Publication – Pedro Lopez de Ayala, « Traité de fauconnerie et d’autres oiseaux de vol », trad. Michel Garcia

Pedro López de Ayala (1331-1407) mit à profit les loisirs forcés d’une captivité au Portugal qui dura deux années (1385-1387) pour rédiger ce traité de fauconnerie qui n’a cessé depuis de faire autorité en Castille. Initié à cette activité dès sa jeunesse, il eut l’occasion d’enrichir ses connaissances au gré des voyages qu’il effectua comme diplomate dans les royaumes voisins. Il réunit dans son traité tout ce savoir accumulé et l’expose méthodiquement à l’intention de futurs praticiens, en l’illustrant de nombreux souvenirs personnels. Il conseille le moyen de choisir les meilleurs sujets, décrit en détail les étapes de l’affaitage et propose une information très complète sur les maladies ou les accidents dont les oiseaux peuvent être victimes et le meilleur moyen de les soigner, en s’inspirant d’un traité rédigé peu d’années auparavant par Pero Menino, fauconnier du roi du Portugal Ferdinand Ier. C’est la première fois que ce traité est traduit en français.

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Table des matières :

Avant-propos

INTRODUCTION

VOCATION CYNÉGÉTIQUE DE PEDRO LÓPEZ DE AYALA
I. Circonstances de la composition du Traité de fauconnerie
II. Une vie sous le signe de la chasse au vol
A. Les jeunes années
B. Les années de maturité

PLAN ET GENÈSE DU TRAITÉ DE FAUCONNERIE
III. Contenu et disposition
IV. Les antécédents et leur influence sur le traité
A. Antécédents extra-péninsulaires
B. Livre de la chasse de Don Juan Manuel
C. Livro de falcoaria de Pero Menino
V. Chapitres tirés du traité de Pero Menino
A. Chapitre déplacé
B. Chapitres insérés par Ayala dans le corpus de Menino
Chapitres 9 et 10
Chapitres 12-14
Chapitre 16
C. Chapitres 38-40
VI. Contribution originale d’Ayala
A. Derniers chapitres
Chapitres 45-47
Chapitre 48
B. Chapitres originaux (1-7 et 41-44)
VII. Conclusion

COMMENTAIRE DU TRAITÉ DE FAUCONNERIE
VIII. Critères de classification des oiseaux
IX. Conformation et morphologie
A. Ce qu’il faut savoir pour choisir l’oiseau
B. Plumage
C. Conformation
X. Du gouvernement du nébli
A. Organisation matérielle du contenu
B. Un traité dans le traité
C. Préliminaires (règles 1-11)
D. L’affaitage (règles 12-20)
E. L’introduction au vol (règles 21-33)
F. L’art de la volerie (règles 34-55)
XI. Cures et soins
A. Affections
Inventaire
Du symptôme au traitement
B. Nature des soins médicaux
Modes d’administration
Ingrédients
C. Chirurgie
Instruments
Techniques
XII. Ayala et Menino
A. Place du Livro de falcoaria dans le traité d’Ayala
B. Caractéristiques de la traduction castillane
Fidélité à la lettre du modèle
Quelques divergences de vocabulaire
C. Degré de fiabilité du vocabulaire technique
Rapprochements discutables
Défauts de traduction
D. Traducteur/vs/adaptateur
CONCLUSION GÉNÉRALE. L’ART DE LA CHASSE SELON AYALA

DE LA FAUCONNERIE
Traduction

Note sur la traduction
Lexique
Présentation matérielle du texte
Syntaxe et style
Apparat critique
Abréviations

DE LA FAUCONNERIE
Prologue
Chapitre premier. Des oiseaux qui sont appelés rapaces, tels qu’autours, faucons, éperviers, émerillons, hobereaux
Chapitre 2. Des plumages des faucons, et premièrement du faucon nébli, et de leur conformation
Chapitre 3. Des faucons bahari et tagarot
Chapitre 4. Du faucon gerfaut
Chapitre 5. Du faucon sacre
Chapitre 6. Du faucon borni
Chapitre 7. Du faucon alphanet
Chapitre 8. Comment on doit gouverner et régenter le faucon nébli et des règles pratiques avérées pour y parvenir
Chapitre 9. Comment débarrasser le faucon du pou
Chapitre 10. Comment purger le faucon de l’eau commune qui n’est pas vitrée
Chapitre 11. Comment on doit purger le faucon de l’eau vitrée
Chapitre 12. De la purge commune pour purger le corps du faucon
Chapitre 13. Du faucon qui se dessèche
Chapitre 14. Du faucon qui s’effarouche
Chapitre 15. Du faucon qui a des verrues
Chapitre 16. Du faucon qui a la gorge encombrée
Chapitre 17. Du faucon qui a la gorge pleine de ventosités
Chapitre 18. Du faucon qui a de vieilles plumées
Chapitre 19. Du faucon qui a un renflement dans la mulette
Chapitre 20. Si le faucon a des vers
Chapitre 21. Si le faucon a des filandres ou filomères
Chapitre 22. Si le faucon a la pierre
Chapitre 23. De l’ulcère qui se fait dans la plaie du faucon
Chapitre 24. De la démangeaison que le faucon a dans les pennes, au point de les manger
Chapitre 25. De l’ongle du faucon quand il est arraché ou qu’il tombe
Chapitre 26. Du faucon qui a des clous au pied
Chapitre 27. Du faucon qui a les pieds qui enflent [ou lui brûlent]
Chapitre 28. Du faucon qui se rompt une jambe
Chapitre 29. Du faucon qui se rompt une aile
Chapitre 30. Du faucon qui se crève un oeil
Chapitre 31. Du faucon qui a de l’hydropisie ou une enflure [dans le ventre]
Chapitre 32. De l’enflure que le faucon a entre la peau et la chair
Chapitre 33. Quand le faucon rejette ce qu’il mange et a la gorge et les tripes froides
Chapitre 34. De la blessure du faucon qui est ouverte ou fermée
Chapitre 35. Du faucon qui tombe ou débat
Chapitre 36. Du faucon qui a les tripes dehors
Chapitre 37. Du faucon qui a les mâchoires tordues
Chapitre 38. Comment tu dois faire la mue à ton faucon
Chapitre 39. De quelques faucons qui ne veulent pas muer, et comment tu feras pour que ton faucon mue bien et vivement
Chapitre 40. Ce que tu feras dès que ton faucon aura mué
Chapitre 41. Des autours
Chapitre 42. Des éperviers
Chapitre 43. Des émerillons
Chapitre 44. Des hobereaux
Chapitre 45. Du passage des oiseaux
Chapitre 46. Comment on doit enter les pennes rompues
Chapitre 47. Des choses et remèdes dont doit se munir le chasseur et qu’il doit emporter avec lui pour ses oiseaux

Bibliographie

Index des termes techniques
Index des noms de personnes
Index des noms de lieux

Table des figures

Informations pratiques :

Pedro Lopez de Ayala, Traité de fauconnerie et d’autres oiseaux de vol, trad. Michel Garcia, Genève, Droz, 2018. 165 x 235 cm, 240 p., 11 ill. ISBN : 978-2-600-05893-3. Prix : 50.64€.

Source : Droz

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Appel à contribution – Archaeologia Mediaevalis 42

La 42e édition d’Archaeologia Mediaevalis se tiendra à Bruxelles le jeudi 14 et le vendredi 15 mars 2019.

Ce colloque ne s’adresse pas uniquement aux archéologues et aux archéologues du bâti, mais aussi aux archéopédologues, aux paléoanthropologues, aux spécialistes en paléoenvironnement, céramologues, etc., toutes les disciplines qui mènent à une meilleure connaissance de la période. Aussi, nous accueillons toute contribution permettant une étude extensive et intégrée du patrimoine archéologique. Comme les années précédentes, nous consacrerons le premier jour à une journée thématique dont vous trouverez ci-joint l’argumentaire. Cette fois-ci, c’est l’eau et ses usages qui retiendront notre attention.

Si vous désirez présenter une communication concernant vos travaux de l’année 2018 ou sur le thème de l’eau, nous vous prions de nous renvoyer la fiche jointe en annexe complétée avant le 4 janvier 2019.

Vu l’affluence grandissante des communications chaque année, les organisateurs vous confirmeront si votre communication a été acceptée.

Nous vous prions de nous faire parvenir vos textes relatifs aux recherches et études archéologiques avant le 4 janvier 2019 à l’adresse courriel suivante : archaeomed@gmail.com. Ces textes doivent être de courts résumés (Max. 8000 signes, espaces compris) relatifs aux sujets traités. Les références bibliographiques concernant 2018 seront envoyées séparément.

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Thème de l’année : Aqua Mediaevalis

L’eau occupe une place essentielle dans la topographie des sites médiévaux de nos régions. Sans eau, il n’y a pas de vie – pas de survie – possible. Les plus anciennes traces d’occupation humaine l’attestent. Aujourd’hui encore, au XXIe siècle, l’eau est plus que jamais au centre de la problématique des dérèglements climatiques causés par l’homme.

Comment nos prédécesseurs du Moyen Âge ont-ils géré le réseau hydrographique (naturel) ? De quelle manière les cours d’eau ont-ils été déterminants pour la fondation des différents établissements ? Comment les voies navigables sont-elles devenues indissociables des éléments constitutifs du territoire et de son développement (abbayes, châteaux, villages, villes, marais aménagés…) ?

Si l’eau constitue parfois un réel danger (raz de marée, inondations, fortes pluies), elle sert aussi à protéger les populations lorsqu’elle est intégrée aux systèmes défensifs (fossés…) et offre une force motrice régulable (moulins).

Comment l’approvisionnement en eau (puits, conduites, fontaines) et le traitement des eaux usées (égouts, déversoirs) sont-ils gérés au jour le jour ? Quelles sont les aménagements ou récipients les plus représentatifs de cette utilisation quotidienne ?

Les voies navigables s’avèrent fondamentales pour les communications, le transport et le commerce, pour le déplacement des personnes, des idées, des techniques et des matériaux. Quels sont les aménagements et les innovations qui ont permis une utilisation toujours plus optimale et efficace de l’eau (ports, bassins, moulins, étangs de d’alevinage) ?

Quelles traces matérielles nous renseignent sur la symbolique de l’eau, sur son rôle dans la vie religieuse de la société médiévale ? Sans oublier les différentes manières de profiter de l’eau (fêtes, sculptures de glace, étuves…).

Archaeologia Mediaevalis 2019 lance un appel pour des conférences passionnantes présentant des recherches archéologiques en lien avec le thème de l’eau.

Fiche à envoyer : AM 2019_form_communication_FR-NLdef

Si vous avez des questions, veuillez utiliser l’adresse archaeomed@gmail.com

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Bourse – Bourses de recherches au Rijksmuseum (Amsterdam), 2019-20

The Rijksmuseum Fellowship Programme, 2019-20, Amsterdam
Application deadline: Jan 20, 2019

The Rijksmuseum welcomes international, independent research proposals which open new perspectives on the museum’s collection, its history and activities. The purpose of the Rijkmuseum Fellowship Programme is to encourage and support scholarly investigation, and to contribute to academic discourses while strengthening bonds between the museum and universities. The programme enables highly talented candidates to base part of their research at the Rijksmuseum, and offers access to the museum’s expertise, collections, library and laboratories. Furthermore, the programme facilitates opportunities for Fellows to engage in workshops and excursions to encourage exchange of knowledge – both amongst themselves and the broader museum audience.

Eligibility:
The Rijksmuseum Fellowship Programme is open to candidates of all nationalities and with varied specialisms. They may include art historians, curators, conservators, historians and scientists. Candidates should have proven research capabilities, academic credentials and excellent written and spoken knowledge of two languages (English and preferably Dutch or German). Fellowships will be awarded for various durations, starting in the academic year 2019-2020. Please review the Rijksmuseum website for detailed information on each individual Fellowship position.

Funding:
Fellowship stipends are awarded to help support a Fellow’s study and research efforts during the tenure of their appointment. The stipend amount varies by funding source and Fellowship period. Visit the Rijksmuseum website for further information.

Application and procedure:
Please review the eligibility, funding and application requirements by visiting the Rijksmuseum website. For the 2019-2020 academic year, candidates can apply for:
– Andrew W. Mellon Fellowship for art historical research
– Johan Huizinga Fellowship for historical research
– Migelien Gerritzen Fellowship for conservation and scientific research
– Dr. Anton C.R. Dreesmann Fellowship for art historical research

The closing date for all applications is 20 January 2019, at 6:00 p.m. (Amsterdam time/CET). No applications will be accepted after this deadline. All applications must be submitted online and in English. Applications or related materials delivered via email, postal mail, or in person will not be accepted.

All Fellowships will start in September 2019.

Further information:
www.rijksmuseum.nl/fellowships

For questions concerning the application procedure, contact Roos Staats, Coordinator of the Fellowship Programme (r.staats@rijksmuseum.nl)

Source : Blog de l’ApAhAu

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Colloque – L’illisible volontaire en paléographie. Ve journée du Groupe de recherches transversales en paléographie (GRTP)

Le Groupe de recherches transversales en paléographie (GRTP), qui a pour vocation de développer une approche transdisciplinaire de la paléographie, vous invite à participer à une nouvelle journée d’études et de discussions. Après nous être intéressés au paramètre chronologique et spatial dans la formation, le développement et la diversi cation des écritures, aux rapports entre types, styles et mains et au di-/polygraphisme, nous proposons une ré exion sur l’illisibilité en paléographie.

Si l’écriture a pour but de propager l’information et la cryptographie de la circonscrire, il existe aussi des graphies intermédiaires qui, ni limpides, ni codées, sont délibérément conçues pour n’être accessibles qu’avec di culté. Les textes sont alors tracés dans une écriture volontairement di orme, aberrante ou exagérément stylisée, qui ne les rend accessibles qu’à une catégorie limitée de lecteurs. Quelle est la nalité de ces écritures volontairement illisibles ? Quelles sont les méthodes et les intentions des scripteurs qui expriment en même temps qu’ils dissimulent ? Telles sont quelques- unes des questions que se poseront, chacun dans sa spécialité, les intervenants de cette Ve journée d’étude du GRTP.

Illisible volont

Programme :

10h00-12h30

Andréas STAUDER, EPHE – La célébration des signes : pratiques de l’écriture énigmatique en Égypte ancienne
Jean-Luc FOURNET, Collège de France, EPHE – Quelques cas d’écritures (presque) illisibles dans les papyrus grecs et latins
Naïm VANTHIEGHEM, CNRS, IRHT – Les reçus de taxe arabes, des grimoires hermétiques ?

14h00-17h00

Yael BARUKH, Université hébraïque de Jérusalem – Tugra et Hanfusa : illisibilité stylisée des signatures des sultans et rabbins dans l’Empire Ottoman
Judith OLSZOWY-SCHLANGER, EPHE – Le confort de lecture, est-il indispensable ? Les écritures hébraïques à la mise en page et écriture compliquée
Philippe PAPIN, EPHE – Cacher son nom mais l’écrire : tabous graphiques, torsion des écritures et prétérition rhétorique dans le Vietnam ancien
Marc SMITH, ENC, EPHE – Écritures extrêmes : l’illisible latin aux limites de l’œil et de la main

Informations pratiques :

7 décembre 2018 10h00-17h00

Salle 2
Collège de France 11, place Marcelin-Berthelot 75005 Paris

organisée par
Jean-Luc Fournet – Collège de France
Judith Olszowy-Schlanger – EPHE
Marc Smith – ENC, EPHE

dans le cadre de PSL Scripta avec le soutien du Collège de France

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Bourse – A. W. Mellon Junior Faculty Fellowship in Medieval Studies

The Medieval Institute offers a fellowship for a junior faculty scholar in Medieval Studies, made possible through the generous response of the Andrew W. Mellon Foundation to a challenge grant awarded to Notre Dame by the National Endowment for the Humanities. This Fellowship is designed for junior faculty who currently hold a position in a United States university as an assistant professor. It is open to qualified applicants in all fields of Medieval Studies. The fellowship holder will pursue research in residence at Notre Dame’s famed Medieval Institute during the academic year (this is a nine-month position that begins in August).

University of Notre Dame

The intent of this Fellowship is to enable its holders to complete research and writing on a book manuscript in advance of tenure. The Fellowship carries no teaching responsibilities, but holders are expected to participate in the multidisciplinary intellectual life of the Institute and to reside in South Bend. The Fellow will be provided with a private carrel in the Medieval Institute, enjoy full library and computer privileges, and have access to all the Institute’s research tools.

In addition, towards the conclusion of their residency the Fellow’s work will be at the center of a half-day conference. Three senior scholars, chosen in cooperation with the Medieval Institute, will be invited to campus for a half-day public seminar treating the subject matter of the Fellow’s research. The senior scholars will also read and discuss a draft version of the Fellow’s work in an extended private session, a one-to-one conversation following a close reading of the draft, with a view to improving the manuscript before its submission to a press.

View the list of past Mellon Fellows and their project titles.

Eligibility: Mellon scholars must hold a tenure-track appointment at a U.S. institution, obviously with a completed Ph.D., and should not be more than six years beyond receiving their Ph.D. at the time of the application.

Stipend: $50,000 (paid directly to the Fellow’s home institution)

Application deadline: February 1, for the upcoming academic year

Application procedure: Submit your application through Interfolio. You will need to upload a letter of application, a project proposal of no more than 2500 words, a current c.v., and three letters of recommendation.

Address questions to the Director of the Medieval Institute, Prof. Thomas Burman, at tburman@nd.edu.

Source : University of Notre-Dame

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Exposition – Bruegel unique en son genre

À l’occasion du 450e anniversaire du décès de Pieter Brueghel l’Ancien, le Kunsthistorisches Museum Vienne organise la première grande exposition monographique au monde sur l’œuvre de cet artiste d’exception.

De son vivant déjà, Pieter Bruegel l’Ancien était un artiste très convoité et ses œuvres se vendaient à des prix jamais atteints pour l’époque. Pour célébrer le 450e anniversaire de sa mort, le Kunsthistorisches Museum Vienne consacre une exposition particulière au peintre flamand le plus influent du XVIe siècle. C’est la première grande exposition monographique au monde de son œuvre. Il nous reste actuellement un peu plus de 40 peintures et 60 dessins du maître. Avec ses 12 tableaux, le Kunsthistorisches Museum Vienne possède la plus grande collection de Bruegel au monde. Le fait que les Habsbourg surent apprécier dès le XVIe siècle l’extraordinaire qualité et l’originalité de l’univers pictural de Bruegel y est pour quelque chose – ils se sont par la suite efforcés d’acquérir de prestigieuses œuvres de l’artiste.

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Prêts sensationnels

Forte de quelque 90 œuvres, l’exposition à Vienne donnera pour la première fois un aperçu de l’ensemble de l’œuvre de Pieter Brueghel l’Ancien : avec presque 30 peintures (soit les trois-quarts de son œuvre) et la moitié des dessins et croquis restants, l’exposition offre une occasion unique de plonger dans l’univers complexe de l’artiste, de comprendre son évolution stylistique, son processus de création et ses méthodes de travail, et de découvrir l’esprit de son œuvre et son don unique pour peindre une histoire. Parmi les pièces phares à admirer dans cette exposition, on trouve Le Triomphe de la Mort, prêté par le Prado de Madrid, et La Tour de Babel, arrivant du Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam. La plupart de ces fragiles tableaux en bois n’avaient jusqu’alors jamais été prêtés pour une exposition.

L’œuvre de Pieter Bruegel l’Ancien, qui révolutionna la peinture de paysage et de genre, continue de susciter quantité d’interprétations, aussi diverses que controversées. Aujourd’hui encore, la richesse de son univers et son regard acéré sur l’humanité exercent une fascination particulière sur le public. Les débuts de la carrière de Bruegel comme dessinateur et ses innovations dans le domaine de la peinture de paysage seront également abordés dans le cadre de l’exposition. Une autre partie de l’exposition est consacrée à ses œuvres religieuses, comportant une multitude de chefs-d’œuvre comme Le Triomphe de la Mort et Dulle Griet, restaurées spécialement pour l’exposition.
Tickets pour Bruegel

Pour fluidifier l’accès à l’exposition, il est nécessaire de réserver un créneau horaire pour visiter l’exposition temporaire :

  • Un créneau débute toutes les 20 minutes.
  • L’entrée dans l’exposition n’est autorisée que pendant le créneau horaire réservé.
  • Le temps passé à visiter l’exposition est en revanche illimité.
  • Pour les personnes en possession de cartes annuelles et les personnes ne pouvant réserver en ligne, il est possible de réserver un créneau à la caisse du KHM et directement à l’intérieur du musée.
  • Informations et achat de tickets

Bruegel

02.10.2018-13.01.2019
http://www.bruegel2018.at

Le Kunsthistorisches Museum Vienne est ouvert tous les jours durant l’exposition Bruegel !

Le site Internet http://www.insidebruegel.net permet d’admirer les œuvres viennoises de l’artiste de près en haute qualité ainsi qu’en radios et infrarouges.
Kunsthistorisches Museum (Musée de l’histoire de l’art)
Maria-Theresien-Platz, 1010 Wien
http://www.khm.at

+43 1 525 240
info@khm.at

Source : Wien.Info

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Publication – Michael Clanchy, « Looking Back from the Invention of Printing. Mothers and the Teaching of Reading in the Middle Ages »

Michael Clanchy’s From Memory to Written Record, first published in 1979, has shaped the study of medieval literacy. Apart from continuing to work on ‘pragmatic literacy’, he has also turned his attention to other forms of making, keeping, and using written texts.

This book collates six articles since published, showing new directions in the field of medieval literacy and communication. The first two chapters — ‘Looking Back from the Invention of Printing’ and ‘Parchment and Paper: Manuscript Culture, 1100-1500 AD’ — provide an overview of further work on medieval manuscript culture. The next four — ‘Images of Ladies with Prayer Books: What Do They Signify?’; ‘An Icon of Literacy: The Depiction at Tuse of Jesus Going to School’; ‘The ABC Primer: Was it in Latin or English?’; ‘Did Mothers Teach Their Children to Read?’ — highlight a new interest in gender that has reviewed earlier ideas on literacy.

Featuring 49 colour illustrations, the book also includes an Introduction, Bibliography, and Index.

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Table des matières :

Acknowledgements
List of Illustrations

Chapter 1. Introduction
Chapter 2. Looking back from the Invention of Printing
Chapter 3. Parchment and Paper: Manuscript Culture, 1100-1500 AD
Chapter 4. Images of Ladies with Prayer Books: What Do They Signify?
Chapter 5. An Icon of Literacy: The Depiction at Tuse of Jesus Going to School
Chapter 6. The ABC Primer: Was it in Latin or English?
Chapter 7. Did Mothers Teach Their Children to Read?

Bibliography
Index

Informations pratiques :

Michael Clanchy, Looking Back from the Invention of Printing. Mothers and the Teaching of Reading in the Middle Ages, Turnhout, Brepols, 2018 (Utrecht Studies in Medieval Literacy, 40). XII+211 p., 49 colour ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58083-8. Prix : 70 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Gender, Memory and Documentary Culture, 900-1200

The John Rylands Research Institute Annual Conference 2019, co-sponsored by the Haskins Society, will be held at the John Rylands Library, Manchester, UK 28-29 June, 2019.

This conference brings together aspects of gender and documentary culture between the tenth and the twelfth centuries that we believe inform and engage each other, but are often studied in isolation.  Although the field of medieval gender studies is an active and well-populated one, less attention is given to the role gender played in the commissioning, use and preservation of documents, whether manuscript books or other types of documentary materials.  Did medieval men and women interact with documentary culture in the same way?  The texture of the relationship between gender and documentary cultures has yet to be teased out, and it is hoped that this conference will provide an ideal forum to advance this field.  Paper proposals on the following broad themes are invited:

  • Lay and ecclesiastical manuscript cultures
  • Rhetorical agency
  • Documentary genre and gender
  • Manuscript and cartulary production and dissemination
  • Gendered use of manuscripts (including commissioning, production and dissemination of women’s secular and monastic writing)
  • The gendering of memory
  • Documentary artifacts as material culture.

We are pleased to announce our plenary speakers, Constance B. Bouchard (University of Akron) and Steven Vanderputten (Ghent University).

Paper submissions that utilize resources held at the John Rylands Library (http://www.library.manchester.ac.uk/search-resources/guide-to-special-collections/manuscripts-and-archives/ ) are especially welcome, as are submissions from Early Career Researchers.

The conference will take place at the John Rylands Library, Manchester on 28-29 June, 2019.
http://www.library.manchester.ac.uk/rylands/

The cost of the conference will be £65, with reduced fees for postgraduate students and Haskins Society members.
To offer a paper, please send an abstract of 250 words to one of the organisers by 1 December 2018.
Laura Gathagan: laura.gathagan@cortland.edu
Charles Insley: charles.insley@manchester.ac.uk

Source : University of Manchester

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Appel à contribution – Reconstruire / restaurer Rome. La rénovation des bâtiments et des espaces de la ville comme politique urbaine, de l’Antiquité à nos jours – Rebuilding / Restoring Rome. The Renewal of Buildings and Spaces as Urban Policy, from Antiquity to the Present

English version below

30-31 octobre 2019, Rome
École française de Rome, Sapienza Università di Roma

Partout dans Rome, les monuments sont couverts d’inscriptions, antiques ou modernes, qui ne rapportent pas uniquement le nom de leur constructeur, mais célèbrent leur restauration. À l’image de Sixte IV, les papes urbanistes du Quattrocento et du Cinquecento se sont présentés avant tout comme des restaurateurs, quand bien même ils modernisaient la ville. Ce n’est pas une spécificité de la Renaissance : les empereurs antiques se voulaient déjà des reconstructeurs, tels Auguste réparant tous les temples délabrés de la Ville d’après les Res Gestae ou Septime Sévère, Restitutor Vrbis d’après son monnayage. Sans multiplier les exemples, il semble que Rome soit une ville qu’il faille sans cesse restaurer, reconstruire, faire renaître. Dans la veine des études sur le patrimoine et la mémoire dans l’espace urbain, sur la résilience des villes après des catastrophes, de plus en plus d’historiens s’intéressent à la question de la restauration. Cette rencontre a pour but d’étudier comment, durant toute l’histoire de Rome, de l’Antiquité au XXIe siècle, les notions de restauration ou de reconstruction ont été à la fois un moteur de l’urbanisme romain, un programme politique des pouvoirs publics et un idéal partagé ou non par les différents acteurs de la ville.

Ce colloque se propose d’envisager trois pistes de réflexion. La première consiste en la mise en évidence et l’examen de programmes de restauration ou reconstruction de la ville de Rome et de ses monuments. Il s’agirait d’en évaluer l’ampleur, parfois en confrontant les projets et les réalisations effectives, mais aussi de prêter attention aux modalités concrètes de leur mise en œuvre : financement des travaux, déroulement des chantiers, création d’outils spécifiques. Les aspects les plus paradoxaux, comme les destructions commises au nom de la restauration ou la modernisation présentée sous couvert d’un retour à un état ancien, seront bienvenus. On se demandera de même si, à l’inverse, l’idée de rénovation a pu constituer un frein à la mise en œuvre d’une réelle restructuration urbaine. Les cas les plus éclairants seront donc privilégiés, en gardant une approche à l’échelle de la ville ou du quartier plutôt qu’en examinant tel ou tel édifice particulier.

Le deuxième enjeu est celui des significations politiques de la reconstruction de Rome. Dans quelle mesure et selon quelles modalités les projets de restauration entrent-ils en résonance avec des programmes politiques plus généraux, par exemple le rétablissement de l’État et des traditions sous les empereurs romains, le raffermissement du pouvoir pontifical aux époques médiévale et moderne ou encore la redécouverte de la Rome classique (républicaine ou impériale) de la «période Française » au régime fasciste ? Quel est le lien entre la dimension pratique, concrète et les valeurs symboliques de cette restauration ? S’agit-il toujours de tendre vers un même idéal, de revenir à une même époque ? Ces questions sont intimement liées à la manière dont l’idée de Rome a pu évoluer, dès l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui. On évitera néanmoins une lecture trop métaphorique de la notion de restauration, de renaissance ou de retour au passé : les communications proposées devront toujours mettre en relation les idéologies avec des travaux effectifs ou du moins des projets de rénovation matérielle.

Enfin, le dernier axe à envisager est celui des relations entre les projets de reconstruction et les différents acteurs de la ville (pouvoir central, municipal ou spirituel, experts, habitants, etc.) ce qui revient à prendre en compte les revendications, les conflits, les résistances. Dans une certaine mesure, l’exigence de retour à une forme ancienne de la Ville peut être une demande de certains habitants face aux projets édilitaires des papes, aux politiques de modernisation des pouvoirs publics ou aux transformations induites par les impératifs économiques. Les humanistes, comme Flavio Biondo, appellent ainsi à protéger Rome contre la violence de ses propres habitants et des papes eux- mêmes ! L’idée que les Romains auraient été dépossédés de leur propre cité et, partant, de leur propre passé, devient un lieu commun dès la fin du Moyen Âge. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, des associations de protection du patrimoine (comme Italia Nostra) et des intellectuels (comme Antonio Cederna) ont contribué à l’émergence d’une revendication sur le démantèlement des aménagements fascistes de l’area centrale de Rome, pour mieux mettre en valeur le patrimoine historique. On examinera ainsi qui sont les promoteurs et les destinataires du geste de restitution.

Les participants sont également invités à prêter attention dans leur communication à la terminologie et aux concepts utilisés : il conviendra d’interroger et d’historiciser les termes de reconstruction, restauration, rénovation, restitution, etc., en se demandant s’ils sont interchangeables ou s’ils ont une signification spécifique, tant dans les sources que dans les catégories forgées par les historiens. Cette rencontre permettra de réfléchir aussi bien à la production de l’espace urbain qu’aux discours sur la ville.

Informations pratiques :

Le colloque, organisé dans le cadre des activités du LIA Mediterrapolis – Espaces urbains, mobilités, citadinités. Europe méridionale-Méditerranée. XVe-XXIe siècle, et co-financé par le Centre Roland Mousnier, se tiendra les 30 et 31 octobre 2019 à l’École française de Rome et à Sapienza Università di Roma. Les communications sont acceptées en anglais, français ou italien.

Les propositions de communication (500 mots) seront à envoyer avant le 1er février 2019, accompagnées d’une brève bio-bibliographie (150 à 200 mots), à l’adresse suivante: reconstruire.rome@gmail.com.

Les participants bénéficieront d’un hébergement à l’École française de Rome ainsi que d’une contribution aux frais de transport.

Une sélection des communications sera prise en compte pour une éventuelle publication.

Comité d’organisation
Bruno Bonomo (Sapienza Università di Roma), Charles Davoine (École française de Rome), Cécile Troadec (École française de Rome)

Comité scientifique
Martin Baumeister (Deutsches Historisches Institut in Rom), Bruno Bonomo (Sapienza Università di Roma), Sandro Carocci (Università di Roma Tor Vergata), Amanda Claridge (Royal Holloway, University of London), Charles Davoine (École française de Rome), Chiara Lucrezio Monticelli (Università di Roma Tor Vergata), Jean-Claude Maire Vigueur (Università Roma Tre), Cécile Troadec (École française de Rome), Vittorio Vidotto (Sapienza Università di Roma), Maria Antonietta Visceglia (Sapienza Università di Roma)

Rebuilding / Restoring Rome.
The Renewal of Buildings and Spaces as Urban Policy, from Antiquity to the Present

30-31 October 2019, Rome
École française de Rome, Sapienza Università di Roma

Everywhere in Rome, monuments are covered with ancient or modern inscriptions that not only contain the name of the original builder but also commemorate their restoration. Popes from the Quattrocento and Cinquecento who acted as urban planners, such as Sixtus IV, presented themselves as ‘restorers’, even when they were actually modernising the City. This phenomenon is not restricted to the Renaissance period: many Roman emperors already claimed to be rebuilders, such as Augustus who repaired all the damaged temples of Rome according to the Res Gestae, or Septimius Severus who was called Restitutor Vrbis on his coinage. Rome thus seems to be a city that constantly needs to be restored, rebuilt, born again. In the vein of the studies on urban heritage and memory and on cities’ resilience after disasters, more and more historians are interested in the question of restoration. This conference aims to investigate how the notions of restoration and rebuilding were a driving force of Rome’s urban transformation throughout its history, from Antiquity to the 21st century, as well as a political program put forward by the authorities and an ideal more or less shared by the different key actors of the city.

Three aspects of this topic will be discussed. First, the conference will analyse the rebuilding and restoration programs of Rome and its main monuments. We shall consider the scope of these programs, compare the main objectives of the projects and their actual realisation, and examine the concrete aspects of their implementation (funding, construction operations, use and creation of specific tools, etc.) The more paradoxical aspects, such as destroying in order to restore or presenting modernisation as a return to the past, will be welcome. We shall also enquire whether the ideal of renovation was an obstacle to a broad urban restructuration. We invite speakers to look at paradigmatic cases, and to keep a view on the city or district scale rather than narrowly focusing on a single building.

The second aspect concerns the political implications of Rome’s rebuilding. To what extent and in which ways did restoration projects fall within more general political programs, as for example the restoration of the State and its political traditions under the Roman emperors, the reinforcement of papal authority during the medieval and modern periods, or the recreation of classic Rome (republican or imperial) from the ‘French period’ to the fascist regime? What are the connections between the practical and the symbolic dimensions of restoration? Is the purpose always to tend toward the same ideal, to get back to the same period? All these questions are closely related to how
the very idea of ‘Rome’ has evolved, from Antiquity to the present. Nevertheless, speakers should avoid a purely metaphorical understanding of the notions of ‘restoration’, ‘rebirth’ and ‘return to the past’: all the papers should connect ideologies and policies with actual interventions or at least projects of material renewal.

Finally, we would like to examine the relationships between rebuilding projects and urban actors (central, municipal or spiritual powers, public experts, inhabitants, etc.) taking into account claims, resistances and conflicts. The wish to return to a previous or idealised form of the city was sometimes a demand expressed by the inhabitants of Rome in response to urban transformations initiated by the popes or the public authorities or caused by economic imperatives. Some humanists, such as Flavio Biondo, even wanted to protect Rome from the ‘violence’ of its own population, and from the popes themselves! At the end of the Middle Ages, the idea that the Romans had been stripped of their own past became a topos. In the second half of the 20th century, associations devoted to heritage preservation like Italia Nostra and intellectuals like Antonio Cederna petitioned for the dismantlement of the fascist urban design of Rome’s area centrale, in order to enhance its historical heritage. More broadly, we shall examine who were the initiators of these restorations, and whom these projects were to benefit.

Speakers are also invited to pay attention to vocabulary and concepts. We will interrogate and historicise the terms of ‘rebuilding’, ‘restoration’, ‘renewal’, ‘restitution’, etc. Are these terms interchangeable or do they have very specific meanings, both in the sources and in the categories used by historians? This conference will provide an opportunity to reflect simultaneously on the production of urban space and on the discourses about the city.

***

This conference is part of the activities of the LIA Mediterrapolis – Espaces urbains, mobilités, citadinités. Europe méridionale-Méditerranée. XVe-XXIe siècle, and is co-financed by the Centre Roland Mousnier.

The conference will be held at the Ecole française de Rome and Sapienza Università di Roma, on 30- 31 October 2019. Papers are accepted in English, French and Italian.

Paper proposals (500 words) should be sent by 1 February 2019, together with a brief bio- bibliography (150-200 words), at the following email address: reconstruire.rome@gmail.com.

The École française de Rome will provide accommodation to the selected speakers and contribute to their travel expenses.

A selection of papers from the conference might be considered for publication in a journal or edited book.

Organizing Committee
Bruno Bonomo (Sapienza Università di Roma), Charles Davoine (École française de Rome), Cécile Troadec (École française de Rome)

Scientific Committee
Martin Baumeister (Deutsches Historisches Institut in Rom), Bruno Bonomo (Sapienza Università di Roma), Sandro Carocci (Università di Roma Tor Vergata), Amanda Claridge (Royal Holloway, University of London), Charles Davoine (École française de Rome), Chiara Lucrezio Monticelli (Università di Roma Tor Vergata), Jean-Claude Maire Vigueur (Università Roma Tre), Cécile Troadec (École française de Rome), Vittorio Vidotto (Sapienza Università di Roma), Maria Antonietta Visceglia (Sapienza Università di Roma)

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Publication – « La Lotharingie en question. Identités, oppositions, intégration / Lotharingische Identitäten im Spannungsfeld zwischen integrativen und partikularen Kräften. Actes des 14es Journées lotharingiennes, 10-13 octobre 2006 », éd. par Michel Margue et Hérold Pettiau

Dans l’Europe des régions en voie de constitution, les discours politiques actuels sur la Grande Région Sarre-Lorraine-Luxembourg-Wallonie-Rhénanie/Palatinat se plaisent à faire référence à la Lotharingie médiévale. Et pourtant, cette entité politique d’une durée de vie plutôt modeste (IXe – XIe), mais aux survivances vivaces, reste mal étudiée dans sa fonction de cadre de référence : y eut-il jamais une identité lotharingienne aux références communes, comme pour les ethnies anciennes des Saxons ou des Souabes? Telle est la question à laquelle on se propose de tenter de répondre lors des prochaines Journées Lotharingiennes, et ce en multipliant les approches.

Tout d’abord, afin d’éviter une démarche essentialiste, la question de l’identité lotharingienne ou mieux : des identités lotharingiennes devra être abordée par le biais de l’étude des vecteurs qui auraient pu en favoriser l’unification, de leurs initiateurs ainsi que de leur portée. L’enquête devra montrer quelles ont été les éventuelles tentatives de construction d’une identité lotharingienne, sous les rois et les ducs, et face aux « autres » : les Carolingiens de l’est et de l’ouest et leurs successeurs, ainsi que les envahisseurs vikings. Elle envisagera l’identité au pluriel : face ou parallèlement à l’identité lotharingienne, on analysera les références identitaires à la région, au pouvoir épiscopal ou à la civitas, au clan familial ou aux principautés territoriales naissantes. Par ailleurs, on se gardera de mettre l’accent uniquement sur les éléments fédérateurs, en cernant aussi leurs limites et leurs échecs, ainsi que les éléments de dissension et d’opposition internes.

D’autre part, on ne négligera pas les différentes formes de réception culturelles et d’usages politiques qui constituent l’héritage lotharingien essentiellement au cours du Moyen Âge, comme ce fut le cas notamment au XVe siècle avec les ducs de Bourgogne mais également jusqu’à l’époque contemporaine, dans le contexte de divers projets de construction et d’union européennes. Cette étude s’insère dans une problématique plus globale d’investigation scientifique des origines médiévales de l’Europe et de la perception de ces dernières aux époques ultérieures.

Ce n’est donc pas un pan de l’histoire lotharingienne qui se trouve au centre des quatorzièmes Journées, comme nous l’avions voulu pour les treize premières rencontres, mais la Lotharingie elle-même, et ce sur une très longue durée : terre de rencontres et de conflits, entre France et Empire, la Lotharingie fut-elle une région à part ?

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Informations pratiques :

La Lotharingie en question. Identités, oppositions, intégration / Lotharingische Identitäten im Spannungsfeld zwischen integrativen und partikularen Kräften. Actes des 14es Journées lotharingiennes, 10-13 octobre 2006, éd. par Michel Margue et Hérold Pettiau (Publications de la Section Historique de l’Institut Grand-Ducal CXXVI), Luxembourg 2018. ISBN 978-2-919979-21-3. Prix : 39.00€.

Source : CLUDEM

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