Colloque – Religious Exemption and the State 400 – 1300

University of Sheffield
14th to 16th April 2016

Throughout history, religious groups across the world have claimed exemption from their rulers’ demands, with a considerable degree of success. Such exemptions were prevalent in the pre-modern world, from Buddhist monks’ accumulation of tax-free lands to Latin clerics’ assertion of ‘benefit of clergy’ and Islamic charitable waqf. Although the particular forms of exemption varied according to religious practices and the nature of the political systems in which they operated, a common set of core similarities is apparent.

A full appreciation of these exemptions’ significance in the pre-modern world however been impeded, on the one hand by their embedding in traditional narratives such as the rise of the modern (Western) state, to which they are often represented as obstacles, and on the other by the conceptual difficulties posed by the categories at the historian’s disposal, such as ‘religion’, ‘secular’, and indeed ‘state’, when applied to the pre-modern period.\

This conference, supported by the AHRC, seeks to engage with these problems ascontribution to developing a comparative global historical understanding of religious exemption from state demands in the pre-modern world. The conference, held at the Department of History in Sheffield from Thursday evening (14th April 2016) through to Saturday morning (16th April 2016), will address three key questions. Firstly, how common were these exemptions on a global scale, and what kind of commonalities did they share? Secondly, what kind of structural role did these exemptions play: did they weaken the states that conceded them, or did they rather – as some recent research has suggested – strengthen them, whether by providing legitimacy or by supporting the informal networks underpinning the formal exercise of power? Thirdly, how should the demarcation they created best be conceptualised in an age thought not to have been structured by the modern secular/religious distinction?

Programme :

Thursday 14th April 5pm

Public lecture : R.I. Moore: “Treasures in Heaven: Defining the Eurasian Old Regime?”

Chair: Charles West

Friday 15th April

9.30-10am : Conference Registration and coffee

10-10.15am : Introduction – Charles West

Session 1, 10.15am-12 noon. Exemption after Late Antiquity
Chair/discussant: Naomi Standen

Antonello Palumbo – Exemption not granted: the confrontation between Buddhism and the Chinese state in Late Antiquity and the ‘First Great Divergence’ between China and Western Eurasia Conrad Leyser – Clerical exemptions in the long fourth century
Uriel Simonsohn – Conversion, Manipulation, and Legal Exemption: A Few Case Studies from the Early Islamic Period

Session 2, 1.30pm-2.45pm. East and West.
Chair/discussant: Martial Staub

Andrew Wareham – Gifts of power: Hwiccan kings and their religious foundations Dominic Goodall – Gifts of power: Khmer kings and their religious foundations

Session 3, 3pm-4.30pm. Monastic exemptions
Chair/discussant: Julia Hillner

Rutger Kramer – The Exemption that Proves the Rule: Alcuin, Theodulf and Charlemagne in Conflict (802)
Thomas Kohl – Forging immunities: religious exemption, justice, and territories in eleventh century in the medieval West
Kriston Rennie – Monastic Exemption: The Long Road to Protection

Session 4, 5-6pm. Legal exemptions.
Chair/discussion: Ed Roberts

Anne Duggan – Clerical exemption in the learned law from Gratian to the Decretals
Judith Green – From Symbiosis to Separate Spheres? Clerical Exemption in Twelfth-Century England

Saturday 16th April

Session 4, 9.30am-10.30am. States and exemptions.
Chair/discussant: Julia McClure

Mario Poceski – The Sociopolitical Positioning of the Buddhist Sangha vs the Imperial State in Medieval China Stuart Airlie – ‘The grim regalia of destruction’: points of tension between sacred and secular authority in Christian Europe c.400-c.1100

Session 5, 11am-12 noon
Roundtable and conclusion

Abstracts : ici

Source : University of Sheffield

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Appel à contribution – Voyages monastiques de l’Antiquité tardive au Moyen Âge : aspirations religieuses, ambitions politiques et préoccupations économiques

Dans le cadre du programme « Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences en Orient et en Occident de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (IVe-XVe siècle) », l’Université de Vienne accueille un colloque consacré aux « Voyages monastiques de l’Antiquité tardive au Moyen Âge : aspirations religieuses, ambitions politiques et préoccupations économiques »

Cette réunion, ouverte aux spécialistes des monachismes chrétiens orientaux et occidentaux, s’intéresse aux déplacements lointains des moines, qu’interdit l’obligation de la stabilitas loci, mais que révèlent régulièrement les sources de l’historien.

De ces voyages monastiques au long cours, on distinguera plusieurs motifs :

1. la propagation de la foi, pour les moines missionnaires, fondateurs, pèlerins, croisés ;

2. la représentation, pour les moines ambassadeurs, pétitionnaires, administrateurs de monastères, de congrégations ou d’ordres ;

3. l’économie, pour les moines en voyages d’affaires, les moines marchands ou ceux en quête de privilèges et de financements ;

4. la formation intellectuelle, pour les moines étudiants, lettrés, ou en quête de dépaysement ;

5. la contrainte, pour les moines réfugiés, exilés ou justiciables.

L’étude de ces mouvements soulignera la variété des fonctions sociales du moine dans les sociétés anciennes. Le voyage interrogera tout autant la spécificité de la fonction monastique qui répond régulièrement aux mêmes besoins extérieurs (diplomatie, évangélisation). Les interventions pourront aborder la géographie sacrée que dessinent ces déplacements, de lieux saints en lieux de pouvoir. Les questions concrètes telles que la logistique, le financement et plus généralement les formes du séjour lointain seront traitées, de même que le rôle des moines dans le contact et l’échange au sein ou en dehors du monde chrétien. Le cadre géographique sera celui du pourtour méditerranéen au sens large et la durée envisagée du IVe au XVe siècle.

Les communications, d’une durée de 20 minutes, seront présentées de préférence en anglais (l’allemand et le français sont aussi acceptés). Les résultats de ce colloque seront publiés en coédition entre les institutions partenaires.

Merci de nous faire parvenir, avant le 15 avril 2016, à l’adresse suivante, une proposition de titre et un bref résumé de votre communication. Les résultats de cet appel seront communiqués le 30 avril 2016.

Le programme « Les moines autour de la Méditerranée » (2012-2016) est appuyé par les institutions suivantes :

  • Institut français d’archéologie orientale (IFAO, Le Caire)
  • Unité mixe de recherche Orient et Méditerranée (UMR 8167, CNRS-Collège de France, Paris)
  • Laboratoire d’excellence « Religions et sociétés dans le monde méditerranéen » (RESMED, Paris-Sorbonne)
  • École française de Rome (EfR)
  • cole française d’Athènes (EfA)
  • Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA, EA 1163, Université de Nantes)

La rencontre de 2016 est rendue possible grâce à l’appui du Wittgensteinprize Project ‘Mobility, Microstructures and Personal Agency’ de l’Université de Vienne et du département Byzanzforschung/IMAFO de l’Académie des Sciences autrichienne.

Un premier colloque consacré aux mobilités régionales (« I. Mobilités monastiques et contacts à l’échelle locale et régionale ») a été accueilli par l’École française de Rome du 17 au 19 septembre 2014 ; un second colloque consacré à la mobilité d’une figure monastique à travers les siècles a été organisé à Rome le 3 novembre 2015 (« II. De Basile aux Basiliens. La postérité monastique d’un Père grec en Orient et en Occident »).

Le comité d’organisation
Olivier Delouis, CNRS, Paris
Maria Mossakowska-Gaubert, IFAO, Le Caire
Annick Peters-Custot, Université de Nantes
Claudia Rapp, Universität Wien et Österreichische Akademie der Wissenschaften

Source : SHMESP

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Séminaire – Les effets de la modernité : expériences historiographiques

Collège de France (Paris)
Séminaire de Patrick Boucheron
Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle

Qu’est-ce que « L’État moderne », « l’époque moderne » – et qu’y a-t-il de moderne dans ce que l’on appelle, faute de mieux, la « première modernité » ? Conçu sous la forme d’un atelier collectif, le séminaire tentera de faire d’une interrogation sur la périodisation historique l’amorce d’une réflexion plus ambitieuse. Car en repoussant les « fins » du Moyen Âge, on espère décaler les termes de la modernité, c’est-à-dire inquiéter les mots d’un discours trop convenu sur l’avènement glorieux des temps modernes. Réévaluer les rationalités anciennes, les comparer avec celles qui nous semblent radicalement autres seulement parce qu’elles sont seulement lointaines : telles sont les tâches qui incombent aux historiens d’aujourd’hui. Les fins du Moyen Âge désignent aussi les finalités de son étude : il ne s’agit pas seulement d’entreprendre la généalogie des pouvoirs, mais bien de repérer, dans cette période du passé ainsi défini, les foyers d’inventivité et de créativité politiques qui demeurent toujours actifs pour la compréhension des sociétés contemporaines.

Les séances sont coorganisées par Mathieu Potte-Bonneville (12 avril), Étienne Anheim (3 mai), François-Xavier Fauvelle et Julien Loiseau (17 mai) et Guillaume Calafat (31 mai).

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Programme :

12 avril 2016, 16h-19h
Mathieu Potte-Bonneville
Seuils de la modernité : archéologie et usages d’une scansion problématique
Avec la participation de Michaël Fossel, Judith Revel (sous réserve) et Stéphane Van Damme

Dans le dialogue entre philosophie et histoire, la notion de modernité fait, on le sait, communiquer l’acte de périodiser et celui d’évaluer : tantôt, elle joue comme l’élément normatif qui, imprimant une rupture entre l’avant et l’après, entend projeter le déroulement qu’elle qualifie sur un axe téléologique ; tantôt, jugée compromise avec une historiographie devenue suspecte, elle devient elle-même objet d’une enquête qui, retraçant la manière dont elle s’est imposée, fait apparaître sous l’unité apparente qu’elle affiche d’autres découpes, séquences et stations. L’archéologie de Michel Foucault est à ce titre exemplaire d’une démarche qui, tout à la fois, conteste l’axiologie sous-jacente au qualificatif « moderne », reconduit à d’autres frais le geste consistant à penser par discontinuités, et finalement dédouble ou démultiplie les seuils dont la modernité entendait opérer la synthèse. Cette séance discutera les attendus et l’actualité de cette oscillation dans la pratique contemporaine des historiens comme des philosophes : quels usages l’exercice de la périodisation, entendu comme cette modification du regard procédant par déplacement des bornes historiques, peut-il aujourd’hui faire d’un concept de modernité devenu tout à la fois indispensable et impraticable ?

3 mai 2016, 16h-19h
Étienne Anheim
Occident médiéval et modernité : retour sur l’historiographie de l’État moderne
Avec la participation de Katia Béguin, Jean-Philippe Genet, Bruno Karsenti et Michel Naepels

Dans l’histoire longue de l’Occident, le Moyen Âge est traditionnellement considéré comme l’autre de la modernité, les deux notions s’étant largement définies l’une par l’autre durant les XVIIIe et XIXe siècles. Cette opposition a été largement remise en question par l’historiographie qui, depuis plusieurs décennies, s’est au contraire évertuée à repérer à la fin du Moyen Âge les signes précurseurs de la modernité. Le travail mené sur la notion d’« État » depuis le début des années 1980 autour de Jean-Philippe Genet est particulièrement emblématique de cette reformulation du problème, qui consiste à identifier la période XIIIe-XVIIe siècle comme celle de la « genèse de l’État moderne ». Ce sont les résultats de cette recherche que nous souhaiterions discuter au cours de cette séance, en questionnant à la fois l’interprétation qu’ils engagent des sociétés de l’Occident médiéval, mais aussi l’implicite méthodologique consistant à mettre en jeu la notion de « modernité ». Il s’agira ainsi de proposer une sorte de bilan critique non seulement d’un chantier historiographique majeur des dernières années, mais aussi de l’articulation théorique, en termes de sciences sociales, qui lui est sous-jacent.

17 mai 2016, 16h-19h
François-Xavier Fauvelle et Julien Loiseau
Rythmes, problèmes, traces. Le Moyen Âge comme articulation des mondes et régime documentaire
Avec la participation de Zhao Bing et Joël Chandelier

Les développements récents de l’histoire connectée mettent à l’épreuve la catégorie « Moyen Âge », comme outil de périodisation mais aussi de découpe d’espace. Dès lors qu’on décentre notre regard, notamment en envisageant l’intégration de l’Afrique dans un système spatial où l’Ancien Monde est, pour l’essentiel, dominé par l’empire islamique, s’ouvre la possibilité de penser un « Moyen Âge commun ». Il obéit à ses rythmes propres, du VIIIe au XVIe siècle, scandés par une succession d’interconnexions et d’étrécissements. Il s’organise par réseaux davantage que par territoires, favorise la dispersion et les diasporas, donne le pouvoir à ceux qui savent prendre le contrôle des seuils. Sans doute faut-il, pour le comprendre, ne pas se laisser griser par le paradigme circulatoire dominant dans l’historiographie actuelle, car ce qui caractérise ce moment médiéval de l’histoire des empires, c’est bien l’articulation de mondes fermés sur eux-mêmes. De là une définition possible par les régimes documentaires, caractérisés par la rareté et l’intensité de la trace.

31 mai 2016, 16h-19h
Guillaume Calafat
Les transitions de la modernité : épistémologie et historiographie d’un changement d’époque
Avec la participation de Alexandre Escudier et Jean-Frédéric Schaub

Comment l’historiographie de la période dite « moderne » peut-elle encore se saisir du concept problématique de modernité ? Ne gagnerait-elle pas à s’affranchir des cadres narratifs et analytiques qu’il impose, et ce d’autant plus que l’époque est elle-même travaillée par des définitions, des périodisations et des localisations concurrentes, traduites de manière emblématique par le partage entre première (Frühe Neuzeit, Early Modern) et seconde modernités (Neuere Zeit, Modern…) ? Cette séance vise précisément à réfléchir aux ruptures et aux transitions qui, de la « Renaissance » aux « Lumières », fondent les conditions (matérielles et intellectuelles) de l’expérience historique moderne. Appuyée notamment sur les œuvres de Hans Blumenberg et de Reinhart Koselleck, elle reviendra sur l’inventaire des processus historiques globaux susceptibles de produire des effets de seuil (structurels, conjoncturels et événementiels) et de distinguer des transitions et des changements d’époques. En questionnant les usages historiographiques possibles de la catégorie de « moderne » (en particulier en histoire politique et en histoire du droit), il s’agit ainsi de réfléchir, plus largement, à l’articulation entre histoire des concepts, histoire politique et histoire sociale.

14 juin 2016
Dominique Iogna-Prat et Florian Mazel
Cité, espace et architecture de la société : une histoire territoriale de la modernité

Faisant suite à La Maison-Dieu. Une histoire monumentale de l’Église au Moyen Âge (800-1200) paru en 2006, Cité de Dieu, cité des hommes. L’Église et l’architecture de la société, 1200-1500 (PUF, 2016) de Dominique Iogna-Prat articule une histoire générale du Moyen Âge entendu comme le passage d’une configuration métaphorique à l’autre : l’institution imaginaire de la société reposait sur la métonymie de l’église (comme édifice) à l’Église (comme institution et corps social) ; elle se pense désormais comme « architecture » (édifier la ville, construire politiquement la cité). Or ce passage est rendu possible par une mutation profonde de la territorialisation du sacré imposant une nouvelle configuration du pouvoir dont Florian Mazel s’est fait l’historien. Tel est l’objet de son livre récent, L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (Ve-XIIIe siècle) (Seuil, 2016) qui expose la genèse d’une nouvelle souveraineté territoriale. En confrontant ces deux approches, qui ont pour commun de mettre la civitas antique et la cité médiévale à l’épreuve du spatial turn, on ne cherchera pas seulement à resituer la part de l’institution ecclésiale dans l’organisation des pouvoirs au Moyen Âge. On cherchera à dégager les scansions d’une nouvelle périodisation qui, ultimement, met en jeu l’idée même de modernité.

Source : Collège de France

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Formation – L’enluminure médiévale

Cette formation abordera à la fois des aspects théoriques et pratiques de l’enluminure : le contexte de production des manuscrits enluminés, leur typologie, les méthodes de travail des enlumineurs et les procédés techniques, les rapports texte-image, le marché des manuscrits médiévaux en France et à l’étranger, les pigments utilisés dans les enluminures, la pratique actuelle de l’enluminure : démonstration de procédés d’enluminure dans l’atelier d’une enlumineuse, les catalogues et bases de données sur les manuscrits enluminés.

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Programme :

  • Contexte de production des manuscrits enluminés, méthodes de travail et procédés techniques
  • Typologie des manuscrits et du décor enluminés
  • Les pigments utilisés dans les enluminures
  • Démonstration de procédés d’enluminure à l’atelier Siloë
  • Les catalogues et bases de données
  • Présentation de manuscrits médiévaux

Informations pratiques :
Du lundi 20 juin 2016 au mercredi 22 juin 2016

Lieu : École nationale des chartes – 65, rue de Richelieu, 75002 Paris / BnF – salle des commissions – 5, rue Vivienne, 75002 Paris / Atelier de Siloë – 44, rue Dareau 75014 Paris

Équipe pédagogique : Charlotte Denoël

Contact :
École nationale des chartes
service de la formation continue
65, rue de Richelieu – 75002 Paris

et

19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris
T. +33 (0)1 55 42 21 53
formation.continue@enc-sorbonne.fr

Tarifs : 630 € public, 1 260 € privé

Inscription : ici

Source : École nationale des chartes

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Prix – Prix de thèse 2016 de la Société française d’histoire urbaine

La Société Française d’Histoire Urbaine (SFHU) ouvre, pour sa 6e session, au titre de l’année 2016, un concours de thèses qui s’adresse aux jeunes docteur.es en histoire urbaine. Par cette initiative, la SFHU vise à encourager de jeunes chercheurs.ses et à favoriser la plus large diffusion possible de leurs travaux (voir les archives du prix de thèse sur le site http://sfhu.hypotheses.org/).

Histoireurbaine

1. Objet du concours

Le.la lauréat.e du concours sera récompensé.e par une somme de 2000 euros.

2. Conditions de participation

Le prix est ouvert aux docteur.es ayant soutenu une thèse d’histoire urbaine, rédigée en français, durant l’année (civile) 2015. Les mémoires d’habilitation à diri­ger des recherches et les thèses de l’École nationale des chartes ne seront pas retenus.

Sont recevables toutes les thèses qui abordent le fait urbain dans son historicité, quels que soient la période, l’espace et la discipline académique (histoire, droit, urbanisme, architecture, histoire de  l’art…) concernés.

3. Constitution du dossier de candidature

Pour s’inscrire, le.la docteur.e doit faire acte de candidature en envoyant à la SFHU (voir ci-dessous), un dossier dématérialisé qui comprendra les éléments suivants :

  • le formulaire de candidature (ci-dessous, télécharger ou copier) dûment rempli (en version électronique non pdf) ;
  • un résumé de la thèse entre 10 000 et 20 000 signes (en version électronique) ;
  • un curriculum vitae (en version électronique) ;
  • une version électronique de la thèse au format pdf (volume maximum souhaité par fichier 10 Mo, dans la mesure du possible ; voir détails ci-dessous).

4. Procédure d’attribution du prix

Le jury sera composé des membres du bureau de la SFHU. Il examinera l’ensemble des thèses recevables et pourra s’adjoindre des expert.es extérieur.es, français.es et étranger.es.

5. Calendrier

Les candidatures seront enregistrées jusqu’au 9 mai 2016 minuit, délai de rigueur

(par voie électronique, à l’adresse Jean-Pierre.Guilhembet@wanadoo.fr).

Les résultats seront proclamés en novembre 2016 au plus tard et le prix remis lors de l’AG annuelle et de la journée d’étude de la SFHU en janvier 2017.

6. Fiche de candidature

(merci d’enregistrer VOTRE NOM DANS LE TITRE DU FICHIER avant transmission et de ne pas utiliser le format pdf pour ce fichier-ci)

  • NOM :
  • Prénom :
  • Adresse :
  • Téléphone :
  • E-mail :
  • Situation professionnelle :
  • Intitulé de la thèse :
  • Date de soutenance :
  • (rappel : la thèse doit avoir été soutenue durant l’année civile 2015)
  • Université ou établissement de rattachement :
  • Nom du.de la directeur.e de recherche :
  • Membres du jury de soutenance :

Pièces à joindre

  • un résumé de la thèse entre 10 000 et 20 000 signes, espaces compris (en version électronique ; NB : le rapport de soutenance n’est pas demandé) ;
  • un curriculum vitae (en version électronique) ;
  • une version électronique de la thèse (fichier(s) pdf, volume maximum de 10 Mo souhaité – en cas de problème d’envoi en pièce jointe, faire un premier envoi avec le dossier « administratif » et les éventuels fichiers transmissibles par mel, pour convenir d’un mode de transmission des fichiers plus lourds, afin de ne pas trop fractionner les volumes et démultiplier les envois).

NB : un accusé de réception du dossier complet sera envoyé aux candidat.es.

Source : Calenda

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Appel à contribution – Stadt und Geschichtsschreibung: Geschichtsschreibung über Städte und Geschichtsschreibung in Städten

Ort : Prag
Veranstaltungsort : Clam-Gallas Palais, Husova 20, Prag 1, Tschechische Republik
Veranstalter : Archiv der Hauptstadt Prag in Zusammenarbeit mit dem Institut für Geschichte der Akademie der Wissenschaften der Tschechischen Republik, der Fakultät für Humanistische Studien der Karls-Universität Prag, dem Lehrstuhl für Geschichte der Philosophischen Fakultät der J. E. Purkyně-Universität in Ústí nad Labem sowie dem Masaryk-Institut und dem Archiv der Akademie der Wissenschaften der Tschechischen Republik
Datum : 04.10.2016 – 05.10.2016
Bewerbungsschluss : 15.04.2016
Url : http://www.ahmp.cz/eng/index.html?mid=43

Das Archiv der Hauptstadt Prag und seine Partnerinstitutionen laden Sie ein zu ihrer Jahrestagung, die dieses Mal dem Thema der städtischen Geschichtsschreibung vom Mittelalter bis zur Schwelle des 20. Jahrhunderts gewidmet ist. Dabei soll dieses Thema von zwei Seiten aus betrachtet werden: Die eine rückt die individuelle oder institutionelle Geschichtsschreibung in den Städten in den Fokus, die andere betrifft die historiographische Arbeit über die jeweilige Stadt – selbstverständlich in unserem Fall hauptsächlich Prag und die mit ihm in Bedeutung und Rolle vergleichbaren Städte.

Im Zentrum der Aufmerksamkeit wird so die Stadtchronistik bzw. die in den Städten entstandene Chronistik ebenso wie die Geschichte der Hauptstadt bzw. derjenigen Stadt stehen, die für den Autor einen der konzeptualisierenden Hauptfeiler des staatlichen und nationalen Narrativs darstellt. Die Geschichte der für die (im vormodernen Sinne) nationale Kommunität zentralen Stadt war stets ein Argument für ihre Reife, ihren hohen Organisationsgrad sowie ihre zivilisatorische und kulturelle Gleichberechtigung mit den anderen Nationen. Deswegen wurde die Entstehung der Stadt in die graue Vorzeit verlegt und mit der Entstehung des Staates und der Ordnung in der Gemeinde verbunden (Titus Livius‘ 142 Bücher zur Geschichte Roms Ab Urbe Condita seien hier als verpflichtendes Vorbild für viele spätere Autoren des historiographischen Genres genannt).

Dieses Konzept verschwand auch in der „modernen“ Zeit nicht. So kann erneut an dem Beispiel Prags belegt werden, welch große Bedeutung die Geschichte der Hauptstadt des Königreichs für die politische und kulturelle Konzeption der modernen tschechischen Nation hatte: Prag war die historische Bühne ihrer großen Taten und Tragödien, dramatischer Akteur ihrer „großen Geschichte“, eine Schatzkammer von Belegen ihrer ruhmreichen und sich im staatsbürgerlichen Konzept des 19. und beginnenden 20. Jahrhunderts neu gestaltenden Legitimität. Von Palackýs Skizze einer Geschichte von Prag über Tomeks gigantische, zwölfbändige Geschichte dieser Stadt bis hin zu Winters facettenreicher Geschichte der städtischen Alltäglichkeit und Teiges großen Nachschlagewerken stand Prag im Zentrum der Historizität des tschechischen politischen Diskurses wie auch der unmittelbaren Gegenwart einer „Nation ohne Nationalstaat“, die jedoch erfolgreich eine vollberechtigte, partizipierende Rolle innerhalb der Eliten des Habsburgerreiches anstrebte.
Es wird uns also interessieren, wer die Geschichte der Städte schrieb und wie und worin sich seit dem Mittelalter bis zum Beginn des 20. Jahrhunderts die bestellenden oder initiierenden Subjekte veränderten. Ebenso interessiert uns allerdings, was in den einzelnen Chroniken und später in den Stadtgeschichten geschrieben wurde: was die Autoren thematisierten, was sie beiseiteließen, welche Ereignisse, Personen, Realitätsebenen sie auswählten, wie sie die Stadt in die Gesamtgeschichte der Region und des Landes oder des größeren überregionalen Kontextes (Reich, Kontinent) einbetteten. Spielte hierbei nur die große antike Tradition eine Rolle oder auch historiographische Werke zu der Geschichte bedeutender „Partnerstädte“? Welchen Anteil hatten diese Werke an der Wahrung und Formierung des kollektiven Gedächtnisses? Lassen sich die mit ihrer Produktion oder Distribution verbundenen Mechanismen erkennen? Gerade in diesen Aspekten geht es uns sehr um regionale wie internationale Vergleiche. Gleiches betrifft die Rezeption dieser Werke: Wurden diese nur jeweils von einem kleinen Kreis (macht-)politisch interessierter Personen gelesen oder handelte es sich um Werke, die zumindest im bürgerlichen und gebildeten Milieu eine weitere Verbreitung fanden? Wurden sie zum Ausgangspunkt für eine eigene chronistische – etwa nur für den Familienkreis bestimmte – Tätigkeit? Erfuhren die lateinisch oder deutsch gedruckten historiographischen Werke bzw. ihre Passagen über die Stadt – in unserem Falle also Prag – ein Echo im Ausland?

Zwar sind wir vor allem an der Prager Problematik interessiert, dies allerdings gleichwohl in einem Vergleich mit den anderen Städten des böhmischen Staates wie auch mit den zentralen Großstädten Mitteleuropas. Zugleich freuen wir uns auch auf Referate, die mit innovativen Ideen das hier angedeutete Konzept um gesamteuropäische Vergleiche und Hinweise bereichern.

Potenzielle Referenten bitten wir, den geplanten Titel ihres Vortrags zusammen mit einem Abstract bis zum 15. April 2016 an die unten angegebene Adresse zu senden. Die Organisatoren behalten sich vor, unter den eingesandten Beiträgen eine Auswahl zu treffen. Die vorgetragenen Referate werden anschließend in überarbeiteter Fassung als Tagungsband in der Reihe „Documenta Pragensia“ veröffentlicht. Die Unterbringung der ausländischen Referenten erfolgt auf Kosten der Organisatoren in den Gästehäusern der Akademie der Wissenschaften und der Karls-Universität Prag. Ein Tagungsbeitrag wird nicht erhoben. Die offiziellen Tagungssprachen sind Tschechisch und Deutsch (ggf. Englisch), für eine Simultanübersetzung wird gesorgt.

Für die Veranstalter:
Prof. dr. Jiří Pešek, CSc., PhDr. Olga Fejtová, Ph.D., Doc. dr. Václav Ledvinka, CSc.,
PhDr. Petr Hrachovec, Ph.D., Doc. dr. Michaela Hrubá, Ph.D., PhDr. Marie Tošnerová, Ph.D.

Source : H-Soz-Kult

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Appel à contribution – La notion de modèle en architecture du Moyen Âge à nos jours

Organisée par Léa D’Hommée-Kchouk, Charlotte Duvette, Justine François et Alison Gorel Le Pennec (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA/ED441).

Sous la responsabilité : Jean-Philippe Garric (Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA), Philippe Plagnieux (Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA).

Institutions partenaires : HiCSA (Équipe d’accueil 4100, Histoire culturelle et sociale de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Cité de l’architecture et du patrimoine.

Date : jeudi 13 octobre 2016.
Lieu : INHA – Galerie Colbert – 2 rue Vivienne / 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris.
Date limite d’envoi : 21 mai 2016.

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Qu’est ce qu’un modèle ? La polysémie tant étymologique et sémantique du terme à travers les époques met en exergue toute la complexité de sa signification en architecture. Initialement associé à l’idée antique de mimèsis, théorisée dans la Poétique d’Aristote, il renvoie à la notion d’imitation, alors que son étymologie latine modulus (« mesure ») souligne quant à elle le lien intrinsèque qu’il entretient avec le domaine de la construction et de l’architecture. La notion de modèle peut donc être vue comme référent ou prototype à imiter, ne se réduisant pas pour autant à la simple reproduction à l’identique, comme l’ont montré Françoise Choay[1] et Jacques Lucan[2] dans leurs publications respectives, mais se présentant comme la fabrication d’un nouvel objet autonome par rapport à l’original. Il peut également être vu comme maquette d’un dispositif réel, comme type idéal ou encore comme icône représentant une idée abstraite. La pluralité sémantique du modèle permet de passer de l’une à l’autre de ces définitions, et il peut donc être perçu « comme original et comme copie, comme archétype ou comme simple réalisation »[3]. Le modèle d’architecture se construit, par conséquent, à travers ces deux extrêmes : s’appuyant sur l’expérience accumulée par la discipline mais aussi stimulé par la créativité et l’originalité dans un contexte nouveau.

Les modèles, à la fois théoriques et concrets, ont été appréhendés différemment par les architectes selon les époques : « du paradigme à la représentation, l’architecte fait du modèle une utilisation apparemment paradoxale, qui navigue entre l’exercice d’abstraction d’une réalité physique et la concrétisation matérielle d’une idée. Pourtant on a toujours eu recours au modèle pour comprendre »[4]. Par quel processus ces modèles sont-ils nés et se sont-ils imposés comme des références inhérentes à l’architecture ? Depuis les exemples symboliques de la Jérusalem Céleste ou du Temple de Salomon interprétés par les maître d’œuvre au Moyen-âge, en passant par la relecture, l’adaptation et la publication des traités de Vitruve durant les Temps Modernes, certains édifices eux-mêmes inspirés de bâtiments anciens, ont été hissés au rang de modèle grâce à leurs valeurs architecturales et constructives. Le Tempietto de Bramante à Rome, bâtiment fondateur de la Renaissance italienne, en est un exemple. L’imprimé, l’enseignement, les relevés ou les voyages définissent des corpus de modèles qui ne cessent de se renouveler et se réinventer. Si certains modèles, à l’image du modèle palladien, traversent les siècles jusqu’au début du XXe, d’autres sont sanctionnés par le progrès des connaissances historiques. Dès cette période, l’intérêt pour le modèle d’architecture est exploité dans des recueils proposant des modèles précis d’habitation aux influences antique, gothique ou renaissante projetés pour être construits[5]. Les avant-gardes européennes de l’Entre-deux-guerres ont marqué, à leur tour, des générations de praticiens, enseignants et intellectuels à travers leurs œuvres théoriques et construites servant de modèles. Les années 1970, par exemple, voient l’effervescence à Paris, New York, Londres ou Rome de lieux d’enseignement et de théorisation qui prônent une relecture critique de l’architecture moderne : la revue de réputation internationale Oppositions, publiée de 1973 à 1984 à New York par l’Institute of Architecture and Urban Studies (IAUS), sert de catalyseur dans la promotion de la théorie au sein de la culture architecturale notamment à travers une série d’articles présentant une réévaluation des œuvres des représentants du Mouvement moderne.

Les propositions de contribution s’attacheront à cerner la notion de modèle en architecture à travers les problématiques liées à l’identification des édifices modèles, l’élaboration de corpus de référence, leur transmission et leur circulation dans l’espace et le temps, et la proximité ou l’éloignement des copies par rapport aux référents. Comment un édifice s’impose-t-il comme un modèle, comme une référence ? Pourquoi fait-il autorité ? En quoi et à quel point la copie diffère-t-elle de l’original ? Ces différents éléments sont au centre des questionnements qu’envisage d’aborder cette journée d’étude.

Les propositions de communication (résumé de 1 500 signes précisant le titre de la communication, les sources qu’elle mobilise et les points forts de son argumentaire), accompagnées d’un court curriculum vitae (notice de 500 signes précisant le nom sous lequel l’intervenant souhaite être cité, un contact téléphonique, un courriel et son affiliation institutionnelle), sont à adresser au plus tard le 21 mai 2016 à l’adresse suivante : journee.modele@gmail.com. Chaque présentation durera 25 minutes et sera suivie de cinq minutes de débat.

Pour les communicants affiliés à d’autres universités, un soutien financier pour les frais de déplacement peut-être demandé en cas de non prise en charge de leur laboratoire de recherche.

[1] CHOAY, Françoise, La Règle et le Modèle, Paris, Seuil, 1974, 374 p.
[2] LUCAN, Jacques, « La forme et la répétition », Architecture Mouvement Continuité (France), n°47, décembre 1978, pp. 49-52
[3] BACHELARD, Suzanne, « Quelques aspects historiques des notions de modèles et de justification des modèles » dans Delattre et Tellier, Élaboration et justification des modèles, t.1, Paris, Éd. Maloine SA, 1979, pp. 9-20
[4] COSTE, Annie, « Le modèle en architecture, entre rétrospective et prospection », Les cahiers de la recherche architecturale (France), n°40, 1997, p. 21
[5] Par exemple : DUBUT, Louis Ambroise, Architecture civile : maisons de ville et de campagne de toutes formes et de tous genres, projetées pour être construites sur des terrains de différentes grandeurs ; ouvrage utile à tous constructeurs et entrepreneurs…, Paris, J.M. Eberhart, an XI (1802-1803).

Source : Blog de l’ApAhAu

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Appel à contribution – Illuminating Metalwork: Representations of Precious-Metal Objects in Medieval Manuscript Illumination

Saint Louis University, St. Louis MO, October 14 – 15, 2016
Deadline: May 1, 2016

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The Saint Louis Conference on Manuscript Studies is the longest running annual conference in North America devoted exclusively to medieval and Renaissance manuscript studies. Organized by the Vatican Film Library in conjunction with its journal, Manuscripta, the two-day program each year offers a variety of sessions addressing the production, distribution, reception, and transmission of pre-modern manuscripts, including such topics as paleography, codicology, illumination, textual transmission, library history, provenance, cataloguing, and others.

Manuscript illuminations frequently place special emphasis on precious-metal objects both sacred and secular, such as chalices, reliquaries, crosses, tableware, and figural sculptures. Artists typically rendered these objects using gold, silver, and metal alloys, “medium-specific” materials that contrasted dynamically with the surrounding color pigments. The visual characteristics of these depicted metal objects — lustrous yet flat, almost anti-representational — could dazzle, but perhaps also disorient, the viewer: they catch the eye while creating a fertile tension between the representation of an image and the presentation of a precious stuff, between the pictorial and the material. A gold-leaf chalice signals its
real-world referent both iconically, via its shape, and indexically, via its metal material, a doubled representation unavailable to the remainder of the painted miniature. Such images can take on added complexity if intended to represent known real-world objects.

This panel seeks to take inventory of how these precious-metal objects were depicted and how they generated meaning. Possible themes include:

  • chronological/geographical specificities in the representation of metalwork in manuscript illuminations;
  • depictions of precious-metal figural sculpture, including idols;
  • technique (e.g. pigment vs. leaf);
  • the semiotics of metal on parchment;
  • and whether we can speak of “portraits” of particular objects and/or visual “inventories” of particular collections.

We welcome proposals that consider Western, Byzantine, and/or Islamic manuscript illumination from the early through the late Middle Ages.

2016 Guest Speaker: Madeline H. Caviness (Mary Richardson Professor Emeritus, Tufts University), “Medieval German Law and the Jews: The Sachsenspiegel Picture-Books”

Submission: Please send (1) an abstract of no more than one page, and (2) a c.v. with current contact information by Sunday, May 1, 2016 to both panel organizers: Joseph Salvatore Ackley (ja2998@columbia.edu) and Shannon L. Wearing (slwearing@gmail.com). Selected papers are to be twenty minutes in length.

Please note that conference registration fees, and travel and accommodation expenses, are the responsibility of the panelists and/or their institutions.

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Le martyr politique (XIe-XVIe siècle)

Nous souhaitons revisiter la notion de « martyr » médiéval à travers un prisme peu utilisé par les historiens de la période, celui de la cause politique, afin de nous affranchir de l’approche trop exclusivement ecclésiale proposée jusqu’ici.

La définition du « martyr politique » nous renvoie aux origines antiques. La capacité des autorités romaines à inscrire dans le corps de leurs ennemis de l’intérieur toute l’étendue de leur pouvoir et leur détermination à être obéies, alors que ceux-ci manifestent en retour leur aptitude à endurer les violences mortifères qui leur sont infligées, sans pour autant renoncer à leur choix de n’obéir qu’à une autorité divine, ignorée et combattue dans l’Empire, fonde la notion de martyr. Témoin de Dieu et de l’injustice des hommes, le martyr chrétien qui perd la vie au nom de la foi qu’il refuse d’abjurer n’en est pas moins, par essence, un martyr politique. Le caractère agonistique qui l’oppose aux autorités en place (religieuses, temporelles, quand elles ne sont pas confondues) et l’exemplarité de sa vie, emblématique de la cause à laquelle il adhère ou qu’il incarne, par opposition aux pratiques de ceux contre lesquels il s’inscrit en faux et qui le condamnent à mort, doivent retenir ici l’attention. Au même titre que ces modèles et l’entretien de leur mémoire par des cultes spécifiques, par le récit biographique et par leur élévation post mortem au rang de saints ont soudé les communautés chrétiennes, le Moyen Âge occidental connaît, en particulier dans le dernier tiers de la période, un déplacement de ces logiques martyriales vers des sphères laïques qui sont à la fois celles des autorités politiques, mais aussi des sujets et des fidèles qui participent de la fabrique de ces « martyrs politiques médiévaux ».

Oubliant l’utilisation politique du martyre chrétien, qu’il s’agisse de la manipulation de la mémoire de saints rois victimes de la foi qu’ils tentaient de faire triompher, par exemple, ou de la valorisation des violences infligées aux évangélisateurs rapprochés de martyrs des premiers siècles, c’est la piste des martyrs « hors la foi » que nous nous proposons d’explorer. Ceci n’exclut pas, néanmoins, la prise en compte de la spiritualité ou du rapport à la religion des martyrs en question : certains sont animés par une quête de réforme, la plupart se signalent par une piété ostensible. Il conviendra d’interroger, du reste, ce critère sans doute indispensable au succès du culte personnel : un martyr, même politique, peut-il échapper à cette exemplarité dévotionnelle ?

Pour ce faire, nous avons décidé de retenir prioritairement quelques critères sur lesquels se fonderont nos réflexions.

I/ La question des sources sur lesquelles repose la fabrique du martyr politique est fondamentale : libelles, pamphlets, traités, inscriptions, échanges épistolaires ; représentations figurées, récits littéraires et historiographiques ; biographies, monuments funéraires et mémoriels, sermons, voire, le cas échéant, récits de miracles. Les sources par essence définissent le type du martyr, ses fonctions, son temps. Selon leur genre, leur diffusion, leurs cibles, leur visibilité, nous serons amenés à réfléchir sur la publicité du martyr, son écho et sa durabilité : point d’ancrage identitaire, développement de cultes populaires ou de cérémonies mémorielles orchestrées par les autorités en place dans une volonté d’ériger le martyr politique en figure d’intérêt public, souvenir du sacrifice collectif incarné par un seul ; mais aussi tentatives avortées de constructions martyriales, oublis rapides ou renversement du souvenir. Ces échecs ou faillites de la propagande constituent un sujet intéressant en soi – quel concours de circonstances ou quel facteur d’impossibilité consubstantiel a causé l’effondrement de l’édifice (personnalités trop peu irréprochables ? concurrence entre plusieurs figures ? habile contre-attaque ?) ?

Un examen attentif du vocabulaire utilisé dans ces sources et servant à identifier, définir, valoriser le martyr politique s’impose.

II/ La réflexion se fixera sur la figure du martyr politique médiéval : dissident ou engagé au service d’une cause qui l’oppose aux autorités (ecclésiales comme temporelles) ou mis en avant par celles-ci, menacées ; agissant et souffrant dans un contexte de tensions politiques avérées dont découlent directement des violences considérées comme injustes par son parti et mis à mort dans des conditions anormales (lieu : exil, champ de bataille, captivité / violence : meurtre, combat, piège / temps : prématurée, calendrier symbolique) ; érigé en figure héroïque et vénérable par ses partisans au point d’être l’objet d’un culte, de récits identitaires voire légendaires, à la postérité plus ou moins importante.

Figures exemplaires de leur vivant, agissant ou non en conscience pour incarner un idéal précis, nous nous appliquerons à distinguer les martyrs dont le potentiel d’identification est valorisé immédiatement (communauté, nation, groupe fonctionnel, originel, idéologique, culturel), de ceux qui sont construits a posteriori, dans un intérêt distinct de celui ayant animé les combats de l’intéressé.

Il sera peut-être possible de ce fait de proposer une typologie des martyrs politiques pour les derniers siècles du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle).

III/ La mort du martyr doit également faire sens dans nos investigations. La mise à mort et le spectacle qu’elle offre, le message qu’elle véhicule publiquement peuvent jouer un rôle majeur dans la définition du martyr politique. Mais d’un monde à l’autre la fonction du modèle change, les actes prennent une signification différente, les indices donnés ici-bas (en particulier dans des vies présentées comme exemplaires) sont révélés dans l’au-delà. Le souvenir du martyr politique pose la question ambiguë de ses fonctions : doit-il rester une figure exceptionnelle ou inciter à l’imitation ? L’intérêt se fixe-t-il sur le souvenir (de type vita) ou sur l’action à perpétuer ? Autrement dit, existe-t-il des processus distincts de pacification, de médiation ou au contraire de division et de mobilisation attachés à la valorisation de la mort et du souvenir du martyr politique ? Il s’agit bien là de penser aux éventuelles récupérations du martyr… et du martyre. Il n’est pas rare que le parti oppresseur intègre sa victime à son propre panthéon pour désamorcer la critique.

IV/ Enfin, une réflexion globale sur le temps du martyr politique doit également être menée : quels sont les contextes favorables à la fabrique de ces martyrs politiques ? Si les conflits de succession, les querelles et révoltes aristocratiques, les guerres civiles et entre maisons nous viennent immédiatement à l’esprit, qu’en est-il par exemple dans le cadre des dissidences politico-religieuses ? Existe-t-il des « martyrs politiques » dans les conflits de moindre envergure ?

Modalités de soumission
Les propositions doivent être soumises avant le 1er mai 2016.

Elles comprendront un titre explicite et un résumé de la communication projetée d’au moins 2000 caractères. Les organisateurs prendront notamment en compte l’économie de l’ouvrage qui prolongera la manifestation.

Le colloque aura lieu les 24 et 25 novembre 2016 à Louvain-la-Neuve.

Contacts :
Gilles Lecuppre
courriel : gilles [dot] lecuppre [at] uclouvain [dot] be
Maïté Billoré
courriel : maite [dot] billore [at] orange [dot] fr

Conseil scientifique :

  • Martin Aurell, Professeur à l’Université de Poitiers, CESCM – Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale
  • Paul Bertrand, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, RSCS – Institut de recherche Religions, spiritualités, cultures, sociétés
  • Silvia Mostaccio, Professeure à l’Université Catholique de Louvain, IACCHOS – Institute for the Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies
  • Laurence Moulinier, Professeure à l’Université de Lyon 2, CIHAM – Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux

Source : Calenda

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Publication – Guillebert De Mets, « Description de la ville de Paris, 1434. Medieval French text with English translation », éd. E. Mullally

Early-fifteenth-century Paris described by Guillebert De Mets from Geraardsbergen
In 1434 Guillebert from Geraardsbergen completed his description of Paris. It is a remarkable record of what was considered noteworthy at the time both historically and topographically. There are picturesque details which are often cited in annotations to the poetry of Francois Villon, notably concerning the Cemetery of the Innocents, the depiction of the Virgin and of heaven and hell in the Celestines and the reference to the famous beauties of the city. The author was an innkeeper and town councillor in his native Geraardsbergen, but also a profssional scribe involved in the book trade who was a ‘libraire’ for Philip the Good, Duke of Burgundy. The unique manuscript that contains this text also features an important illlustration by an otherwise unknown artist. A whole group of fifteenth-century Flemish manuscript illuminators is now associated with this master, who was given in 1915 the title ‘Master of Guillebert De Mets’.

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The editor, Evelyn Mullally, is a retired senior lecturer in medieval French from the Queen’s University, Belfast, Northern Ireland. She is the author of ‘Guide de Paris au Moyen Age’ Biro & Cohen Editeurs/Editions du Patrimoine, Paris, 2011.

Table des matières :
Introductory matter: the Work, the Author, the Sources, the Editions, the Manuscripts, Language, Patronage, the Administration of Medieval Paris, the Churches, the University of Paris, the Streets, Five ‘Grands Bourgeois’.

Text and rejected readings.

Translation and notes.
Bibliography.

Informations pratiques :
Guillebert De Mets, Description de la ville de Paris, 1434. Medieval French text with English translation, éd. E. Mullally, Turnhout, Brepols, 2015 (Textes vernaculaires du Moyen Âge, 14). 180 p., 2 b/w ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-55496-9. Prix : 65 euros.

The series Textes vernaculaires du moyen âge has been designed to meet the needs of a wide range of researchers working on source material written in the major European vernaculars. Select backlist titles are now available at special discount prices (valid until 30 June 2016). Click here for a series overview.

La collection « Textes vernaculaires du Moyen Âge » a pour but de publier des textes qui, jusqu’ici, n’ont jamais bénéficié d’un traitement éditorial. La plupart des textes publiés dans la collection « Textes vernaculaires du Moyen Âge » sont temporairement disponibles à prix réduit (50 € ou 30 €).  Cliquez ici pour télécharger un prospectus.

Source : Brepols

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