numbers. The Role of the Rural Population in Christianisation and State Formation

Prague
11.05.2022 – 13.05.2022

We welcome contributions for the following conference: “Power in Numbers. The Role of the Rural Population in Christianisation and State Formation II.”

The meeting introduces a Primus project, “Empowering the Voiceless. The Role of the Rural Population in State Building and Christianisation in East-Central Europe”, started in early 2021 at the Department of Archaeology at Charles University, Prague, and aspires to invite scholars working on similar issues to join the discussion with their papers in the framework of a conference. The proposed meeting is the second of a series that aims to bring together researchers from Europe, dealing with different, yet connected, affairs of the state and church, networks of archaeological and historical heritage and their archaeological, historical and digital investigations.

We invite participation from scholars of any rank. Individual papers should be 20 minutes in length, for which we welcome the submission of abstracts (2-300 words) sent to maria.vargha@ff.cuni.cz by January 31st, 2022.

Source : H-Soz-Kult

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