Le RMBLF vous souhaite une très belle année 2022 !

Le Réseau des Médiévistes Belges de Langue Française vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2022 ! Nous vous souhaitons une année apaisée, pleine de réussite et d’accomplissements sur les plans personnel et professionnel.

Nous tenons également à vous remercier pour votre fidélité. Les 850 annoncées publiées en 2021 ont été consultées un peu moins de 165 000 fois. Dans leur grande majorité, les utilisateurs de l’Agenda du médiéviste sont originaires de France et de Belgique, mais le blog est aussi très utilisé en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Italie, en Espagne et, dans une moindre mesure, en Allemagne. Vous retrouverez ci-dessous les dix annonces (toujours d’actualité) les plus consultées en 2021.

Nous comptons actuellement un peu moins de 5500 abonnés Twitter et un peu plus de 10 350 abonnés Facebook. Les annonces semblent désormais essentiellement consultées via ces canaux. N’oubliez pas, d’ailleurs, que nous pouvons relayer vos annonces à caractère scientifique. Pour cela, il suffit de nous contacter à l’adresse suivante : info.rmblf@gmail.com .

En 2021, l’équipe du RMBLF s’est enrichie de trois nouveaux membres : Alizé Van Brussel (UCLouvain), Chloé McCarthy (ULB / Warburg Institute) et Nissaf Sghiaer (USLB) sont venues apporter leur aide à l’équipe. Elles remplacent Anna Constantinidis (UNamur), Jonathan Dumont (Österreichische Akademie der Wissenschaften), Adélaïde Lambert (ULiège) et Alain Marchandisse (Président du RMBLF, FNRS/ULiège), qui ont souhaité se mettre en retrait. Nous en profitons pour les remercier publiquement pour les services rendus au long des dernières années !

Pour terminer, il nous paraît important de remercier aussi nos principaux soutiens financiers, à savoir le F.R.S.-FNRS et la « Fondation Wernaers pour la recherche et la diffusion des connaissances ».

Les dix annonces encore d’actualités les plus consultées en 2021 :

  1. Exposition – Le Bon, le Téméraire et le Chancelier. Quand flamboyait la Toison d’Or – Accès
  2. Exposition – Les Plantagenêts : Un Empire au XIIe siècle – Accès
  3. Base de données – Collecta. Archive numérique de la collection Gaignières (1642-1715) – Accès
  4. Web – BALaT, nouveau moteur de recherche de l’Institut royal du Patrimoine artistique – Accès
  5. Web – Plus de 10 000 comptes communaux du Moyen Âge et des Temps modernes sont en ligne – Accès
  6. Publication – Florian Mazel, « Nouvelle histoire du Moyen Âge » – Accès
  7. Publication – Aurélie Stuckens, « Les hommes de l’écrit. Agents princiers, pratiques documentaires et développement administratif dans le comté de Flandre (1244-1305) » – Accès
  8. Publication — Jean-Marie Sansterre, « Les images sacrées en Occident au Moyen Âge. Histoire, attitudes, croyances. Recherches sur le témoignage des textes » – Accès
  9. Publication – « Le pouvoir des listes au Moyen Âge – II. Listes d’objets, listes de personnes », éd. Étienne Anheim, Laurent Feller, Madeleine Jeay, Giuliano Milani – Accès
  10. Podcast – « Le temps des cathédrales » de Georges Duby en intégralité – Accès
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Appel à contribution – Archaeologia Mediaevalis 2022: « Archéologie des catastrophes »

GAND
17-18/03/2022
Provinciaal Administratief Centrum
Woodrow Wilsonplein 2, 9000 Gent

Depuis un certain temps, il est devenu difficile de ne pas remarquer combien nous sommes anéantis, au sens propre, par des catastrophes naturelles. Il suffit de songer, non seulement aux inondations de cet été et leurs conséquences pour le dépôt principal des collections archéologiques mais aussi par la pandémie qui ravage notre pays au point d’annuler notre rendez-vous annuel d’Archaeologia Mediaevalis.

Beaucoup pensent qu’il ne s’agit là que d’un problème actuel dû au réchauffement climatique et à la globalisation. Rien n’est moins vrai car par le Passé, les catastrophes ont souvent eu un impact bien pire que ce que nous vivons.

Tempêtes et pluies diluviennes ont inondés des régions au point de rayer de la carte des villages entiers. Des tornades ont abattu des tours et des moulins. La foudre a provoqué des incendies qui ont réduit en cendre des quartiers urbains. Peste, variole et autres maladies contagieuses se sont propagées à intervalles réguliers en réduisant parfois la population de communautés villageoises de moitié jusqu’à saturation des cimetières.

Mais les cultures et le bétail ne furent pas non plus épargnés par les maladies avec pour conséquence la famine.

Certaines rivières ont modifié leur cours ou se sont envasées au point de couper les villes de leurs voies commerciales vitales jusqu’au dépérissement.

Bref, un thème qui n’est pas seulement d’actualité mais qui peut revêtir une dimension archéologique.

Il est donc temps de s’interroger sur les formes matérielles de ces catastrophes et d’identifier ces traces tant sous qu’au-dessus du sol.

Archaeologia Mediaevalis 2022 lance un appel pour des conférences passionnantes présentant des recherches archéologiques en lien avec le thème des catastrophes naturelles.

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Publication – Adrián Maldonado, « Crucible of Nations. Scotland from Viking age to Medieval kingdom »

This third book from The Glenmorangie Company Research Project, following Early Medieval Scotland and Scotland’s Early Silver, will also appeal to readers of The Galloway Hoard.

It takes a new look at National Museums Scotland collections covering the period 800-1200: the fall of the Pictish kingdoms and rise of the Viking Age; the emergence of new players like Alba, Moray, Strathclyde, Galloway and the Norse Earldom of Orkney. Out of this turmoil were forged the roots of the kingdoms of Scotland and England.

National Museums Scotland houses one of the most significant collections of Viking-age and early medieval artefacts in the world – objects that tell stories.

The book offers new perspectives on star objects that have been on display for decades, and on lesser-known artefacts which have never been seen in public, and shows these in photographs taken specially for the project.

Informations pratiques :

Adrián Maldonado, Crucible of Nations. Scotland from Viking age to Medieval kingdom, Glasgow, 2021. 256 p. GBP 25.

Source : National Museums of Scotland

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Colloque – Circulations et échanges des technicités et des savoirs musicaux et littéraires au Moyen Âge et à la Renaissance

Org. O. Boudeau, L. Gatti et F. Thoraval

27-28 janvier 2022

En ligne, inscription à l’adresse textusetmusica@ml.univ-poitiers.fr

Programme

Jeudi 27 janvier

10h-11h30 – D’une langue à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un genre à l’autre (mod. à préciser)

Giovanna Santini (Università della Tuscia) et Giorgio Monari (Sapienza Università di Roma) : Sitot me soi a tart aperceubuz di Folquet de Marselha: un modello ‘sonoro’ per Giacomo da Lentini

Cristina Cassia (Università di Padova) : Séverin Cornet e Quant je pense au martyre: circolazione e ricezione di una canzonetta di Pietro Bembo

Emmanuelle Dantan (Université de Strasbourg) : Voix féminines, mémoire et circulation des chansons de trouvères dans les romans des xiiie et xive siècles en langue d’oïl

14h30-16h – La création musicale dans son contexte intellectuel et artistique (mod. Francesco Carapezza)

Mary Channen Caldwell (University of Pennsylvania) : Letters and Latin Lyrics in Medieval Europe: The Circulation of Knowledge and Art

Simone Marcenaro (Università del Molise) : Dove, come e quando i trovatori imparavano a comporre?

Pascale Duhamel (Université d’Ottawa) : L’attribution dans les manuscrits de musique profane : la circulation d’une idée

Vendredi 28 janvier

10h-11h30 – Contrafactum, remploi (mod. Manuel Pedro Ferreira)

Florence Mouchet (Université Toulouse-Jean Jaurès) : Reflets du contrafactum dans le discours poétique et rhétorique : circulation et réception d’une pratique

Agnieszka Budzińska-Bennett (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) : Jacob’s Ladder and Where It Leads To. The Sound and Meaning in the Contrafacta of Ars Antiqua Motets

Kévin Roger (Université de Tours) : Une œuvre latine d’un autre temps chez Nicolas Grenon : La séquence Laetabundus et le motet isorythmique Ave virtus virtutum

Soruce : Textus et Musica

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Appel à contribution – ”God is in the Details”. The Art of Detail in the Middle Ages

27th Annual Medieval Postgraduate Colloquium
The Courtauld Institute of Art
Deadline: 13 February 2022

For Aby Warburg, God was in the details; for others they were the devil. From manuscript  miniatures to carved altarpieces or richly decorated muqarnas , detail was highly valued in  the Middle Ages. In different circumstances the deployment of detail displays, disguises  and depends upon the materiality of objects, embedded in the woven structure of textiles,  the techniques of Islamic metal inlay, and the varied receptivity to carved decoration of  ivory, marble, alabaster and boxwood. The production of detail was demanding, often  requiring fine materials, masterful skill, hours of time and technical innovation. Small  things, then, as well as large, could speak to the sophistication and power of patrons, but  did details also communicate in more subtle ways? Details could disrupt well-established  iconographies and half-conceal subversive subtexts, or present subtle suggestions which  only the most perceptive viewers would appreciate. Did details also affect scalar  relationships between viewer and object, pointing beyond the material dimensions of the  ordinary world? The production and reception of details are central to this colloquium.  

The reception of detail also leads us to consider its place in the practice of art history. Close  observation of apparently insignificant details lay at the heart of the connoisseurial,  attribution-focused art history of the nineteenth century. More recently scholars have  examined the cultural significance of detail, from Necipoğlu’s explication of the  ‘scrutinizing gaze’ in Islamic art to Gell’s notion of ‘cognitive stickiness’. Others have  closely engaged with detail in relation to craft, from Margaret Graves’ theory of the ‘intellect  of the hand’ to Paul Binski’s explorations of the ‘human “poetics” of materials’. Gigapixel  reproductions and microscopic analysis are also shaping art history today, a field which is  ever more prone to specialization and micro-histories. But does this pursuit of detail distort  the original viewing experience, or scholars’ capacity to frame questions in broad terms?  Are there ways of reconstructing more historicised experiences of detail, through historical  theories of vision and philosophies of the unseen? The Courtauld’s Medieval Postgraduate  Colloquium offers the opportunity to delve into detail, in all its complex material, cultural  and academic dimensions. 

Speakers may consider the following, understood in the broadest geographical terms: 

Material and Craft

  • How were objects of great detail produced?
  • How did materials affect the kinds of detail included?
  • What was the role of detail in the celebration of skilled craftsmanship in the Middle Ages?

Meaning and Messages 

  • How was detail used to express subversive ideas or messages for specific people or groups?
  • Was detail valued differently depending on viewers’ social, economic, religious backgrounds?
  • How was the inclusion of details negotiated between patron, artist, architect, and craftsman?
  • How might detail serve to prompt meditation or contemplation?

Perception and Reception 

  • Who had access to details, and in what conditions? 
  • How does the 21st-century viewer gauge the importance of relatively small or subtle details in a medieval work?
  • What do primary sources—including medieval theories of vision and philosophies of the unseen—reveal about the value of detail?
  • How does the close scrutiny of detail affect the viewer’s experience of an object or building? 

Technology and Methodology 

  • How did medieval technological advances change the ability to create and see detail?  
  • How does modern technology enhance or impair our ability to see and interpret detail in medieval art and architecture?
  • Can art historians lose sight of the entire object, or even broader art-historical issues, by focusing too closely on specific details and ‘micro-histories’? 

This colloquium offers an opportunity for research students at all levels from universities across the United Kingdom and abroad to present, discuss and promote their research. We would also welcome unorthodox proposals, including short, ‘micro’ papers, and especially demonstrations of technologies related to the art-historical analysis of detail. 

To apply, please send a proposal of up to 250 words for a 20-minute paper, or an alternative presentation, together with a CV to medievalcolloquium@courtauld.ac.uk no later than 13 February 2022. Please also state your preferences and constraints for presenting in person or remotely. Contributions may be available towards the cost of travel & accommodation. 

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Créer une mémoire des passés antiques. Choix, constructions et transmissions du IXe au XVIIIe siècle

13-14 octobre 2022

Le projet ERC Advanced Grant AGRELITA organise à Paris les 13 et 14 octobre 2022 des journées d’études intitulées « Créer une mémoire des passés antiques ».

Mnémosyne, mère des Muses, incarne le rapport indéfectible entre la mémoire, les arts et les sciences. Ce mythe invite à un questionnement couvrant une large période, dès lors qu’on étudie la mémoire des passés antiques – égyptiens, grecs, romains, bibliques… – dans les textes et les images. En portant un regard transdisciplinaire sur la mémoire, de l’anthropologie aux visual studies en passant par l’histoire, la sociologie, la littérature et les sciences cognitives, il s’agira d’explorer les stratégies de la création d’une mémoire des passés antiques, et d’éclairer les processus contribuant à la constitution de passés lointains comme héritage, alors que cette appropriation ne va pas de soi : un rapport d’altérité existe en effet, sous des formes et à des degrés divers, entre le présent et ces/ses passés antiques en raison de discontinuités non seulement temporelles mais aussi spatiales, documentaires ou religieuses et culturelles.

De fait, depuis plusieurs décennies, les recherches sur la mémoire ont connu un essor exceptionnel au sein de multiples disciplines. Les concepts et les approches, tels que la mémoire individuelle et la mémoire collective, la mémoire culturelle, la mémoire sociale, les lieux de mémoire, les liens entre mémoire matérielle et immatérielle, les échanges entre mémoire et imagination, les mécanismes cognitifs à l’œuvre dans la mémoire, ont fourni de nouvelles clés de lecture pour comprendre les formes et les usages de la (des) mémoire(s) au sein des communautés.

Notre objectif est ainsi de poursuivre la réflexion sur ces notions en analysant les modalités de création d’une mémoire des passés antiques, selon une chronologie allant du IXe siècle, période d’intense activité créatrice et de redécouverte de textes anciens en Europe occidentale mais aussi de densification de la mémoire écrite, jusqu’au XVIIIe siècle, où l’Antiquité est particulièrement mobilisée, autant dans les arts, avec la naissance de l’archéologie et le néoclassicisme, que dans les discours politiques. Par les contributions réunies, les journées d’étude visent à s’interroger sur les constantes et les mutations des stratégies que les auteurs et les artistes déploient pour l’élaboration de cette (ces) mémoire(s) des passés antiques, avec la sélection et de hiérarchisation qui privilégient certains éléments du passé au détriment des autres, et tout un travail de recomposition.

Les propositions pourront porter sur des réflexions théoriques ou des études de cas, et s’inscrire dans un ou plusieurs des thèmes suivants, qui n’épuisent pas le champ des possibles :

– Épistémologie et taxinomie de la mémoire : une réflexion transversale sur la mémoire des passés lointains, son fonctionnement, les notions et les concepts qu’elle mobilise.

– Les « entrepreneurs de mémoire » : tous ceux qui participent à la création de la mémoire des passés antiques par leurs rôles et leurs activités comme les écrivains, humanistes, commanditaires, lecteurs, antiquaires, artistes, traducteurs, éditeurs-libraires, collectionneurs, archéologues, etc.

– Les modalités d’élaboration de cette mémoire et leurs interactions : mises en récit et en intrigue, mises en image, recomposition et invention, réemplois, réécritures / palimpsestes, citations, imitations, émulations, images mentales et visuelles, imagines agentes, etc.

– Les modalités de transmission de cette mémoire et leurs interactions : les communications orale, écrite, visuelle, matérielle et symbolique, les enjeux de chacun de ces modes de transmission et leurs effets sur la représentation des passés antiques, leurs liens avec l’« ars memoriae », les fonctions et les usages des émotions.

– Les éléments composant cette mémoire des passés antiques : les civilisations, les périodes, les événements, les traditions, les récits, les mythes, les figures, les œuvres et les concepts résultant de processus de sélection, transmission et réélaboration, etc.

– Les enjeux et les visées de cette création d’une mémoire des passés antiques : les contextes et les discours dans lesquels elle est formée et représentée, les objectifs poursuivis (didactiques, éthiques, esthétiques, linguistiques, politiques, économiques, religieux, patrimoniaux, etc.).

Les articles issus des contributions seront publiés chez Brepols dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=RRA

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Lille. Contact : Catherine Gaullier-Bougassas

Présentation du projet : https://agrelita.hypotheses.org/

Les propositions sont à adresser (titre et quelques lignes de présentation) avant le 15 février 2022 à Catherine Gaullier-Bougassas à l’adresse suivante :  catherine.bougassas@univ-lille.fr

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Appel à contribution – Sérialités narratives : pour une approche décloisonnée des fictions au long cours

Colloque international à l’Université de Genève

Sérialités narratives : pour une approche décloisonnée des fictions au long cours

les 26-27-28 janvier 

Contexte scientifique

Le projet de recherche « Canoniser les Sept Sages » (C7S) porte sur une ample somme romanesque médiévale, le Cycle des sept sages de Rome. Composé de manière cumulative au cours du XIIIe s., le C7S développe l’univers romanesque du roman-souche par un mouvement de constante amplification qui repose notamment sur le déploiement de la chronique fictive d’une lignée d’empereurs de Rome et de Constantinople, descendants du sage Caton. Considéré du point de vue de la culture médiévale, le Roman des Sept Sages est un classique littéraire. Cependant, la construction contemporaine du canon de la littérature médiévale a contribué à marginaliser cet univers narratif riche et complexe. 



Principes directeurs du colloque

Dans l’optique de « canoniser les Sept sages », notre groupe de recherche se propose de rendre au C7S sa place parmi les grands cycles narratifs médiévaux. Ces œuvres romanesques de grande envergure sont fondées sur un principe d’amplification potentiellement infini, fait d’agrégats narratifs, de greffes textuelles et/ou d’inventions rétrospectives. Les « ambages » du Livre de Lancelot font depuis longtemps l’admiration de ses lecteurs, de Dante à Roubaud, et la connaissance des grands cycles romanesques (Perceforest et Guiron le courtois) a connu un important renouvellement depuis une décennie, ouvrant la voie à de nombreux travaux sur la notion d’écriture sérielle. 

En proposant la tenue d’un colloque sur les sérialités comme phénomène culturel dans une perspective de littérature globale, au début de l’année 2023 à l’Université de Genève, nous souhaitons confronter les principes méthodologiques qui sont les nôtres avec la critique et la théorie contemporaine portant sur les fictions sérielles. Il s’agit de consolider la réflexion sur les procédures d’amplification narrative en l’inscrivant dans le cadre plus vaste de la création sérielle comme phénomène transhistorique. Des Mille et une nuits à Harry Potter, du Perceforest à Stars Wars, les fictions sérielles procèdent par réduplication, réappropriation, enchâssement, emprunts, parodies, réécritures. Les notions contemporaines de transfictionnalité, de polytextualité, trans- et inter-médialité trouvent leur pertinence pour l’étude de tout type de fictions longues. Nous souhaitons rassembler des théoriciens du récit et des créateurs de fictions sérielles dans différents types de media (bande dessinée, cinéma, télévision). Le colloque visera à favoriser les échanges entre praticiens et critiques, entre spécialistes de la fiction contemporaine, médiévistes et historiens de la littérature moderne dans le but de promouvoir une approche décloisonnée de la complexité narrative et des outils conceptuels forgés pour en rendre compte.

Les axes de réflexion du colloque pourront être les suivants :

Conditions de production et matérialité : qu’il s’agisse des mécanismes de production des séries contemporaines, de ceux des sommes romanesques manuscrites, ou de la publication de feuilletons au XIXe s., la création fictionnelle au long cours nécessite des moyens financiers souvent conséquents et/ou doit se plier aux impératifs matériels de sa mise à disposition du public. L’étude de ce type de production culturelle ne peut se passer de la prise en compte de ces paramètres de production et de diffusion. Comment en rendre compte ? Par quels mécanismes affectent-ils la forme même du récit dans les fictions sérielles ? La prise en compte de ces critères est-elle de nature à affecter l’analyse narratologique des œuvres ? Ces questions ne sauraient se passer d’une réflexion sur les modes d’autorialité qui régissent la mise en œuvre des fictions sérielles. Pour ce qui est des créations cinématographiques et télévisuelles, la protection de la marque détermine la question de l’unité d’ensemble des produits. Mais on pourra aussi s’interroger sur les fonctions d’autorité narrative et sur leur productivité dans le cas des œuvres plus anciennes.

Approches socio-historiques : l’imaginaire social de la culture est traversé par des représentations opposant les goûts et les préférences esthétiques en fonction de catégories binaires (genres nobles ou populaires, culture de masse ou élitaire, œuvres classiques ou « tout public », etc.). Les formes sérielles sont souvent assimilées à des produits d’accès facile, adressés à un public large. Ce lieu commun résiste cependant difficilement à un examen, même superficiel. Les sommes romanesques médiévales ou l’Astrée visent un public de cour, et nombre de séries qui font l’objet de recherches académiques s’adressent à un public averti ou cultivé. Cependant, on constate aussi que la forme sérielle engendre des modes d’expertise qui se forgent en dehors des canaux reconnus de la critique. Les citations ou les allusions (intertextuelles ou autres) présupposent leur reconnaissance de la part des destinataires, mais cette compétence n’est pas réservée à une élite. De nombreux genres connaissent des formes d’art allusives. On le voit avec les bestsellers ou les blockbusters à forte vocation parodique. Comment les phénomènes citationnels, intertextuels ou transfictionnels interagissent-ils avec les pratiques de consommation et de création (réécritures, traductions, adaptations, continuations), « savantes » ou non, de la fiction sérielle ?

Questions formelles : Faut-il distinguer des catégories formelles dans la pratique de la sérialité (cycle, somme, feuilleton, série, etc.) ? Ces choix mobilisent-ils des poétiques différentiées ? Sont-ils déterminés par les modèles de temporalités (finies, infinies, référées à une eschatologie) qui gouvernent leur principe fictionnel (chronique ou saga, quête, conquête, enquête, etc.). Le rythme et la vitesse du récit, le séquençage, la distinction entre différentes « branches » du récit, les supports, la gestion de la temporalité sont-ils des critères pertinents pour opérer des délimitations et des définitions formelles ? En outre, ces questions de forme ne sont pas indépendantes des contraintes imposées par l’économie propre aux différents médias, ce qui oblige à multiplier le nombre de paramètres à prendre en compte au moment d’établir des catégories ou des distinctions entre différents modes narratifs.
Mondes virtuels et stéréotypes héroïques : La création sérielle est, du fait de son ampleur, confrontée à la question de la création de mondes virtuels et à celle du respect de critères de cohérence. Quel rapport la fiction institue-t-elle à la réalité ? Comment mobilise-t-elle les imaginaires disponibles ? Sur quel ensemble de références éthiques, politiques, religieuses fonde-t-elle son propre univers ? Comment en assume-t-elle les éventuelles contradictions ? De plus, la loi de l’amplification qui régit les narrations sérielles influe sur l’élaboration du personnel narratif, faisant souvent émerger des modèles héroïques inédits, suscités par la labilité des personnages, leurs dédoublements ou redoublements, la création de liens de filiation ou d’inimitié, etc. Dans le même temps, elles sont traversées par des phénomènes de répétition, de réduplication, de refoulement ou de ressassement qui questionnent le façonnage des personnages. Comment et avec quels outils appréhender la fabrique des figures d’autorité et la représentation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race de ces économies virtuelles ? 

Les propositions de communication (20 minutes), d’une demi-page environ, accompagnées de renseignements pratiques sont à envoyer au format PDF avant le 31 mars 2022 à l’adresse suivante : camille.carnaille@unige.ch. Un comité scientifique procédera à la sélection des communications.

Comité d’organisation (équipe de recherche C7S : https://www.unige.ch/c7s) :

Yasmina Foehr-Janssens (Université de Genève), Simone Ventura (Université libre de Bruxelles), Camille Carnaille (Université libre de Bruxelles) et Prunelle Deleville (Université de Genève).

Comité scientifique :

E. Delanoë-Brun (Université de Paris), A. Hudelet (Université de Paris), N. Koble (ENS Paris), M. Letourneux (Université de Paris-Nanterre) ; M. Séguy (Université Paris 8) et J.-R. Valette (Sorbonne Université).

Source : Fabula

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Appel à contribution – De Liège à Strasbourg. Recherches récentes sur la région frontalière franco-allemande au Moyen Âge central et à la fin du Moyen Âge (XIe-XVIe siècles) / Nachwuchstagung „Von Lüttich bis Straßburg. Neue Forschungen zur deutsch-französischen Grenzregion im Hoch- und Spätmittelalter (11.-16. Jahrhundert)“

La région frontalière entre le royaume de France et le Saint Empire représentait au Moyen Âge central et à la fin du Moyen Âge un espace dynamique, aussi bien sur le plan de la politique territoriale, que d’un point de vue économique, religieux, social et culturel. Les recherches en histoire sur cet espace requièrent donc toujours un travail transfrontalier. Malgré ce prérequis, la possibilité d’un échange qui dépasserait les frontières et les barrières linguistiques fait actuellement défaut, particulièrement pour les jeunes chercheur·ses. Afin de pallier ce manque, nous souhaitons inviter des diplômé·es de Master et des chercheur·ses en début de carrière (doctorat, habilitation) à présenter leurs projets de recherche actuels devant un public intéressé avec lequel ils ou elles pourront discuter. Le colloque destiné aux jeunes chercheur·ses se tiendra à l’Université de Trèves, située au cœur de la « Grande Région ».

Le colloque s’adresse aussi bien aux historien·nes qu’aux chercheur·ses travaillant de manière interdisciplinaire dans des disciplines apparentées (archéologie, histoire de l’art, littérature, linguistique, etc.). Les communications auront une durée de vingt minutes et seront suivies d’une discussion. Les langues prévues pour la conférence sont le français, l’allemand et l’anglais. La langue de présentation peut être choisie librement, mais les deux autres langues doivent être maîtrisées au moins passivement afin de pouvoir participer à l’échange scientifique. De plus, il est attendu des conférencier·ères qu’ils et elles mettent à disposition des participants un résumé de leur présentation une semaine avant le début du colloque. Afin de s’adresser à tou·tes les jeunes chercheur·ses indépendamment du degré d’avancement de leur projet, une publication des communications n’est pas encore prévue, mais pourra être envisagée ultérieurement si la qualité des présentations le permet.

Une subvention pour les frais de voyage est possible sur présentation des titres de transport à hauteur de 70 € maximum. Les frais d’hébergement pourront également être remboursés.

Les personnes intéressées pourront envoyer leur proposition de contribution (1 à 2 pages) et leur CV académique jusqu’au 23 janvier 2022 à christa.birkel@hhu.de. Une réponse sera donnée au plus tard le 4 février 2022.

Pour toute question, veuillez vous adresser à schaeferh@uni-trier.de ou christa.birkel@hhu.de.

Se réjouissent de vos propositions :

Dr Christa Birkel (HHU Düsseldorf), Dr Antoine Lazzari (Université du Luxembourg), Hanna Schäfer, M.A. (Universität Trier)

Nachwuchstagung „Von Lüttich bis Straßburg. Neue Forschungen zur deutsch-französischen Grenzregion im Hoch- und Spätmittelalter (11.-16. Jahrhundert)“

Die Grenzregion zwischen dem Königreich Frankreich und dem Heiligen Römischen Reich war im Hoch- und Spätmittelalter ein nicht nur in territorialpolitischer, sondern auch in wirtschaftlicher, religiöser, sozialer und kultureller Hinsicht dynamischer Raum, dessen geschichtswissenschaftliche Erforschung immer auch ein grenzübergreifendes Arbeiten erfordert. Trotz dieser Grundvoraussetzung fehlt derzeit insbesondere im Bereich des wissenschaftlichen Nachwuchses die Möglichkeit eines Länder- und Sprachgrenzen übergreifenden Austauschs. Um diesem Desiderat entgegenzuwirken, möchten wir Master-Absolvent/innen und Nachwuchswissenschaftler/innen (Promotion, Habilitation) dazu einladen, ihre aktuellen Forschungsprojekte im Rahmen einer Nachwuchstagung an der zentral im Einzugsgebiet der ‚Großregion‘ gelegenen Universität Trier einem einschlägig interessierten Publikum vorzustellen und mit diesem zu diskutieren.

Die Veranstaltung richtet sich sowohl an Historiker/innen als auch an interdisziplinär arbeitende Wissenschaftler/innen fachverwandter Disziplinen (Archäologie, Kunstgeschichte, Literatur- und Sprachwissenschaften, etc.), die ihre Forschungsvorhaben in einem zwanzigminütigen Vortrag präsentieren und anschließend zur Diskussion stellen möchten. Als Tagungssprachen sind Deutsch, Französisch und Englisch vorgesehen. Die Präsentationssprache ist darunter frei wählbar, die beiden anderen Sprachen sollten aber, um sich am wissenschaftlichen Austausch beteiligen zu können, zumindest passiv beherrscht werden. Zudem sollte die Bereitschaft bestehen, bereits eine Woche vor Tagungsbeginn ein Abstract der Präsentation für alle Teilnehmer/innen zur Verfügung zu stellen. Um Nachwuchswissenschaftler/innen auf allen Stufen ihrer Projektvorhaben anzusprechen, ist eine Publikation des Vortrags bisher nicht vorgesehen, bei entsprechender Qualität der Präsentationen aber nachträglich zu erwägen.

Eine Bezuschussung der Reisekosten ist nach Vorlage der Fahrtkarten in einer Höhe von max. 70 € möglich, ebenso können die Kosten für eine Übernachtung erstattet werden.

Interessierte können ihr Abstract (1-2 Seiten) inklusive akademischem CV bis zum 23. Januar 2022 einreichen unter christa.birkel@hhu.de. Eine Rückmeldung erfolgt bis spätestens 4. Februar 2022.

Bei Rückfragen wenden Sie sich bitte an schaeferh@uni-trier.de oder christa.birkel@hhu.de.

Auf Zuschriften freuen sich

Dr. Christa Birkel (HHU Düsseldorf), Dr. Antoine Lazzari (Université du Luxembourg) und Hanna Schäfer, M.A. (Universität Trier)

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Appel à contribution – Armes, armures et équipements

Séminaire de Questes
18 mars, 15 avril et 20 mai 2022

Lorsqu’en 1995 le film Braveheart de Mel Gibson sort dans les salles, il rencontre un certain succès qui contribue à la résurgence du nationalisme écossais. Cependant, sur le plan historique, le film laisse à désirer pour ses inexactitudes dans les dates, les événements et les personnages, et pour ses anachronismes. C’est notamment le cas des armes et des costumes : le kilt ne fait son apparition que quelques siècles plus tard. Le cinéma est coutumier des erreurs historiques. Rappelons simplement l’équipement militaire des armées de Saladin dans Kingdom of Heaven de Ridley Scott (2005).

Pourtant, les travaux de recherche sur les armes et les armées ne manquent pas. Certains historiens, à l’instar de Claude Gaier ou de David Nicolle, sont spécialisés dans l’étude des armes. L’archéologie donne lieu à des travaux intéressants sur le costume militaire et le poids des armes, la résistance des heaumes, la taille des boucliers, le coloris des tuniques. La fabrication de ces divers éléments, les évolutions techniques et les changements morphologiques sont aussi passés au crible. Enfin, la monture, élément de l’équipement de certains combattants, donne lieu à une production scientifique importante.

L’intérêt pour les armes est ancien – rappelons ici la thésaurisation des armes à l’époque médiévale et les activités des collectionneurs au cours de l’époque moderne – mais l’étude des armes et de l’armement reste relativement récente. C’est souvent dans le cadre d’études sur la guerre ou sur la chevalerie que les caractères techniques des armes et de l’équipement sont analysés.

Cependant, les recherches sur les armes, les armures et l’équipement ne se limitent pas aux caractéristiques mesurables. L’étude militaire est aussi le champ de la représentation iconographique et littéraire. En effet, les enluminures et les peintures fournissent la majorité des représentations iconographiques, même si des anachronismes sont déjà fréquents : dans le domaine de la sigillographie, il existe un décalage entre l’équipement représenté et l’équipement porté, souvent déjà plus développé. Pour les enluminures, la situation est souvent inverse. Les représentations de la bataille de Crécy de 1346 qui fleurissent au cours du XIVe et XVe siècle, montrent des combattants, surtout les non-chevaliers, bien mieux armés qu’au moment des faits. L’héraldique est une source majeure : parmi les signes distinctifs, on peut citer les croix, utilisés par les Croisés (croix rouge pour les hommes du roi de France, croix blanche pour les Anglais et croix verte pour les hommes de Flandre), les Anglais (Croix droite rouge de Saint George), les Valois (croix droite blanche) ou les Bourguignons (croix de Saint- André). L’étude des armes doit aussi se faire à travers l’étude des couleurs, si importantes dans l’héraldique. Rémi Mathieu affirme à ce sujet que les armes sont « des emblèmes en couleurs, appartenant à une famille, une communauté ou, plus rarement, à un individu, et soumis dans leur disposition et leur forme à des règles spécifiques qui sont celles du blason ». L’apparition des armoiries au XIIe siècle, en lien avec les transformations de l’équipement militaire, a créé de nouvelles références iconographiques dont l’usage s’est rapidement étendu pour inclure non seulement les combattants, leurs actes héroïques particuliers et leur insertion et position dans la lignée familiale, mais aussi comme signes d’appartenance à un groupe social.

Les actes de la pratique, les romans, les chroniques et plus généralement l’écrit et la littérature du Moyen-Âge fourmillent de références aux armes, aux armures et à l’équipement. De nombreux travaux récents sur la représentation de la guerre s’intéressent notamment aux topoï liés aux combats et l’armement des soldats ; au-delà de la véracité des récits de fiction et des images, c’est la poétique des armes et armures qui peut intéresser la recherche non historique. La littérature chevaleresque, fortement influencée par la signification héraldique médiévale, présente également de nombreux angle d’approche pour l’étude et la perception des armes et armures médiévales. La difficulté à distinguer les armes d’un chevalier ou la dissimulation de ses armoiries sont par exemple des ressorts dramatiques récurrents dans les récits. Nous constatons donc la vaste étendue du domaine de recherche proposé par les trois termes. Il faudrait dès lors apporter quelques précisions.

Le premier terme de notre étude peut s’entendre principalement comme un instrument d’attaque ou de défense, un synonyme d’« armoirie » ou, au figuré, un moyen d’attaque et de défense. Les « armes » recouvrent de nombreux autres sens qu’il sera utile de discuter lors de nos échanges ; on peut songer, par exemple, au métier des armes, aux exploits guerriers (« faire des armes ») ou à des vêtements sacerdotaux (les « armes Dieu »). Les « armures » correspondront à un ensemble d’armes défensives qui protègent le corps. « Armes » et « armures » sont sémantiquement proches et leur définition se recoupent en partie ; un des enjeux de cette étude sera de discuter leur distinction. Le dernier terme à examiner, « équipement », est moderne et n’existe pas en ancien français. Un terme proche, « esquipage », désigne un ensemble d’hommes embarqués pour le service du bâtiment, ce qui sert à équiper un navire, ou un ensemble d’objets qu’un corps d’armée en marche traîne à sa suite. Pour notre étude, « équipement » désignera l’ensemble des vêtements et des objets nécessaires à un combattant, l’ensemble du matériel et des vivres, et l’action d’équiper une armée, de la pourvoir du matériel nécessaire à son armement et à son entretien.

L’héraldique et l’histoire militaire ont fait l’objet de nombreux travaux, récents et anciens, mais les travaux sur les armes, les armures et les équipements sont relativement absents de l’historiographie récente. Il nous a donc semblé utile d’organiser un cycle de trois séminaires à Questes autour de plusieurs axes de recherche: la terminologie, la représentation, l’utilisation, la réappropriation contemporaine.

Les sujets des communications pourront recouper, entre autres, ces divers champs de recherche :

  • –  Le lexique utilisé par les sources contemporaines, l’historiographie et la recherche actuelle
  • –  La matérialité, l’évolution technique et morphologique, la conservation des armes
  • –  La représentation des armes, des armures et des équipements dans l’iconographie (héraldique, numismatique, sigillographie, peintures, enluminures, tentures, tissus…) et les sources textuelles (actes de la pratique, romans, chroniques)
  • –  Les topoï littéraires et visuels des armes, armures et équipements, et leurs détournements
  • –  L’utilisation des armes en contexte militaire (guerre et diplomatie) et extra-militaire (commerce, éducation, chasse, tournoi…)
  • –  La réglementation sur les armes, les armures et l’équipement (port d’armes, armes interdites, paix de Dieu, règle du Temple…)
  • –  Les réflexions philosophiques, théologiques et symboliques (adoubement, sacre, sacralisation des armes…)
  • –  Les représentations contemporaines (cinéma, littérature, jeux, reconstitutions de batailles, foires « médiévales » …)

Conditions de soumission
Cet appel à communication s’adresse aux étudiantes et étudiants de master, de doctorat et aux jeunes chercheuses et chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitée à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse. Elles devront être envoyées aux organisateurs à questes.armes@gmail.com, pour le 31 janvier, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront le 18 mars, le 15 avril et le 20 mai 2022, et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org)

Le comité d’organisation Celia Delgado Mastral, Léo Perret, Tom Sadler

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Publication – « De la diachronie à la synchronie et vice versa. Mélanges offerts à Annie Bertin par ses étudiants et ses amis en remerciement pour son apport aux études diachroniques », dir. Julie Glikman, Hava Bat Zeev Shyldkrott, Sabine Lehmann, Frédérique Sitri, Thomas Verjans

Annie Bertin a contribué tout au long de sa belle carrière à former des étudiants, à regrouper des collègues autour d’elle et à rendre vivantes les études sur l’évolution du français. C’est pour cela que ses anciens étudiants, ses collègues et amis, en France comme à l’étranger, de Tokyo à Tel Aviv, en passant par la Tunisie et l’Allemagne, ont voulu lui rendre hommage à travers ce volume, pour la remercier de son apport à la discipline ainsi qu’à leur carrière personnelle.

Les éditeurs du volume sont des anciens étudiants devenus collègues et des collègues ayant collaboré avec Annie Bertin tout au long de sa carrière. Hava Bat Zeev Shyldkrot, professeure émérite à l’Université de Tel Aviv, travaille sur l’histoire de la langue française et son développement. Elle a collaboré avec Annie Bertin pendant de longues années, à travers l’organisation d’un groupe de recherche, de colloques et la publication de volumes collectifs. Julie Glikman est maître de conférences à l’Université de Strasbourg. Ancienne étudiante d’Annie Bertin depuis le second cycle, elle a soutenu sa thèse de doctorat sous sa direction. Ces années de collaboration et d’échange intellectuel lui ont permis de créer et renforcer un lien de confiance et d’amitié avec Annie. C’est lors de sa soutenance de thèse présidée par Annie Bertin, que Sabine Lehmann fait sa connaissance. Recrutée à l’université Paris Nanterre par la suite, Sabine Lehmann participe à de nombreux projets d’enseignement et de recherche en linguistique diachronique dirigés par Annie Bertin et devient sa collègue et amie. Frédérique Sitri, professeure à l’Université de Créteil depuis peu, a été pendant vingt ans la collègue d’Annie à l’Université de Paris Nanterre. Elles ont co-dirigé la revue Linx de même que le département de sciences du langage, double aventure qui a contribué à nouer un lien d’amitié. Annie Bertin a été membre du jury de thèse de Thomas Verjans, aujourd’hui professeur en linguistique diachronique à l’Université de Toulouse. Thomas a participé au groupe de recherche sur les locutions conjonctives, ce qui lui a permis de développer avec Annie une relation d’amitié et de respect.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

De la diachronie à la synchronie et vice versa. Mélanges offerts à Annie Bertin par ses étudiants et ses amis en remerciement pour son apport aux études diachroniques, dir. Julie Glikman, Hava Bat Zeev Shyldkrott, Sabine Lehmann, Frédérique Sitri, Thomas Verjans, Chambéry, Presses universitaires Savoie Mont-Blanc, 2021. 606 p., 23 x 15 cm. ISBN : 978-2-37741-069-9. Prix : 40 euros.

Source : Presses universitaires Savoie-Mont-Blanc

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