Publication – « Between Carpentry and Joinery. Wood Finishing Work in European Medieval and Modern Architecture », éd. P. Fraiture, P. Charruadas, P. Gautier, M. Piavaux, P. Sosnowska

From the examination of the historiography of finishing work in wood for architecture from the medieval to modern period, it is clear that this field of research is the poor relation of historical and archaeological studies, with the lion’s share focusing on the structural work of carpentry. It is on the basis of this observation that the present work has been produced, which results from a conference held in Brussels in 2013. The work demonstrates first the real interest in an approach to finishing work for the study of ancient buildings and the establishment of a precise chronology for their phases of layout as well as in obtaining better understanding of material cultures and ways of living. Second, it reiterates that the limit between carpentry and joinery was often porous, sometimes artificial. Finally, the work stresses that an overall approach to the use of wood is crucial to comprehensively address the organisation of a building, the logic of its construction and its ‘utilisation’, and more generally, the complex history of the buildings studied. This work, which thus represents a first step toward an overall approach of ‘wood material’ in European architecture, includes thirteen contributions divided into two thematic sections in keeping with current research practices. The first addresses the divide between structural and finishing work via the question of flooring, ceiling and roofing techniques. The second focuses intrinsically on finishing work by examining the contribution of this craft domain to the organisation, comfort and ornamentation of houses.

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Table des matières :

Paulo Charruadas, Pascale Fraiture, Patrice Gautier, Mathieu Piavaux, Philippe Sosnowska – Introduction: Wood finishing work, a promising area of research?

Between carpentry and joinery: Constructing flooring, ceilings and roofing

Émilien Bouticourt – Constructing ceilings: The floors of the Rhone region in the south of France at the end of the Middle Ages
Maarten W. Enderman – Structural timber in 15th- and 16th-century town houses in ’s-Hertogenbosch (The Netherlands): Recent research on supporting structures
Michael Grabner, Andrea Klein, Sebastian Nemestothy, Erwin Salzger – Ceilings and floorings in Austria: Types, dating and wood species
Philippe Sosnowska, Pascale Fraiture, Sarah Crémer – Contribution to the history of Brussels floorings, Belgium (16th-19th centuries): Initial results of an archaeological and dendrochronological investigation
Jean-Louis Vanden Eynde – Panelled frames, modes of use: A technological and typological study of several roof frames in the Hainaut (Belgium)
Pierre Mille – Wood shingles of medieval roofs: A first approach in France

Organising light and space: Doors, windows, stairs and panelling

Karin Keutgens, Bernard Delmotte, Charles Indekeu – Wooden witnesses: Romanesque joinery and other wooden elements or their negatives divulging historical secrets of the St Martin’s Church, Zaventem (Belgium)
Vincent Bernard, Bruno Béthencourt, Yannick Le Digol, David Nicolas-Mery, Pierre Mille – Wooden nailed doors in western France: An Armorican model inherited from the Middle Ages?
Sebastian Nemestothy, Andrea Klein, Michael Grabner – Analyses of wooden front doors in rural buildings from Austria
Arnaud Tiercelin – The watertight integrity of window sills in western France: A
simple system with a complex development history
Patrice Gautier, Pascale Fraiture, Valérie Montens – Window frame inventory number 3079 in the collections of the Royal Museums of Art and History, Brussels (Belgium): Results of archaeological, historical and dendrochronological studies
Ada de Wit – Grand staircase and joinery work on the Lange Vijverberg, The
Hague (The Netherlands) in light of documents
Isabelle Gilles – Indoor joinery and furniture made for 18th-century houses in Liège (Belgium)

Informations pratiques :
P. Fraiture, P. Charruadas, P. Gautier, M. Piavaux, et P. Sosnowska (éd.), Between Carpentry and Joinery. Wood Finishing Work in European Medieval and Modern Architecture, Turnhout, Brepols, 2017 (Scientia Artis, 12). 271 p., 100 b/w ill. + 100 colour ill., 230 x 290 mm. ISBN: 978-2-930054-28-5. Prix : 42,45 euros.

Source : Brepols

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Congrès – Circulations montagnardes, circulations européennes

Circulations montagnardes, circulations européennes
Université de Pau et des Pays de l’Adour
24-28 avril 2017

UFR Lettres – Avenue du Doyen Robert Poplawski – BP 1160 – Campus de Pau – 64013 Pau cedex
Bus ligne T2 depuis la gare SNCF, direction « Pau-Centre hospitalier », arrêt « Pau-Université » (13 mn)

Programme : ici

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Obstacle, frontière « naturelle », opposant nettement, sous ces latitudes moyennes, les versants d’ubac et d’adret (soulane et ombrée), marquée par l’alternance saisonnière de la fermeture et de l’ouverture de ses estives, et – longtemps – de plusieurs de ses cols et ports, la montagne représente depuis toujours le paradoxe d’un espace qui peut être refuge, mais qui est pourtant constamment traversé et parcouru. Elle a souvent donné lieu à des interprétations déterministes. On a pensé la montagne comme un espace immuable, résistant au changement au même titre qu’à l’érosion, un lieu d’élection de l’archaïsme. On l’a pensée enclavée et effacée plus souvent que traversée ou desservie. Fernand Braudel participait encore de cette approche lorsqu’il la présentait de manière statique, essentiellement pourvoyeuse d’hommes et de richesses tirées de ses sols et sous-sols, alors que les plaines et les rivages seuls étaient mus par les échanges, le changement, la modernité.

Il s’agit, ici, de s’interroger sur la montagne comme un espace animé par de multiples mouvements, même s’il faut tenir compte de la grande variété des espaces montagnards. En travaillant sur les genres de vie, et les sociétés montagnardes autochtones, allochtones, les métiers, les conflits, les régulations, les « écoles »  géographiques ont porté une grande attention à la circulation intra ou trans-montagnarde. Il y a non seulement les circulations des montagnards eux-mêmes, de leurs bêtes et productions mais aussi celles induites par les populations des contrées, proches et lointaines, qui les bordent, autant matérielles qu’immatérielles : hommes, bestiaux, produits divers et idées. Leur observation, au-delà de la perception de l’obstacle, nous engagera alors à réenvisager la mutabilité de ces espaces montagnards, en France, Corse et départements d’Outremer et en Europe, sans s’interdire des comparaisons dans d’autres espaces.

Bien sûr, qu’elle soit « haute » ou « moyenne », périphérique (et alors souvent frontière) ou « centrale », la définition que nous envisageons du mot « montagne » ne se réduit pas aux espaces situés au-dessus d’une certaine altitude, ni à la toponymie, mais elle correspond à leur perception culturelle large, tant autochtone, qu’allogène, perception historique aussi, liée aux variations climatiques. La montagne est d’abord un milieu géographique spécifique, qui associe une certaine dynamique naturelle à une autre, sociale. Tout en s’affirmant comme « montagnarde », leur conjonction entraîne des situations variées.

Les « montagnards » révèlent une identité souvent forte, circonscrite, dans certain cas, à une vallée, ou à un regroupement de vallées. Celle-ci entretient des us communautaires et une économie spécifiques. Contraintes par les conditions naturelles, son habitabilité et son anthropisation sont autant d’adaptations à celles-ci. La longueur des jachères, la résistance des céréales privilégiées, les cultures en terrasses, le pastoralisme, les transhumances caractérisent l’agriculture. L’usage du saltus (friche) et de la forêt est régi par des pratiques codifiées de défrichement et de culture temporaire, de cueillettes, de charbonnières et d’affouagement sur le communal et de mise en défens de certaines de leurs portions. L’utilisation des minerais, des bois et de l’eau des sources thermales, des rivières par l’artisanat puis l’industrie modifient l’espace montagnard. Nombre d’usines modernes s’enracinent d’ailleurs dans une industrie domestique d’hiver, dans les Carpates Occidentales, les Alpes ou encore le Jura : tissage, petite métallurgie, horlogerie, tournage etc. Si l’autarcie et la survie ont longtemps guidé la vie des plus humbles, elles n’ont pas exclu la pénétration tardive de l’agronomie et celle, précoce, de l’économie marchande : foires et marchés (aux bestiaux, aux produits de la cueillette et de l’artisanat, aux spécialités locales, et en particulier aux fromages et à la charcuterie) tissent des liens recherchés avec de plus plats pays.

Bien des vallées ont su développer des technologies propres à la montagne, comme l’hydroélectricité, l’aluminium, l’informatique…

Des villes de piémont assurent souvent les échanges entre ces économies complémentaires. C’est particulièrement le cas dans les Pyrénées, qui ne bénéficient pas des cluses alpines, pénétrantes mais aussi sur les plateaux inhospitaliers du Massif central. L’urbanité demeure alors périphérique. Ailleurs, les rares villes implantées en montagne sont souvent spécialisées dans le tourisme d’hiver. En effet, ce n’est que récemment que des innovations logistiques, en venant à bout de nombre de difficultés topographiques (tunnels, viaducs, voies ferrées, routes et autoroutes, altiports, supports de télécommunications, etc.), ont permis d’accompagner le fort développement de circulations liées au tourisme d’été et d’hiver. Autre action sur le paysage : la rectification des torrents et le reboisement depuis le XIXe siècle.

L’accessibilité et la mobilité croissantes des personnes et des biens en montagne, au cours des deux derniers siècles, ont produit de grandes mutations. La première a été l’exode vers des milieux considérés comme plus cléments et générateurs de profits, entraînant une déprise rurale qui, à son tour, s’offre à diverses emprises spéculatives. Plus récemment, le souci de valorisation et de protection des espaces montagnards conduit à y aménager des réserves naturelles, qui peuvent même devenir des espaces artificiels. Les parcs naturels et reconquêtes d’espaces naturels modifient tout aussi profondément les rapports à la montagne.

La nécessité de la pluriactivité est générale et ancienne en montagne ; elle s’accompagne de migrations saisonnières. Poussés par la nécessité et doués de spécialités (charbonniers, scieurs de long, chaudronniers, ramoneurs, etc.), les migrants allégeaient ainsi leurs familles, particulièrement en période hivernale, et rapportaient les témoignages de leurs périples au long cours ; le colportage créait et assouvissait quelques besoins matériels et intellectuels. Ces derniers relèvent majoritairement d’une culture largement dominée par l’oralité, aux déclinaisons aussi diverses que les nuances dialectales, variant d’une vallée à l’autre au sein d’une même province. Pour le cas français, l’enquête Maggiolo (1877-1879) en dit long sur les limites d’une alphabétisation que l’éloignement des petites écoles et l’utilisation soutenue d’une main-d’œuvre enfantine ne favorisent guère. Mais, à l’inverse, le cas des « enfants prêtres » du Massif central, du Haut-Dauphiné ou du Comminges, puis des maîtres d’écoles du Queyras, du Briançonnais et de l’Ubaye, ou des colporteurs de librairie des Pyrénées centrales témoignent de l’ingéniosité d’une maîtrise des rudiments mise au service des migrants. Souvent cadets, les candidats au départ sont exclus de la dévolution du patrimoine et ils nous montrent que les logiques migratoires doivent être analysées, non seulement en relation avec les systèmes économiques, mais aussi en prenant en compte les systèmes coutumiers qui régissent les familles. Le maître livre d’Alain Collomp, La maison du père, a montré à partir de l’exemple de la vallée du Verdon, comme en Gévaudan ou Haut-Dauphiné (Michel Prost) l’organisation très contraignante de la famille souche autoritaire, qui organise l’émigration saisonnière ou lointaine des cadets pour survivre.

Milieu fragile ouvert vers des espaces plus riches, les montagnes sont des lieux de départ ou de refuge depuis toujours. Les migrations temporaires sont le lot des montagnards qui transportent leur identité quand leur déplacement se fait plus long, ainsi les gavots de basse-Provence et les gavachs du Sud-ouest, les deux variantes occitanes du terme signifiant les migrants montagnards, reconnaissables en particulier à leur accent. Les migrations montagnardes peuvent être lointaines : les Haut-Dauphinois au Portugal au XVIIIe siècle, les « Barcelonnette(s) » faisant fortune au Mexique au XIXe et début XXe ou les Rouergats en Espagne puis en Argentine. Les refuges sont celui des minorités persécutées qui modifient à leur tour les espaces montagnards, leurs traditions et leurs représentations. Les livres circulent avec eux, dans les ballots de marchandises. Toutes les vallées ont ainsi leurs étrangers installés pour des causes religieuses (juifs, vaudois, anabaptistes…) ou politiques (bandits, maquisards, communautés alternatives…) et repoussés par des institutions et des pouvoirs centraux.

Demeurent alors les figures centrales d’une oligarchie villageoise limitée (le prêtre, le notaire), ceux qui accompagnent dans les moments cruciaux de la vie personnelle ou collective, et qui parfois la déterminent. La puissance de la communauté d’habitants produit des élites villageoises particulières et, dans certains cas, peut contraindre, voire freiner, le développement seigneurial, monastique, et étatique. Le poids des structures familiales, telles les communautés taisibles de la montagne thiernoise observées par les Encyclopédistes, influe inévitablement sur les canaux de la politisation et les formes de la citoyenneté.

La montagne se confronte aussi, à la naissance d’entités politiques, soit en devenant limites d’États, soit en se transformant en États autonomes. Longtemps des communautés montagnardes ont voulu jouer le rôle de portiers, de gardiens de frontières incertaines et disputées. La volonté de maintenir leurs avantages pastoraux et commerciaux ont pu également engager à la mise en réseau de vallées, comme les lies et passeries des Pyrénées ou les escartons des Alpes. Les constructions étatiques modernes, modifient cette tendance sans l’inverser. Des vallées peuvent encore justifier par cette charge de garde des frontières leurs exemptions ou avantages fiscaux, et les défendre dans le cadre de petits états provinciaux. L’étude de l’évolution des entités à cheval sur les versants, de la Transylvanie au Val d’Aoste ou à la Valteline, au Val d’Aran et à l’Andorre…, permettraient de voir comment ces problèmes ont été résolus en Europe. Certaines vallées et groupements de vallées se sont aussi érigés en États particuliers, comme les cantons suisses ou l’Andorre, alors que la Savoie allait constituer le cœur d’un plus vaste État. Dans ces constructions, les confrontations, migrations et refuges religieux jouent un rôle important : valdéisme, calvinisme, catholicisme, judaïsme, plus loin : orthodoxie et islam, y compris les migrations des conversos et des morisques. La montagne est aussi le lieu d’expériences spirituelles radicales : les ermites, les ordres religieux de la Chartreuse et de Chalais, pour qui la montagne est le « désert » de l’Occident tout autant que les Réformés cévenols.

Les travaux d’Yves Castan nous en ont beaucoup appris sur les limites de la justice royale, les affrontements communautaires sur les hautes terres pyrénéennes. En chacun de ces lieux s’affirment des identités fortes, dont rendent compte le droit seigneurial, les habitus religieux ou culturels ainsi des mystères, du théâtre rural … Tardivement rattachés à la Couronne de France, le Dauphiné, la Provence, la Bretagne, la Franche-Comté… ne lui ont jamais marqué une totale allégeance : les révoltes sont légion, et la République ne les endigue pas, bien au contraire. Il est cependant des provinces plus anciennement rentrées dans l’apanage royal qui ne sont guère plus dociles. Les Grand jours d’Auvergne viennent, au besoin, l’illustrer. L’arasement des châteaux, qui en résulte, nous rappelle combien les éminences ont été propices aux fortifications et aux symboles bâtis des différents pouvoirs qui ont suivi l’évolution de l’architecture militaire jusqu’au XXe siècle, sur les frontières du moins.
Le procès des prêtres simoniaques ou libertins, qui accompagne les reprises en mains, en dit assez sur les libertés individuelles autorisées par l’éloignement des centres de pouvoir, fussent-ils religieux. Transformant la géographie administrative, le droit civil, les libertés civiques, la Révolution française n’éradique pas toutes les résistances à la centralité, toute la méfiance des petits bourgs, des hameaux, déjà peu ouverts à la sociabilité des Lumières (la cartographie de la franc-maçonnerie le prouve), par rapport aux chefs-lieux des districts, et a fortiori des départements. Les instituteurs jacobins, envoyés des principales sociétés populaires, l’apprendront souvent à leurs dépens en l’an II. L’anti- et la contre-Révolution vont trouver dans la montagne des caches pour les prêtres réfractaires et pour les soldats insoumis ou les conscrits déserteurs. Pour l’époque contemporaine les deux révoltes alpestres majeures sont la résistance républicaine au coup d’État de décembre 1851, magistralement étudiée par Philippe Vigier et Maurice Agulhon, et la Résistance, avec les maquis. Indifférent aux soubresauts nationaux ou les surmontant, le notable local y entretiendra toujours des réseaux plus resserrés et plus efficaces que les mailles imparfaites d’administrations en gésine ou trop dispersées sur de vastes territoires.

Propice à l’isolement et au refuge, la montagne est également un lieu de franchissement et de passage. Elle l’est assurément pour les stratèges, d’Hannibal passant les Pyrénées puis les Alpes à Bonaparte au col du Grand-Saint-Bernard, de la Montagne blanche à Monte Cassino. Jalonnées par les clans puis les seigneurs guerriers, les vallées ont été structurées par les Étapes des Habsbourgs dans les Alpes. Mais, longtemps, le déplacement, malgré de rares « guides » ou « indicateurs », est gêné par une connaissance très approximative des montagnes. La cartographie militaire, dans un premier temps, ne s’intéresse qu’aux passages, et elle reste relativement secrète, avant que les ingénieurs géographes ne réalisent de sensibles progrès au cours du XVIIe siècle. Pierre-Joseph de Bourcet hésitait encore entre la projection verticale et la perspective cavalière pour sa carte du Dauphiné (1749-1754) avant que la première technique triomphe à la fin du XVIIIe siècle. On a cartographié la circulation : les équipements, les flux, les réseaux. Pour représenter la troisième dimension et mesurer les montagnes (on a eu recours aux alpinistes du début du XXe siècle au club alpin). La montagne est reconfigurée par l’architecture militaire – et l’on songe entre autres aux prouesses de Vauban, parfois dubitatif de sa propre œuvre, dont s’enorgueillissent pourtant les municipalités (ainsi, à Seyne-les-Alpes). Quand ils ne datent pas de la conquête romaine des Gaules, les routes et les relais sont souvent les héritages du passage des troupes. Les nombreux mercenaires suisses qui allaient, des siècles durant, vendre leurs services aux souverains de France, d’Italie ou d’Allemagne, les empruntaient. Ces routes et relais, d’abord sécurisés par des monastères (chanoines de Saint-Maurice ou d’Aubrac…) viennent compléter l’entrelacs des chemins, qui ne sont pas tous contrôlés par les douanes ou les postes. Ils sont aussi les voies de fuite des proscrits : les cathares, les vaudois du Lubéron, les protestants du Refuge en route vers la Suisse, les émigrés fuyant la Révolution, etc.

Les ingénieurs géographes ne distinguaient habituellement que trois catégories de chemins : « ceux qui sont accessibles à l’artillerie et aux convois, ceux qui sont praticables à la cavalerie, et ceux qui ne livrent passage qu’aux piétons » (Numa Broc). Durant les derniers siècles, les notables progrès qui sont réalisés pour rendre les chemins carrossables entraînent des mutations profondes dans les procédés de transport des charges et les hommes qui les animent. Du colporteur, du muletier, du traînage, du flottage du bois sur les torrents, on passe aux chemins de la mâture avec la réformation des Eaux et forêts, aux chemins pour les canons qui permettent de détruire les derniers forts inexpugnables, aux routes thermales et autres voies carrossables, aux traversées ferrées… Les communications ferroviaires ont modifié la montagne par la construction de tunnels qui restent un problème encore au XXIe siècle. Plus récemment, la houille blanche permet d’inventer le lacis du transport de l’énergie électrique. L’accueil des voyageurs dans les hospices de montagne en est changé, alors qu’éclot une nouvelle corporation : celle des guides de haute montagne.

Bien souvent, comme les unités politiques intérieures à la montagne enjambent les cols, il en est de même des groupes linguistiques. C’est notamment le cas de la langue allemande qui s’étend, au Tyrol, de part et d’autre du col du Brenner, du français et du franco-provençal en Val d’Aoste, du basque ou du catalan aux deux extrémités de la chaîne des Pyrénées. Ces données ont une influence non négligeable sur les relations de voisinage, particulièrement dans une Europe contemporaine qui voit s’abaisser ses frontières internes… jusque sur le haut de ses montagnes.

La montagne est un objet d’étude et de représentations. On a pu l’ériger en un relief mythique qui a longtemps alimenté des croyances, des tabous, des peurs, et donc engagé à des parcours cérémoniels apotropaïques, des processions saisonnières d’ouverture des estives d’altitude, des pèlerinages vers différents ermitages. Parmi les grandes migrations temporaires de population face au malheur, on doit ajouter les sites montagneux de pèlerinage, dont beaucoup sont anciens (Saint-Maurice d’Agaune, le Mont-Saint-Michel, le Puy, la Sainte-Baume, le Laus) et d’autres nés à l’époque contemporaine : Lourdes, la Salette. Dans ces circulations, comme l’a démontré Marcel Durliat le long des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce sont aussi des styles, des modèles, qui sont véhiculés. L’art, d’abord religieux, chemine par les montagnes. Mais sa diffusion peut être entravée lorsque l’Europe chrétienne se fractionne, comme le long des Pyrénées qui, sous le règne de Philippe II et de l’Inquisition, se dressent désormais comme une frontière autant politique que religieuse. La circulation des livres, et donc des idées, en reste affectée.
À l’avènement des Lumières, la montagne, d’abord sous l’influence des Anglais, devient la surface de projection d’une nouvelle sensibilité, d’une nouvelle perception de la nature, générant des voyages récréatifs et initiatiques, qui conduisent de la soif de compréhension et de connaissances au dépassement de soi avec « l’invention du Mont Blanc » (Philippe Joutard) et la naissance de l’alpinisme. C’est « le temps des voyageurs » (Serge Briffaud). Les Suisses jouent un rôle prédominant dans cette transformation et Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse, 1761) est l’artisan de cette révolution qui, en portant une révélation esthétique ou sentimentale, influence la plupart des vocations de naturalistes au XVIIIe siècle. Elle est décrite dans les guides et la littérature, esquissée dans les gravures, magnifiée par la peinture (comme celle de Caspar David Friedrich), parfois avec une exagération qui la rend effrayante comme celle des voïvodes valaques qui inspirent la figure de Dracula. L’approche littéraire permet de construire un modèle esthétique qui va consacrer jusqu’à nos jours la gloire de maîtres du roman français : inépuisable décor des œuvres de Sénancour, George Sand ou Giono, Henri Pourrat ou Frison-Roche, elle sert à la fois de cadre mythique et de sujet imaginaire.

Elle devient un laboratoire de courses scientifiques pour les savants du XVIIIe siècle, férus de minéralogie, de botanique, ou intrigués par le volcanisme, dont les éruptions de l’Etna et du Vésuve ne cessent de rappeler la présence. Les populations à leur tour font l’objet d’études qui fondent la biologie humaines (des « crétins » des Alpes aux travaux sur l’ADN…) L’observation, qui mobilise tout le réseau savant européen, se veut aussi anthropologique ou ethnologique, à la recherche des origines de l’homme, de la mentalité des ruraux – recherche que revivifient les inattendues révoltes paysannes durant la Révolution, au bénéfice du celtisme cher à Le Coz ou à Cambry. On peut alors considérer que « l’étude des montagnes a constitué une voie d’accès privilégiée à la connaissance du monde » (Bernard Debarbieux).

Enfin les montagnes sont devenues à l’époque « le terrain de jeu de l’Europe », avec le développement d’un tourisme avide de voir des phénomènes naturels grandioses (mer de glace, cirque de Gavarnie), la conquête des sommets par l’alpinisme. Les sports d’hiver et la notion de « domaine skiable » ont transformé l’économie montagnarde et l’image de la montagne entre les Temps modernes et l’époque contemporaine : pour ne citer qu’un exemple, les départements des Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence ont eu une image longtemps répulsive qui est devenue attractive au cours du XXe siècle. Leur démographie a été marquée par un effondrement entre 1850 et 1950 suivi d’une remontée qui peut être localement spectaculaire. Et le prestige des produits alimentaires connotés ou étiquetés « de montagne » donc « naturels » se renforce en même temps que certaines vallées se repeuplent de citadins.

Source : CTHS

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Publication – Mattia Cavagna, « La Vision de Tondale et ses version françaises (XIIIe-XVe siècles). Contribution à l’étude de la littérature visionnaire latine et française »

Ecrite par un moine irlandais en 1149, reprise au siècle suivant par Vincent de Beauvais dans son Speculum historiale puis par l’auteur anonyme du Speculum morale, la Vision de Tondale a connu un succès extraordinaire jusqu’à la fin du Moyen Âge. Le présent ouvrage propose une analyse comparée des trois rédactions latines ainsi qu’un classement et une étude de toutes les traductions françaises dont une partie – cinq sur onze – demeurent inédites. L’analyse de la Visio Tungdali latine fait ressortir une tension entre le respect d’une tradition littéraire bien enracinée – celle des voyages de l’âme dans l’au-delà – et les innovations insérées par l’auteur, comme la laïcisation du protagoniste et la dramatisation du voyage qui se charge d’une dimension pénitentielle. Les versions françaises, elles, se prêtent à différents modes et niveaux de lecture. Dans le contexte de la prédication, la Vision est utilisée en tant que récit exemplaire ; dans celui de la dévotion privée, elle constitue le support pour la méditation sur les peines d’enfer ; dans le milieu laïque et courtois, le récit s’offre à une réception esthétique, voire politique, où l’expérience du grant seigneur Tondale se trouve assimilée à une aventure chevaleresque transposée dans l’au-delà. En dehors de l’histoire littéraire, la Vision de Tondale constitue aussi un témoignage précieux pour l’histoire de la pensée eschatologique et notamment pour la genèse du Purgatoire.

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Mattia Cavagna enseigne la langue et la littérature françaises médiévales à l’Université catholique de Louvain. Ses travaux portent sur la littérature des XIVe et XVe siècles, sur l’histoire de la traduction, sur l’édition des textes et sur l’encyclopédisme médiéval.

Informations pratiques :
Mattia Cavagna, La Vision de Tondale et ses version françaises (XIIIe-XVe siècles). Contribution à l’étude de la littérature visionnaire latine et française, Paris, Honoré Champion, 2017 (Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge, 118). 682 pages. ISBN : 9782745331526. Prix : 85 euros.

Source : Honoré Champion

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Web – Codex Eyckensis. Le plus ancien manuscrit de Belgique

Accès : Codex Eyckensis

Le Codex Eyckensis est à la fois le plus ancien manuscrit de Belgique, mais également le plus ancien évangile du Bénélux (Belgique, Pays-Bas et le Luxembourg). Au VIIIe siècle, un moine a composé le codex sur un parchemin. Il se compose de deux parties: un codex A, fragment d’un manuscrit de l’Evangile avec une illustration d’un évangéliste serein et écrivant, assis sur un trône sous un arc, encadré par une belle enluminure. Cette illustration remplit une feuille entière. Suivent ensuite les quatre folios comportant des tables de concordance : indexation indiquant quels passages des évangiles sont similaires d’un évangéliste à l’autre. Ces informations complexes apparaissent entre les colonnes et les arcs inférieurs, une architecture qui offrait au lecteur une vue d’ensemble. Ces tables de concordances ne sont pas exhaustives. Dans le Codex B, la deuxième partie du manuscrit, se trouvent des tables de concordances complètes, douze au total. Après ces tables de concordances suivent les évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les deux manuscrits ont sans doute été reliés au 12ème siècle.

Fait exceptionnel, le manuscrit figure toujours dans son emplacement d’origine. Il est tout aussi remarquable de constater la persistance de la vénération des deux saintes Harlindis et Relindis, dont la prochaine procession est prévue en 2022.

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Une source prestigieuse

Le codex date de l’époque où l’Europe occidentale a été christianisée. Des missionnaires célèbres comme Willibrord et Boniface sont arrivés sur le continent au huitième siècle d’Irlande et d’Angleterre pour répandre le christianisme. Le continent avait déjà été christianisé plus tôt, durant les troisièmes et quatrièmes siècles de notre ère, mais l’afflux de tribus germaniques païennes avait arrêté ce processus.

Willibrord et Boniface ont convaincu les dirigeants mérovingiens de l’importance de leur message, qui offrait comme vision politique de renouer avec l’autorité de la Rome papale. Willibrord et Boniface ont financé beaucoup de monastères bénédictins : centres de connaissances et du culte de la parole. Des moines et moniales hautement qualifié(e)s ont travaillé le parchemin et fabriqué stylos, encres et teintures pour refléter aussi fidèlement que possible les textes rares et les multiplier. Cela non seulement pour des versets bibliques, mais aussi pour des commentaires formulés par les Pères de l’Eglise des premiers siècles du christianisme.

Chaque nouveau monastère avait besoin de nouveaux livres. Le siège de Willibrord était depuis 698 logé à l’abbaye d’Echternach au Luxembourg. Cette abbaye avait son propre scriptorium professionnel (atelier de calligraphie), à partir duquel de nombreux manuscrits se sont propagés dans les régions actuelles des Pays-Bas, de Belgique et du Luxembourg et par delà. Il est aussi possible que le Codex Eyckensis ait été calligraphié à Echternach – une provenance prestigieuse.

1200 ans à Eike

Le Codex Eyckensis se trouve depuis le huitième siècle sur le territoire de la municipalité actuelle de Maaseik. Le livre est doublement unique : non seulement il est le livre le plus ancien de Belgique, mais il est également présent depuis plus de 1200 ans dans la même cité. Deux nobles mérovingiens Adalhard et son épouse Grinuara, ont fondé dans «une petite forêt inutile» le long de la Meuse une abbaye pour leurs deux filles, Harlindis et Relindis. Cette abbaye, ils l’ont appelée Eike (chêne), une simple référence aux arbres qui peuplaient la forêt.

Plus tard le nom du lieu est devenu Aldeneik (Vieux chêne). Harlindis et Relindis ont été successivement consacrées abbesses par Willibrord et Boniface. Dans l’abbaye d’Eike vécut ainsi un petit groupe spirituel de femmes qui avaient besoin de livres pour vivre leur foi d’une manière appropriée et la diffuser. Lors de ses voyages, Willibrord a probablement ramené d’Echternach les deux parties du codex.

Harlindis et Relindis ont été canonisées plus tard, déclare un ecclésiastique de la région dans une courte biographie des sœurs rédigée au neuvième siècle. Ce texte contient beaucoup d’informations locales. Plus de cent ans après la mort des saintes femmes, la rumeur voulait qu’elles avaient reçu une excellente éducation dans un couvent français où elles avaient appris la calligraphie, la peinture, le tissage et la broderie. Dans la biographie, il est écrit que Harlindis et Relindis avaient entre autre rédigé un manuscrit de l’Evangile et un autre contenant les textes des Psaumes. Dès le IXe siècle, le Codex Eyckensis a été considéré selon cette tradition comme l’œuvre manuscrite des mains des saintes Harlindis et Relindis. Les fidèles d’Eike ont honoré la mémoire de « leurs » saintes, et même la relique rare qu’elles ont léguée : le Codex.

Une histoire mouvementée

Le Codex Eyckensis se trouve depuis plus de 1200 ans dans la même ville. Pour autant, ce ne fut pas une sinécure. Au 9ème siècle, les Saintes Harlindis et Relindis sont ensevelies dans des sarcophages de pierre logés dans la nouvelle église en pierre construite par l’abbesse Ava. Les reliques et le codex sont simultanément glorifiés par les fidèles. En 952, l’empereur Otton Ier fait don de l’église abbatiale à l’Eglise Episcopale de Liège. L’ancienne communauté de sœurs est transformée en un chapitre de chanoines. Pendant ce temps se constitue près d’Aldeneik un nouveau village, appelé Nieuw Eike. Nieuw Eike a prospéré et s’est étendu vers Maaseik en 1245. Plus tard Aldeneik est devenu une partie de la ville de Maaseik.

Au XVIe siècle, une guerre de religion a éclaté dans les Pays-Bas. En 1571, les chanoines quittent le site rural non protégé d’Aldeneik craignant des attaques de troupes calvinistes. Ils ont trouvé refuge en les murs de la ville de Maaseik, emportant les reliques appartenant aux saintes Harlindis et Relindis et les objets du culte. Ces différents objets sont depuis conservés dans l’église collégiale Sainte-Catherine à Maaseik.

Au XXe siècle, le Codex Eyckensis n’a pas tant souffert des guerres, que d’une restauration maladroite. En 1957, le doyen de Maaseik aurait transporté le manuscrit dans la sacoche de son cyclomoteur à Düsseldorf, où le restaurateur amateur K. Sievers aurait recouvert toutes les pages d’un film adhésif, une technique qui avait été utilisée durant la Seconde Guerre mondiale pour renforcer les cartes. Une intervention désastreuse. Entre 1988 et 1992, cette «mipofolie» a été soigneusement détachée du parchemin en utilisant les technologies les plus modernes. Les deux Codex A et B ont été séparés à cette occasion et reliés.

Depuis 1994, le Codex Eyckensis peut à nouveau être admiré au sein du trésor de l’église Sainte-Catherine.

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Colloque – Archaeologia Mediaevalis / 40

Archaeologia Mediaevalis / 40
Archeologie van de Middeleeuwen en de Moderne Tijden in de drie Belgische gewesten en aangrenzende gebieden
Archéologie du Moyen Âge et des Temps Modernes dans les trois régions belges et les pays limitrophes
Mittelalterliche und Neuzeitliche Ärchäologie in den drei Belgischen Regionen und Nachbargebieten
16-17/03/2017 – NAMUR – Moulins de Beez

Inscriptions : ici

Comité organisateur / Organiserendcomité / Veranstalugskomitee
vzw Archaeologia Mediaevalis asbl

Avec la collaboration de / met de medewerking van / in Zusammenarbeit mit :
Direction des Monuments et des Sites, Région de Bruxelles-Capitale / Directie Monumenten en Landschappen, Brussels Hoofdsteedelijk Gewest
Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis (KMKG) / Musée royaux d’Art de d’Histoire (MRAH)
Palais de Charles Quint asbl / Paleis van Keizer Karel vzw
Sercice public de Wallonie (DG04), Direction de l’Archéologie et Service Events
Dienst Stadsarcheologie, Stad Gent

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Programme :

Jeudi 16 mars

08.30 Accueil et café / Onthaal en koffie / Empfang und Kaffee
09.30 Ouverture / Opening / Eröffnung – Pierre Paquet, Inspecteur général f.f., SPWDGO4, Département du Patrimoine

09.40 Du nouveau à propos de la typo-chronologie des charpentes médiévales en région Bruxelles-Capitale (RBC) – Patrick Hoffsummer
10.00 Le château de Moha, résultats de l’analyse des techniques de taille des pierres (Lg) – Frans Doperé
10.20 Chièvres : histoire et archéologie urbaine (Ht) – Dolorès Ingels & Laetizia Puccio
10.40 Café / Koffie / Kaffee

11.10 L’église Saint-Médard à Dinant et son environnement immédiat (Nr) – Marie Verbeek & Carole Hardy
11.30 Middeleeuwse huizen langs de Reie in Brugge. Enkele nieuwe ontdekkingen (W.-Vl.) – Vincent Debonne
11.50 La faisanderie moderne de Saint-Pathus (Seine-et-Marne, France) – Jean-Yves Dufour
12.10 Archeologisch onderzoek in de Brabantdam (Gent, O-Vl.) – Geert Vermeiren & Marie-Anne Bru
12.30 Lunch

14.00 Le recours à des datations archéométriques sur une nouvelle installation altomédiévale dans la partie méridionale de la Montagne de Reims : Avenay-Val-d’Or, ZAC du Mont Aigu (Marne, France) – Geert Verbrugghe
14.20 Nouveaux apports de l’étude interdisciplinaire de la charpente médiévale de l’Évêché à Liège (aile méridionale de l’ancienne abbaye des prémontrés de Beaurepart). – Caroline Bolle, Pascale Fraiture, Sarah Crémer, Jean-Marc Léotard, Jan Van de Bulcke & Armelle Weitz
14.40 L’église Saint-Martin à Avennes : redécouverte du bâti roman (Lg) – Antoine Baudry
15.00 BAAC-projecten in de Gentse Waterwijk (O.-Vl. Gent) – Robrecht Vanoverbeke
15:20 Koffie / Café / Kaffee

15.40 Opgravingen op de Grote Markt van Lier: een evaluatie van de bijdrage van het micromorfologisch onderzoek bij de studie van middeleeuwse markten (Antw.) – Barbora Wouters, Yannick Devos, Luc Vrydaghs, Dries Tys, Karen Milek & Bart Bartholomieux
16.00 Thérouanne : Recherche interdisciplinaire d’une ville disparue (Pas-de- Calais, France) – François Blary
16.20 « L’oie bleue » (rue des Chapeliers 22-24, 1000 Bruxelles). Étude archéologique des aménagements intérieurs d’une maison bruxelloise au lendemain du bombardement (1695) (RBC) – Patrice Gautier, Valérie Ghesquière, Louise Hardenne en collaboration avec Sarah Crémer, Armelle Weitz & Sylvianne Modrie
16.40 Le quartier portuaire du Grognon, à Namur : suivis de chantier et diagnostic préalable à la reprise des recherches préventives (Nr) – Raphaël Vanmechelen, Dominique Bosquet, Olivier Vrielynck, Julie Timmermans & Charlotte Van Eetvelde

Vendredi 17 mars

Journée thématique : « L’archéologie, plus qu’une plus-value pour le Patrimoine »
Themadag: « De archeologie, meer dan een meerwaarde voor het erfgoed »

08.30 Accueil et café / Onthaal en koffie / Empfang und Kaffee
09.20 Ouverture / Opening / Eröffnung

09.30 La mise en valeur des vestiges archéologiques médiévaux : enjeux et difficultés à partir de quelques exemples français et suisses – Sébastien Bully
10.20 Café / Koffie / Kaffee

10.40 Archeologische en bouwhistorische sites publieksvriendelijk gevaloriseerd: een overzicht voor Vlaanderen – Luc Bauters, Linda Bogaert, Ignace Bourgeois, Joke Bungeneers, Mathieu De Meyer, Hadewijch Degryse, Lien Lombaert & Sofie Scheltjens
11.05 Bruxella 1238 : vingt-cinq ans après (RBC) – Alain Dierkens, Michel Fourny & George Laurent
11.30 L’apport croissant de l’archéologie dans la mise en valeur du patrimoine bâti bruxellois (RBC) – Pierre Bernard, Ann Degraeve, Sylvianne Modrie & Philippe Sosnowska
11.55 Conservation et présentation de vestiges archéologiques à la Citadelle de Namur dans le cadre de sa restauration : la Porte de Médiane et la Caserne de Terra Nova (Nr) – Aude Kubjak, Geneviève Laurent et Jean-Sébastien Misson
12.20 Lunch

13.30 Conservation préventive et curative de vestiges archéologiques mis en valeur dans le cadre de leur accessibilité au public – bilans et perspectives – Nancy Verstraelen
13.55 Palais du Coudenberg : état de l’art et perspectives en termes de conservation. (RBC) – Aude Henriques de Granada
14.20 Het Merovingisch Huis te Sint-Andries/Brugge (W.-Vl.) – Bieke Hillewaert
14.45 Mozaïeken langs de Dender : Integratie van archeologische restanten in Dendermonde (O.-Vl.) – Tomas Bradt & Bert Heyvaert
15.10 Café / Koffie / Kaffee

15.30 Entre opportunités et projets; quelques cas de valorisation monumentale à Namur. Introduction à la visite du sous-sol archéologique du Parlement de Wallonie – Jean Plumier
15.55 Réflexions… – Michel de Waha
16.20 Départ vers sous-sol du Parlement wallon – Vertrek naar archeologische ondergrond van de Waals Parlement

Source : SPW – DGO4

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Publication – « Enfermements III. Le genre enfermé. Hommes et femmes en milieux clos (XIIIe-XXe) », éd. par Isabelle Heullant-Donat, Julie Claustre, Élisabeth Lusset, Falk Bretschneider

Pourquoi conçoit-on des lieux fermés pour les hommes et d’autres pour les femmes ? En quoi les discours autour du genre ont-ils influencé l’émergence et la perpétuation de dispositifs de clôture pour affirmer les différences sociales entre hommes et femmes ? Quelles formes prennent les rapports entre les sexes dans les milieux clos ? Associant des approches historiques et sociologiques, cet ouvrage explore les interactions entre les différentes formes d’enfermements et le genre, ce qui induit une réflexion sur le féminin, sur le masculin et sur leurs interrelations dans les conditions créées par une séparation plus ou moins rigoureuse du monde. Les études de cas rassemblées dans ce volume entendent comprendre tant les effets que la clôture a produits et produit sur les conceptions du genre que, à l’inverse, les effets que le genre a produits et produit sur la clôture. Les rapports qu’entretiennent genre et enfermement sont envisagés sur la longue durée de l’histoire européenne, depuis les monastères médiévaux et les hôpitaux d’Ancien Régime jusqu’aux institutions pénitentiaires, bagnes et camps contemporains. L’ouvrage montre également leur résonance dans des territoires coloniaux d’Amérique et dans le monde chrétien de la Méditerranée orientale. Il révèle ainsi que les lieux clos sont des lieux matriciels où se sont élaborés et s’élaborent des pratiques, des techniques et des savoirs autour du féminin et du masculin.

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Informations pratiques :
Enfermements III. Le genre enfermé. Hommes et femmes en milieux clos (XIIIe-XXe), éd. par Isabelle Heullant-Donat, Julie Claustre, Élisabeth Lusset, Falk Bretschneider, Paris, Publications de la Sorbonne, 2017 (Homme et Société). 16 x 24 pages. 224 pages. ISBN : 978-2-85944-986-5. Prix : 19,90 euros.

Source : Publications de la Sorbonne

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Offre d’emploi – Late Medieval English Society in Transition: the Tinsley Court Rolls in Context

Applications are invited for a PhD project studentship commencing on 1 October 2017. This opportunity arises from University of Sheffield funding dedicated to developing its research resources, in this case the Sheffield Archives.

Application deadline: 12pm, Friday 17 March 2017
Interviews: interviews will take place week commencing 27 March 2017

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Project description

Supervisory team: Dr Charles West and Dr Eliza Hartrich

The archives in Sheffield hold a remarkable and well-preserved run of documents relating to the South Yorkshire manor of Tinsley, starting in the late thirteenth century and continuing through into the sixteenth century. The student on this three-year PhD project will focus on these neglected records to intervene in a number of current historiographical debates in late medieval English history, and will also work with local partners to introduce their research to the residents of modern-day Tinsley.

Project aims:

  1. To shed light on life in medieval Tinsley and South Yorkshire more generally, with particular attention to migration and to gender roles in a rural context;
  2. To prepare publicly accessible translations and databases of the Latin documents;
  3. To bring the archival material to bear on current debates in late medieval English historiography. The successful applicant will have the freedom to determine the exact focus of the project, but potential topics to be addressed include the survival and functioning of seigneurial and village institutions after the Black Death, popular agency in medieval village life, migration patterns, officeholding and gender roles, and the role of border regions along the ‘North-South’ divide;
  4. To collaborate with key partners including Sheffield City Archives and ‘Tinsley Time and Travel’, a Heritage Lottery funded-project run by Heeley City Farm, to explore the relevance of these documents in contemporary Tinsley.

Award Details

The three-year studentship will cover:

  • Tuition fees at the UK/EU rate
  • An annual maintenance stipend at the standard UK research rate (£14,553 in 2017-18)
  • A Research Training Support Grant of £1,000 per year for expenses related to their research, such as travel, conferences, books, consumables and equipment.

The studentship will commence on 1 October 2017.

Eligibility

To apply for the studentship, applicants need to apply directly to the University of Sheffield for entrance into the doctoral programme in History.

The general eligibility requirements are:

  • Applicants should normally have studied in a relevant field to a very good standard at MA level or equivalent experience.
  • Applicants should also have a 2.1 in a BA degree, or equivalent qualification, in a related discipline.
  • The studentships are open to UK, EU and international students. Please note that international students will need to fund the difference between the UK/EU and international fees.

How to apply

  • Complete an application for admission to the standard history PhD programme here.
  • Applications should include a research proposal; CV; academic writing sample; transcripts and two references.
  • The successful candidate will produce a thesis that responds to these issues in relation to the archive in a manner they devise. Your plan for this should be outlined in a research proposal of up to 1000 words, along with details of your interest, expertise and experience in a related field.
  • Supporting documents can either be uploaded to your application or sent by email or post to Miss Abby Brown, Department of History, University of Sheffield, Sheffield, S3 7RA. abby.brown@sheffield.ac.uk.

If you have any academic enquiries about the project please contact Dr Charles West (c.m.west@sheffield.ac.uk). For application queries please contact Beky Hasnip (r.hasnip@sheffield.ac.uk).

Source : University of Sheffield

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Conférence – Tristan Martine, « Des chanceliers sans chancelleries: des »bureaux d’écriture« laïques en Lotharingie méridionale aux Xe–XIe siècles? »

Le mercredi 29 mars 2017 à 10h00, Tristan Martine (Universität Paris-Est Marne-la-Vallée) présentera une communication intitulée Des chanceliers sans chancelleries: des »bureaux d’écriture« laïques en Lotharingie méridionale aux Xe–XIe siècles? dans le cadre du Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Présidence: Sébastien Barret (Institut d’histoire et de recherche des textes).

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Informations pratiques :

10h00 (29.03.) – 12h00 (29.03.)
Institut Historique Allemand

Source : IHA – DHIP

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Offre d’emploi – Lecturer Medieval Transcultural History (University of Glasgow)

Location: Glasgow
Salary: £33,943 to £48,327 per annum.
Hours: Full Time
Contract Type: Permanent
Placed on: 20th February 2017
Closes: 19th March 2017
Job Ref: 017006

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Job Purpose
To undertake high-quality research and research supervision, to make an active and high level contribution in the School of Humanities in the College of Arts to teaching at undergraduate and postgraduate level in History, and to undertake administration as requested by the Head of School.

The post-holder will contribute research and teaching excellence in the field of Medieval Transcultural History. While the post is open to all applicants with research and teaching experience in this field, expertise in the interaction between the West and the medieval Islamic world, including the crusades, would be especially welcome. In addition to making a substantial contribution to the teaching of relevant pre-Honours courses, the post holder will be expected to devise and teach new Honours modules, and to play a significant role in the teaching and development of a new Postgraduate Qualification in Global History, as well as contributing to the teaching and development of existing Masters programmes. The post-holder must also demonstrate an ability to contribute to at least one of the areas, centres and research clusters within History: see http://www.gla.ac.uk/schools/humanities/research/historyresearch/

Standard Terms & Conditions
The salary will be on the Research and Teaching Grade, level 7/8.

It is anticipated that the interviews will take place on 25 April 2017.

The successful applicant will be eligible to join the Universities’ Superannuation Scheme. Further information regarding the scheme is available from the Superannuation Officer, who is also prepared to advise on questions relating to the transfer of Superannuation benefits.

All research and related activities, including grants, donations, clinical trials, contract research, consultancy and commercialisation are required to be managed through the University’s relevant processes (e.g. contractual and financial), in accordance with the University Court’s policies.

Relocation assistance will be provided where appropriate.

Probation Period
The successful applicant of this post will be enrolled onto the University’s Early Career Development Programme (ECDP). This will provide for you as an early career academic staff member to be developed and supported over a specified timeframe to facilitate the advancement of your academic career.

Information on the programme can be found on our website at: http://www.gla.ac.uk/services/humanresources/all/pay/ecdp/policy/

New entrants to the University will be required to serve a probationary period of 6 months.

It is the University of Glasgow’s mission to foster an inclusive climate, which ensures equality in our working, learning, research and teaching environment.

We strongly endorse the principles of Athena SWAN, including a supportive and flexible working environment, with commitment from all levels of the organisation in promoting gender equity.

The University of Glasgow, charity number SC004401.

Source : Jobs.ac.uk

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Séminaire – Projet « LOCUS ». Programme du séminaire au LAMOP

Par Emmanuelle Vagnon, Chris Fletcher et Geneviève Bührer-Thierry

Le projet « Locus » est un projet de séminaire transversal, réunissant les membres du LAMOP autour des « Spatialités », champ défini lors d’une réunion du laboratoire. Le champ des « Spatialités » vise à explorer la diversité des pratiques et des représentations de l’espace au Moyen Âge en tentant de se démarquer d’une approche classique qui réduit l’espace à un cadre géographique donné et objectif, préalable à l’histoire. L’espace, ce sont des pratiques, des représentations, des noms de lieux, des lexiques, des images, variables selon les contextes.

Or, il apparaît clairement que la question des lieux ne se limite pas aux études d’histoire de la cartographie ou de reconstitutions géographiques, mais concerne, de près ou de loin, la plupart des recherches des médiévistes. Le « locus » pourrait devenir ainsi un « lieu commun », un carrefour permettant aux membres du LAMOP de croiser et confronter leurs recherches et leurs méthodes.

Nous proposons ainsi d’organiser un séminaire autour de la question du « locus », réunissant les chercheurs du LAMOP ou invités, pour débattre ensemble de l’importance de la spatialité à travers des exemples précis tirés de nos recherches. En quoi le lieu participe de la compréhension d’un événement ou d’un phénomène historique ? Les lieux n’ont-ils pas une signification culturelle, religieuse, symbolique, sociologique, qu’il convient de comprendre et d’élucider comme autant d’indices ?  lieux du crime et lieux de la justice, lieux du voyage et choix des étapes, lieux sacrés, sanctuaires et lieux de pèlerinage, lieux de vie et lieux du conflit…de très nombreux thèmes pourront être ainsi abordés.

Les premières séances, de février à juin, permettront d’introduire le sujet des « lieux dans l’histoire médiévale », par une approche historiographique et une première analyse de l’utilisation du mot « locus ». Après une mise au point historiographique (3 février), nous aborderons les questions suivantes : les lieux d’étapes dans les récits de voyage ou de pèlerinage confrontés aux cartes (3 mars) ; l’importance des lieux pour l’administration seigneuriale anglaise (21 avril), les « lieux de la justice » (12 mai). La dernière séance du semestre, le 9 juin, sera ouverte à une discussion sur les méthodologies des historiens face à l’étude des spatialités.

Toutes les séances auront lieu le vendredi matin, de 9h30 à 12h30 salle Perroy,
Sauf le 3 mars où nous avons déplacé la séance l’après-midi dans la bibliothèque du CRHM.

Les séances sont ouvertes à tous, y compris aux étudiants.

lamop-logo

Programme 1er semestre 2017 :

3 février 2017 : 9h30-12h30, salle Perroy
Introduction historiographique et méthodologique : « La pertinence des lieux en histoire médiévale »
Emmanuelle Vagnon, Chris Fletcher, Geneviève Bührer-Thierry

3 mars 2017 : 14h-16h30, bibliothèque du CHRM (Centre de Recherche en Histoire Moderne, sur le même palier que la salle Perroy)
« Lieux d’étapes, lieux de voyages, lieux de pèlerinages »
Emmanuelle Vagnon, Davide Gherdevich, Christine Gadrat

21 avril 2017 : 9h30-12h30, salle Perroy 9h30-12h30
Harmony Dewez et Fanny Madeline
« Le lieu dans la pratique administrative anglaise, XIIe-XIVe s. »

12 mai 2017  : 9h30-12h30, salle Perroy,
« Lieux de justice, lieux du crime »
Julie Claustre, Chris Fletcher

9 juin : 9h30-12h30, salle Perroy « Histoire et spatialités, approches convergentes »
Hélène Noizet : « Le concept de spatialité : définition et usages en géographie et en histoire ».
Discussion ouverte sur les méthodes face aux questions relatives à l’espace médiéval et à la définition des « lieux d’histoire ».

Préparation commune du programme du deuxième semestre.

Quelques idées pour un programme élargi (à discuter) :
1- Introduction historiographique : « La pertinence des lieux »
2- Les lieux d’étapes : dans les récits de voyage et de pèlerinage
3- Les lieux de l’administration
4- Le lieu de la justice et du crime
5- Les lieux saints, les sanctuaires
6- Les centres économiques et les réseaux, les lieux des échanges économiques.
7- Le lieu idéal : locus amoenus et/ou l’utopie politique
8- Les lieux de la politique (la cour, les déplacements royaux)
9- Les lieux de savoir
10- Le lieu de l’écrit : scriptorium, rédaction des chartes
11- L’atelier : lieu de fabrique et de transmission des savoirs

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